Poésie tendre : 12 pépites de douceur et de légèreté qui réchauffent le cœur

Open book titled « Poèmes et souvenirs » with wildflowers, coffee, and pastries by a countryside window

Il y a une magie particulière dans ces poèmes qui dansent entre douceur et espièglerie, là où les mots deviennent des caresses plutôt que des cris. Loin de la gravité pesante, ces textes respirent la tendresse : une rencontre qui change tout, un petit chauffeur de bus qui devient héros du quotidien, des jeux de chocolat et de vanille qui font sourire.

Voici douze poèmes signés de plusieurs plumes, publiés au fil des années sur notre site. Ils invitent à suspendre le temps et à goûter la légèreté des instants qui comptent vraiment. Lisez-les d’une traite, ou choisissez celui qui vous ressemble aujourd’hui pour l’offrir à quelqu’un qui en a besoin.

Vous cherchez un autre ton ? Découvrez aussi nos poèmes d’amour et nos poèmes sur le bonheur.

Douze instants de tendresse à redécouvrir

Poèmes malicieux pour sourire

Commençons par l’humour : trois textes où la rime s’amuse, entre vaches perchées, chauffeur de bus jardinier et hiboux sans défaut.

Vénus et Blanchette

Une promenade, un chêne, et deux vaches qui papotent en tricotant : un poème comique où l’absurde se raconte avec le plus grand sérieux.

Au cours d’une promenade,au bout d’un sentier,
Arrivé près d’un chêne, je suis intrigué
Par deux vaches qui, sur une branche, sont

perchées.
Tout en tricotant, elles ne cessent de tchatcher.
– Sais-tu, qu’enfin, « Rosalie s’est fait draguer
Par un taurillon du Domaine du palmier.
– Non ? elle doit être vachement contente
Après une aussi longue attente !
– Blanchette ! je viens de voir voler un éléphant !
– Bien sûr ! et moi je joue de l’olifant !
– Regarde à nouveau, les vois tu maintenant ?
– J’en conviens Vénus ! bof, c’est pas étonnant,
Dans les environs, il doit y avoir un nid !

Si le temps des « vaches folles » est bien fini,
J’en conclus que celles-ci sont un peu loufoques
Et que l’on vit vraiment dans une épique époque .

© Guy Bourgise


Le petit chauffeur de bus

Une comptine écrite à dix ans, pleine de rimes en « us » et d’une fraîcheur qui ne vieillit pas.

Le petit chauffeur de bus
est en train de planter des
crocus

en chantant un air en russe

le petit chauffeur de bus
a un chien qui a des puces
il se frotte à un cactus
et il en a encore plus

NB: j’avais 10 ans… le temps passe

© Aurore du Matin


Révision d’orthographe

Un refrain en « ou » qui se récite comme un jeu : idéal à lire à voix haute, aux enfants comme aux grands.

Bien sûr que les hiboux
N’ont jamais eu de poux
Encore moins de genoux

Bien sûr que les hiboux
Ne portent pas de bijoux
Qu’ils prennent pour des cailloux

Bien sûr que les hiboux
Ne naissent pas dans les choux
Et détestent les joujoux

© Cogito

Petits plaisirs et tendresse du quotidien

Un goûter, un chat adopté par les poètes, un vieux recueil aux pages jaunies : la douceur se cache dans les détails.

Chocolat, vanille et caramel

Quelques vers gourmands pour dire que le bonheur tient parfois à une voix, un soir d’été.

C’est chocolat, vanille et caramel.
C’est comme ça que la vie est
belle.

Ce sont les petits plaisirs
C’est tout ce que je désire.
Juste te voir, te parler
Un soir d’été.

C’est chocolat, vanille et caramel.
C’est comme ça que la vie est belle.

© Priscilla Guerra


Petit Chat d’Expression nous t’aimons

Un hommage affectueux à la mascotte d’une communauté de poètes, « chat sœur » et porte-bonheur.

Depuis qu’un petit ‘chat sœur’
Est venu un jour s’installer
Dans un coin d’expression

Nous sommes tous enchantés.

Ce ‘chat sœur’ de mon cœur
Est peut être un petit chat frère
Il a su unir les cœurs
Des poètes comme des frères.

Il nous donne la bonne humeur,
Il fait tout pour nous plaire
Il est témoin de nos humeurs
De nos joies, de nos misères.

C’est un chat porte bonheur,
Que Daniel nous a offert,
Merci du fond de mon cœur
Pour ce cadeau chat mystère.

© Paquita Rocchia


Lire

Un court poème d’amoureux des livres : le plaisir simple d’un recueil ancien qui fait briller les yeux.

Les yeux pleurent leurs larmes
De plaisirs et de charmes
Moi, je sais le pourquoi

La cause de cet émoi

Un bouquin poussiéreux
Aux pages fort jaunies
Recueil de poésies
Aux écrits savoureux

A mon cœur villageois
Lire apporte maintes joies

© X CéPYGé

Poèmes sur l’amour familial et les enfants

Deux textes pleins d’émotion sur ce qui relie parents et enfants : des retrouvailles attendues, puis la tendresse des premiers instants.

La première rencontre

Des retrouvailles entre une mère et son fils, racontées avec pudeur et gratitude.

Quelle belle émotion ce dimanche-là
À la rencontre de mon fils, quelle joie!
Quel bonheur de vivre cette retrouvaille

Je suis si heureuse
Voir tendre les bras de son fils

Avec ce beau et grand sourire
Quelle chance que nous avons!
Me blottir dans le creux de son épaule
Enfin une telle chaleur
Une grande récompense après tant de souffrance

Ce bonheur, je ne peux le partager
Je le savoure, je le vis pour moi intensément
Lui et moi réunis
Que nous pouvons tout comprendre
Il y a que la force de l’amour
Pour rapprocher deux êtres comme nous

La vie est belle et juste
Je croque de nouveau dans ces jours heureux
Que Dieu veille sur nous pour toujours
Quel beau destin!

