93 poèmes d’amour passionnés : désir, sensualité et chagrin

Femme mélancolique face à la mer au coucher du soleil, entourée de poésie, d’une rose rouge et d’une bougie, symbolisant le désir et la passion silencieuse.

Sommaire :

Un amour interdit : « Mon Yin », ou la peur de passer à côté du bonheur

Il est entré dans sa vie sans un mot, et la vie interdit la suite.

Mon Yin

Mon destin me file entre les mains
Et je ne sais que penser
Dès l’instant où je crois enfin
Avoir trouver le bonheur parfait.

Tu es entré dans ma vie
En me donnant, sans mot dire,
Un amour qui ne se définit
Mais qui me donne tant de désir.

J’ai peur de passer à côté
De toi, de cet amour,
De tout ce que j’ai rêvé
Et que je n’aurai pour toujours.

Je t’aime plus que tout
Mais la vie est trop cruelle
Car elle m’interdit ce rêve si doux
Celle de vivre une histoire si belle.

Pour toi, Doudou…

Si la séparation est écrite d’avance, alors il reste à demander une chose : qu’on se souvienne.

« Alors souvenez-vous » : un poème d’amour pour ceux qui doivent se séparer

Une demande tendre, adressée à l’autre : garde-moi comme un trésor.

Alors souvenez-vous…

De nos baisers passionnés
De vos gestes affolés
De vos mains sur ma peau en feu

Et de nos combats amoureux
Au milieu de ce très grand lit
Témoin de toutes nos folies
Ces mots que vous prononciez
Juste à peine murmurés
Qui dits avec tant de ferveur
Venaient se graver dans mon cœur
De ces nuits qui nous laissaient épuisés
Ces matins qui nous trouvaient ressourcés
Ce partage de chaque moment
Qui est si cher à tous les amants

Alors souvenez-vous quand je serais loin
Qu’il en est ainsi car c’est notre destin
Et chaque détail sera comme de l’or
Que ces souvenirs seront notre trésor
Pour mieux nous aider à vivre séparés
Dans l’attente de pouvoir nous retrouver

Alors souvenez vous…

Quand la mémoire s’épuise, c’est la douleur qui parle, et elle chante des lèvres de la mort.

Poème sur l’absence de l’être aimé : les paresses passantes

Vos yeux, si bleus, si tristes, si lumineux : un adieu en forme de sonnet.

Paresses passantes

Il est temps ma douleur de reprendre vigueur
Le malheur aujourd’hui doit retrouver mon cœur

J’ai tant vécu vos yeux j’ai tant aimé vos bleus
Vos yeux seuls si bleus si tristes si lumineux

La langueur de vos fleurs si lourdement se meurt
Au soleil de ma peau où l’amour en sueur
Cherche un brin d’une tombe où déposer la fleur
Musicienne du temps au chant de la douleur

Vos lèvres et vos seins votre nuque et vos yeux
Ont isolé ma vie des paresses passantes
Passantes chaque jour au corps si délicieux

Je souffre maintenant mes dents n’ont plus de chair
Quand la lune se cache en des amours filantes
J’ai le regard qui tremble avec mon dernier vers

Vient l’automne, avec ses feuilles jaunes, sa fumée, et son appel à ouvrir la porte.

Un poème d’automne sur l’amour qui s’en va : écouter le vent qui t’appelle

Des questions simples, une nature qui parle, et la forêt pour finir.

Chanson d’automne

tu n’es pas la feuille
comment sais-tu l’automne
tu n’es pas la montagne

comment sais-tu le brouillard

tu n’es pas la riviere
comment sais-tu les ondes
tu n’es pas la plage
comment sais-tu le tremblement du bateau

l’automne commence a chanter
l’entends-tu
le vent t’appelle
ton coeur, le bruit de la sonnette

tu dois entendre attentivement
mon coeur a battu
sur les feuilles jaunatres des erables
les ecureuils ne peuvent coucher

vois-tu le nuage blanche
vole dans les yeux limpides
mon amour, comme la fumee blueatre
s’evapore du fond de la riviere

l’automne frappe la porte
ouvre toi…. le foret

Le vent, justement, fait encore parler de lui. Il a des choses à se faire pardonner auprès des feuilles mortes.

