93 poèmes d’amour passionnés : désir, sensualité et chagrin

Femme mélancolique face à la mer au coucher du soleil, entourée de poésie, d’une rose rouge et d’une bougie, symbolisant le désir et la passion silencieuse.

Sommaire :

Le désir à fleur de peau : un poème sensuel sur un mirage de chaleur

Un voile noir, du sable, une peau musquée qui s’évapore.

Mirage

Le sable se colle
Sur le voile noir, humide
Frôlant le bord
De ses lèvres charnues.

Je te devine et te sens
J’ai envie de ta peau
Musquée et sauvage
Epice d’une autre ère.

Le vent joue
Entre tes boucles noires,
Elles dansent
Je voudrais danser avec elles

J’ai envie de te caresser
De glisser mes doigts
Sur ton corps trempé
D’une sueur excitante

Mais déjà ton corps
S’évapore sous la chaleur de mes espoirs.

— Magali Van de Wiele

Ce soir, il n’y a plus de mirage. Une femme annonce qu’elle se rend, et elle le fait avec toute la puissance du latin.

Poème d’amour érotique : « Ce soir », la nuit où l’on s’abandonne

Une voix féminine, assumée, qui demande qu’on ne s’arrête pas.

Ce soir

Ce soir, je suis éprise
Avilie sous ton emprise.
Car perdue dans mes pensées exquises,

L’envie m’embrase et me grise
Je ne sortirais pas indemne de cette crise.

Lapides-moi de tes baisers
Supplicies-moi de tes caresses.
Jamais, je ne veux que cela cesse !
Je serais gardienne de ta forteresse,
Donnes-moi de ta hardiesse.
Pour que tes rêves soient les miens…

Ce soir sera pour nous une bacchanale
Tu es d’ores et dèjà dépositaire de mon âme
Inscrit dans l’antre infernale
De notre désir, j’appelle mon mâle
Pour une étreinte phénoménale.

Je suis vestale de ton sceptre triomphant
Je l’honorerais tout le temps
Pourvu que tu me laisses aisément,
M’instruire du dictionnaire des amants,
Qui dévoile l’Art d’aimer comme par enchantement..

La nuit prend ensuite une couleur plus calme, d’argent et de lune, loin de toute agitation.

Un poème sur la nuit et la lune : communier seule avec l’univers

Des haïkus enchaînés pour une volupté silencieuse.

Nocturne

Infini lunaire
Doux rayons opalescents
Éclairs vif argent

Taches roses et bleues
Frissonnant timidement
Sur l’onde au couchant

Brise comme bise
Sur peau moite et frémissante
Intense appartenance

Sans aucun témoin
Communier seule hors du temps
Épouser la nuit

Liaison secrète
Mariant l’âme à l’univers
Fin du moi dormant

La nuit est aussi un territoire à deux visages. Le poème suivant les tient dans la même main : un ange et un démon.

Amour, nuit et désir : « La Nuit », entre ange et démon

Une longue promenade nocturne qui finit dans le soleil du matin.

La Nuit

À l’obscur de la nuit je me suis partagé,
Et mon ange a songé …
Et du songe a jailli
Un impossible rêve à mes yeux ébahis.

La vie ?
Un long fleuve de vent qui se jette à la mer,
Aux flots teintés d’amer,
Et coule dans la mort comme l’enfant s’endort.

A l’obscur de la nuit, je me suis allongé,
Mon démon a songé …
Des ténèbres ont surgi
D’improbables amours sur des peaux de velours.

L’amour ?
Lumière des yeux que cernent les années
Et s’éteint dans les sables
Que dépose le temps sous nos pas enlisés.

A l’obscur de la nuit, mon coeur a voyagé
Dans ton coeur mensonger
Et des gouttes d’émoi
Ont parsemé de joie les replis de mes draps.

La joie ?
Celle qui habille ton cri nu dans mes bras,
A l’aube de ton fruit
Qui s’offre et que je cueille, qui déborde de moi.

A l’obscur de la nuit, toujours nous nous aimons ;
Je te reprends à lui,
Mi-ange, mi-démon ;
Et le jour nous saisit, croisés dans le soleil.

Plus doux maintenant, plus frais aussi : un lac, la nuit, et un baiser qui a le goût de l’eau.

