Vous avez bien raison Philippe, de sortir !
Le travail n’est pas tout, il faut se divertir.
Aller à une noce est vraiment délicieux :
Unir deux cœurs aimants, bénir des amoureux !
Oui, qu’il est doux, vraiment de se rendre à la noce
Plutôt que de partir vers de lointains négoces
Et de perdre son temps en de vains marchandages
Qui vous usent, vous tuent, et cela avant l’âge !
Je vous vois, cheminant dans votre bel habit
Ganté de beurre frais, jaquette gris souris
Chaussé de beaux vernis fraîchement achetés,
Qui craquent en marchant et vous brident le pied.
J’espère que le temps fut beau, ensoleillé.
Mais on sait que la pluie n’est pas à dédaigner :
En tombant, ce jour-là, c’est gage de bonheur
Pour les époux ravis qui unissent leurs cœurs.
Je vous vois, rayonnant au sortir de l’église
Prenant dans le profond de la jaquette grise
Des poignées de riz rond que vous avez jetées
Sur les têtes émues des jeunes mariés.
Et la foule applaudit, et les enfants s’agitent.
Les plus vieux invités aiment beaucoup ces rites
Qui rappellent le jour où ils ont convolé
Ces beaux jours du passé, à jamais envolés !
Plus d’un verse une larme en pensant à Manon
Qu’il revoit à son bras, quand le gai carillon
Au sortir de la messe a résonné, joyeux.
O, comme ils étaient beaux et jeunes, tous les deux !
Manon est à présent une jolie grand-mère
Qui a gardé son teint et une mine altière
»Quant à prendre aujourd’hui sa taille entre deux mains
Il ne faut y compter, » songe en ce jour, Germain !
Mais revenons un peu à vos festivités
Et décrivez-nous donc la jeune mariée,
Ses jupons froufroutants, son voile arachnéen,
Son beau décolleté, ses souliers de satin…
Le jeune marié avait-il fière allure
Endimanché, aussi, tout près de la voilure
Et des gonflants jupons de sa tendre moitié
Qu’il fit valser plus tard en écrasant ses pieds.
Mais avant de danser, il fallut bien manger !
Allons, racontez-nous, ne vous faites prier :
Dites-nous les entrées et les feuilletés chauds
Les vols- au vent légers, fourrés de ris de veau.
Dites –nous le brochet ou le saumon rosé
Couvert de mayonnaise, étalé bien au frais
Alangui sur des plats décorés de verdure
Entouré de citrons et de tomates mûres.
Parlez-nous des gigots venus des prés salés
Des pintades rôties à la peau bien grillée
Et puis du trou normand qui enfin ravigote
Et fait rougir le nez de la Marie-Charlotte.
Dites-nous le fromage au parfum capiteux
Le Maroilles puissant, le Roquefort crémeux
Et les vins ! Et les vins ! J’allais les oublier,
Sans lesquels un repas se sent tout endeuillé !
Je compte sur vos soins pour les énumérer
Mes papilles déjà en sont affriolées
Et je devine aussi les toasts que vous portâtes
Sans penser à vos reins, au foie ou à la rate…
Les chansons et les cris, la belle agitation
Les regards échangés des coureurs de jupon
Les courses des enfants dans la salle de fête
Le grand-père épuisé qui penche un peu la tête
La grand-maman émue qui vient le réveiller
Pour tourner à son bras et voler un baiser,
La jolie mariée, valsant de bras en bras :
Il me semble le voir, j’imagine tout ça !
Et lorsqu’on voit partir enfin les tourtereaux
Pour regagner un lit où ils seront au chaud
Et où ils goûteront aux plaisirs de la chair
On se sent un peu las et on va prendre l’air!
Quelque peu reposés par cette courte pause
Il faut se remuer et songer à la chose!
Mais quoi, me direz-vous, à quoi pensez-vous donc?
Oh, vous le savez bien, vous l’avez fait, allons!
