Poème pour maman décédée : 13 textes d’hommage et de deuil

Photo souvenir d’une mère et de son enfant, une fleur blanche et une bougie en hommage à une maman décédée.

Perdre sa mère, c’est perdre la première voix qu’on ait entendue. Le chagrin ne suit aucun calendrier : il revient un matin ordinaire, un jour de fête des mères, devant une photo oubliée au fond d’un tiroir.

Si vous cherchez un poème pour votre maman décédée, un texte à lire aux obsèques, quelques mots pour son anniversaire ou simplement de quoi dire « tu me manques », vous trouverez ici treize poèmes écrits par des enfants qui sont passés par là. Ils ne promettent pas de consoler. Ils disent ce que vous n’arrivez pas à dire, et parfois cela suffit.

Nous les avons rangés dans l’ordre où un deuil se vit : l’adieu, la colère, les regrets, le manque, puis peu à peu la gratitude.

Poèmes émouvants pour la mort d’une mère, avec un hommage, un carnet ouvert, une rose et une bougie.
Un hommage tendre et émouvant à une maman disparue, entre souvenirs, amour et éternelle reconnaissance.

Poème pour l’enterrement de maman : le dernier adieu

Le cercueil, les proches en cercle, ce silence où l’on attend. Michèle Hurdequint dit l’adieu sans détour, avec une tendresse qui tient debout. Le texte se lit bien à voix haute, lors d’une cérémonie.

Chère Maman — Michèle Hurdequint

Chère Maman,
Le bois de cette boîte
enferme ton pauvre corps
devenu froid et indolore,
dans cet antre moite !

Un dernier baiser, un geste
avant que le couvercle
ne se referme, tous en cercle,
attendons l’instant funeste !

Comme tu l’as voulu,
tu auras orgue et fleurs,
nous retenons nos pleurs
car tu accueilles la Paix et le Salut !

Dans le grand jardin là-bas,
tu les retrouveras, eux !
En fermant tes jolis yeux,
ces roses blanches, tu les recevras !

Plus de doute, tu es en Paix,
plus de souffrance pour toi.
Ton amour est avec nous, avec moi,
le nôtre ne sera jamais surfait !

— En cette fête des mères,
tu es toujours avec moi,
à l’orée de mes paupières
on perçoit mon émoi.

L’adieu dure le temps d’une cérémonie. Le manque, lui, s’installe pour des mois. Ce texte a d’ailleurs été écrit pour la fête des mères, une date qui rouvre souvent la blessure. Vous cherchez d’autres textes pour un moment comme celui-ci ? Voyez nos poèmes pour un enterrement. Et pour certains, il n’y a même pas eu de cérémonie à laquelle se raccrocher.

Deuil, de Franz Seguin : un fils cherche la tombe de sa mère

Il y a des deuils qui ne se referment jamais, ceux de l’enfance. Franz Seguin raconte un garçon de dix ans qui cherche la tombe de sa mère et ne trouve qu’un creux dans l’herbe brûlée.

Deuil — Franz Seguin

Je ne t’ai plus revue de ces neiges d’automne
où tu t’es envolée définitivement
et mon cœur en est mort dans la poitrine comme
une bête blessée sans implorer l’aman.

Et je n’ai jamais su où se trouvait la tombe,
et je n’ai jamais vu qu’on t’y eût déposée,
lorsque j’y suis venu après des jours sans nombre,
en vain j’ai recherché une fosse oubliée.

Point de fleur, point de Christ, point d’honneur, point de pierre,
aucune inscription pour marquer ton trépas,
seule une dépression en forme de baissière
où le gazon brûlé par l’eau ne poussait pas.

Lors je m’y suis lové dans ce ventre de terre
pour entendre ta voix qui avait disparu
et, enfant de dix ans, sur cette tombe austère,
je t’ai dit mon Malheur mais tu n’entendais plus.

Et je t’ai suppliée de revenir, ô mère !
pour que je puisse encor me blottir dans tes bras
et respirer l’odeur de ton corps éphémère,
retrouver cet amour enterré avec toi.

Puis j’ai senti soudain comme quelqu’un derrière,
l’ombre du fossoyeur qui m’observait muet
et me pointant l’endroit du bout de sa tarière,
il me dit doucement : « C’est bien là qu’elle était ! »

J’ai imploré le saule en ses branches pleureuses,
l’impassible soleil cruellement d’azur,
et passés par le trou de la haie épineuse,
ma Solitude et moi, avons franchi le mur.

