93 poèmes d’amour passionnés : désir, sensualité et chagrin
Les poèmes d’amour passionnés ne ressemblent pas tous à des déclarations. Certains brûlent, d’autres s’excusent, quelques-uns hurlent leur manque dans une chambre vide. Cette sélection de 93 poèmes d’amour, de désir et de sensualité suit le chemin que prend souvent une passion : le regard qui accroche, la nuit qui s’emballe, la jalousie qui s’installe, l’absence qui creuse, puis la lumière qui revient malgré tout.
Vous cherchez un poème d’amour sensuel à glisser dans un message, un texte pour dire « tu me manques », ou simplement des vers qui ressemblent à ce que vous ressentez ce soir ? Prenez votre temps. Lisez à voix haute les poèmes qui vous touchent, et gardez la page dans vos favoris : on y revient toujours à un moment précis de sa vie amoureuse.
Sommaire :
Un poème d’amour sur la douceur d’un regard, comme dans un rêve
On commence au milieu d’un champ de tournesols, là où tout semble possible.
Comme dans un rêve
Dans un champ jonché de tournesols affolés,
L’amour s’épanouit, fier, dans les roses rouges,
Le vent s’éteint, le criquet se tait, rien ne bouge
Mise à part une blonde que l’herbe enrôlait.La si douce chaleur me caresse l’échine
Et sa voix vient soudain me chatouiller l’oreille,
Elle se confond avec le soleil à merveille
Avec le diable au corps, d’ange est pourtant sa mine.Son grand sourire blanc me noircit les pupilles,
Ses yeux bleu cobalt me rougissent les papilles
Et j’égare mes vers, violé par sa beauté.Je touche sa crinière fauve de flanelle,
Elle s’approche de moi, frêle et sensuelle,
Sur ses lèvres, le retour des réalités.— Schtroumpf Poète
Un rêve éveillé, et pourtant la réalité finit par reprendre ses droits sur les lèvres de l’aimée. Mais certaines rencontres ne se laissent pas oublier si facilement.
Poème d’amour obsessionnel : la femme qui vous fait perdre la tête
Une robe noire, un baiser sur la main, et le piège se referme.
Obsession
Aux volutes rebelles de sa brune crinière,
A sa robe noire, son élégante manière,
Belle à damner les saints, telle une madone,
Je compris aussitôt qu’elle était lionne !Elle brillait d’une éclat aigu comme l’épine,
Toute en grâce, jusque la griffe féline !
Dans son regard l’exubérance de l’audace,
Un sourire conquérant sur sa lèvre vorace !Elle me tendit sa main en quête d’un baiser,
Concédant un espoir à mon âme embrasée.
Lors, ma lèvre accédant « au sublime digital »
S’y brûla avec une insistance immorale !C’était déjà la promesse d’une ample offrande,
Car bientôt elle me livrait sa bouche gourmande,
Et son corps en proie aux démons de l’obsession ;
Seul de son coeur, me refusant la reddition.Au matin, quand la nuit retira son licol,
L’ivresse et la belle avaient pris leur envol,
Et ma mémoire exhumait, spectre diaphane,
Le souvenir envoûtant de cette femme.
Le corps s’est donné, le cœur est resté fermé, et c’est ce détail qui obsède. On passe maintenant à des amours moins défensives, celles qui se perdent dans la couleur d’un regard.
Le bleu de tes yeux : un poème d’amour qui dit « viens »
Il existe un bleu qui n’est ni celui du ciel ni celui de l’océan.
Bleu
Il y a le bleu de l’océan
Qui fait ses gammes avec le temps
Aussi délavé qu’un vieux jean
Ou sombre comme la mer de ChineIl y a aussi le bleu du ciel
Qui s’amuse avec le soleil
Jouant sur toutes les nuances
De la nuit à la transparenceEt puis il y a un bleu
Si merveilleux
Que j’ai plongé dedans
Quand j’avais dix-sept ans
Je n’peux plus m’en passer
Il m’a ensorcelée
C’est un bleu qui dit “viens”
C’est un bleu de velours
C’est le bleu de tes yeux
C’est le bleu de l’amour
Mon amourIl y a le bleu des écoliers
Qui court au fil des cahiers
Des mots d’encre remplis d’espoir
Qui nous inventent des histoiresIl y a aussi les bleus au coeur
Qui font pleurer pendant des heures
Ceux qui font mal à en crever
Mais qu’on finit par oublierEt puis il y a un bleu
Si merveilleux
Que j’ai plongé dedans
Quand j’avais dix-sept ans
Je n’peux plus m’en passer
Il m’a ensorcelée
C’est un bleu qui dit “viens”
C’est un bleu de velours
C’est le bleu de tes yeux
C’est le bleu de l’amour
Mon amour— Danièle Goguet
Des yeux d’un autre bleu, verts cette fois, vont nous emmener beaucoup plus loin que le rivage.