Un baiser sous l’eau : « L’amour du lac », poème romantique et sensuel

Toucher l’eau comme on touche une peau, puis s’y laisser tomber.

L’amour du lac

J’étends ma main, je touche l’eau,
Et l’onde glisse entre mes doigts
C’est comme si j’effleurais ta peau
En l’embrassant dix mille fois.

Le lac dort, calme, sous le ciel,
Et je désire t’y retrouver
Pour goûter à ton goût de miel,
Je veux tes lèvres, je veux t’aimer.

J’approche mon visage du tien,
Tout près de l’eau je sent ton souffle
Tes yeux fermés tu ne vois rien,
Tu ne sais pas combien je souffre.

Peu à peu j’approche ma bouche,
Pour t’embrasser dans cette nuit.
Je sent nos lèvres qui se touchent,
je sent ton doux parfum de fruit.

Je tombe à l’eau, je t’y rejoint
je sombre au fond, tout près de toi.
Je t’ai retrouvé je suis bien.
J’adore la fraîcheur de tes bras.

Que rien ne vienne déranger,
nos deux âmes enlacées dans l’onde.
Il vaudrait mieux nous oublier
et nous laisser dans notre monde.

L’eau emporte, et avec elle les corps. Le poème suivant avance par images, comme un film qu’on regarde les yeux fermés.

Corps rompu : un poème sur l’étreinte, la mer et la petite mort

Plus libre, plus abstrait, pour ceux qui aiment les vers sans rimes.

corps rompu 2

Cru le voyage
à chaque aisance
chevauchant l’ivresse prolifère

de la mousse généreuse du ressac
à nos pieds
pousse une joie au rythme de l’exubérance

J’accepte la nuit de toutes les couleurs
tes yeux que parent les rides
lorsque chaque goutte de pluie
est une promesse d’une histoire nouvelle
et cette aurore qui glisse par moments
entre mes jambes
tes jambes, dans l’entrelacs de nos souffles

La mort est douce
quand on s’achève à deux
sinon à plusieurs
mais le ciel s’élabore translucide
autour de moi
à m’ouvrir tes mains comme un long chemin

Le souvenir contient les beaux matins des chuchotements
l’odeur du corail et le soleil
dans un cortège de feux incessants

Ton profile se fait aux creux du hasard
pour me parler de la démesure
de la mer qu’on fouette dans chaque rêve
sans trêve
la mort est un départ
n’ayant pu résister aux flots à rebours
…

— Rachid Dziri

Quand le désir devient dévorant, il lui faut parfois un visage plus sombre. Entrons dans le territoire du vampire.

Le vampire : un poème d’amour sombre et sensuel

Huit vers pour dire l’appartenance, et un adieu discret à la fin.

Le vampire

La nuit, tendre vampire, t’endort à mes côtés ;
Alors je te respire en mon rêve éveillé.
Ton corps las de pulsions assouvies par le mien
Repose, inoffensif, apaisé, sous mes mains.

Tes crocs de prédateur imprimés à mon cou
Scellent de ma personne par un poison si doux
L’appartenance ivre à tes desseins obscurs
Commençant par ton nom soufflé dans un murmure…

A toi, comme un adieu…

— Annie Gendron

Moins sauvage, mais tout aussi charnel : un doigt sur le papier, un autre sur la peau, et une même fleur.

Un poème érotique tout en finesse : la branche de lilas

Deux pulpes de doigts, deux pages, et un parfum qui ne s’oublie pas.

La branche de lilas

La pulpe de mon doigt sur le grain du papier
Où fleurit le lilas glisse et le parfum vert
De la menthe mouillée que le ruisseau libère
Délie le souvenir d’une page oubliée.

La pulpe de ton doigt sur la faille mouillée
Où jaillit l’orchidée glisse. Un parfum pervers
Ondoie et tel le vent dans les soirées d’hiver,
On entend par instants une plainte criée.

La page où le lilas fait une tache mauve
A la blancheur du drap torturé de l’alcôve
Où ta hargne amoureuse avait marbré mes reins.

J’attachais sans sourire à ta prunelle bleue
Le bleu de mon regard assouvi et serein.
Je n’ai pas oublié son éclat fabuleux.

— Ninon Jacquet

Une plage où l’on fait l’amour, sans que personne ne soit là. Elle est dans la tête d’une femme amoureuse.