Ce poème dit l’irréparable avec une précision qui fait mal. Si ce texte vous a touché, nos poèmes de deuil pour rendre hommage à un être cher vous accompagneront un peu plus loin. Après la stupeur vient souvent quelque chose de plus rugueux : l’envie de demander des comptes.

Prière à maman décédée : un poème de deuil entre colère et foi

Peu de poèmes osent écrire la colère contre Dieu ou contre le sort. Celui-ci le fait, avec tendresse et même un brin d’humour. C’est cette franchise qui le rend si juste.

Prière à une mère — Christian Ventre de la Touloubre

Maman, comme tu vas être contente,
je me suis réveillé et me voilà adulte.
De cette vie, de longues et dures pentes,
je découvre les aspects, le bruit, le tumulte.

Je viens de réaliser que j’étais orphelin !
C’est bien la première fois que tu me quittes !
Arrachant ma bouche appliquée à ton sein,
je hais ce mois de juin quatre-vingt-dix-huit.

On m’enlève à nos rires, à ta grâce, à nos joies.
Dieu ! Que j’étais fier de ta beauté, ma mère,
de cette élégance qui vous laisse pantois —
que j’en veux à celui qu’on appelle notre Père !

Bien sûr, si j’étais lui, j’en aurais fait autant,
je t’aurais rappelée, à moi, sans aucune condition.
Comme il a dû m’envier, pendant tout ce temps,
pour souffrir à ce point, me priver de ton front.

Lilou, que je t’agaçais en t’appelant Louisette,
de cet amour inconditionnel que tu m’as prodigué,
le vrai, le plus profond, qui met l’esprit en fête —
me reste la certitude d’être plus que d’avoir été.

Mais je réalise que tu n’aurais pas accepté
que ma prière ne soit remplie que de larmes.
Et puisque la vie, c’est aussi l’éternité !,
je sais que je viendrai me blottir contre ton âme.

La colère finit par retomber, et ce qui reste ressemble souvent à un regret. On ne pleure pas seulement la mort d’une mère : on pleure aussi tout ce qu’on aurait voulu lui dire, les pardons demandés trop tard, les mercis restés dans la gorge.

Demander pardon à maman disparue : un poème sur les regrets

Les caprices d’enfant, les chagrins causés sans le savoir : avec le deuil viennent souvent les regrets. Ce poème demande pardon à une mère qu’on ne peut plus toucher, mais qu’on espère retrouver un jour.

Comme de l’ivoire… — Paquita Rocchia

Comme de l’ivoire étaient les dents de ma jolie maman,
ses yeux étaient des perles qu’illuminait son regard,
brillant d’un amour intense, un grand amour pour moi —
elle était la plus belle du monde pour mes yeux d’enfant.

Je me souviens souvent de l’écho de sa douce voix,
lorsqu’elle me grondait, que j’étais petit enfant.
Plus elle me grondait, plus je faisais le petit démon,
c’était le meilleur remède pour attirer son attention.

Je regrette à présent toutes ces bêtises d’enfant,
je la faisais souffrir pour l’avoir plus près de moi.
Je te demande pardon depuis ici-bas, maman !
J’espère qu’un jour là-haut on se retrouvera,
et je pourrai te serrer très fort entre mes bras —
des bras spirituels que Dieu nous donnera,
car tu croyais en lui, autant ou plus que moi.

Merci de m’avoir tant aimée, ma précieuse maman !
Je regrette de t’avoir fait bisquer inconsciemment.
Aujourd’hui, jour de la fête de toutes les mamans,
ce simple poème je l’écris pour toi personnellement,

pour te dire que je t’aimais d’un amour très puissant,
qu’aucun amour sur cette terre jamais ne te remplacera.
Je dédie ce poème à toutes les mamans également,
en particulier à ceux dont les mamans ne sont plus là.

Demander pardon, c’est déjà garder le lien. Pour la fête des mères, retrouvez aussi nos poèmes de fête des mères touchants. Avec le temps, les regrets laissent place à un manque plus calme, plus têtu.

« Tu me manques maman » : un poème de deuil un an après

« Tu me manques maman » : trois mots que des milliers de personnes tapent chaque jour dans un moteur de recherche, faute de trouver les leurs. Ce poème les pose simplement, un an après le départ, avec une reconnaissance qui serre la gorge.