Se noyer dans les yeux de l’être aimé : « À l’encre de tes yeux »
Quand on écrit « je t’aime » avec le regard de l’autre pour seule encre.
A l’encre de tes yeux
L’horizon dans tes yeux verts,
comme la marée des tropiques
au fond d’une vague velours
pour m’emporter à l’envers du monde.Insouciant tu viens me bercer
avec le silence qui n’a plus de voix,
avec le temps qui n’a plus d’espace.
Enfiévrée je me noie
dans ces cristaux d’étoiles brume
scintillant de miroirs d’or
au fond de tes yeux d’ambre.
Le couchant de ton ombre m’endort
au son lourd du sablier des vents
m’emprisonnant
dans des serres de parfums
qui n’appartiennent qu’a toi.
Ivresse au bord de mes lèvres
quand tes baisers m’enivrent
comme des gouttes de pluie
qui me fond chavirer
au fond de ton âme.
Jsqu’au bout de toi,
jusqu’au bout du chemin
solitude amarrée à des voiles d’ancre
m’emprotant vers des passerelles d’eaux
où mes mots d’amour courrent
à l’encre de tes yeux.— Jane dEau
L’eau, encore. Le poème suivant en fait un miroir, mais celui-là a peur de la tempête.
Poème sur la peur d’aimer : les embruns de tes yeux
Un sonnet pour ceux qui restent au bord de l’eau par crainte du naufrage.
Les embruns de tes yeux
Tes yeux sont amour et tes yeux sont voyage
Et tes yeux sont fontaine où se mire l’amer
En eux je me perdrai comme on se perd en mer
Car la mer et tes yeux ne vivent sans orageSi j’ai peur de la mer je demeure au rivage
Si je crains la douleur c’est que j’ai peur d’aimer
J’étouffe cet amour il ne doit s’enflammer
Je repousse le temps par crainte du naufrageLa rose de l’amour eut tes vers pour berceau
L’amour naît de l’amour la fleur jouit de l’eau
Mais la fraicheur de l’eau me laisse là sans armesSi la rose soupire au brasier amoureux
L’amour qui me consume est bien trop douloureux
Ce soir c’est dans la mer que couleront mes larmes
Pour sortir de cette retenue, il faut parfois un paysage entier : des dunes violettes, des herbes folles, une odeur qui reste sur la paume.
Un poème d’amour parfumé : le baiser de la lavande
La Provence, un corps allongé, et des lilas dans les cheveux.
Lavande
L’horizon fissuré de dunes violettes
La peau des nuages dalmatiens
Et le sentiment de ma palette
Qui scrute ces formes sans finSous le velours de ces herbes folles
Nos corps se perdaient dans l’azur
Les grillons animaient l’air frivole
Des lilas se pendaient à ta chevelureSur ma paume un parfum s’étendait
Comme une vague le long de la côte
Un ciel de glaise orangé nous palpait
Dénudant nos rires, nous faisant hôtesDe son sourire j’ai puisé toute l’allégresse
Nous embaumant à sa fragrance de légende
La vie est si colorée sous ses cils en caresses
Que je ne peux oublier le baiser de la lavande— Thib Valéry
Il y a des instants où le monde entier semble vous attendre. Le poème suivant les énumère un à un, comme on compte ses trésors.
Tout ce qu’il y avait dans son regard : un poème d’amour tendre
Quatre petites phrases pour dire un grand éblouissement.
Il y avait…
Dans son regard très doux,
Il y avait tellement de soleil
Que je m’y étais brûlé les ailes
Sans même qu’elle s’en fût aperçu.Dans sa voix un peu tremblante,
Il y avait tellement d’humilité
Que j’eus infiniment de peine
A décoder son tendre message.Dans l’édénique jardin de son âme,
Il y avait tant de jolies roses,
Que je ne savais lesquelles choisir
Comme présent pour les fiançailles.Et en nos deux coeurs éblouis,
Il y avait tellement de passion
Que nous pouvions goûter sans peur
A tous les bons fruits défendus.— Bernard Lanza
Quand on a trouvé quelqu’un à qui parler ainsi, les mots simples suffisent. Voici une déclaration sans détour.
