205 poèmes d’amour éternel : promesses de fidélité et mots pour aimer toute la vie

L'amour éternel en 205 poèmes lyriques : promesses et émotions sans fin

Dire « je t’aimerai toujours » n’est pas difficile. Le tenir, jour après jour, l’est davantage. Les 205 poèmes d’amour éternel réunis ici racontent cette promesse sous toutes ses formes : un aveu timide, une demande en mariage, un anniversaire de couple, la fidélité des cheveux gris, l’amour qu’on espère garder au-delà de la mort.

Vous cherchez un poème d’amour pour dire « je tiens à toi », un texte de mariage, un poème sur la fidélité ou quelques vers à glisser dans une carte ? Lisez dans l’ordre, du premier aveu aux dernières promesses, ou piochez au hasard. Chaque poème a son titre, une courte introduction, et le nom de son auteur quand il est connu.

Le parcours suit de grandes étapes : les premiers mots, les matins à deux, les noces, les rêves, la passion, les épreuves, le temps qui passe, les définitions de l’amour, puis les promesses qui vont plus loin que la vie. Prenez votre temps, la page change tous les vingt poèmes.

Sommaire :

Je tiens à toi : un poème d’amour sincère pour dire l’attachement sans détour

Trois mots, et tout est déjà là. Le recueil s’ouvre sur l’aveu le plus direct qui soit.

Je tiens à toi

Je tiens à toi plus que tu ne le crois,
Plus que tu ne le penses, plus que tu ne le vois.

Chaque jour, chaque nuit et chaque heure,
Je ne les vis que pour être dans ton cœur.
Tu m’as ensorcelé, maintenant je le sais,
Car à tes côtés seulement je me sens en paix.
Tout le temps, je ne rêve que de toi.
Crois-moi quand je te dis que je tiens à toi !
Et c’est pour toi que j’écris ces quelques proses,
Toi qui es mon cœur, ma vie, ma rose…

— Nolwenn Le Gall

Une fois l’aveu fait, il faut le décrire. Le poème suivant le compare à ce qu’il y a de plus clair au monde.

Notre amour : un court poème d’amour tout en lumière et en simplicité

Quelques lignes, des comparaisons qui s’enchaînent, et une chute toute simple. Idéal à glisser dans un message.

Notre amour

Notre amour est aussi clair que le cristal,
Aussi argenté que la lune,
Aussi pur qu’une goutte d’eau,

Aussi chaud que la lumière,
Aussi clair qu’un rayon de soleil,
Aussi vrai que la vie,
Mais il est aussi simple que ce cœur,
Ce cœur qui bat chaque jour pour toi.

Reste la question que tout le monde finit par se poser, et que le poème suivant prend à bras-le-corps.

Qu’est-ce que l’amour ? Le poème qui répond par une vague de tendresse

Une question de dictionnaire, une réponse d’endormi qui se réveille à côté de celui qu’il aime.

Qu’est-ce que l’amour ?

L’amour est comme une vague de tendresse,
Elle arrive, vous frôle et repart,
C’est alors que vous vous réveillez,

Et vous vous demandez
Si cela était un rêve ou la réalité.
Vous vous retournez, et vous voyez,
À côté de vous, l’homme que vous aimez,
Et c’est alors que vous savez que cet amour durera toujours.

Parfois, aucune définition ne suffit. Le poème suivant renonce aux grands discours et cherche une autre façon de dire « je t’aime ».

Comment dire « je t’aime » ? Le poème qui le dit sans prononcer les mots

Voir, entendre, regarder, caresser : les sens se passent le relais jusqu’à l’aveu.

Comment dire je t’aime ?

Avec rien je vois tes pensées,
Avec tes pensées je te comprends,
Avec tes écrits je t’entends,
Avec tes mots je te regarde,
Avec ton regard je te caresse,
Avec tes mains je brasse ce vide
Duquel nous faisons apparaître l’amour
Par la rencontre de nos âmes.
L’amour est ce sixième sens qui nous rapproche
Nous qui sommes si proches.