« Je t’aimerais comme un poète fou » : le poème du vent, de la passion et de l’attente

Un souhait en conditionnel, et des poussières écrites sur des routes épuisées.

Le vent et la passion

J’essaye
De mourir chaque jour
Pour que les fleurs

Posées sur ma tombe
Me donnent vie l’autre jour

J’essaye toujours
De me tenir debout
Devant cette mer de souvenirs
Soûl rien que de la sentir

Mais
Si le cours des rivières changeait
Si le vent pouvait demander pardon
Aux feuilles mortes qu’il malmenait
Si l’hiver pouvait oublier janvier

Je t’aimerais comme une histoire
A faire aimer
Je t’aimerais comme une musique
Que l’on joue
A l’heure de rêver

Je t’aimerais comme un poète fou
Qui renoncerait à son statut de sensé

Je t’aimerais comme une terre
Qui se laisse aimer
Pour enfanter fleurs et blé

Mais
Le soleil trébuche à l’horizon
Et aucun signe de ma saison

En attendant
Je t’écris des poussières
Qui meurent comme des melliers de rien
Sur les routes épuisées.

Au bout de l’attente, il y a ceux qui ne demandent plus rien d’autre que d’entendre « je t’aime », encore et encore.

Un poème sur le chagrin d’amour : quand la passion s’achève et que l’on n’existe plus

Des points de suspension qui s’allongent, comme un souffle qui s’éteint.

Amour et chagrin

Vos yeux brillent dans la distance,
que ton regard à jamais me hante. . .

J’ai seulement besoin d’entendre des je t’aime
encore et encore. . .

Que mon âme se berce et s’apaise. . .
Que ma peau s’enflamme à ta braise
que je m’y brûle
sans jamais m’ y perdre. . .

Que nos corps se volent leurs seul trésor,
celui d’aimer encore. . .

Que la mort soit notre seule faiblesse. . .
Si le malheur d’aimer c’est de porter des chaines,
alors que la passion s’achève. . .

Au delà de mes chagrins,
de mes nuits sans fin,
de mes nuits sans lumière,
de cette amour disparus
je n’existe plus. . . . . . . . .

Quand tant d’âmes souffrent en même temps, elles finissent par se lever ensemble.

Les crucifiés de l’amour : un poème court sur ceux qui ont tout donné

Dix vers et une image qui reste : un cœur exsangue, tendu dans deux mains nues.

Les crucifiés de l’amour

Les crucifiés de l’amour
se lèveront un jour
ils seront des milliers

à hurler à crier
leur errance hagarde
oh! ce jour-là regarde
parmi eux je serai
mon coeur je t’offrirai
dans mes deux mains tendues
mon coeur exsangue et nu

— Marie-France Mellone

Au bout de cette douleur, un dernier empire, et la question qui revient : qui suis-je pour souffrir ainsi ?

Souffrir d’aimer : « Dernier Empire », un poème d’amour désespéré mais sincère

Un cri en vers courts, qui cherche l’icône au milieu du vide.

Dernier Empire…

Pencher mes larmes
Accouchées
De ce charme

Qui a figé ma chair
Sourire Amer
Noyer l’heure
D’une danse
Qui couvre ce silence
Pleurer ta voix
Et l’autre Moi
Qui te possède
M’achève dans mon errence
Où est ce corps?
Ou suis-je mort?
Mon cri résonne
Et cherche en vain l’icône

Si je t’attend
Feras-tu fi
De cet amant
Qui suis-je pour souffrir?
Mon seul sourire
Laisse-moi t’écrire
Que je ne vois
De lendemain sans toi
Qui que tu sois
Tu es mon Sang
L’Ange d’une foi
Un Rêve qui sur la Terre
Eclaire mon Vide
C’est dans l’Ether
Que je déterre
La sève de mon Enfer

A cet Ange…

— X.ylone

Le chemin de la douleur a ses compagnons de route : un auteur, la petite sœur, et un cœur qui n’oublie pas.

Pour toi je vis : un poème d’amour qui encourage celle qu’on aime à continuer

Une chanson où l’on compose encore, malgré la fin.

