87 poèmes d’amour tendres : mots doux pour un couple qui dure
Il existe des phrases qu’on garde longtemps avant de les dire à voix haute. « Je t’aimerai toujours » en fait partie. Ces 86 poèmes d’amour tendres suivent un couple du premier trouble jusqu’aux cheveux gris : l’aveu, les mots doux, les vœux, les doutes, les retrouvailles, les années, puis ce qui reste quand l’un des deux s’en va.
Lisez-les dans l’ordre pour suivre l’histoire, ou arrêtez-vous sur celui qui ressemble à la vôtre, pour une carte, un message à son mari, à sa femme ou à son amoureux, ou une cérémonie.
Tout commence par un regard qui s’attarde, un mot qu’on n’ose pas encore prononcer. Les premiers poèmes disent ce moment où l’on sait, sans trop savoir comment, que cet amour-là va durer.
Sommaire :
« Mon amour » : le poème d’un amour qui voudrait durer à tout jamais
On ouvre avec la déclaration la plus directe de la sélection : rêver de toi nuit et jour, et vouloir te chérir à tout jamais.
Mon amour
Je rêve à toi nuit et jour
Tu embellis ma vie
Par ta tendressePar ta présence
Par ton regardTu es la femme de ma vie
Celle qui aromatise
Celle qui scintille
Celle qui enivre
Celle que j’aimeCette planète est trop petite
Pour exprimer ma passion
Pour te dévoiler mon affection
Pour te chanter des refrains
Pour te chérir à tout jamaisQue de fois, je rêve
Que mes lèvres se posent sur les tiennes
Que mon cœur cogne à se rompre
Que mes bras t’enlacent
Que notre amour sera sans finToujours, je veux
Te dorloter
Te caresser
Te cajoler
Te baiser
T’aimer© Jacques Rancourt
« Dans un simple regard » : quand l’amour naît dans le silence
Plus besoin de parler. Ce poème raconte l’instant où deux respirations se mettent au même rythme.
Dans un simple regard
Corps à corps dans tes bras
Sentant ton intense regard si doux
Dans mes yeux mi-closMoi cherchant dans tes yeux
L’immensité de ton amour !Trop bien pour bouger
Trop bien pour songer
Sans se parler se regarder
Se laisser vivre tout simplement
Dans ce silence rassurant !Nous sentions l’harmonie de ces instants
À l’unisson de notre respiration
En nous déjà l’amour a pris place
Sans même avoir eu le temps de le réaliser
Nous étions un être vivant !Maintenant dans nos regards complices
De jour en jour cet amour
Attire aux alentours des regards discrets
Dévoilant notre bonheur avec nos yeux rieurs
Pleins de tendresse et sagesse !24 août 2003
© Normande Dallaire
« Lundi 5 août » : le souvenir d’une première soirée qu’on ne veut pas oublier
De ce regard silencieux, on passe à la soirée qui a tout fait basculer, racontée comme un souvenir qu’on garde à jamais.
Lundi 5 août
Tous ces espoirs
Tous ces regards
Se sont faits ce fameux soir
Dans une chambre noireNous nous sommes parlé
Nous nous sommes regardés
Nous nous sommes embrassés
En bref, on s’est aimésCe soir-là
Quand j’étais avec toi
Mon cœur rempli de joie
Ne battait que pour toiJe sentais cette chaleur
Qui remplissait mon cœur
De bonheur
Et de couleursQuand nous étions enlacés
Ton cœur battait
Et j’aurais aimé
Que ce moment dure l’éternitéPendant cette soirée
Tu as été mon bébé
Ma deuxième moitié
Comme je le voulaisJe n’oublierai jamais
Cette magnifique soirée
Que j’ai partagée
Avec celui que j’aimais
Et que j’aimerai
À tout jamais…
« Amour parfait » : le poème d’un amour plus beau qu’un conte de fées
Une nuit d’étoiles, un premier baiser, et un homme qui n’est « jamais reparti » depuis deux ans.