Tu me manques maman — Poème de Porcelaine

Maman, comme tu me manques,
tu es partie l’année dernière.
Depuis un an que mon cœur se serre,
j’ai beaucoup pleuré ton départ —
tu étais plus qu’une mère pour moi.

La douceur de ta voix,
les gestes tendres de tes mains,
le regard doux de tes yeux :
tu étais mon soleil, mon étoile, une star.
Tu savais me consoler et m’aimer.

Je te remercie de tes bons conseils,
de m’avoir montré le chemin à suivre dans la vie,
je te remercie de ta présence,
de ton amour et de ta persévérance.

J’ai appris beaucoup de toi
et jamais je n’oublierai les beaux moments,
les airs qu’on chantait ensemble —
tu te souviens ?
Les rires, les peines et l’amour que tu projetais pour nous.

Maintenant, maman, tu reposes en paix.
Tu mérites ce repos, et tu peux être fière de toi,
de ce que tu as accompli pour nous, tes enfants.
Le Seigneur t’a appelée près de lui.
Ne t’inquiète pas pour nous :
nous serons dignes de ton amour,
car tu nous as tant aimés !

Un an déjà, et les remerciements ne suffisent pas toujours. Pour les jours où la tristesse revient sans prévenir, lisez aussi nos poèmes sur la tristesse. Reste le jour de son anniversaire, qui pèse souvent plus lourd que les autres.

Poème pour l’anniversaire de maman décédée : lui écrire dans la nuit

Le jour de son anniversaire, on ne sait plus quoi faire de ses mains. Ce poème, écrit pendant la nuit, s’adresse à une mère absente avec une intensité qui ne laisse pas indemne.

Bon anniversaire maman — Marie-France Pavard

La nuit conte au silence nos rendez-vous manqués,
la douce voix chantante que tu m’aurais transmise
pour ma plus grande joie faisant vibrer l’église
lorsque ta main fantôme se pose sur mes années.

La nuit conte au silence notre amour avorté,
une mission au ciel, de toi m’as donc privée.
Au fond de mes yeux verts brillent un coin de ciel bleu —
quand je chante Mozart, c’est pour toi Mathilda.

La nuit conte au silence, l’amour-éternité
d’une fille qui pleure au milieu de la nuit,
qui ne croit pas aux fées, ont brisé son berceau.
De tes bras, maman, je manque, faibles sont les mots.

La nuit conte au silence, mes chapelets d’émotions,
mes espoirs dans la vie, les ciels bleus, éclaircies.
Je t’offre mon poème avec un peu d’avance :
le dix-sept février, une étoile était née.

La nuit conte au silence, de ses mots étranglés —
si tu avais vécu…

Mais la vie sépare ceux qui s’aiment
tout doucement…

Certains écrivent dans la nuit. D’autres cherchent leur mère dans la mémoire, quand il n’en reste presque rien.

Souvenir d’une mère disparue : un poème sur la mémoire et l’absence

Certains ont perdu leur mère si tôt que la mémoire n’a rien gardé de net : une couleur, une silhouette, une voix lointaine. Ce poème raconte cette quête, fouiller le temps passé pour y retrouver un visage aimé.

Ma Maman — Arlette F-Muzard

Coulez dans ma mémoire,
couleurs du temps passé,
afin que j’y puisse voir
ma Maman adorée.

Elle était blanche et douce,
ça, mon cœur me l’a dit,
et le son de sa bouche
m’arrive jusqu’ici.

Une ombre aux pieds d’argile
qui me suit pas à pas,
une ombre si fragile
que je frôle ses doigts.

Je m’en souviens très mal
car c’est un rêve d’hier —
pourtant c’est très banal
de rechercher sa Mère.

Pour demain c’est l’espoir
de la revoir enfin ;
du fond de ma mémoire
je la sens qui revient.

La mémoire est parfois trop fragile pour porter seule le poids d’une absence. Alors l’imagination prend le relais et invente ce qu’on aurait tant voulu vivre.

Imaginer maman : un poème sur le manque d’une mère qu’on n’a pas pu serrer dans ses bras

Quand l’absence dure trop longtemps, on finit par inventer : des gestes, une voix, une chaleur. Ce poème dit la douleur particulière d’aimer sans avoir jamais pu étreindre.

Ma chère Maman — André L.

