100 Poèmes de déclaration d’amour : les plus beaux aveux en vers pour dire « je t’aime »
Dire « je t’aime » est souvent plus difficile que de l’écrire. Ce mot si court reste coincé dans la gorge, se perd dans un sourire, attend un bon moment qui ne vient jamais. Les poèmes de déclaration d’amour réunis ici racontent justement ce chemin : le regard qui fait tout basculer, les premiers mots timides, l’aveu enfin lâché, puis les doutes, les supplications et les promesses.
Ces 100 poèmes viennent de poètes amateurs. Certains sont drôles, d’autres maladroits ou bouleversants, et c’est ce qui les rend justes. Vous y trouverez peut-être les vers qui manquent à votre propre aveu. Lisez-les dans l’ordre, ou arrêtez-vous sur celui qui vous parle : un poème pour dire je t’aime à quelqu’un qu’on n’ose pas aborder, un autre pour une amie dont on est tombé amoureux, un autre encore pour un premier baiser.
Sommaire :
Il est de ces regards qu’on n’oublie jamais : le poème du coup de foudre
Tout commence souvent par un regard croisé dans un restaurant, une rue, une salle bondée.
Il est de ces regards
Il est de ces regards qui vous font chavirer
C’est ce qu’a fait le tien lorsque je l’ai croiséTon sourire ravageur m’a conquit à l’instant
Où j’ai croisé tes yeux là dans ce restaurant
J’étais une chrysalide me voici papillon
Qui butine avec toi les fleurs de la passion
C’est une aura d’amour qui cerne la maison
Lorsque tu me rejoins pour ouvrir mon cocon
Apprivoise mon corps de caresses sensuelles
Allume dans mes yeux des milliers d’étincellesIl est de ces regards que l’on n’oublie jamais
Qui sont dans notre cœur pour toujours tatoués
Après le choc, vient le vertige : on se laisse tomber dans ce regard.
Se noyer dans ses yeux : un poème sur le regard de l’être aimé
Quand un regard bleu devient un océan entier, on ne cherche plus le rivage.
Noyé
Dès lors que j’ai jeté un oeil dans ton regard
Ma vision prit soudain une teinte bleutée
Ce fut une danse de couleurs voluptésTout émoustillés , mes yeux en devinrent hagards.
Dans tes yeux , un ciel bordé de nuages fins ,
Dans tes yeux , un lagon cerclé de sable blanc ,
Dans tes yeux , un univers aux océans sans fins ,
Dans tes yeux , un monde doux et rafraîchissantTel une piscine sans fond où je me noie
Me débattant , cherchant un bord que je ne voit
Errant , luttant , hurlant de détresse et d’émoi .Je me perds dans un cercle pourtant si petit
Mais si vaste que si cela se reproduit ,
Mademoiselle , je vous en prie , aidez-moi !
Le regard n’est pas seul à parler : un sourire peut tout dire aussi.
Ses yeux me parlent : un poème sur le langage des regards amoureux
Certains regards disent ce que les mots n’osent pas, et le poète prétend les avoir lus.
Paroles d’Iris
J’ai senti sur moi la douceur de ses lasers,
Ses lasers bleus lançant un message langoureux,Subliminal, discret, secret mais audacieux
C’était le bruit des vagues dans ses yeux de mer.J’ai vu ses pupilles m’appeler en détresse
Par des SOS aux lueurs incendiaires,
Pour la délivrance du mal des célibataires,
De toute la douleur d’un manque de tendresse.J’ai lu ses regards furtifs mais si volubiles,
Son langage si futile, si succint, mais si habile,
Un amour pur comme on ne peut en déclarer.J’étais sans doute le sauveur de son coeur fragile,
Telle est ma perception de ses yeux si agiles
Dans leur poème comme on ne peut en déclamer.
Ce langage silencieux, on le retrouve aussi dans un simple sourire.
Quand le cœur bat comme un tambour : poème sur l’émotion d’aimer
Le corps trahit toujours en premier : les joues rougissent, les mains tremblent.