Pour toi je vis

Pour toi je vis , pour toi j’écris
Je voudrais flotter sur ton corps
Te parfumer de mes accords

Pour toi je suis , pour toi j’oublie
J’ai tant d’amour à composer
Mes notes chantent sur tes baisers
Donne moi l’envie de faire des rêves encore
Donne moi tes nuits donne moi ton sort ………

Pour moi tu ries , pour moi tu pries
Je voyageais sur ton décor
Tu restes mon île aux trésor
Pour moi l’envie , n’est plus permis
Si peu d’amour à composer
Mes notes chantent aussi l’amitié
Donne moi l’envie de faire des rêves encore
Donne moi la vie , donne moi l’effort…..

Rêves en couleur , mission du cœur
Que la vie te donne la chance
Que l’amour soigne ta douleur
Efface tes pleurs , vis petite sœur
Ton âme à tellement d’importance
Aime encore , garde la confiance
Fontaine d’amour , sache que toujours
Tes yeux sont des yeux de velour
Reste sur ton nuage , je t’envoie mon message

Pour nous tant-pis , soleil de vie
Nous étions amoureux si fort
Mais comme c’est bon d’y croire encore
Pour nous finis , rêves interdits
J’ai plus d’amour à composer
Mes notes chantent sur le passé
Donne moi l’envie de faire des rêves plus forts
Donne moi l’esprit , donne moi l’essor….

Rêves en couleur , mission du cœur
Que la vie te donne la chance
Que l’amour soigne ta douleur
Efface tes pleurs , vis petite sœur
Ton âme à tellement d’importance
Aime encore , garde la confiance
Fontaine d’amour , sache que toujours
Tes yeux sont des yeux de velour
Reste sur ton nuage , je garde ton image…

— Luc Bourdon

Le jour décline. Le soleil triste se couche, et promet un rendez-vous là-haut, au jardin d’Éden.

Un poème d’amour au coucher du soleil : « Au crépuscule », rendez-vous au jardin d’Éden

Se glisser sous un voile, tanner une peau d’orange sanguine, et donner rendez-vous à la lune.

Au Crépuscule

Laisse moi être ce rayon d’étoile,
Pour me glisser là sous ton voile,

Tanner ta peau d’orange sanguine,
Changer l’écorce en opaline.

Je voudrais t’éblouir de rêves,
Pour entrevoir enfin une trêve,
A cette vie qui déjà se ferme,
A l’horizon, j’en vois le terme.

Être un otage des jours exempts,
De ton image en ce présent,
Eclipse les heures de notre hymen,
Attise les flammes de ma peine.

Je suis bien ce soleil triste,
Qui se couche fataliste,
Vous me regardez si heureux,
Que ma déprime est cet aveu.

A la prochaine lune pleine,
Rendez-vous au jardin d’Eden.
Près de la chambre aux volets bleus,
Sur la colline tout près des cieux…

— Alexein

Mais la nuit finit toujours par laisser passer l’aube. Il suffit d’un petit mot, d’un cantique, pour y croire de nouveau.

Un cantique pour croire à nouveau en l’amour

L’amour devient une religion, le corps de l’autre un autel, et l’avenir une promesse.

Cantique

Furtifs, mes yeux virevoltent vers toi,
Je ne souris pas, cherche ton coeur
Enfoui si profond, plein de candeur,
Pur… Pour toi, avec toi et en toi.

L’amour devient ma religion,
Ton corps devient autel sacré,
Mon opium; ma douceur, mon poison,
Qui coagule mes plaies nacrées.

Est-ce vraiment un crime de croire?
Ici bas, puis-je encore espérer
Que l’avenir ne soit pas miroir
D’un etouffant passé éthéré?

– Les jours ne seront pas tous les mêmes,
Que toutes les langues se délient,
Chantent l’amour, les rêves et la vie!
Ce jour-la, tu sauras que je t’aime

— Kaya

Il reste un dernier poème, pour ceux qui avaient fermé les yeux trop longtemps et qui, demain, vont enfin les rouvrir.

Demain, j’ouvrirai les yeux sur un monde nouveau : un poème d’amour pour recommencer

Après la brume, après les nuits froides, une vue retrouvée.

Aveugle

Demain, quand le soleil aura dissipé la brume,
Fruit des nuits froides de cette lune argentée,
Le parfum des bûches qui, lentement, se consument,
M’arrachera de mes rêves et je m’éveillerai.