Quatre verbes suffisent parfois à tout contenir. C’est le pari du poème qui vient.

Quatre verbes pour aimer : vivre, partager, donner, aimer

Un poème construit comme une leçon de conjugaison, où seul le présent finit par compter.

Quatre Verbes

Vivre dans le regard de l’autre
Partager cet amour avec joie
Donner son cœur à l’autre
Aimer l’être devant soi.

Je ne vis que dans ton regard
Je partage cet amour avec toi
Je te donne mon cœur à ton égard
Je t’aime parce que tu es toi.

Je vivrai dans tes yeux à jamais
Je partagerai avec toi mon amour
Je te donnerai mon cœur pour l’éternité
Je t’aimerai encore et toujours.

Vivre, Partager, Donner, Aimer
Quatre verbes se conjuguant à tous les temps
Mais un seul reste le plus vrai
Celui du présent.

À toi mon Ange…

— Jessica Caron

Après les verbes, les raisons. Le poème suivant en aligne une longue liste, sans jamais se répéter tout à fait.

« Je t’aime parce que tu es » : un poème d’amour qui énumère toutes les raisons

Oasis, roc, étoile, feu sous la cendre : à force d’images, l’autre devient un monde entier.

Je t’aime parce que

Je t’aime parce que tu es
Oasis du désert
Torrent, ma source vive
Arbre, solide et fier
Plaine sous le vent qu’avivent
Les larmes de pluie captives

Je t’aime parce que tu es
Roc dans mon ouragan
Havre dans ma tourmente
Le printemps à l’aurore
La brume qui s’évapore
La fleur qui vient d’éclore

Je t’aime parce que tu es
Étoile dans ma nuit
Soleil dans ma vie
Le feu sous la cendre
Berger dans la lande
Enfance endormie

Je t’aime parce que tu es
Musique, loin des canons
Liberté sans chaînon
Espoir qui fait l’histoire
Souvenirs de mémoire
Ma déraison, rêve illusoire.

Je t’aime parce que
Je suis hier et toi demain
J’aime prendre ta main
Tu es tout cela, tu es mien

Je t’aime parce que tu es l’A
De l’amour, de passion
Je t’aime parce que tu es là
Le la de ma chanson

Je t’aime parce que tu es Vie !

Tant de raisons peuvent se résumer en un mot. Pour celui qui écrit ensuite, ce mot est « l’Unique ».

L’Unique : un poème d’amour pour dire « tu es la seule » à celle qu’on aime

Pas de grandes figures ici, juste de la gratitude, posée calmement, et une conviction : l’amour se vit plus qu’il ne se dit.

L’Unique

Faut-il trouver une raison à notre amour ?
Il est le rapprochement de deux êtres,
De deux vies,
De deux solitudes,
De deux personnes qui se complètent
Dans leurs qualités et leurs défauts,
Dans leur vision de la vie.
Ces mots d’amour expriment ma gratitude
Pour tout le plaisir partagé,
Pour une présence espérée,
Aujourd’hui avérée.

Je t’aime parce que tu es l’Unique,
Celle qui me correspond,
Qui me comprend,
Qui me rend heureux comme nulle autre
Ne sait me submerger d’autant de joie.
Tu es celle qui, par son seul regard,
Change ma vision du monde.
Tu es la seule dont je comprenne
Les paroles de silence,
Les connivences,
Les humeurs.
Tu es la seule qui donne un sens
Au verbe « Aimer ».

L’amour se vit plutôt qu’il ne se dit,
Prend toute son ampleur dans notre quotidien.
Aussi, en ta compagnie, et avec ton soutien,
Je voudrais tisser la trame du bonheur,
Aussi longtemps que brûlera
La flamme de notre passion.
Parce que tu es l’Unique,
Je t’aime sans autre preuve
Que de me sentir heureux, comblé,
Dans les bras de ta présence.