Mon coeur devient tambour
Mon cœur devient tambour
Lorsque par mes pensées
Ta présence se fait denseIneffable et merveilleuse sentence.
Il claironne partout, à qui veut l’entendre
Que cet espace secret en moi t’es réservé.
Le sang monte à mes joues
Mes membres tremblent
J’attends le joug de tes mots
Sous ma tempe fébrile.
Alors, le moment le plus beau
Dois-je encore l’avouer ?
C’est quand ta voix câline,
Au téléphone, se met à murmurer.
Bonjour, mon Bébé…
Ce cœur qui s’emballe finit par réclamer un nom, et un sourire.
Laissez-moi rêver de vous : un poème d’amour après un seul sourire
Un matin ordinaire, une inconnue sourit, et l’envie de vivre revient d’un coup.
Laissez-moi rêver
En vous admirant ce matin belle dame,
J’ai succombé à votre charme.
À cause de vous …mon coeur s’exclame.Votre tendre sourire m’a suffit…
A reprendre goût à la vie,
Laissez-moi rêver dans mon coeur épris.J’ai trouver grâce à vos yeux…
Je revois l’éclat du ciel bleu,
À cause de vous… mon coeur redevient chaleureux.Depuis ce matin belle dame…
Je brûle par cette flamme,
À cause de vous… mon coeur vous réclame.Votre sourire lumineux m’a suffit…
J’ai repris goût à la vie,
Laissez-moi rêver de votre compagnie.Mes yeux ont glissé sur vos yeux doux,
À cause de vous… mon coeur bat d’un rythme fou.
Laissez-moi rêver de vous.Un frisson de gène monte en moi…
En revoyant vos yeux se poser sur moi,
Laissez-moi rêver encore une fois.Depuis ce matin belle dame,je souris…
D’avoir repris goût à la vie,
Laissez-moi rêver de vous cette nuit.— Macha
Ce sourire a ouvert la porte. Il reste à dire pourquoi il fascine tant.
Le sourire de l’être aimé : un poème pour dire la lumière qu’il apporte
On peut tomber amoureux d’un sourire que l’on n’a même pas encore vu.
L’éclat de ton sourire
Ton sourire je le devine,
Doux tendre et avenant.
Il m’attire, il me fascine,Sur tes dents c’est chavirant.
Il me revêle la beauté de ton âme,
Il m’émeut, moi la profane.
Il enjolive tes mots,
Dans mon coeur, il fait écho.Il brille plus fort que le soleil,
Doux tendre comme une merveille.
Je le sens allant, crescendo,
De ta bouche jusqu’à ma peau.Ton sourire, je l’aime toi,
Bien que je ne le connaisse pas.
Toi qui est si loin de moi,
Je te vois sourire « déjà »…
Un sourire peut aussi prendre toutes les couleurs, comme dans le poème qui suit.
Un arc-en-ciel de tendresse : le poème qui peint l’amour en sept couleurs
Pour celui-ci, le sourire de l’aimée devient un arc-en-ciel que le poète décline couleur par couleur.
Arc-en-smile
Un arc stratosphérique étincelait le ciel,
Un arc à faire rougir le grand Azur,
Un croissant de lumière écarlate et doré,Un éclair de sucre avec son regard miel.
Un joyau éclatant, éblouissant et pur,
Le cadeau que tout homme aurait adoréBleu comme le reflet dans mes yeux d’amoureux
Violet comme les éclairs de mon coup de foudre
Vert tel les rêves qu’avec elle je veux coudre
Jaune comme les étoiles de ses cheveux
Orange comme les plus fiévreux crépuscules
Rose comme le parfum qui vogue et ruisselle
Rouge comme ses lèvres courbes d’étincelle,
Blanc comme ce grand sourire qui déambule
Sur ton visage doux et machiavellique
Qui se dessine comme pour que je chavire
Au plus sensuel des gestes de ton fou rire
Si grand, si blanc, si féérique, si magique…Ton sourire est un arc en ciel de bonne humeur
Dans lequel je puise mon inspiration bleutée.