Imaginer ton doux visage,
tes cheveux, un magnifique paysage.
Te converser doucement
et te dire Maman…

Imaginer tes mains tapissées d’expérience,
user de paroles, de tes belles confidences,
de t’embrasser en un fils aimant,
jouir de baiser, être ton diamant.

Ce long silence qui étouffe les années
brise mon cœur dans une continuité.
Je suis cafard dans une pénible douleur,
des images inventées, fausse chaleur.

Imaginer sa présence, l’émotion soudaine,
pleurer, l’étreinte, ruisseler de peine.
Pourquoi ce néant, ce tableau anonyme ?
Le pinceau ne peut esquisser aucune rime.

Imaginer une tendre folie, une affirmation,
de la joie, une liesse, une bonne décision.
Est-ce un rêve, tendre Maman ?
Donne-moi de l’espoir ! J’attends !!!

Certains deuils n’ont pas de date officielle, et le cœur appelle quand même. Le poème suivant vient d’un enfant qui a grandi avec cette absence et la raconte sans fard.

Poème pour toutes celles et ceux qui ont perdu leur maman

Une voix d’enfant devenu adulte raconte sa naissance, l’amour reçu, puis la maladie qui a tout changé. Un poème dédié à celles et ceux qui ne peuvent plus serrer leur maman dans leurs bras.

Maman — Jean-Jacques Boquet

Je pense que c’était au printemps,
belle nature vous aidant,
vous vint l’idée, preuve d’amour,
de mettre en œuvre celui qu’un jour
vous appelleriez notre enfant.

Pendant neuf mois j’ai attendu,
et le jour même de ma venue,
petit bout d’chou dans son berceau,
fut pour vous le plus beau cadeau.

J’étais sujet d’admiration,
reçus amour et affection
à volonté, à profusion.

Mais un jour, Maman est partie,
emmenée par la maladie.
Avec Papa je suis resté
dans cette famille mutilée.

Et cette plaie dont j’ai souffert,
je l’ai vécue comme un enfer.
Je souhaite à tous les enfants
que toujours ils gardent leurs Mamans.

« Je souhaite à tous les enfants que toujours ils gardent leurs Mamans. » Tout ce que contient le deuil d’une mère tient dans ces deux vers. Mais le souvenir n’est pas fait que de larmes : il a aussi des saisons, des couleurs, une odeur de confiture.

Hôpital : les saisons de la mémoire, un poème sur le souvenir d’une mère

Gérard Nicolle signe un texte sur la mémoire : sur le mur blanc d’une chambre d’hôpital défilent les saisons d’une vie, et surgit le visage de la mère.

Hôpital — Gérard Nicolle

Goutte à goutte,
Un liquide aux couleurs de l’argent,
Brûle mes veines.

Un rayon de soleil,
Fragmenté par les volets clos,
Éclabousse le mur blanc.

Je suis éveillée bien tôt
Une nouvelle journée commence.
Mais je peux encore rêver.

Avant… avant.

Sur le mur, dansent
Maintenant, les couleurs du printemps.
Et j’entends le bruissement des saules.

Mon père, bien fier,
Et rouge des réverbérations de l’eau,
Sort de sa musette les poissons pêchés.

Il m’amuse,
Et je me tais,
Je n’aime pas le poisson.

Il est bientôt l’heure,
L’heure de ne plus rêver,
Et pourrais-je cacher mes larmes ?

Sur le mur, dansent maintenant,
Des jaunes,
C’est l’été, la saison qu’on espère éternelle.

J’entends le rire de mon petit frère,
Celui qui avait tant de tristesse dans les yeux,
Mais qui, pour un papillon, débordait d’amour.

Je revois, maman,
Qui nous demandait de cueillir des mûres bien rouges
Et qui gardait le secret de ses confitures.

Sur le mur, je vois des taches rouges,
Ce n’est pas bon signe,
Mais je ne veux pas le savoir.

Comme le temps passe vite,
C’est déjà l’automne,
Et je ne l’ai pas vu venir.

Je revois mes sœurs et mon frère
Collectionnant les feuilles mortes
Les couleurs chaudes de ce qui n’est plus l’été.

C’est la rentrée,
Les bonnes notes à l’école et un peu de regrets,
Pour le temps qui passe.

J’ai bien froid, ce matin,
Est-ce déjà l’hiver ?
Les couleurs sont bien pâles.

Mais j’entends le cri de tant d’enfants,
Les batailles de boules de neige sont de rigueur
En attendant un nouveau printemps.

