100 Poèmes de déclaration d’amour : les plus beaux aveux en vers pour dire « je t’aime »

Poèmes de déclaration d’amour : 102 textes passionnés pour dire l’indicible, avec une rose rouge, une lettre d’amour et un couple au coucher du soleil.

Sommaire :

Versets amoureux : un poème inspiré des dieux de l’Antiquité pour parler d’amour

Hermès, Aphrodite, Cythère : le poète convoque la mythologie pour dire que l’amour est à la fois tyran et esclave.

Versets amoureux

Ô grand petit enfant : fils de la nuit, frère de la terre
Et du ciel.D’Hermès et d’Aphrodite tu tiens le fiel
Et le miel.Tu es la pauvreté et la richesse de Cythère

Ton sourire malicieux perce l’armée de mon cœur
Tes doigts cramoisis fichent leur aiguillon dans la plaie
De mon âme.Amour ! Combien de feux inextinguibles
Tes amoureuses flêchettes ont brûlés : serpent volant
Pourquoi ? Elle ! N’es-tu pas aveugle ?Fol insecte
Aux ailes dorés !Ne serais-tu pas éprise, perdue et mordue?
Hypocrène ! tu es ma muse , ma fureur et ma joie
Ame douce !plus je te vois , certes plus tu es absente
Non !Tu es absente-présente , le soleil de ma nuit
Amie ! Tu es mon tyran et mon esclave ! ô déesse
N’en est sur toi mon destin survole-t-il tel une abeille ?
En toi mon tombeau est mille fois creusé…

Après les dieux, un lion de cuir et une dédicace très personnelle.

Mon petit lion : un poème d’amour avec un surnom et un souvenir aux Tuileries

Un poème écrit « à mon Babi », où un baiser aux Tuileries marque le début d’une vie d’homme.

Ioga

Petit être de poils, gravé là sur son cuir
Contempla un beau jour notre étreinte se suffir
Petit Lion si méfiant posa sur moi ta patte

T’inclinant devant moi. Que ma passion éclate

Souviens-toi des Tuilleries où je devins un homme
En caressant ces lèvres comme on croque La Pomme
De tes yeux plus jamais je n’ai pu m’arracher
Et l’idée de le faire m’aurait plus que tuer

J’ai baigné dans un fleuve de Regard innocent
Sans craindre, sans pleurer, sans te voir me quittant
J’ai rêvé jour et nuit que j’étais enfin né
Loin d’un Rêve, au final orphelin suis resté

Aujourd’hui, j’ai grandit. Me voici près de toi
Ne fuis pas. Regarde-moi, enserre-nous dans tes bras
Sans Ioga. Mais tant pis, je te veux Sang-de-Vie
Tu nourris mon idylle, sans en être l’Egérie

Sourris-moi quand je pleure. Ne crains rien mon Amour
Soyons jumeaux d’idéal. Reste-nous toujours
Ne baisse plus ton regard mais viens me le confier
Mon ami, mon amour, à toi de t’échapper…

A mon Babi…

— X.ylone

Après cette dédicace, un sonnet bancal qui raconte un amour en quelques vers.

Roman en sonnet boiteux : un poème sur la rencontre, l’attente et la morsure d’un baiser

Un sonnet qui boite volontairement, entre rencontre et blessure à venir.

Roman en sonnet boiteux

Midi ! Le visage de l’horizon
Fut un vaste sourire du levant
Où venaient se désaltérer les
ombres
Des yeux d’une première rencontre :
Ton regard fut l’ultime lueur
Où se noyait ma douce langueur
O soupir ! Évanescente onomatopée !
La craie noire de tes lèvres coupées
Dessinent sur la statue de silence…
Un linéament de sel et une l’absence.
Le fiel de l’attente fut mon pain
Je bus des tresses de ta chevelure
Mille baisers et une morsure
Penchée sur la blessure de demain…

L’instant d’une rencontre peut aussi défier le temps et laisser une marque.

À cet instant précis : un poème sur l’émotion d’un moment qui défie le temps

Quelques strophes courtes, des rimes brèves, et un baiser sur le front qui change tout.

A cet instant précis

L’émoi défie le temps
Perdu à cet instant
Le fou original

Pêcher subliminal

A en pleurer encore
Se déchirer dehors
A en crier sur toile
Et raccrocher l’étoile

A cet instant maudit
Des âmes réunies
A ce présent futur
J’ai traversé le mur

Un baiser sur ton front
Dont tu entends le son
Une couleur de toi
A fait monter ce moi

A cet instant de plaisir
A ce moment de délire

Après l’instant vient l’attente, et le cri : reviens.