Au ciel bleui des nuages chassés par le vent,
Aveugle trop longtemps, regard resté clos,
Écarquillant les yeux, mes paupières soulevant,
J’ouvrirai les fenêtres sur un monde nouveau.

Je me mettrai à vivre, de cette nuit envolée,
En ouvrant le rideau du théâtre de l’amour,
De ces bras qui furent guides de ma cécité,
J’en ferai un collier ornant tous tes atours.

De mes sens ravivés, revenu de l’obscur,
Mes mains sculpteront magnifiques statues,
A la gloire de ton corps, à la nudité pure,
Inspiré du bonheur de recouvrer la vue.

— Christian Ventre de la Touloubre

Questions fréquentes sur les poèmes d’amour passionnés et sensuels

Quel poème d’amour choisir pour dire « je t’aime » à quelqu’un ?

Cela dépend de ce que vous voulez dire. Pour une déclaration simple et lumineuse, « Mon tendre amour » ou « Il y avait… » font très bien l’affaire. Pour dire un désir plus assumé, « Ce soir » et « Mains » vont droit au but. Et si vous n’osez pas parler, « Besoins » tient en quelques lignes et dit l’essentiel.

Comment reconnaître un poème d’amour sensuel d’un poème érotique ?

Le poème sensuel suggère : il passe par les parfums, la peau, le vent, l’eau, et laisse le lecteur combler les blancs (« Lavande », « La branche de lilas », « L’amour du lac »). Le poème érotique nomme davantage le corps et le plaisir, comme « Dis-moi » ou « Mains ». La frontière est mince, et plusieurs textes de cette sélection la franchissent plus d’une fois.

Pourquoi tant de poèmes d’amour parlent-ils de mort et de douleur ?

Parce que la poésie amoureuse a toujours lié l’élan et la perte. Dire « je meurs de ne pouvoir te dire » (« Il est tant de choses… ») ou « la mort est douce quand on s’achève à deux » (« corps rompu 2 ») revient à dire que l’amour mobilise tout l’être. La mort y est presque toujours une image de l’intensité, et parfois celle de l’abandon.

Quel poème lire après une rupture ou un chagrin d’amour ?

« Comment t’oublier » met des mots sur l’impossibilité d’oublier. « Diagnostic » traite la peine d’amour avec une ironie qui soulage. « Débris » parle de ce qui reste après l’étreinte. Et si vous voulez aller de l’avant, « Aveugle » termine le recueil sur un début de guérison. Si votre chagrin vous pèse vraiment, parlez-en aussi à quelqu’un de proche.

Que symbolisent la rose, la nuit et la mer dans ces poèmes ?

La rose revient pour dire à la fois la beauté et la blessure : elle parfume, mais elle pique (« La rose »). La nuit est le temps du désir et de l’aveu, mais aussi celui du doute (« La Nuit », « Dérouté »). La mer et l’eau parlent de l’abandon, du risque de se perdre en l’autre (« Les embruns de tes yeux », « L’amour du lac »).

Peut-on écrire un poème d’amour sensuel soi-même ?

Oui, et le plus simple est de partir d’un détail concret : un parfum, une couleur d’yeux, un geste. « Bleu » ou « Bambou » montrent qu’une seule image répétée suffit à faire un poème. Parlez à la deuxième personne, évitez les clichés trop attendus, et lisez à voix haute pour sentir le rythme.

Peut-on reprendre ces poèmes dans une carte ou un message ?

Pour un usage privé, oui, en citant le nom de l’auteur. Pour une publication, une vente ou un support commercial, il faut obtenir l’accord de l’auteur. En cas de doute, écrivez-nous.

Pour garder ces poèmes d’amour près de vous

De « Comme dans un rêve » à « Aveugle », ces 93 poèmes dessinent un chemin que beaucoup ont suivi : on s’éblouit, on se désire, on s’accroche, on se perd, on se souvient, puis on se remet à croire. Gardez cette page dans vos favoris, partagez le poème qui vous a touché avec la personne à qui il ressemble, et revenez quand l’envie d’un vers vous reprendra. Il y en aura toujours un pour dire ce que vous n’arrivez pas à formuler.

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