« Ma tête est une plage où je te fais l’amour » : un poème d’amour à distance

Le refrain tourne, et avec lui le désir d’une femme qui aime de loin.

De l’aube au crépuscule

Ma tête est une plage où je te fais l’amour
Sur le sable ardemment revêtu d’un ton rose
Exaltant mon désir à chaque instant du jour
Et sublimant pour toi les caresses que j’ose…

Sous l’azur de mon ciel, lumineux sans détour,
Ma tête est une plage où je te fais l’amour
Avec mon cœur, mon corps, les élans de mon âme…
J’aime tant te le faire, amoureuse et si femme !

Pour entendre ton cœur battre comme un tambour
M’offrir son beau tempo transporté par mes ondes
Ma tête est une plage où je te fais l’amour,
Tout en moi désireux de tes liesses profondes.

Perçois-tu mon aimé dans le moindre contour
De ton être si loin de ma folle tendresse
Que, sur mon littoral, pour te chérir sans cesse,
Ma tête est une plage où je te fais l’amour ?

— Johanne Hauber-Bieth

Pour finir cette montée en intensité, un poème où les mains font tout le travail, une par une, de la tendresse à l’audace.

Un poème sur les caresses : « Mains », de la tendresse à la volupté

Une énumération qui monte lentement, comme la chaleur dans une chambre.

Mains

Mains douces
Tes cheveux qui coulent entre mes doigts

Mains câlines
Tes yeux dans lesquels plongent mon regard
Mains légères
Tes lèvres s’unissant aux miennes
Mains caressantes
Ton corps qui se presse contre le mien
Mains troublantes
Tes vêtements que doucement j’écarte
Mains agaçantes
Ta jupe glissant au sol
Mains exploratrices
Notre nudité révélée
Mains curieuses
Tes seins qui durcissent
Mains coquines
Cette chaleur étouffante
Mains pressantes
Ton ventre qui réclame
Mains hardies
Ta source intarissable
Mains libertines
Le plaisir qui t’envahit
Mains voluptueuses
L’explosion de ta jouissance
Mains entreprenantes
Mains espiègles
Mains lascives
Mains licencieuses
Mains audacieuses
Mains effrontées
Mains enjôleuses
Tendresse, caresse, autres vagues de plaisir…

A Toi, Amour… tendres pensées

Et si l’on voulait que l’autre parle, qu’il dise tout, à voix haute ? Le poème suivant pose une condition.

Poème d’amour très sensuel : « Dis-moi », l’invitation à tout avouer

Un poème en prose, direct, pour lecteurs adultes.

Dis-moi

Dis-moi que tu as envie de te nourrir de toute sève
de t’asperger du liquide de feu qui brûle sous ta peau , d’enfoncer dans ta blessure le glaive de la vie une fois de plus.

Dis moi que tu souhaites passer par les armes tes souhaits innommables,
indomptables comme tes tourments de femelle insatisfaite

Dis moi que tu veux sur ta peau les zébrures du plaisir qui font naître
des spasmes du plus profond de ton ventre de ta gorge et de tes tripes .

Dis moi qu’au bas de ton ventre et de ton dos naissent les frissons de
plaisir que tes doigts attisent comme les flamêches qui picotent les parois
intimes de ton sexe.

Dis moi comment sous tes mains , tu fais jaillir tes sources et tes fontaines, comme cascades et flots des liquides sacrés de ta jouissance

dis moi tout cela et à ce moment là je te répondrai

— Jean

Le jour finit par se lever, et il faut bien se rhabiller. Mais il reste les traces sur la peau.

Le lendemain d’une nuit d’amour : « Le jour se lève », poème sur les stigmates du plaisir

Se séparer en ville, les yeux pleins de la nuit.

Le jour se lève

La chambre résonne encor
De tes cris étouffés
Et le lit dévasté dit assez notre nuit

Et pourtant … Se lever ;
Dessiner sa journée ;
Effacer de nos corps
Les stigmates d’amour ;
Puis ouvrir les volets
Sur les miasmes du port ;
Ton corps collé au mien se retrouver dehors ;
Prier avec les yeux pour que le temps s’arrête ;
Parler sans dire un mot -et tu baisses la tête …
Et la vie se déchire quand la ville nous aspire,
Quand le doigt de l’horloge nous condamne au partir
Et nous montre la route qui crucifie l’amour …

Je relève mon col et se lève le jour.