Le printemps ? C’est demain.

Les souvenirs d’enfance ont ceci de précieux : ils survivent à presque tout. Dans le poème suivant, un petit garçon s’assoit devant un piano pour retrouver sa mère.

L’enfant au piano : un hommage silencieux à une mère disparue

Un petit garçon devant un piano noir. Sa mère n’est plus là, mais c’est pour elle qu’il joue. Un poème poignant sur le souvenir d’une mère décédée.

L’enfant au piano — Saladella

Dans la pièce blanche, se trouve au milieu
Un tout petit garçon sur un grand tabouret,
Devant un piano noir qui se met à pleurer
Et cette image-là m’a mis de l’eau aux yeux.

Il joue divinement sans regarder ses doigts
Le regard accroché au tableau sur le mur
En regardant aussi je devine, je vois
Sa mère qui sourit dans un beau cadre azur.

Sans qu’il sache pourquoi elle est partie un jour
Pour le pays lointain d’où l’on ne revient pas,
Elle s’est battue longtemps, elle s’est battue pour
Avoir ainsi la joie de voir ses premiers pas.

Mais il est des malheurs qui gagnent malgré tout
Et seul à son piano il joue son air à eux,
Il se rappelle quand assis sur ses genoux
Allant tout doucement ils le jouaient à deux.

Moi je ne pouvais pas détacher mon regard
Des larmes qui coulaient des beaux yeux de l’enfant
Lui il n’était plus là il jouait quelque part
Où sa mère le fixait assise au premier rang.

« Seul à son piano il joue son air à eux, il se rappelle quand assis sur ses genoux, ils le jouaient à deux. »

Saladella, L’enfant au piano

Ce poème ne parle pas de mort, mais de continuité : ce qu’une mère laisse derrière elle continue de jouer. Avant d’aller plus loin, découvrez aussi les plus belles citations sur la mère et maman.

Hommage à une maman décédée : un poème de gratitude pour une mère centenaire

Affiche « Les plus beaux poèmes pour maman décédée », hommage du cœur, avec fleurs, cadre et bougie.

Une mère qui a vécu longtemps, entourée jusqu’à son dernier souffle. Suzanne Walther-Siksou offre un hommage à une maman décédée qui parle de gratitude plutôt que de manque.

Dans le temple de ma mémoire — Suzanne Walther-Siksou

Sans que j’aie à cliquer sur le mot souvenirs,
Mon cerveau au repos m’apporte des images,
Dessins en noir et blanc reçus comme des pages,
Conservant des émois lents à s’évanouir.

Le plus ancien pour moi date de mes quatre ans.
Ma mère dans un lit. Murmures et prières.
Je restais ignorée, accroupie solitaire,
Anxieuse, en observant les parents de maman.

Puis ce fut dans la joie, l’arrivée d’une sœur.
D’autres événements me viennent en mémoire
Et ce sont bien des fois de troublantes histoires.
J’ai connu le chagrin bien avant la douceur.

En ce vingt-sept octobre, je retrouve ma mère.
Nous ajoutions un an à sa vie, la fêtions.
En elle, il y avait joie et abnégation.
Elle partit comblée, devenue centenaire.

Lucide jusqu’au bout, elle chantait toujours,
De beaux airs d’opéras mais aussi d’opérettes,
Sa merveilleuse voix, lors, devenue fluette
Mais nous l’accompagnions, le cœur empli d’amour.

Le deuil ne se mesure pas à la durée, mais à l’étendue de l’amour. Il reste un dernier texte, adressé directement à celle qui n’est plus là.

Lettre à maman décédée : un poème de gratitude et de transmission

Ce dernier poème est une lettre. Karine Nizard y mêle remerciements et promesse de transmettre un jour ce que sa mère lui a appris.

Chère maman — Karine Nizard

Chère Maman,

Tu sais que tous tes enfants t’adorent
et que tu es pour eux la lumière de la maison.
Nous perdons nos repères sans toi
et j’espère que nous pourrons devenir
des parents acceptables.
Nous sommes immobiles
et nous prions pour que ton âme soit élevée au rang des justes.
Nous avons gardé tous les bons enseignements
et les bons conseils que tu nous as donnés.
Que ton âme repose en paix
et que ton souvenir soit éternel.
Je t’embrasse très fort.
Ta fille qui t’aime de tout son cœur.