De ta joie mes rimes sont désormais teintées
Et ma plume s’illumine de ton bonheur.— Lionel Daigremont
Après les couleurs de l’amour, place à une rencontre dans un lieu bien précis.
Le jour où tout a basculé : un poème sur le coup de foudre amoureux
Il y a des jours qui marquent la mémoire comme un sillon, et qu’on revisite sans cesse.
Le Salon Rouge
J’ai connu en ce jour,une joie magique
Labourant ma mémoire d’un profond sillon
Il roule dans mon coeur comme une musqique
Où ton sourire mène le gai carillonTon regard froufroutait comme du satin
Sur un cri rebelle que je ne peux taire
Qu jaillit du fond d’un amour mutin
Qui m’encence l’âme et la rend légèreCe jour là mon être a frémi sous la houle
D’une douce marée montante dans mes veines.
Une intense douceur ,rend toute sagesse vaineHappe au passage ,ma raison qui s’écroule.
S’il était d’amers moments,d’indifférent destin,
Je te recueille en moi comme un précieux butin— Yacine Bouguerra
D’autres rencontres ont lieu dans des endroits moins romantiques, comme un bar de quartier.
Elle m’a eu au comptoir : un poème d’amour drôle et sincère
Ici, le coup de foudre a lieu au bar, avec un accent du Nord et un peu de houblon.
Les contes de la Grim’
Il était une fois une fille espiègle
Pétillante à la robe ambrée, blonde,
Accoudée au bar, il n’y avait pas grand monde,Elle me regardait avec ses yeux d’aigle
L’effet que me faisait la gueuse était saisissant,
Belle, forte, avec son air émoussé…
J’avais chimé, mais à mon goût pas assez,
Suffisament pourtant pout tomber sous son charme innocent.Les gens l’incendiaient de leurs regards de braise
Mais c’est moi qu’elle accrochait, elle avait de l’appétit,
Elle me contait ses secrets avec un accent ch’TI
Le tempérament trempé, moitié belge, moitié anglaise.Quoi que je fasse, j’étais perdu dans son abbaye,
Il y avait du velours dans sa voix suave.
Quand erraient dans ma tête 33 récits de la brave
Elle s’imbibait de la crique de mes yeux ébahis.Elle m’avait eu, tel un desperado sur mon âme en lambeaux,
J’avais 1664 raisons de l’aimer
De chérir jusqu’à sa poiluchette cendrée.Les contes de cette dame sont vraiment les plus beaux
Servis frais sur ses lèvres au goût d’alambic
Avec le col blanc qui relève son accent tonique
Ses bulles pourraient entrer au Guiness book de ma passion
Je les ai relues pour de nouvelles impressions.
Autre ambiance, plus sombre : une beauté qu’on croise une fois et qu’on n’oublie plus.
Cruelle elfe noire : un poème sur la beauté qui hante les pensées
Certaines apparitions ne quittent plus l’esprit, même quand les heures passent.
Cruelle elfe noire
Cruelle elfe noire au regard d’ébène,
Croisée sur le chemin de ce récent Eden…
Ton image n’a pas encore quitté mon cœur,
Quant bien même s’accumulent les heures…Ta voix d’or et de saphir je l’entends encor,
Caressant mon esprit de beauté sonore,
S’échappant de tes lisses lèvres assassines…
Déjà, me dis-je, deviendrai-je son Djinn ?Dans l’ombre de tes innombrables soupirants,
Sur les parfaites rives de ta peau de diamant,
Je voyage dans la sphère de cet espoir,
De revoir ce regard, cette lumière noire…Mais mon petit cœur affaibli déjà s’éteint,
Dans le doux confort de mon réel de satin…
Quand soudain, en alarme les larmes coulent,
De tristesse mes joues se jouent et se saoulent…
Le vert d’un regard peut aussi vous renverser, comme celui d’une louve.
Louve aux yeux d’émeraude : un poème d’amour court et sauvage
Quelques vers seulement, mais assez pour dire le vert, la nuit et l’espoir.