« Reviens, je t’en conjure » : un poème pour demander pardon à celle qu’on a perdue

La plus déchirante des supplications : on a trahi, on a pleuré, on veut revenir.

Reviens…!

J’ai la folie dans l’esprit et le corps, d’aimer !

Tout mon cœur est un cri, un appel au secours

Perdu, sans toi, je ne peux vivre sans amour

J’ai mal de ne pas te voir, d’avoir tout raté.

Reviens, je t’en conjure, peux-tu pardonner ?

Le puits de mes larmes est à sec, j’ai tant pleuré

Que mes draps sont trempés. Je suis écoeuré

De t’avoir trahi, mais j’ai tant à te donner.

Reviens, mon ange et que tout change, moi sans toi

Çà n’a plus de sens. Je sais, tu as supporté

Mes mots et mes maux, je peux encore t’apporter

A nouveau dans ta vie, le bonheur et la joie.

Quand les larmes ne suffisent plus, il reste à lui demander d’ouvrir son cœur.

Ouvre ton cœur : un poème pour quelqu’un qui joue au chat et à la souris

Il ne supporte plus de ne pas savoir si elle le désire, et lui demande de cesser le jeu.

Ouvre ton cœur

Je ne peux plus supporter de ne pas te voir

Jour et nuit, tu es dans mes pensées, j’en
délire

J’ai mal et j’en souffre, d’un cruel désespoir

De ne pas le savoir, si toi, tu me désires.

Cesse enfin ce jeu du chat et de la souris

Ce n’est pas seulement moi qui doit le dire

Exprimer par mes regards et quand je soulis

Ces sentiments que j’ai pour toi, ces profonds désirs.

Nous pouvons nous mentir, cacher la vérité

Dissimuler, taire cet amour, à l’univers

Il faudra un jour, révéler ce lourd secret

Que nous nous aimons et dévoiler le mystère !

Il y a pire que le jeu : l’attente d’un seul jour passé avec elle.

Besoin de toi : un poème pour dire « je ferais n’importe quoi pour toi »

Briser les chaînes, franchir les montagnes, traverser les océans, tout ça pour une journée à ses côtés.

Besoin de Toi

Tu es ma vie, mon souffle roi,
Je ferai n’importe quoi pour toi
Ne serait-ce qu’un moment,

Seulement un instant,
Le temps de te donner mon Amour,
De t’aimer rien qu’un jour
Ensuite disparaitre à jamais
Si tel est ton souhait
Mais tu auras rendu un homme heureux
Seulement en le caressant des yeux…
Pour toi je briserais toutes les chaines,
Je changerais en joie toutes les peines
Franchirais toutes les montagnes
Survvrais à tous les bagnes
Passerais tous les torrents,
Je traverserais tous les océans
Rien que pour t’avoir près de moi
Une journée, pas une semaine ni un mois.
Juste une journée
Passée à tes pieds….

Quand on n’a pas de visage à qui s’adresser, l’amour se vit autrement : par l’attente.

Je t’attends sans te connaître : un poème sur l’amour à venir

Il ne sait pas qui il attend, mais il croit que cette personne existe quelque part.

Délivrance

Quand les cendres s’exhibent, transparentes
Que mes abysses, pour toi, éblouissent
Mon cœur, si chétif, ne craint plus qu’il

vente
A l’abri de ces vautours qui sévissent

Je ne te connais pas, et plus encore
Mais si cet espoir là ne s’éteint pas
C’est donc que tu existes dans un corps
Qu’il me tarde d’animer de mes doigts

Je ne te trouve pas, et moins seulement.
Ce regard qui m’enveloppe quand la lune
Descend écrire le conte des Amants
N’est que le souffle sur la dune

J’y suis assis, couvert de mille souvenirs
Dos à dos avec le spectre de ma Vie
L’essence de mes larmes et de mes rires
Mon dernier Rêve sera le tien, j’ai dit

Je n’ai qu’une seule fierté, c’est de t’attendre
Au prix de tant d’erreurs, tous mes non-sens
De croire encore que seul tu pourras rendre
A mes yeux l’éclat bleu de ma naissance…

A cet Ange qui allumera ma Vie…

Cette attente peut devenir une quête acharnée, entre espoir et lassitude.

Où est mon grand amour ? Un poème sur la quête du véritable amour

Un homme las des conquêtes superficielles cherche l’âme qui l’a toujours hanté.

La quête acharnée

Où est ma délivrance ?
Où est ma romance ?
Suis-je à la renonce ?