Il faut, dès que l’aurore apparaît au levant
Monter dans son auto et se mettre au volant
Pour rechercher, bien sûr les jeunes tourtereaux
Afin de les tirer de leurs draps encor chauds!
Quand on les a trouvés ,recommence la fête:
On pénètre chez eux, on leur met sur la tête
Un grand bonnet de nuit et on leur offre aussi
Un bon chocolat chaud dans un vase de nuit!
De rires en chansons, le jour est déjà là
Mais on est réveillés, on ne se sent plus las!
Alors pour commencer la journée en beauté
On se remet à table pour encor’ festoyer!
Au pays de Didon* et de Gargantua,
Ne vous étonnez pas de voir ces excès-là!
On a bon pied , bon œil, je ne dis pas le reste
Mais tous nos petits gars ont souvent la main leste!
Mais, j’anticipe un peu et attends ton retour,
Tu nous diras bientôt comment furent ces jours
Où tu eus le plaisir et même le bonheur
D’assister à l’union intime de deux cœurs
Nous souhaitons aux époux, heureuse et longue vie
Une belle nichée d’enfants tous dégourdis,
Et que l’amour ardent qui les porte en ce jour
Puisse les enflammer et durer pour toujours !
Note/DIDON = Didon, dîna dit-on, du dos d’un dodu dindon!
© Marcek
Super 🤗👍👍👍
Oyez braves gens l’histoire de cette noce,
Etrange symphonie aux accents d’un autre âge,
Dans laquelle s’unirent dans une église fausse
Une Muse et son poète aux cœurs chauds mais trop sages …
Lui comme un ver de terre amoureux d’une étoile
Disait l’amour des mots qu’il rêvait sur la toile ;
Elle, pareille aux astres que la nuit nous dévoile
Lisait les mots d’amour qu’il posait sous l’étoile.
Un seul cœur à deux voix battait dans leur poitrine ;
Les invités secrets à cette étrange fête
Venaient s’agglutiner autour des cœurs, en cercle
Et leur jetaient des fleurs, des roses et leurs épines.
Mais ils étaient trop purs, ils se ressemblaient trop
Ils étaient trop naïfs et leurs âmes trop sœurs …
A ces cœurs transparents, à leur amour trop beau,
Il fallait bien qu’un jour on offrît un tombeau.
Les nuées s’attroupèrent, l’orage frappa au cœur.
Elle, se retira en son palais cristal
Pour écrire ses mémoires de femme de Sultan ;
Lui, escalada les marches du piédestal
D’où il était tombé et remonta le temps.
Ce furent noces étranges, un amour qui dérange ;
Ite, missa est, les poètes se rangent …
Avec des gestes précipités
Elle s’empare de sa robe de mariage
Des autres dentelles aux couleurs vives
Met le tout en désordre
S’’affaire à lever l’ancre
Déniche ce qui lui reste dans l’armoire
De ses lourds pas visite chaque pièce
Met le tout dans une grande valise
Même dans la salle de bain
Des cintres, des étagères…
De la table de chevet la seule photo
Elle emporte le tout
Derrière ses yeux tout n’est que regret
Et tout s’écroule, le verre de cristal brisé
Mille morceaux jonchent le parterre
Sans lui jeter un coup d’œil
Elle descend les marches de l’escalier
Tout est fini entre eux…
Et comme on dit : je ne regrette rien
Si, lui regrette les mois passés
Les nuits sans lune
Les jours sans soleil
Face à une étrange épouse
Elle est venue de loin
Et elle quitte le foyer à jamais… !
La porte claque et tout se referme
Elle s’est éloignée de ses pas alourdis
Une lourde valise tirée par une main
Et qui contient tant de secrets
Lui, il reste là, accoudé à la croisée
Il ne sourit plus, il soliloque sur sa vie
De nouveau il est face à la solitude
Il ne l’a jamais aimée
Et elle n’en plus… !
Deux êtres sous le même toit
Et pourtant ils se sentent comme deux étrangers… !