Pour d’autres, la nuit continue sur un traîneau, vers un horizon glacé où l’on se réchauffe l’un contre l’autre.

Un poème d’après l’amour : « Le rêve », une troïka dans la neige

Un départ, un retour, une halte douce, et le jour qui pointe.

Le rêve

Dans le froid immobile
Une troïka s’élance
Ouverture en murmure

Vers la trépidance
Là où la neige danse
Plus loin que l’azur
Là où les corps se réchaufferont
Dans l’essoufflement des fins de parcours
Comme toujours, après l’amour …

Urgence – détour
Départ – retour
Halte douceur
Repos du coeur
Ultime fête
Pour la joie qui s’entête
Refus de faire demi-tour
Dans cette histoire sans queue ni tête
À la moiteur de velours …

* * *

Hâte-toi de finir ton rêve
Déjà je vois poindre le jour !

— Dorothy Leigh

Après les nuits d’amour viennent les images que l’on garde. L’une d’elles, c’est un radeau sans voiles.

Une nuit d’amour qui s’achève : poème sur le « divin naufrage »

Allongés sur le dos, les yeux vers les étoiles.

Après le naufrage

Allongés sur le dos,les yeux vers les étoiles,
Bercés au gré des flots sur un radeau sans voiles

Nos corps se sont offerts dans une joie sauvage,
Epuisés ,desormais par le divin naufrage,
Nous allons tous les deux ou nous mène la nuit,
Vers ce point lumineux,vers cet astre qui luit.
Le jour va se lever,ma nuit d’amour s’achève,
Mes yeux ,par la croisée voient s’envoler mon rêve;
En vain, je cherche encore à retrouver l’image
Sur l’écran moutonneux,les traits de ton visage .
Déchirés par le vent , nuages en lambeaux
Entrainent derrière eux , mes songes les plus beaux .

On quitte la mer pour le sel, qui fond dans l’eau et laisse seulement le goût d’un mot.

Le grain de sel : un poème d’amour sur la complicité qui dure

Des corps vieillis, un mot salé, et l’humour qui sauve.

Le grain de sel

Et tu fonds
Pour évaporer ton existence
Au feu de mes sens

Mot d’humour
Explorant les vagues
Pour arroser notre aimance
D’un goût
Trop délicieux pour être amer.
Et tu fonds
En parcourant mon corps
Eau de mer
Sueur aux soleils ardents de la vie
Caressant le sable des rives lointaines
Souvenir qu’efface l’écume des rivières
Sur la surface des eaux.
Tu répands nos désirs
Qui fondent pour chatouiller nos humeurs
Arc-en-ciel aux couleurs enlaçant les aires
Tu sais comment ranimer les amours
Quand l’obscurité,
Au passage des vents,
Se ramasse sur son ombre,
Intimidée par la lueur du jour.
Et tu fonds
Oeil pleurant l’absence
Larme dégoulinant le charme
De nos corps flétris
De nos corps ridés
De nos corps vidés
Sauf d’un mot salé
Saupoudré sur la face
Des moments d’éternels silences.

— Mohamed Agoujil

Retour à l’essentiel, sans métaphore : ce dont on a besoin quand on aime.

« J’ai besoin de toi » : un poème d’amour simple pour dire l’essentiel

Une litanie de besoins, de câlins à la peau veloutée.

Besoins

J’ai besoin de tes câlins
j’ai besoin de tes sourires coquins
j’ai besoin de ta présence

j’ai besoin de toi à mes côtés
j’ai besoin de toi pour mon existence
j’ai besoin de sentir ta peau veloutée
j’ai besoin d’entendre tes beaux mots
j’ai besoin de les entendre même s’ils sont faux
j’ai besoin de rêver et de t’imaginer
au fait j’ai simplement besoin de t’Aimer

— Sara Daide

Un poème court encore, mais il contient déjà la douleur d’une promesse que l’on sent fragile.

Cœur contre cœur : un poème d’amour qui redoute l’abandon

Le bonheur d’être serrés, et le pressentiment de la fin.