« Mon bel ami, mon tendre amour » : des vers pour dire merci à celui qui vous aime
Une chanson d’amour qui répète les mêmes mots, comme on refait les mêmes gestes.
Mon tendre amour
Mon bel ami, mon tendre amour
Que de tendresse quand tu souris,
Que de lumière dans mes jours
Mon bel amour, mon tendre ami.Quand elles se posent sur ma peau
Entrainant vagues de douceur,
Tes mains m’emmènent toujours plus haut
Mon bel ami, mon tendre coeur.Quand tes baisers étouffent mes soupirs
Puis dans mon cou glissent lentement,
Je me colle à toi,prete à mourir
Mon bel amour, mon tendre amant.Quand dans tes bras tu me serres fort
La tete au creux de ton épaule,
Je ferme les yeux et j’dis »encore,
Etouffe moi que je m’envole »Jamais tu n’imagineras
Combien tu illumines mes jours,
Tu es fontaine qui coule en moi
Mon tendre ami, mon bel amour.Ma vie devient vite un enfer
Quand je n’ai plus tes yeux sur moi,
Tu es mon ciel, mon air, ma terre
Mon bel amant, mon tendre TOI.
Et pour la fête des amoureux, ou n’importe quel jour où l’on a envie de fleurir quelqu’un, voici une rose beauceronne.
Un poème pour la Saint-Valentin à offrir à celle qu’on aime
Court, chantant, facile à recopier dans une carte.
Valentine
Tu es ma rose beauceronne
Qui parfume
Qui illumineC’est pour toi que mon cœur résonne
Dans tes rêves les plus secrets
Dans tes soupirs les plus doux
Tu ramènes telle une hirondelle
Le printemps des amoursSur tes lèvres ensorcelées
J’ai cueilli tes douillets baisers
Ton cœur qui bat la chamade
Pulse les émotions éternellesQuand viendra l’été
Sur ton corps nu
J’irai rêver
De passions renouveléesDans mes bras
Sur ton sein
Je sentirai le clin d’œil
De la natureToi ma Valentine
Toi ma bien-aimée
Toi ma lionne d’or
Toi ma rose adorée
Tu es celle que mon cœur aime!
La rose revient, mais celle du poème suivant pique : elle est libertine, immortelle, et elle ne fane pas en été.
La rose de décembre : un poème d’amour libertin aux mille épines
Dans les allées de Bagatelle, une reine parfumée vous laisse une marque au doigt.
La rose
Dans les allées libertines de Bagatelle,
Une reine immortelle au parfum rebelle,
M’a piqué au doigt d’un anneau enchanté,
La rose de décembre ne se fane même en été.Un printemps sans toi et plus rien ne bourgeonne,
Comment voir la vie en toi si tu ne me couronnes,
Je m’évente, je m’ensable, dans ton eau me suis noyé,
Pour ta seule fleur à cent épines me suis piqué.Alors pour mieux t’aimer,
J’ai fait ce sacrifice :
En ronce me suis changé,
Mais quel feu d’artifices !Sur ton lit de pétales incarnadins,
Une rosée d’innocence perle ma belle-de-nuit,
Mes ardeurs butineuses de chérubin,
Enlèvent ta grâce au soleil de minuit.Quand on vit au beau milieu des roses,
On en prend malgré soi le parfum,
On peut bien croire à la métamorphose,
Mais la vie s’effeuille sur le même chemin…
Après la rose, un seul mot : amour, tout nu, et ce regard de braise qui chavire tout.
Son regard de braise : un court poème d’amour qui chavire le cœur
Quatre strophes, quatre rimes, et une manière de dire le désir avec douceur.
Amour
Son regard est de braise
Aux éclats de douceur
Et chavire mon cœur
Que tes reflets apaisent.Et je te veux caresses
En vagues chamarrées,
Déferlantes poudrées
Invitant ton adresse.Au rose de la vie
S’ajoutera coquine,
L’essence qui dessine
Ton jardin si fleuri.Et demain tu verras
Renaître messagère,
Dans mes yeux si sincères
Une perle de joie.— Marie Goudmand
On chante maintenant l’amour à pleine voix, soleil au-dessus, crinière au vent.
« Mon amour, mon amour » : une chanson d’amour qui parle de désir
Un texte qui se lit presque comme une mélodie.