Quand on a trouvé « l’Unique », il arrive que tout se mette à tourner autrement. Le poème suivant raconte ce changement de rythme.

Depuis toi : le poème de celui dont la vie a changé de rythme

Respiration, voix, regard, souffle : tout est réglé sur l’autre, et l’air devient plus doux.

Depuis Toi

J’ai calé ma respiration
Sur les battements de ton cœur
Pour que ma vie ait un sens
Depuis, l’air que je respire
Me semble plus doux et plus pur

J’ai placé mes aspirations
Sur le son de ta voix candeur
Pour que mes rêves deviennent danses
Depuis, le dessein auquel j’aspire
M’apparaît plus clair et plus sûr

J’ai figé mes désillusions
Sur ton regard protecteur
Pour que mes blessures se pansent
Depuis, le ciel tend à s’éclaircir
M’enveloppe de visions sans fissures

J’ai porté mon inspiration
Sur le souffle de ta douceur
Pour que mon monde ait une cadence
Depuis, nos âmes sœurs s’inspirent
À construire un bonheur au futur

Ce bonheur-là donne envie de le crier. C’est exactement ce que fait le poème suivant.

Amour et bonheur : un poème pour crier qu’on a trouvé « la bonne personne »

Elle était tout près depuis le début. Quatre quatrains de joie pure, sans retenue.

Amour et bonheur

Mon cœur voudrait bien exploser
D’amour et hurler au monde entier
Qu’enfin, j’ai trouvé Ma Perle Rare !
Un bonheur venu à moi par hasard…

Depuis longtemps, je Te cherchais
Et pourtant, près de moi, Tu étais !
Toujours là, toujours de mon côté,
Jamais, Tu ne m’as laissée tomber !

Tu étais déjà important à mes yeux,
Tu es désormais vital à mon Bonheur !
Je nous imagine déjà tous les deux,
Ensemble, unis par le cri de nos cœurs !

Si je suis heureuse aujourd’hui,
C’est uniquement grâce à Toi !
À Toi, mon cœur se confie :
Il te crie : je n’aime que Toi !

— Sylvie LHoir Crysta

Je n’aime que toi, n’avoir que toi : le poème suivant pousse cette logique jusqu’au bout, et en fait un horizon.

N’avoir que toi : un poème d’amour passionné où l’autre devient tout

Horizon, lumière, jardin, symphonie, oxygène : six façons de dire qu’on n’a besoin de personne d’autre.

N’avoir que toi

N’avoir que toi pour horizon
Et marcher, sans cesse amoureuse,
Vers ses lueurs pour être heureuse
Mon cœur à leur diapason…

N’avoir que toi comme lumière
Et voir tous les instants du jour
S’illuminer sous ton amour
En éclats de grâce première…

N’avoir que toi pour doux jardin
Et goûter, avide, gourmande,
Les fruits que ma bouche demande,
Tendus, joyeux, dès le matin…

N’avoir que toi pour symphonie
Et t’écouter, vibrant d’espoir
M’offrir tes accords dans le soir,
Pour t’aimer d’ardeur infinie…

N’avoir que toi pour oxygène
Et respirer à corps perdu,
Tout mon souffle au tien suspendu,
Comme un doux zéphyr homogène…

N’avoir que toi dans mon entour
Et te toucher avec tendresse
En te dispensant ma caresse
Entre deux baisers, tour à tour !

Après l’élan, la douceur du soin. Le poème suivant prend l’amour comme on prend une plante : un geste quotidien.

Pour moi, tu es une fleur : un poème simple sur l’amour qu’on arrose chaque jour

Dix lignes naïves, et pourtant tout est dit sur ce qu’il faut pour que l’amour dure.

Pour moi

Pour moi tu es comme une fleur
L’arroser tous les jours
Pour qu’elle soit toujours plus belle
Et surtout faire attention
Pour que jamais ma fleur ne meure
Lui donner mon amour
Pour qu’elle ne se sente jamais seule
Pour qu’elle ne soit pas fanée
Il faut toujours lui donner de l’amitié
Je veux prendre soin de ma fleur tous les jours
Pour qu’elle me reste jusqu’à l’éternité.