Louve lovée
Moi j’croyais qu’j’avais déjà vu du vert
Peut-être à cause d’une éclipse de paupièresY’aura fallu être vraiment au fond de ce noir
Soufflé par la beauté de la louve aux yeux d’espoirCanis lupus
Emeraude
Je veux ton vert vert vert
Sentir ta lumière
Dans mon vert vert vertA force de trébucher, on finira par tomber
Envers et contre tout, en vert et contre tous…
L’étoile qui guide la nuit prend ensuite le relais.
Ma belle étoile : un poème d’amour pour celle qui éclaire ma vie
Pour certains, l’être aimé est un astre inaccessible vers lequel on lève les yeux chaque soir.
Ma belle étoile
Une étoile brille dans ma vie
de sa beauté,tous m’envient
elle éclaire mon cheminde la nuit au petit matin
Sa splendeur n’a pas d’égal
l’admirer c’est un vrai régal
son amour me réjouit
la toucher j’en rêve la nuit
De toutes c’est elle que je préfère
avec elle ma vie prospère
elle est si inaccessible mais si exquise
qu’elle m’aime je veux qu’elle me dise
en attendant je vis dans un monde de merveille
brille mon étoile,brille pour moi
rends moi encore plus fou de toi— tosam, 20/09/2002
À force de la regarder, l’étoile finit par rendre fou.
Amoureux à lier : le poème de celui qui ne pense plus qu’à elle
Depuis qu’elle est entrée dans sa vie, il ne pense plus à rien d’autre, et il l’avoue avec humour.
Amoureux à lier
Tu dégages un charme particulier
Auquel mon coeur ne reste pas indifférent
Et moi qui conjuguais ma vie au singulierDepuis toi, je suis devenu si différent.
Je n’ai plus aucune liberté de pensée.
Je ne peux plus réfléchir ni même raisonner,
Et je ne peux plus penser sans penser à toi.Je ne peux plus me perdre au pays des rêves
Sans nous y retrouver unis en tenue d’Eve
En dansant dans le jardin d’Eden à jamais.Aimer m’est impossible, c’est un calvaire
Seul remède pour revoir cette joie éphémère:
Ah! Ce que j’aimerais que tu puisses m’aimer!Beauté réelle, muse imaginaire, tu me hantes
Et je t’imagine, étoile brillante
Apportant la lumière au plus profond de moi.Tes deux flammes bleues me font un mal effarant,
Au creux de tes vagues blondes, je suis un voilier
Tu es un précieux joyau dont l’éclat me rend
Ahuri, amnésique et amoureux à lier.
Ce vertige a un nom : on ne se reconnaît plus. Les mots suivants le disent mieux.
Rencontrer quelqu’un de spécial : un poème sur l’amour qui donne un sens à la vie
Parfois, une rencontre ne change pas seulement le quotidien : elle remet toute une existence en route.
Rencontre avec toi
Se sentir tout chose
Bouleversé de l’intérieur
Quand on rencontre quelqu’un pour soi spécialC’est merveilleux,
Fait sortir le cœur de son logement
Tellement on est heureux !
Il déborde, envahit tout le reste,
Lui donne des couleurs aux teintes révolutionnaires
Eclaire le regard, lui donne un éclat que l’on remarque, une lumière
Un petit quelque chose d’intemporel, d’extra ordinaire
Qui fait un bien tellement fort
Qu’il est capable, à lui seul, de donner à notre vie
Un nouvel élan,
Une direction autre,
Mais enfin proche de nos aspirations les plus profondes…
Car cette rencontre a quelque chose à voir avec le sens de la vie
Le pourquoi du comment et le comment du pourquoi
De notre présence sur terre
Pour aller plus loin que sa vie, à la rencontre authentique de l’autre
Jusqu’à son humanité
Et cela peut nous insuffler la force, la volonté nécessaires
Pour réaliser une mission essentielle
Qui vaut la peine d’être vécue
Qui nous correspond pleinement
Et nous épanouit le cœur comme une fleur !