Chanson d’amour
Mon amour, mon amour
Quand le soleil
Est là-hautJe chante…
Quand le vent
Siffle dans les feuilles
Souffle dans tes oreilles
Et tes cheveux
Si légers
Volent comme des ailes d’anges
Je rêve
À toi tout le temps
Mon amour, mon amourMon amour, mon amour
Quand l’incendie
Brûle la terre
Dans tes yeux
Mon cœur
Prend feu
Il faut espérer
Un monde merveilleuxMon amour, mon amour
Dans mon chant
Je crie crinière au vent
Je désire
Faire l’amour
Avec toi
Mon amour, mon amour
Mon amour
Ce que la chanson chante, le poème suivant tente de le définir. Sans y arriver tout à fait, et c’est ce qui le rend beau.
Qu’est-ce que l’amour ? Un poème sur le sentiment qui colle au cœur
Mi-douceur, mi-violence : une définition à plusieurs voix.
Mon amour
C’est une douce romance
mêlée de sensualité,
d’une pointe de violence,
d’un peu de curiosité;
un étrange sentiment
qui nous colle au coeur
et qui tout simplement
fait s’envoler les peurs;
une créature bizarre
qui par un pur hasard
nous est tombée dessus
et ne nous lâche plus.
La flèche de cette fée
m’a transpercée le corps
il faudra donc m’aimer
si tu n’veux pas ma mort.
Un regard droit dans les yeux,
un regard rempli d’amour,
celui de deux amoureux
qui se désireront toujours…
tu es quelquechose d’infini
qui fait parti de ma vie,
tu es comme un envoûtement
avide de mes sentiments…
Serre moi fort, embrasse moi,
je ne peux vivre sans toi!— Cécile
Si l’amour est un envoûtement, alors il peut prendre toutes les formes. Même celle d’une plante souple qui plie sans casser.
Tomber amoureux : quand tout le corps « devient bambou »
Un poème d’amour original, qui répète une image jusqu’au vertige.
Bambou
Mon corps devient bambou
Quand je m’imprègne de vous.
Et ces traces qui m’attirent jusqu’où ?
Mettent mon coeur sens dessus-dessous !Mes yeux deviennent bambou
Quand ils ne voient que vous.
Et ce vertige qui me rend floue
Entraîne mon coeur à travers vous !Ma voix devient bambou
Quand je n’entends que vous.
Et cette fièvre qui me secoue
Chavire mon coeur qui s’échoue !Mon coeur devient bambou
Quand je ne pense qu’à vous.
Et ce parfum qui me déroute
Fait pétiller ma tête saôule !— Léa Marine
Le vertige, justement, a une version plus rythmée, presque une comptine pour amants.
Le Firmament : un poème d’amour en rimes, entre tourment et enchantement
Des rimes en -ant qui tournent comme un refrain.
Le Firmament
Le Firmament
Charmant tourment
Ravissant roman
Amant qui nous mentLe Firmament
Encens tout-puissant
Gourmand agaçant
Sang qui nous consentLe Firmament
Préférence innocente
Délivrance agonisante
Éminence qui nous enchanteLe Firmament
Fragrance d’insolence
Détente d’indolente
Providence qui nous cimente.— Mathieu Gaudet-Binet
Ivresse toujours : ce que l’amour a de commun avec le vin, un poète l’a raconté en trois verres.
Et si l’amour se mettait en bouteille ? Un poème sur l’ivresse amoureuse
Des grands crus de bonheur, puis le goût qui tourne.
Amoroso Vino
Ô si l’amour se mettait en bouteille,
Je t’offrirais des magnums de bonheur,
Comme on le fait pour le jus de la treille,J’enflaconnerais les sucs de mon cœur,
Et je n’aurais que grands crus, ô! merveille,
Suaves bouquets de fruits et de fleurs,
Le vent viendrait te glisser à l’oreille,
Tous les doux mots dont mes lèvres ont peur.Mais c’est du vin, que j’ai dans ma bouteille,
Tous les magnums ne font plus mon bonheur,
Et plus je bois le bon jus de la treille,
Et plus s’aigrissent les sucs de mon cœur,
Je ne sais plus ce qu’est une merveille,
J’ai oublié les doux parfums de fleur,
Et si les vents me sifflent à l’oreille,
C’est tout mon corps qui tremble alors de peur.— René Domenget
Reste ceux qui ne croyaient pas à tout ça, jusqu’à ce que quelqu’un apparaisse sur l’écran de leurs nuits.
Quand l’amour arrive enfin : un poème sur le coup de foudre qui change tout
Un sceptique tombe, et il adore ça.