Pour toi…

Mon coeur contre mon coeur
Je les sens battre si fort
Mon corps contre ton corps

Ruiselants de désirs,en apesenteur
Tes bras qui s’enroulent autour de moi
Mes mains qui glissent sur toi
C’est tellement beau l’amour avec toi
Que je ne pourrai vivre sans toi
Et lorsque tu me quitteras
Que pour un autre tu m’abandonneras
Notre amour aura cessé de vivre
J’aurai beaucoup de mal à survivre
Je verserai pour toi
Toutes les larmes de mon corps
Je verserai sur toi
Des larmes en perles d’or.

— Romanticfan

Pour clore cette partie, un poème qui garde l’amour comme on garde des photographies : des images de toi, et l’espoir qu’elles disent vrai.

Penser à l’être aimé jour et nuit : poème sur les images qui nous habitent

Une régie intérieure où repassent ses gestes, ses mains, sa précision.

Images, imagerie, imaginaire

À travers ce flot de rêves
Cette cohorte de désirs
Un doux vent souffle

Berçant et rassurant
Le hamac de nos âmes
Filant dans l’espace temps
Le tout se perdant
L’instant suivant…
Se lève alors dans la régie
De mes souvenirs,
Les archives de tes images.
Images de toi
Porteuses d’espoir et de certitudes
À venir…
Sans pudeur je te regarde
Je regarde la façon dont tes mains
Évolues, ces gestes
Empreints d’une infinie
Précision, ouvrant la porte
À la passion commune
Qui nous habite.
Délire me portant au ravissement
Apaisement de ma soif
De douceurs, d’exils
Loin de toi…
Tel un croyant je fais
Une demande une seule fois
De rendre possible ce métissage
D’êtres.
De poursuivre toi et moi…
Imagerie sortant
De mon imaginaire,
Je vis d’espoir pour toi.

— Jean-François Pageau

Les images ne suffisent pas toujours. On entre maintenant dans les liens plus fragiles, ceux qu’il faut protéger.

Poème d’amour tendre : veiller sur « un bel ange aux ailes brisées »

Un réveil, un corps contre soi, et la peur de ne pas savoir protéger.

Bel ange aux ailes brisées

Mes paupières doucement apprivoisent le jour
Mon corps tout alangui encore rempli d’amour
Je m’étire longuement hésite à me lever
Car je n’ai qu’une envie contre elle me serrer

Je l’aime tellement que cela me fait mal
Et peu à peu en moi y a la peur qui s’installe
Elle parait si fragile bel ange aux ailes brisées
Allongée près de moi qui doit la protéger

Je l’entends respirer et vois se dessiner
Sur ses lèvres un sourire qui me fait chavirer
Mes doigts sans la toucher dessinent alors ses formes
Dans ma poitrine cogne un cœur qui est énorme

Je sais que notre histoire ne fait que commencer
Je veux tellement y croire que je me mets à pleurer
Une larme s’échappe et tombe dans ses cheveux
Moi je n’ai qu’une envie c’est que nous soyons heureux

Elle s’éveille soudain dans ses yeux y a la peur
Mais lorsqu’elle me voit alors c’est le bonheur
Comme un petit oiseau elle vient se blottir
Tout contre ma poitrine je me sens défaillir

Ces moments sont magiques et peut-être éphémères
Mais il nous faut les vivre et sans en être amères
La vie passe si vite alors mon bel amour
Rêvons juste un instant que ça dure toujours

— Laudith 2

Et dans un autre lit, une tête sur une poitrine, des yeux fermés pour mieux entendre une respiration.

S’endormir dans ses bras : un poème d’amour pour oublier ses chagrins

Douze vers pour un besoin simple : se faire bercer par un cœur.

Chagrins

La tête posée sur ta poitrine virile
Clore mes yeux pour percevoir ta respiration
La magie d’une caresse subtile
Et succomber à la tentation

Un corps à corps d’illusion
Mais d’une tendre passion
Un échange émouvant de sens
Tel est ma pénitence

Je voudrais m’endormir dans tes bras
Bercée par ton cœur qui bat
Pour me réveiller qu’au petit matin
En oubliant tout ces chagrins

— Amagis

Veiller, dormir, veiller encore : le poème suivant fait alterner deux voix qui se répondent, ligne après ligne, pendant toute une vie.

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