C’est une ouverture dans sa compréhension
Qui permet de faire un bond gigantesque en avant
Qui nous aurait pris des années, voire des siècles autrement
Voire n’aurait peut-être pas été possible
Sans cette rencontre
Qui n’est pas due au hasard
Mais au destin qui a croisé notre chemin
Et l’a élargi
Lui a donné une beaucoup plus grande envergure, une énergie, une légitimité, Des ailes,
Celle qu’au fond de soi l’on souhaitait ardemment
Et qui est là maintenant
Et sur laquelle on prend appui
Donnant du poids, de l’assise, une base solide, de l’équilibre… à notre vie
Afin d’avoir envie de la poursuivre
Dans le soleil comme dans le givre
Jusqu’à sa fin
Que l’on souhaite la plus tardive possible
Afin de se donner du temps
Pour accomplir
Notre passé, notre présent, notre à venir
Et lui rendre de la saveur
Toute sa saveur !!!!— Myrabelle
Avant elle, la vie ressemblait à autre chose. Le poème suivant remonte le temps.
« Avant toi, je n’existais pas » : un poème d’amour pour dire ce que l’autre a changé
Il y a un avant et un après l’être aimé, et la poétesse le raconte avec une pointe d’humour.
Avant toi
Avant toi, il est vrai, je n’existais pas,
Ma vie doucement s’écoulait, sans histoire,
Avant toi, il est vrai, je n’étais que moi,Et l’Amour au passé, ne faisais qu’y croire.
Et puis tu es arrivé, chamboulant tout cela,
Par quelques jolis mots, de l’humour je crois,
Tout a basculé, dans un joyeux tourbillon,
A m’en faire sincèrement, perdre la raison.Raisonnable je l’étais, plus qu’il n’en fallait,
Dans mes gestes, mes mots et dans mes pensées,
Aujourd’hui je m’élance, et puis je m’envole,
Aucune retenue, dans mes belles paroles.Dans ma tête, il est vrai, je n’avais que dix ans,
Je rêvais encore au prince charmant,
Comme une petite coccinelle, je volais vers toi,
T’imprégner d’amour, de mots tendres parfois.Un joli slow tous les deux, venait nous emporter,
Et moi dans tes bras, doucement je rêvais,
Mais c’est la Femme, qui dans le jardin secret,
A voulu t’offrir, toute sa sensualité.Pour enfin vouloir baisser le rideau,
Elle a quitté la scène, sous tous les bravos,
Elle désire à présent, vivre la dolce vita,
Et se dire désormais, qu’y vivra verra…..— Marie-Rose Porte
Et quand le sentiment revient après des années de silence, il surprend encore plus.
Le revoilà : un poème sur l’amour qui revient quand on ne l’attend plus
Après une longue pause, le cœur se remet à battre, et on essaie en vain de se raisonner.
Le revoila
Cela faisait bien longtemps,
Que je n’avais ressenti se
sentiment,Mais le revoila!
Et tout ça a cause de toi!
Je voulais t’en remercier,
Car de nouveau je peut réver!
Mais je ne doit m emporter
Pour eviter de me blesser.
Cependant je ne pense plus qu’a toi
Meme si je ne doit pas!
Quand il revient, on tremble comme au premier jour, celui d’un jardin en septembre.
Le flirt : un poème sur les premiers frissons de l’amour
Un jardin, un premier jour de septembre, des mains qui tremblent : la scène est posée.
Le flirt
Le premier jour de septembre,
dans un jardin ensoleillé,
mes mains et ma voix tremblent,mes gestes sont mal assurés.
Des chimères se succèdent,
des fous rires éclatent,
dans ce jardin d’Eden,
où les couples s’attachent.Une fièvre s’empare soudain de moi
sans que je puisse la contrôler,
pareille à celle que ressent une femme
que l’on aurait poignarder.Mais je n’attendais pas la mort,
poignard et fièvre n’étaient qu’un baiser
puis les frémissements de mon corps…
Maintenant je sais ce qu’est vibrer.— Cécile
Du flirt au premier slow, il n’y a qu’un pas, que la danse permet de franchir.