A l’amour aux anges
Ma requête s’annonce
Ma recherche s’élance
Pour un amour si dense
Pour un apaisement de mes sens
Je suis pris par ce non-sens
Etourdis, hurluberlu, distrait
Par ces nanas sans muse ni attrait
Par cette recette défigurée
Que je côtoie désormais
Ce vide me déplaît
Et Je me défais d’aimer
A la pelle et au louchet.
Je cherche ma fierté :
Un être féerique, mirifique, coquet
Une personne fastueuse, attachante , magnanime,
Je cherche un grain de volupté
Dans ce sarcasme et dérision de tous cÔtés
Et je continuerais cette quête acharnée
Pour goutter à l’ âme qui m’a toujours hanté.

Cette recherche prend ensuite la forme d’un oiseau, mythique et lumineux.

Phénix : un poème d’amour qui renaît de ses cendres

Un oiseau turquoise, un regard bleu, un amour qui hésite entre une fin et un début.

Phoenix

Un magnifique oiseau aux ailes irisées
S’envole dans les branches pour mieux y reposer
Son plumage est turquoise et son bec doré

Des parfums de framboises inondent le foret

Son regard est profond on pourrait s’y noyer
Et de ce bleu si clair, je voudrais m’habiller
Me noyer dans l’azur de ses douces pensées
Me fondre lentement comme une larme sur ta joue
Pour ne plus être seulement mais exister surtout

Pour être la chaque jour et partager ta vie
Que se soit pour l’amour, les joies et les ennuis
Avec toi je serais bien car c’est là mon destin
Il est écrit, en moi malgré ma résistance
Je sais qu’auprès de toi est ma deuxième naissance

Qu’en penses-tu donc de moi, de ce que je raconte
De cet amour vécu comme si c’était un conte
J’aimerais le savoir, avoir ton opinion
Avoir enfin ce jour, une vraie révélation.

Ta réponse à tout cela est sans doute la clé
De mon amour pour toi ou de mon cœur brisé
Qu’importe si je souffre ou respire enfin !
Il faut à cette histoire un début et une fin

La souffrance est mon lot dans cette incertitude
Ma vie ne peut pas être qu’un monceau d’habitudes
Je veux cette réponse et bientôt je l’aurais
Et pour cela un jour je te rencontrerais
Que se soit la dernière, si je te dérangeais
Que se soit la première si je me dévoilais !

Que cesse ce tourment de ne pas le savoir !
Que meurent les amants de n’avoir su y croire !
Je ne peux me résoudre à t’oublier comme cela
J’ai besoin d’une cassure, comme d’une blessure en moi.
Qui me ferait si mal que je te haïrais !
De me faire souffrir tant. Mais je le méritais.

Après tant de questions, une dernière : que reste-t-il quand les étoiles s’effondrent ?

Tu brilles, je m’efface : un poème sur l’amour qui rend tout petit

Des étoiles, des constellations, et un « je » qui s’incline devant tant de beauté.

X-étoiles

Tu brilles,
Je m’effondre :
Mélodie

Pour te répondre.

Majestueux,
Et encore !
J’en sais si peu
Pour quelqu’un d’mort.

Oui, je m’incline
De tout mon corps ;
Corps qui dessine
Cette métaphore.

« Ces x-étoiles,
Faut pas qu’tu te voiles,
Tu les aimais
Bronzées ou pâles. »

Etoiles filantes,
Etoiles stagnantes,
Lueur passive,
Lueur active.

Constellation
Dans tes yeux :
Vénération,
Je suis un dieu !

Constellation
Dans tes mains :
Réflexion,
Je ne suis rien !!

« Ces x-étoiles,
Faut pas qu’tu te voiles,
Tu les aimais
Pour ton mal. »
(et pour le leur aussi…)

Toute cette beauté,
Incroyable,
Qui vient frôler
L’inacceptable.

Puis je m’efface :
Plus un obstacle,
Plus une trace
Sur ce spectacle.

Tu brilles
Seule au milieu
De ma vie
Et de leurs cieux.

« Ces x-étoiles,
Faut pas qu’tu te voiles,
Elles étaient tout
Sauf normales. »

« Ces x-étoiles,
Faut pas qu’tu te voiles,
Tu les aimais !
Quel idéal !!!??? »

Le métro est aussi un lieu de rencontre : voici une dédicace à une inconnue de la gare d’Ottignies.

Un poème d’amour pour une inconnue du métro : dédicace à la gare d’Ottignies

Une dédicace pleine d’humour moderne à une fille croisée matin et soir sur un quai de gare.