Amour Parfait
Une nuit emplie d’étoiles brillantes
Quelques satellites traversaient l’espaceL’ambiance était plus que ravissante
L’envie de plus en plus tenaceSuite à cette longue contemplation
Nous sommes rentrés nous allonger
Le désir sans oser était si bon
Petit massage, on a parléMassage devenu caresse
Regard devenu tendresse
Premier baiser, si bon
Croire à nouveau en la passionDepuis cette nuit
Il n’est jamais reparti
Ça va bientôt faire deux ans
Que l’on s’aime intensémentSouvent il m’arrive de songer
À notre amour si parfait
Encore plus beau qu’un conte de fées
Nous sommes liés à jamais.14.03.2005 – 22 h 15
© Kelly Olivencia
« Cœur conquis » : poème sur le bonheur d’aimer et d’être aimé
Ici, l’amour est une « divine sculpture » qui s’installe au plus profond du corps, et le bonheur promet de durer.
Cœur conquis
L’amour est une divine sculpture,
Que l’on commente haut et fort,
Qu’on graffite parfois sur les murs,Et qui nous envahit au plus profond du corps.
L’amour fraternise avec notre sensibilité,
Lui fait « les yeux doux » pour mieux la séduire,
Puis, quand amour et sensibilité se sont « enlacés »
S’installe alors un bonheur, appelé aussi plaisir.Ce bonheur s’est installé en moi,
Mon cœur s’en est trouvé submergé,
Il est présent en moi grâce à toi,
Et je pense que ça risque encore de durer.© Hubert Mordain
« Merci mon cœur » : le poème de celui qui rouvre son cœur grâce à l’autre
Parfois, il faut du temps pour reconnaître l’amour. Celui-ci dit merci à la personne qui est restée quand le cœur était fermé.
Merci mon Cœur
J’avais le cœur fermé,
À cause d’événements passés,
Tu as toujours été là pour moiMême quand ça n’allait pas.
Je n’avais pas alors réalisé,
Que tu étais l’être que j’aimais.
Mais un jour je me suis réveillé,
Et je t’ai embrassé.Depuis je vis un bonheur intense,
Dans mon cœur tu as pris une place immense,
Tu m’as ouvert le cœur,
Tu me fais découvrir le bonheur,Tu me fais espérer en l’amour,
Peut-être même en un amour toujours,
Tu es ce que j’ai de plus précieux,
Je ne pensais pas qu’on pouvait être aussi heureux,Je n’ai qu’un mot à te dire :
« Merci »
Merci de tout ce que tu m’apportes.© Caroline Lanset
« Le Sentier des épinettes » : une chanson d’amour qui commence par une promenade
Changement de ton : une chanson légère où l’amour naît au détour d’un chemin et finit par une petite famille.
Le Sentier des épinettes
Sur le sentier des épinettes,
J’me suis piqué sur une Violette,
Je n’avais pas vu qu’elle était belle,
Je n’avais pas pu sentir en elle.Sur le sentier des épinettes,
J’me promenais à trottinette,
Elle me regardait rouler ma bosse,
Moi je l’invitais sur mon carrosse.Sur le sentier des épinettes,
On défilait à mobylette,
Plus j’allais vite plus elle serrait,
Son corps contre le mien, exprès !Sur le sentier des épinettes,
J’allume ma première cigarette,
On l’a fumée en amoureux,
J’voulais tant qu’elle m’appelle monsieur.Sur le sentier des épinettes,
On a construit notre maisonnette,
Un jour ce fut l’apothéose :
De ma Violette naquit une Rose,
De ma Violette naquit une Rose… !© Alexein
« Valentin » : un poème de Saint-Valentin sur les châteaux de sable
Valentin et Valentine jouent sur la plage, et leurs promesses d’enfants disent déjà la fête des amoureux.
Valentin
Valentin s’amuse
À compter les grains de sable
Sur la blanche plage« Je te ferai mille châteaux
Petite dame pour la fête
Des amoureux ! »Valentine s’amuse
À jeter des cailloux blancs
Dans l’océane mer verte
« Je blanchirai de mille écumes ces flots
Petit homme le jour de la fête
De nos amours ! »Nombreux comme les grains de sable
Sur la blanche plage
Les baisers pleuvent sur la bouche
De nos deux comparses
Comme des cailloux blancs
Valentine dépose ses lèvres aux mille écumes
Sur les lèvres de son petit Valentin
Enfantant ainsi mille châteaux de rêves
En cette fête des amoureux
« Pour la Saint-Valentin » : l’arbre d’amour qui ne doit jamais s’assécher
Autre poème de Saint-Valentin, plus grave : l’amour y est un arbre sacré qu’on voudrait voir vivre aussi longtemps que soi.