— Chantal Marleau

Prendre soin, c’est déjà promettre. Les trois poèmes qui suivent s’ouvrent tous sur « Pour toi », et chacun promet à sa manière.

Pour toi, j’irai au bout du silence : un poème d’amour qui promet l’impossible

Aller chercher la pluie, les nénuphars, un fil de lune. L’amour y devient une série de quêtes.

Pour toi

Toi tout plein les yeux
comme un ciel d’empire
Qui déverse sur ma vie
cent mille chansons.

Pour toi, j’irai au bout du silence
écouter pleurer des romances de pluie
chaque goutte qui tombera
me dévoilera l’ombre de tes mains.

J’irai jusqu’au velours drapé de ciel
pour le dessiner en tes yeux
chaque brin de mousseline éthérée
sera un voile jeté sur tes peines.

Au fond des algues mourantes
j’irai cueillir l’alcôve enivrée des nénuphars
exquise beauté que j’attacherai
à tes cheveux d’ambre.

Vêtue d’étoiles serties d’or
j’irai à la mansarde silencieuse des nuits
décrocher sur un écheveau de lune
un peu de tes rêves bleus.

Parce que je t’aime
je boirai les soufflets du vent
comme des baisers absents
qui frôlent tes lèvres.

Même titre, autre souffle. Ici la promesse prend la forme d’une lettre portée par le vent.

« Pour toi » : un poème d’amour aux images de lune, d’hiver et d’été

Un poème qui s’écrit en public, posté par le vent, avec Éros en témoin.

Pour toi

Pour toi je sonderais le crépuscule lumineux
Où s’égare craintive ma pensée amoureuse
Dans une lune, virgule ceinte d’une ombre étourdie
J’inscrirais nos noms sur un rayon d’ocre pâli

Pour toi je gravirais les âges d’une éloquente jeunesse
Le bruissement des ans infiltrerait, discret
La nébuleuse histoire des amours en liesse
Ardeur impénitente, sève à peine effleurée

Pour toi les hivers se vêtiraient de serments
Déclineraient impalpables, leur identité à la vision du temps
Les saisons torrides, de leur charme, envoûteraient nos sens
Affolant une raison trompée dans son errance

Pour toi j’ai écrit ce poème posté par le vent
Adressé à nos rêves échevelés et un peu fous
Si l’encre a versé en essuyant ces lignes floues
Éros, intrépide, de sa flèche convaincra l’amant

— Raymonde Verney

Le troisième « pour toi » est plus intime : il énumère ce qu’on aurait fait, sans hésiter, par amour.

Pour toi et avec toi : un poème d’amour sur tout ce qu’on ferait par amour

Deux refrains qui alternent, comme deux pas de danse : « pour toi » et « avec toi ».

Pour toi et avec toi

Pour toi
J’aurais décroché la lune
Avec toi
Je n’aurais pas eu de lacune
Pour toi
J’aurais laissé mon honneur
Avec toi
Je serais restée des heures
Pour toi
Je me serais donnée maintenant
Avec toi
J’aurais vécu de sublimes moments
Pour toi
Je me serais laissée partir
Avec toi
J’aurais eu un avenir

À Nico

— Flavie

On aurait tout fait pour toi, mais que devient-on quand on aime ? Un chevalier, un navigateur, un maître du temps, répond le poème suivant.

Quand je t’aime : un poème d’amour où l’on se rêve chevalier et maître du temps

Amoureux, on se sent roi. Puis on voudrait arrêter les aiguilles de l’horloge.

Quand je t’aime

Quand je t’aime
J’ai l’impression d’être Roi,
Chevalier malgré moi.

Chevalier luttant
À repousser le Dragon volant,
À l’éloigner de sa douce maîtresse,
À protéger sa belle Princesse.

Quand je t’aime,
Je me vois solitaire,
Navigateur téméraire.