Le premier slow : un poème sur les premières étreintes et l’émotion du premier amour
Se tenir dans les bras de quelqu’un pour la première fois, c’est oublier la musique et le monde autour.
Le premier slow
Hier je ne croyais pas
Je te tenais entre mes bras
Je t’enlaçais comme si jamais nos corps se sépareraissous mes doigts je touchais les formes de ton dos
Tes courbures m’ont tout de suite provoquées et à la fois intimidées
J’étais dans une bulle, dans un rêve, dans un autre monde
Je dansais dans tes bras comme si nous étions sur un nuage
à l’écart de la musique et de l’entourage
Hier je ne croyais pas
bouche bée j’attendais désespérée
que tes lèvres se livrent aux miennes
afin d’expérimenter le geste tendre du baiser
À la croisée de ta nuque
j’ai longuement humé ton parfum exorbitant
Nos joues se caressants
sur ta peau de veloutée
j’ai laissé la mienne airée
Cette sensation que j’ai éprouvée
lorsque tu as pressé ton visage
avec plus d’assurance contre le mien m’a soudainement chavirée
Ces quelques minutes m’ont entièrement enflammées
paraissantes indéfinies comme si la suite
nous attendait à quelques pas non loin de là
Mais la je suis dingue de toi
depuis la toute première fois que je t’ai rencontré
Des sentiments m’envaissent
Où est donc l’abandon à la liberté que j’ai tant désirée
Car aujourd’hui je me suis attachée à un être
pour la toute première fois de ma vie
sans savoir si ses sentiments sont aussi grands
Aujourd’hui, les rencontres passent parfois par un écran, et l’émotion reste la même.
Mon prince d’Internet : un poème d’amour à l’ère des rencontres en ligne
Un salon de discussion, une photo, des milliers d’e-mails : l’amour à distance a aussi ses poètes.
Mon Prince d’Internet
J’ai rencontré sur Internet
Dans un salon de discussion
Le garçon pour qui je suis faiteEt qui partage ma passion
Bien sûr, j’ai craqué sur son look
La photo était trop sympa
Et je n’ai jamais mis en doute
Ce lien qui s installait déjàTous les jours de la s’ maine, je lui donne rendez vous
Je tape sur mon clavier : Je t’aime, I love you !Mon Prince d’Internet, je l’appelle mon Prince d’Internet
Mon Prince d Internet, je l’appelle mon Prince d’InternetQu’il soit ici ou bien ailleurs
Il est dans mon ordinateur
Avec son âme et ses pensées
Contre mon coeur, il vient surferLes milliers d’Emails qu’il m’envoie
Je les imprime au fond de moi
Ce soir, je lui réponds sans crainte
Par cette chanson en pièce jointeTous les jours de la s’ maine, je lui donne rendez vous
Je tape sur mon clavier : Je t’aime, I love you !Mon Prince d’Internet, je l’appelle mon Prince d’Internet
Mon Prince d’Internet, je l’appelle mon Prince d’Internet2001
— Serge Lainé
On finit par déclarer sa flamme à tout le monde, y compris à un valet à patins.
Amarande : un poème d’amour plein d’humour et de rimes en « in »
Pour clore la première partie, un texte qui ne se prend pas au sérieux et joue avec les rimes.
Amarande
Je me suis mis dans une embrouille,
J’aime un beau valet à patin.
Quand je le vois, – Oui, je bafouille!
Mon adorable adamantin.
Pour moi, la Terre il fouille,
A la recherche de diamantins ;
Quelquefois, les mains pleines de rouille
Les essuient torchon de satin.
Colère me monte, que je verrouille
Avant devenir éléphantin
Car, quand il s’en va en vadrouille,
Mon adorable lamantin,
Mes grands yeux pleurent, et souillent
Les beaux draps blancs du Libertin.
Après l’éveil des sentiments, vient le moment de les confier, ou de les taire.
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