Résurrection
Je n’avais de l’amour qu’une idée imprécise
A l’image de flou et de grise habitude ,
A l’amour sublimé , je répondais » bétises »
Et ne voyais en lui qu’un obsène prélude .Le coeur a ses raisons , ma raison l’ignorait ,
Je ne croyais qu’aux vices , qu’à ses débordements ,
A l’amour qui se donne , jamais je ne prêtais
Des formes faites au coeur de nobles sentiments .Mais tu m’es apparue sur l’écran de mes nuits
Et j’ai su que l’amour venait me transpercer ,
Désormais ton image me hante et me poursuit ,
Dans l’univers obscur , elle revient me bercer .Ma vie et mes pensées données à un seul être ,
Je souffre de t’aimer , c’est là le vrai bonheur ,
Une intense brulure me fouille , me penêtre
Et monte dans la nuit des cendres de mon coeur .— Jean Rossin
Le cœur est pris. Il ne reste qu’à laisser le désir faire son chemin, et il va vite.
Poème sur le désir et la tendresse : « Délire », ou l’envol à deux
Des mains posées comme une vague, et l’envie d’aller « au-delà des tours ».
Délire
Champs de liberté accoudée à ton bras,
Voguons sur les flots du désir sans retenue aucune,
joignons nous à l’unisson dans nos jours de détresses peu communsLaisse tes mains se poser sur moi, comme une vague éphémère.
Laisse ton regard s’élancer au hasard dans la prunelle de mes yeux,
Pour y lire un peu mieux.Quand viendra le crépuscule, aller sur ce chemin de Brume,
Donner à nos vies un sens nouveau, nous éclairant jusqu’à la déraison.Et quand le soir percera le jour, une lueur vespérale poindra à son tour,
Animant le vent sur nos peaux de velours.Donne-moi la main, viens,
Je t’emmène au-delà des tours, au-delà du ciel alentour.Ecoute lentement mes pensées te murmurer tout bas,
Les mots déferlants d’un amour au long court.Allons, plongeons vers ce monde délectable,
Laissons nos peaux se frôler, s’agripper, s’entrelacer dans une danse effrénée.Enlacé l’un à l’autre, bercé de tendresse, de délicatesse,
Encore un peu, sentir sur nos joues la chaleur nous draper.
Avant de partir à deux, il y a l’attente, derrière une fenêtre, le front contre la vitre.
Rêver de l’homme qu’on attend : un poème d’amour secret
Une femme à sa fenêtre, un cœur lourd, et l’image de lui dans les yeux.
Rêveries
L’aube tout doucement met des touches de clarté
Sur la robe du jour pour la faire miroiter
Tu restes plantée là derrière ta fenêtre
Avec au fond du cœur un immense mal-êtreTes pensées vagabondent par delà l’horizon
Où tu voudrais aller et quitter ta maison
Le soupir qui t’échappe laisse alors penser
Que dans tes rêveries loge un amour secretContre la vitre froide tu poses ton front fiévreux
Il y a cette lumière tout au fond de tes yeux
Qui éclaire ton regard empli d’images de lui
Cet homme que tu attends pour tes nuits de foliesRêveries qui t’emportent sur un lit de plaisir
Autel des jouissances témoin de tes désirs
Où ton corps en appel ira unir le sien
Pour dans un cri d’amour vous ne formiez plus qu’un
Quand la distance est trop grande, on crie vers le ciel. Quelqu’un l’a fait avec des lettres rougies à la forge.
« Réponds-moi » : un poème d’amour à distance, pour celui qui ne répond pas
Des chemins qui ne se croiseront jamais, et pourtant l’envie de ses mains.
Réponds-moi
J’ai jeté contre le ciel la misère
Des chemins qui ne se croiseront
jamaisDes chemins tout embrouillardés de fumée
Qui nous roulent sous leurs tapis de pierres.J’ai hurlé sous un rayon de lune
Quelques lettres qui ont brûlé ma gorge
Quelques lettres comme rougies à la forge
D’une passion semblable à aucune.Réponds-moi de tes terres lointaines
Où jamais ne m’emmènera ma route
Où jamais, il ne fait aucun doute
Ma peau nue ne caressera la tienne.J’ai envie de tes mains de nuage
Qui voyagent sur mes lèvres qui sourient
Qui voyagent sous mes draps de minuit
Pour finir en ciel sur mon visage.Viens m’aimer tout au fond de mes rêves
S’il te plait, de ton corps sur mon corps
S’il te plait, aime-moi tellement fort
Qu’au matin,je sois pleine de sève.
Parfois la silhouette désirée se dérobe avant d’être touchée, comme un mirage dans le désert.
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