Quand je serai maman je comprendrai
l’immense mission qui me sera attribuée.
Transmettre le respect
et faire de mes enfants des personnes responsables et honorables.
Quand ma mission sera finie,
je serai soulagée
et j’inventerai une chanson pour mes petits enfants.
Ils apprendront l’importance d’une mère.
N’oublie jamais
la parole de sagesse que ta mère t’a enseignée.
Quand tu découvriras les diamants qu’elle recèle
tu pourras avoir accès aux secrets du monde.
Toute ta vie sera plus claire
et l’intégrité fera partie de ton être.
Aimer, espérer, soigner, écouter,
s’exprimer sont les actions qui nous aident à avancer dans notre vie.

Si cette lettre vous a touché, vous aimerez aussi nos petits poèmes pour maman et la lettre de Yasmina Khadra à sa mère.

Poèmes pour maman décédée : vos questions

Quel poème lire aux obsèques de sa maman ?

« Chère Maman », de Michèle Hurdequint, évoque ce moment précis : le cercueil, les proches réunis, l’espoir qu’elle soit en paix. Vous pouvez n’en lire que quelques strophes. Pour un texte plus intime, « Prière à une mère » ou « Dans le temple de ma mémoire » conviennent aussi. Pensez à citer le nom de l’auteur. Nos poèmes pour un enterrement proposent d’autres choix.

Comment rendre hommage à sa maman décédée avec un poème ?

Il n’existe pas de mots universels, seulement ceux qui correspondent à votre histoire. Un poème comme « Chère maman » de Karine Nizard peut servir de point de départ. Ajoutez ensuite un souvenir précis : une odeur, une chanson, une phrase qu’elle répétait sans cesse.

Comment écrire un poème ou un message pour sa mère décédée ?

Partez d’un souvenir précis plutôt que d’une grande phrase : sa façon de chanter, une recette, un geste de la main. Parlez-lui avec « tu », comme si elle était dans la pièce. Inutile de rimer, la sincérité compte plus que la forme.

Que dire à sa maman décédée le jour de son anniversaire ?

Pas besoin d’un long discours : un souvenir, un merci, des nouvelles de la famille. Certains lui écrivent une lettre qu’ils lisent à voix haute ou déposent sur sa tombe. Le poème de Marie-France Pavard montre une autre façon de faire : écrire la nuit, pour elle seule.

Est-il normal d’être en colère après la mort de sa mère ?

Oui, la colère fait partie des réactions fréquentes du deuil : contre la maladie, contre soi, parfois contre Dieu, comme dans « Prière à une mère ». Si elle devient pesante ou si le chagrin vous empêche de vivre au quotidien, en parler à un proche ou à un professionnel peut aider.

Comment demander pardon à sa mère disparue ?

Par écrit, par exemple : une lettre qu’on ne postera pas, un poème, quelques lignes dites à voix haute. Le poème de Paquita Rocchia nomme les bêtises d’enfant, dit le regret, puis ajoute un merci. Souvent, demander pardon revient à dire qu’on l’aimait.

Comment vivre la fête des mères quand on a perdu sa maman ?

C’est une date difficile, et il n’y a pas de bonne manière de la traverser. Beaucoup choisissent de la marquer plutôt que de l’éviter : un bouquet, une visite au cimetière, un poème lu à voix haute. Vous trouverez d’autres textes dans nos poèmes pour la fête des mères.

La poésie peut-elle aider à traverser le deuil d’une maman ?

Elle n’efface pas la perte, mais elle donne une forme à ce qu’on n’arrive pas à dire. Lire un poème ou en écrire un permet de nommer ses émotions et de se sentir moins seul avec elles.

Peut-on partager ces poèmes sur les réseaux sociaux ?

Oui, en indiquant le nom de l’auteur et le lien vers cette page. Si un texte vous a touché, l’envoyer à une personne qui traverse la même épreuve est souvent le plus beau des gestes.

Ces poèmes sont aussi les vôtres

Qu’elle soit partie hier ou il y a vingt ans, qu’on ait pu lui dire au revoir ou non, le manque ne se règle pas. Les mots ne guérissent rien, mais ils rappellent qu’on n’est pas seul à porter cette absence. Si l’un de ces poèmes vous a touché, envoyez-le à quelqu’un qui traverse la même chose, ou gardez cette page de côté. Et si votre père aussi vous manque, retrouvez notre hommage aux pères disparus.

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