L’automne fait son entrée : La Poésie de l’Automne Dévoilée

Alors que l’automne fait son entrée, le soleil s’incline, cédant sa place à des journées plus courtes et à une lumière vacillante. Dans ce poème émouvant, la relation entre le soleil et le ciel devient le reflet d’un cycle éternel de perte et de transformation. À travers des images poignantes et une personnification subtile, l’auteur nous invite à contempler la beauté mélancolique des saisons qui changent, révélant ainsi un profond lien entre la nature et nos émotions humaines. Dans cette danse silencieuse, la nostalgie s’installe, et avec elle, la douce tristesse du temps qui passe.

Un automne de lumière et de nostalgie


Le soleil s’incline il fait sa révérence 

à nouveau il décline ce que le ciel lui offre 


Peu importe ce qui brille il ne regarde pas 

Peu importe l’étoile elle ne l’intéresse pas


Il se contente de peu mais le ciel est gourmand 

Un paradis pour deux ne se construit pas de vent 


Il lui faut un soleil et des nuits pleins d’étoiles 

Il lui faut plus qu’un rêve qui soit réalisable


L’automne fait son entrée avec son lot de perte 

Les feuilles mortes jonchées dans toutes ses rues désertes 


Les rayons du soleil ne réchauffent plus les cœurs

Ils se cachent et s’éloignent et raccourcissent les heures


Lorsqu’à nouveau le gel cristallisera de glace 

Les matinées de brume qui voilent tout l’espace 


le froid de son manteau recouvrira l ´absence

Hibernera à jamais le cœur de l’innocence
feuilles de l'automne et d'amour
La Poésie de l’Automne Dévoilée
Tous droits réservés | Judith Pitussi 
🍂 À ne pas manquer : Poésie et poèmes sur l’automne
Depuis le passage du mode de production basé sur la cueillette et la chasse à la sédentarisation autour des grands cours d’eau il y environ sept mille années , l’Homme s’est accommodé progressivement aux spécificités de chaque saison , en adoptant un ensemble de conduites appropriées .Et c’est ainsi que l’entrée de l’automne marque, déjà depuis longtemps et pour la société toute entière , le début d’un cycle nouveau ( labourage et semence pour le cultivateur- rentrée scolaire pour les enseignants et les élèves – fin des vacances pour les politiciens , les magistrats et la majorité des fonctionnaires …etc. ) .Cependant , ce contexte est perçu différemment par les artistes et les poètes qui, grâce à leurs capacités imaginatives hors du commun et leur sensibilité effilée ,sont portés naturellement à s’introduire dans l’essence même de cette saison pour y dégager les traits voilés que ne peut voir l’homme commun .Partant de cet état d’esprit, la poétesse entrevoit toute une trame de relations entre deux grands éléments constitutifs de notre système solaire :le soleil et le ciel .Et de ce noyau sémantique, elle a généré une série d’images correspondant aux principaux changements qui se produisent dès l’arrivée de cette saison (le soleil s’incline, se contente de peu – les rayons du soleil ne réchauffent plus les cœurs ,ils se cachent et s’éloignent et raccourcissent les heures – les feuilles mortes jonchées dans toutes ses rues désertes ).
Les aspects extérieurs sont évidemment visibles pour tout le monde mais les relations qu’entretiennent le soleil et le ciel ne sont perceptibles que par un œil d’artiste , ce qui explique ce besoin de les décrire par le biais de la personnification (fait sa révérence – décline ce que le ciel lui offre – ce qui brille il ne regarde pas – l’étoile elle ne l’intéresse pas – ciel est gourmand ) en plus de cette dose d’émotivité qui traverse le texte de bout en bout (un paradis pour deux – il lui faut plus qu’un rêve qui soit réalisable – ne réchauffent plus les cœurs – Hibernera à jamais le cœur de l’innocence ). 
Un poème émouvant , dénotant une certaine nostalgie existentielle née de l’éternel étonnement de l’être humain devant les changements cycliques de la nature .
À découvrir aussi : 

Laisser un commentaire