Pour la Saint-Valentin
Semé par ma femme,
quand l’amour nous réunit,
ce germe en mon âme a toujours grandi.J’aime imaginer,
qu’il aurait donné le jour,
à l’arbre sacré qui nourrit l’amour.C’est à chaque branche
qu’en secret je vais puiser,
ses fruits qui étanchent ma soif de t’aimer.
J’aime cet Éden
où parfois plein d’allégresse,
tu brodes à ma peine des perles de tendresse.Que jamais ne vienne !
la mort qui balaiera tout,
asséchant les veines d’un Amour si doux.
Je ne pourrais vivre,
car mon cœur serait trop lourd.
On ne peut survivre le cœur sans Amour.Alors laisse-moi,
te chérir à ma façon.
Si tu ne vois pas mon affection,
c’est qu’elle est en moi
bien cachée dans ce jardin,
que j’ouvre pour toi, pour la Saint-Valentin.
« Haïku III » : trois lignes pour confier ses lendemains à l’être aimé
Après tant de strophes, un souffle très court : trois lignes pour s’en remettre à l’autre.
Haïku III
Confiez à ses mains
Mes lendemains et mes nuits ;Et peut-être l’aimer ?
« Il me plairait petite » : un poème tendre pour regarder les étoiles à deux
Compter les fleurs, nommer les étoiles, marcher dans l’écume : des envies simples, murmurées à une « petite ».
Il me plairait petite
Il me plairait petite
De compter avec toi
Dès l’aube naissanteLes fleurs et les oiseaux
Il me plairait petite
Qu’ensemble nous prêtions
Dans la quiétude tendre
Des soirs silencieux
Des noms étranges et mystérieux
Aux étoiles lointainesComme autrefois petite
Il me plairait
De marcher avec toi
Dans l’écume légère
Déposée par la mer
Sur le sable blanc2006
© Jacques Herman
« Mademoiselle » : un poème d’amour sensuel pour une demoiselle au prénom de miel
Le ton se réchauffe : un prénom qui sent la cannelle, la veille de Noël et l’envie de faire un enfant.
Mademoiselle
Mademoiselle,
Tu as un prénom au goût de miel,
Sucré, agréable à prononcer au réveil,À chuchoter au creux de l’oreille.
Mademoiselle,
Ton prénom ne commence pas par une voyelle,
Pourtant, il fleure bon la cannelle,
Exotique comme le chaud soleil.Tu m’as donné des tas de conseils
Pour passer du masculin au pluriel
Pour sortir la tête au-dessus d’une échelle
En essayant d’agripper les nuages dans le ciel.Alors ce soir, veille de Noël,
Je ne vais pas t’emmener dans un motel,
Mais dans notre nouveau castel,
Où, avec toi ma belle,
Nous aurons des rapports sensuels,
Et là, je te demanderai mademoiselle,
De choisir le prénom de lui ou d’elle ;
Alors pourquoi pas Aude, Sophie, Cannelle,
Florent, Aurélien, Jean-Gabriel,
Procréer, pour que mon amour devienne éternel.
« Je te rapporterai » : un poème d’amour fait de cadeaux imaginaires
Retour à la poésie pure : un arbre, un arc-en-ciel, un ciel entier. Ce qu’on rapporte à l’autre n’existe que dans les mots.
Je te rapporterai
Je te rapporterai un arbre
Un buisson de mûres
Une rivière de désirs alarmés
Un arc-en-ciel vagabond
Qui évitera les avions.Je te rapporterai un nid
Abandonné, une fleur éblouie
Un caillou, confident des lunes
Une flamme luttant pour sa vie
Qui te parlera des hivers.Je te rapporterai un ciel
Un oiseau évadé
Un lit de lumière infinie
Mille rêves émeraude
Qui regarderont l’enfer.Je te rapporterai la nuit
Une étoile émotive
Une passerelle pour nous deux
Mille mots de chair
Qui te diront mon envers.© Suzanne Granget
« Voir arriver le jour » : le poème d’un réveil à deux
Le matin se lève, et celui ou celle qu’on aime dort encore, un sourire aux lèvres.