Bientôt dans votre métro

Je dédie ce texte à une fille
Excellente, sensible, Etonnante
Le matin , elle est mon XTC

Pas mal du moins étincelante
Le soir, elle hante mon esprit
Un de ces rayons de Soleil
Qui traverse la gare Ottignies
Sous l’inspiration de cette perle noir
C’est des poèmes qui ne cesse de prendre vie
Une fusion de graine formant une l’heur d’espoir
Elle ma envoûté avec ses tours de magie
Sa voix glamour trucide mes oreilles
Véhicule en moi une émouvante pluie
Un cyclone de bonheur coule dans mes veines
Dans un silence absolue, une étoile me dit :
Tu l’aime, tu l’adore même, à tes yeux c’est ton or,
Le trésor qui te resté mais 1 Kiss ‘n’ Ride
Underground lol lui est dédicace.

— Odry Kalisa

À la gare, on tombe amoureux en passant. Sur la route, on peut aussi chanter son amour.

« L’amour n’a pas de raison » : une chanson-poème d’amour passion

Un poème qui ressemble à une chanson, avec son refrain et son écho porté par le vent.

Chanson passion

Je passerai là un jour,
Mon chemin te croisera,
On se reconnaîtra,

Comme dans la chanson,
L’amour n’a pas de raison.

Je suivrai tes pas,
J’écouterai ta voix,
Je crierai ton nom,
L’amour n’a pas de raison.

Je vivrai pour toi,
Je vivrai par toi,
Je chanterai par passion,
Je chanterai ton nom.

L’écho sera mon témoin
Il portera ton nom au loin,
Sur les ailes du vent
Les vagues de l’océan,
Les étoiles du firmament.

Accompagne moi dans le temps,
Rejoins moi dans mes rêves,
Pose ta bouche sur mes lèvres,
Découvre mes vrais sentiments.

Pour toi mon amant,

Laisse moi le temps,

J’ouvre mon coeur à l’Amour

Tout doucement, tendrement,

Je t’attends…

Du chant, on passe au jeu de mots : le cœur bat de toutes les façons imaginables.

Mon cœur bat la chamade : un poème d’amour plein de jeux de mots

« Battre » à toutes les sauces : la chamade, la campagne, la semelle. Un poème qui joue avec les expressions.

Je batifole !

Là ! je me suis laissée surprendre
et voilà tout à coup qu’il bat
bat la chamade

bat à tout rompre
bat le rappel de ses émois
bat la campagne à ta recherche
bat la semelle à tant t’attendre

le traître !
il s’est fait battre en brèche
après s’être fait battre à mort
mais les chagrins battent de l’aile
et mes rêves battent des mains

même si toi tu t’en bats l’oeil
je ne peux pas te battre froid
j’ai beau vouloir battre en retraite
il est trop tard
là, dans ma tête
c’est ton pavillon que je bats !

— Colette Haddad

Après le jeu, une cible, un tireur, et un cœur touché.

Touché en plein cœur : un poème sur l’amour qui arrive à un solitaire

Un homme qui écrit « au jugé » comme d’autres tirent, et qui se retrouve soudain visé.

Au cœur

Moi j’écris au jugé comme certains autres tirent,
Il arrive parfois que je touche une cible
– De préférence un cœur.

Moi je vis solitaire comme certains autres meurent
Pour autant je ne suis pas du tout insensible
– Quand approche l’âme sœur.

Et voici qu’à mon tour je m’affiche comme cible
– Je suis touché au cœur
Et le remous des âmes en cercles concentriques

S’élargit sur ma vie,
Et la foudre d’aimer et ses arcs électriques
Eblouissent ma nuit.

J’écrivais au jugé, comme certains autres tirent …

JM – 6 avril 2002

Du tireur solitaire, on passe à une conductrice pressée et à un refrain qui ne quitte plus la tête.

Je roule à mille à l’heure, destination toi : un poème d’amour au rythme d’une chanson

Feux, péages, panneaux stop : tout le vocabulaire de la route pour dire la fougue de l’amour.