Navigateur luttant
À repousser vents et déferlantes,
À rejoindre sa douce maîtresse,
À retrouver sa Belle Princesse.

Quand je t’aime,
Je voudrais être Maître du Temps,
Et arrêter les aiguilles,
Retenir le temps.
Et que ce temps ne s’arrête plus,
Qu’il n’existe plus d’aiguilles,
Pour t’aimer… encore plus longtemps.

— Philou

Aimer plus longtemps suppose de s’engager. Le poème suivant le fait sans détour, avec des promesses précises et un peu de géographie.

C’est promis : un poème de promesses d’amour à offrir à sa moitié

Un refrain, un voyage, une vie à deux. Les promesses y sont maladroites et sincères.

C’est promis

C’est promis
de te faire visiter Paris
c’est promis
d’amener mon trésor au pays
c’est promis
de te faire visiter la Tunisie
c’est promis
de rester avec toi à l’infini
c’est promis
de te couvrir de chaleur sans souci
c’est promis
qu’on est plus que des amis
des amoureux rêvant durant la nuit
pour être ensemble dans la vie
alors c’est promis
d’amener ma vie au paradis

— Mahmoud Benmomo

Promettre des voyages, c’est une chose. Offrir sa vie entière, c’en est une autre, et le poème suivant n’est pas sûr d’en être capable.

Je t’offre ma vie : un poème sur l’engagement amoureux et le don de soi

Offrir sa vie, oui, mais comment ? Un poème qui doute honnêtement avant de s’engager.

Je t’offre ma vie

Je t’offre ma vie.
Je veux accomplir ce geste envers toi,
Mais je ne sais comment m’y prendre…
Il y a tant de manières d’offrir sa vie.
Des plus ou moins faciles,
Des justes et des injustes.
Comment dois-je me donner à toi ?
Dois-je me sacrifier,
M’oublier à ton regard ?
Dois-je attendre une demande de ta part,
Ou me donner spontanément ?
Dois-je verser mon sang,
Ou suer à grosses gouttes ?

Est-ce « tout simplement »
Un don de présence et d’écoute,
Une fidélité, un engagement ?…
Je voudrais t’offrir ma vie,
Non pas dans mon plaisir à te donner
Ce que je veux et non ce que je peux,
Mais dans une réponse à tes attentes
Qui m’obligeront sans doute
À prendre sur moi.
Je voudrais t’offrir ma vie sans savoir
Si je suis capable d’un tel don de moi.
Mais que vaut le don sans l’effort ?
Livrer des miettes d’amour,
Cela nourrit les oiseaux sur les places
Mais n’apaise pas l’homme.

Je ne veux pas décevoir tes attentes.
Je t’offre ma vie
Dans un effort pour répondre à tes besoins.
Je t’offre ma présence
Si tu as besoin de moi.
Je t’offre ma discrétion
Dans tes besoins de solitude.
Je t’offre mon pardon
Si tes paroles me blessent et me rejettent.
C’est que je n’aurai pu
Répondre à tes nécessités.

Je veux t’offrir l’amour à chaque instant.
Mais aide-moi, s’il te plaît,
À te connaître mieux
Pour te donner en conséquence,
Que tout ne soit pas vain.
Apprends-moi à me donner vraiment.
Il est si dur de répondre à tes attentes,
Qui ne sont pas forcément le reflet des miennes.
Aide-moi à ne pas faire de toi un autre moi
Pour ne pas te donner
Ce que j’aurais voulu pour moi.
Alors ce don sera vraiment pour toi,
Gratuit et désintéressé.

— Cédric Faure

Le doute n’empêche pas l’offrande. Le poème suivant la répète comme un refrain, jusqu’à ce qu’elle devienne une certitude.

Je t’offrirai mon cœur : un poème d’amour en refrain, comme une promesse répétée

Chaque strophe change de décor, le refrain revient, identique. C’est ce qui le rend si convaincant.