Voir arriver le jour
Voir arriver le jour et la nuit qui s’enfuit
Doucement un arc-en-ciel se forme peu à peu
Mettant un air de fête dans le ciel radieux
Le soleil démêle ses longues mèches dorées
Repousse les nuages lui servant d’oreillers
J’adore ce moment, assise sur le lit
Voir arriver le jour et la nuit qui s’enfuit
Mon corps tout alangui, attend que tu t’éveilles
Prisonnier de tes rêves habitant ton sommeil
Tu soupires tendrement, d’un air pas très sage
Un sourire se pose, sur ton beau visage
Tu m’appelles « mon ange » me dis que je suis belle
Viens alors sous mes ailes, pour un plaisir charnel
« À l’eau de rose » : un poème de baisers et de romans d’amour
Les baisers deviennent des romans, et la romance une histoire qu’on n’osait plus espérer.
À l’eau de rose
Le soleil brille d’une lumière douceâtre
Ton amour est le feu qui allume mon âtre
Tes baisers sont de longs romans d’amourCeux qui riment avec éternité, pour toujours
À l’eau de rose de nos lèvres, nous exultons
Sublime roman de miel et de sucre, si appétissant
Des liens de cœur, chaque jour se tissant
Font de notre romance la plus belle des histoires
Dire qu’il y a quelques années je n’osais encore y croire.{ Dédicace à ma Chouki… je t’aime. }
« Living room » : le poème d’un salon rêvé à deux
Rêver d’amour, c’est aussi rêver d’un intérieur : des fleurs, du loukoum, deux prénoms sur un tableau.
Living room
Je veux mon living-room,
avec des fleurs et du loukoum,senteurs orientales et provençales,
marier odeurs et pétales.Je veux du blé dans un bocal,
un peu de sucre, de l’emmental,
jouer à découvrir les goûts,
se savourer comme des fous…Canapés jaune citron,
coussins orange melon,
tableaux rose bonbon,
et mon prénom avec ton nom..
« L’oiseau » : un poème sur l’amour fidèle d’un oiseau aux nuages
Fidèle à son arbre, il ne connaît pas d’autre branche. Un oiseau qui parle, sans le dire, de celui qu’on aime.
L’oiseau
Je sais un oiseau
Différent des autres,
Fidèle à son arbreIl n’en connaît pas d’autres.
Il ne sautille pas
D’une branche à une autre,
Il n’est pas volage
L’oiseau de mes nuages.Au lever du jour
Il chante et me rassure.
Sont-ce des chants d’amour ?
Non ! Je n’en suis pas sûre,
Qu’importe ! Moi je l’aime
Mon bel oiseau azur
Il apporte le soleil
Dans le gris de mes jours.Mi-oiseau mi-poète,
S’il devait s’envoler
Vers de lointaines îles,
Je mettrais moi aussi
En un songe troublant
Mon cœur en exil,
Et ferais le voyage
Sur un nuage blanc.
« Poétique fantaisie » : un poème pour dire à distance qu’on pense à l’autre
Quand la distance sépare, les mots rapprochent. Ce poème dédié à une tendre amie ferme cette première série.
Poétique Fantaisie
Juste un poème pour exprimer mes pensées,
Envahi sans cesse par le sourire d’une fée.Ton charme aussi doux que le nectar d’une fleur,
À jamais restera gravé dans mon cœur.
Intense est la joie de mon âme à tes côtés,
Même si la distance nous sépare, nos cœurs sont rapprochés,
Enivrés par les sentiments d’amitié qui nous lient.Murmurant dans le creux de l’oreille des mots de soie,
Oublie tout, ferme les yeux, et pense au paradis,
Noyés les yeux dans les yeux, si tu gardes foi,Alors je serai là, près de toi.
Même si la distance nous sépare, nos cœurs sont rapprochés,
Intense est la joie de mon âme à tes côtés,
Enivrés par les sentiments d’amitié qui nous lient.Dédié à ma plus tendre amie…

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