Il éteint toutes les lumières
Ferme toutes les portes
Et comme coupé du monde
Il hèle un taxi
Prend à l’assaut un autocar
Destination : n’importe où… !
Il est seul et peu importe
La mer, le désert, les autres frontières…
Une main le secoue, sa femme lui sourit
Il est temps de te réveiller
Il se fait tard pour le travail
Ouf, ce n’est qu’un ancien cauchemar
L’esprit de sa première femme
Votre article m'a transportée dans un univers de douceur et de romance, explorant les poèmes qui célèbrent le lien indéfectible entre deux âmes qui s'unissent dans le mariage. Votre sélection de poèmes était exquise et a ajouté une touche de magie à cette occasion spéciale. Je tiens à vous remercier sincèrement pour avoir partagé votre talent d'écriture et votre passion pour la poésie avec nous. Votre article a non seulement inspiré les futurs mariés, mais a également rappelé à chacun d'entre nous l'importance des mots et de la poésie dans les moments les plus précieux de la vie.
Salut à vous !
J'espère que vous allez bien ?
Mon mot de ce soir repose sur proposition. J'aimerai que je vous m'aidiez à
trouver une femme blanche pour mariage
Que vous ai-je tant aimé mes amants du passé
Vous épuisant sous mon corps en fusion
Vous usant les mains sur mon sɘxe affamé
Sans cesse réclamant votre passion
Des amants empressés me parlant de robe blanche et d'alliance
De maison et de jardin pour faire courir nos bambins
Quand je ne voulais que leur bouche avide en jouissance
L'éternelle folie des fiancés sans lendemain
Des amants d'une nuit partageant un morceau de vie
Sous les vapeurs de l'alcool et les effluves de nos peaux
Nous vengions mille ans d'amours maudits
Dans chacun de nos coups de rein pour credo
Des amants sages me caressant comme une image
Madone de leurs fantasmes au jardin des délices
Amie complice, salope bénie, ils m'allongeaient sur leur page
Le regard protecteur cédant à tous mes caprices
Des amants vieillissant en mal de jeunesse
Lavant leurs cheveux blancs à l'eau de mes vingt ans
Déchirant leur carcan bien-pensant au creux de mes fesses
Me faisant la cours de toute leur tendresse d'antan
Aujourd'hui c'est moi qui trépasse pour un amant lointain
Quémandant son amour, suppliant sa présence
Mon corps en souffrance éteint sous mes mains
Esclave de ma passion, maîtresse sous silence
Que t'aimais-je tant mon amant
Pour rêver de lune de miel
De voile blanc et d'enfants
D'enfin trouver l'amour éternel
Il est triste de constater que votre amour n'a pas duré. Mais je suis sûr que tu as de beaux souvenirs de cette relation. Tu ne les oublieras jamais.
Votre talent pour exprimer la profondeur des sentiments humains à travers la poésie est véritablement admirable. Vous nous avez offert un trésor de poèmes qui évoquent la tendresse, la romance et la promesse d'une vie à deux. Merci de nous avoir rappelé que l'amour peut être à la fois simple et extraordinaire, et que la poésie est le miroir de nos âmes.
Je tiens à te dire que les 40 ans de mariage avec toi furent la plus belle période de ma vie. Je tiens à te dire que les lettres que t'as envoyé cette adolescente de 16 ans étaient sincères. Je tiens à te dire que les 4 enfants que j'ai eu avec toi je les ai aimé comme je t'ai aimé et que je les aime encore et je tiens à te dire aussi qu'à l'occasion de ton anniversaire j'ai pensé à toi. Je tiens à te dire que chaque Vendredi que je viens te voir au cimetière pour te parler je le fais parce que je t'aime et je sais que tu m'as aimée. Je tiens à te dire que je vois ton regard dans chacun de mes enfants et de mes petits enfants. Je tiens à te dire que nous avons planté des graines et qu'elles ont fleurie. Je tiens à te dire aussi que j'espère te recroiser un jour car tu as été et tu seras toujours l'homme de ma vie.