Je t’offrirai mon Cœur

Quand les portes de l’Univers
S’ouvriront au creux des mystères
Et lorsque nos silences
Dissiperont enfin l’absence

Je t’offrirai mon cœur

Sur les yeux de la terre
Et les chemins du désert
Sur les rayons d’un feu allumé
Par le regard de nos larmes salées

Je t’offrirai mon cœur

Sur la disparition du réel
Et des rythmes intemporels
Lorsque les blés supplieront
Un nid de vibrations

Je t’offrirai mon cœur

D’un reflet à l’aube sur tes lèvres
À l’envers de l’ordre de mes rêves
Pour me figer en statue de vers
Et chanter des mots sur ton air

Je t’offrirai mon cœur

Sur la déraison des murs
De l’apothéose et battre la mesure ;
Je crierai ma nudité
Pour rejoindre ma liberté

Je t’offrirai mon cœur

Sur l’œuvre du désir
Tu sais, un tableau de plaisir
L’unité d’un cycle éternel
Qui prolonge les nuits immortelles

Je t’offrirai mon cœur

— Nath

Un cœur offert, il reste à dire jusqu’à quand. La réponse tient dans la répétition du poème suivant : le jour, la nuit, toujours.

Je t’aimerai le jour, je t’aimerai la nuit : un poème d’amour pour la vie entière

Un rondeau en forme de serment. Le vers qui ouvre est aussi celui qui clôt.

Je t’aimerai

Je t’aimerai le jour, je t’aimerai la nuit,
Folle comme un Soleil, douce comme la Lune,
Puisque ici, pour t’aimer, rien vois-tu ne me nuit
Pour caresser de l’autre en te brûlant de l’une !

Alors, pleine d’espoir, car lui seul me conduit,
Je t’aimerai le jour, je t’aimerai la nuit,
En t’offrant mes élans remplis de ma tendresse,
Belle dans mes désirs et n’étant plus qu’ivresse.

Abolissant le temps qui trop vite s’enfuit
En laissant son empreinte, hélas, sur nos visages,
Je t’aimerai le jour, je t’aimerai la nuit,
Pour t’offrir ici-bas mes plus beaux paysages…

Amour, viens sur mon cœur, qui vers toi me conduit,
Écouter son doux chant… et recevoir sa flamme.
Lors pour mieux te la tendre, avec toute mon âme,
Je t’aimerai le jour, je t’aimerai la nuit !

Le jour, la nuit, et ensuite les saisons : le poème suivant déroule l’année entière en chantant la même ritournelle.

J’aime t’aimer : un poème d’amour qui traverse les quatre saisons

Hirondelles, moissons, chandelle, sapin de Noël : la ritournelle change de décor, jamais d’adresse.

J’aime t’aimer

J’aime t’aimer, à l’ombre bleue des hirondelles
Et sous leurs ventres blancs chanter la ritournelle,
Pendant que tout là-haut, dans le ciel ambigu,
Elles rythment le silence de leurs plongeons aigus.

J’aime t’aimer, à l’ombre blonde des javelles
Et sous les épis lourds chanter la ritournelle,
Pendant que les faucheurs, aux bras lourds des moissons,
À l’ombre des chariots font couler la boisson.

J’aime t’aimer, aux flux dansants de la chandelle
Et sous le dais brodé chanter la ritournelle,
Pendant que les frimas dépensent leur jeunesse
À mettre des cristaux sur l’automne qui progresse.

J’aime t’aimer, à l’ombre du sapin de Noël
Et sous l’étoile en or chanter la ritournelle,
Pendant que tes souliers attendent les cadeaux,
Près du feu vif et clair, qui brûle sous le manteau.

J’aime t’aimer, aux ombres providentielles
Qu’on cherche tous les deux quand les saisons sont belles
Ou les jours rigoureux. Aimons-nous bien cachés
Et le temps oubliera d’envoyer ses archers.

Les saisons défilent, mais l’amour se vit surtout aux petites heures. Passons maintenant au matin, au premier regard, à la présence.

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