Destination Toi

Tes mots indicateurs
M’ont mise sur ta route
Et j’ai depuis dans le coeur

Un amour qui roule
Un feu clignotant
Un sens interdit
Pas le droit de passage
J’m’en fous c’est ma vie

Je roule à mille à l’heure destination toi
Le feu vert est pour moi
Je brûle à l’intérieur

Mais t’as mis le panneau stop
Maintenant y’a l’péage
Parce que pour toi j’ai pas l’âge
Tu préfères les Rolls
Je casserai la barrière
Je roulerai sur toi
J’retourne pas en arrière
J’me gare pas sur l’ trottoir

Je roule à mille à l’heure destination toi
Le feu vert est pour moi
Je brûle à l’intérieur

A quand la colision ?
Y’aura pas de constat
Arrangement à l’amiable
Mais on n’en reste pas là
J’serai ton passager
Compagnon de route
Le code de l’amour
Pratique de couple
Même si c’est interdit
J’men fiche puisque je t’aime
C’est peut-être clasique
Et les mots sont les mêmes

Je roule à mille à l’heure destination toi
Le feu vert est pour moi
Je brûle à l’intérieur

Limitation de vitesse
Lignes de dissuasion
Je suis en détresse
Je sors à passion

Je roule à mille à l’heure destination toi
Le feu vert est pour moi
Je brûle à l’intérieur

Tes mots indicateurs
M’ont mise sur ta route
Et j’ai depuis dans le coeur
Un amour qui roule
Comme un bruit de moteur
Qui va bientôt lâcher
Les sirènes grondent
Je suis dans une civière
J’me suis foutue en l’air

— Sophie Barroul

Admiration : un poème d’amour en cinq mouvements pour celle qui ne répond pas

Cinq parties, comme cinq mouvements d’une symphonie : l’espoir, la lumière, le don de soi, la prière, le dégel.

Admiration

I. Admiration

Que la joute des mots fasse résonner ton bonheur.
Que les rimes s’accordent pour proclamer ta splendeur.

Que ton hymme balaye toute rancoeur.
Que tu soit la clé qui ouvrira mon coeur.
Répond toi qui reste muette pour mon plus grand malheur.

Immergé dans un flot de lumière,
irradié par la chaleur de ton être,
mon âme baigne dans le bien-être.
Réfugié, blottis tout contre toi,
je n’ai besoin de nulle autre toit.
Emprisonné volontaire, je me remet à toi,
toi qui me délivre et éveille mon réel moi.

Ensorcellé par tes yeux couleur opaline,
je découvre en toi ta lumière divine.
Mes défenses déjouées, je me rend à toi,
désormais serviteur envers et contre moi.
Je te suivrai partout, au delà moi-même,
ne faisant plus qu’un avec toi-même.

Que demain tu rende possible,
ce qui m’est aujourd’hui impossible.
Que tu me sorte enfin de ma torpeur,
afin de faire disparaître mes peurs.
Que tu sèche mes pleurs,
m’apportant la douceur.

Mon coeur, ce prisionnier des glaces,
attendait que ton soufle vint le réchauffer,
afin que rebatte le soufle brûlant de la vie.
Et bientôt, tout mon corps cessa de frissonner,
abandonnant le sommeil pour retourver ses envies.
Que la vie reprenne, avec toi à qui je rend grâce.

Et pour finir cette page, un poème qui tient en un mot répété : il suffit.

Il suffit d’un regard : un poème sur l’espoir qui renaît malgré tout

Un regard, un frisson, un battement de cils : tout recommence et l’espoir tient en trois mots.

Il suffit

Il suffit d’un regard
d’un battement de
cils

pour que j’y crois encore
pour que tout soit possible

il suffit d’un frisson
qui caresse ta main
pour que nous deux
se décline en demain

pour que tu me reviennes
pour que je te retrouve
pour que l’on se souvienne
et pourqu’on leur prouve

qu’il suffit de vouloir
abattre les montagnes
grimper toujours plus haut
sur ses mâts de cocagne

qu’il suffit d’espérer
pour annuler le sort
quand la vie est cruelle
et quand la vie a tort

pour que tu me reviennes
que je te retrouve
qu’on se souvienne
qu’enfin je te prouve

qu’il suffit de crier
ce n’est pas possible
attendre ton regard
un battement de cils

espérer un frisson
qui traverse ta main
pour que je puisse encore
te dire à demain

pour que tu me reviennes
je te retrouve
on se souvienne
tu me prouves

qu’il suffit…

qu’il suffit d’un trop tard
pour que je n’y crois plus
d’un trop tard
pour que je sois perdue

pour que je te rejoigne
pour que je te retrouve
pour qu’ils comprennent
et qu’on leur prouve…

qu’il suffit…

qu’il suffit de s’aimer
plus fort que la raison
au-delà des montagnes
au-delà des frissons

il suffit!

— Martine

Arrive enfin ce que tous attendaient : le rêve qui devient réalité.

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