© Normande Dallaire


Le vrai bonheur

Un refrain qui revient comme une berceuse : le vrai bonheur serait-il dans le regard des enfants ?

Leurs yeux qui aimantent nos yeux,
Leurs rires qui enchantent nos
cœurs,

Leurs mains qui nous retiennent à eux,
S’il était là le vrai bonheur ?
Près des enfants au long des heures,
S’il était là le vrai bonheur ?

L’instant où ils viennent de naître
Est le début d’une passion
Comme une ivresse qui prend la tête
Sans y paraître
Ils nous donnent mille raisons
Pour que la vie danse comme fête.

Ils enfouissent bien leurs racines
Dans le terreau de notre amour
Ces arbrisseaux de vie si belle
Qui nous fascinent
Par leur regard au premier jour
De printemps nous prêtent des ailes.

Poupons que notre chair façonne
Leurs tout premiers cris nous désarment
On les embrasse, on les cajole
Puis on s’étonne
Quand leur rire éclôt d’une larme
Dans un dialogue sans parole.

Leur petit corps parfois tressaille
Sitôt nous voient-ils approcher
Car un enfant qu’étreint sa mère
Sur ses entrailles
Tient sur lui l’univers entier :
Elle est son ciel comme sa terre.

Leurs yeux qui aimantent nos yeux,
Leurs rires qui enchantent nos cœurs,
Leurs mains qui nous retiennent à eux,
S’il était là le vrai bonheur ?
Près des enfants au long des heures,
S’il était là le vrai bonheur ?

© Jean-Marie Audrain

Poèmes d’aurore, de pluie et d’inspiration

Pour finir, quatre poèmes plus contemplatifs : le bonheur qui se fait attendre, l’écriture qui naît, une pluie qui devient soleil et une aube d’adolescente.

Le bonheur

Le bonheur y est personnifié : un visiteur un peu essoufflé, qui finit toujours par revenir frapper à la porte.

Attends et réserve l’impatience de ton cœur,
Après tout ce temps, ces chemins
parcours,

Laisse lui le privilège d’arriver à son heure,
Essoufflé, se repose d’avoir tant et tant couru.

Sûrement qu’il voulait arriver au plus tôt !
Mais il est vieux de la naissance du monde.
A affronter le malheur, il n’est point de repos,
Ni de combattre tristesse, guettant à la ronde.

Déjà venu chez toi et trouvé porte close
De l’attente, affaibli, il s’en est retourné,
De l’absence, contrarié et le teint morose,
Comble pour lui ! jurant te le faire payer.

Sa nature bonhomme, l’emporte, il sourit,
Ennuyé tout au plus, agacé pour l’heure,
Exempt de colère c’est le sens de sa vie,
Doucement, revient t’apporter sa chaleur.

Enfin, course rendue aux portes de ton âme,
Il ne perd pas de temps et annihile ta peur.
Ouvrant mille voies, se servant de ses armes,
Claironne sa venue et s’installe en vainqueur.

© Christian Ventre de la Touloubre


Naissance

Comment naît un poème ? Ici, entre brume, étoiles et musique, les mots se mettent à danser.

Quand mon cœur saigne, j’écris, il guide ma main.
De ce sang, noir ou bleu, substance de ma plume,
Le papier se nourrit, mais reste sur sa faim;

Alors comme le marin, je navigue dans la brume.

Sondant le fond de mon âme, cherchant inspiration,
de peur de m’échouer, avant de trouver terre,
La lune ou le soleil, pour guides et compagnons,
Amis de mon sextant, lui donnant des repères.

Une musique, une chanson, et mon outil s’emballe,
Ma main tremble, s’excite, devient presque folle,
Mes mots et mes rimes se retrouvent dans un bal,
Masqués et inconnus, dansant une farandole.

Enivrés, par ce tourbillon de danses effrénées,
Fatigués de se livrer aux contorsions d’un esprit,
Vaincus, se couchent sur feuille, se dévoilent sans regrets;
De l’amour consommé naît, alors: »une Poésie ?!! ».

© Christian Ventre de la Touloubre


Ce matin, sur les toits

Une ville sous la pluie d’automne, et ce vers final lumineux : « il pleuvait du soleil ».

Il pleut silencieux sur les toits de la ville
Et les tuiles en feu et poussières d’été
Offrent à l’automnale un soupir résigné,

La dernière valse d’une saison fragile.

Telles des ballerines, élégantes et fines,
Les larmes du ciel voltigent de gaieté,
Esquissent pas menus sur la brique étonnée
Par la légèreté de ces grâces divines.

Une feuille égarée une nuit de tourmente
Espère renaissance au calice des cieux
Et boit jusqu’à l’ivresse l’eau bénie par les dieux
Oubliant l’agonie et sa mort imminente.

J’ai cherché en mon cœur la tristesse d’automne,
Le chant mélancolique des sanglots de la pluie
S’enfuyant de l’archet d’une vie qui s’ennuie,
D’un rêve, d’un idéal que l’écho emprisonne ;

J’ai trouvé l’allégresse dans un profond sommeil ;
J’en ai ôté le gris et le flou des années.
La joie au bord des yeux, le ciel a pleuré…
Ce matin, sur les toits, il pleuvait du soleil.

© Moun


La plus belle heure du jour

Un lever de soleil, un merle chef d’orchestre et une joie de vivre que l’auteure voudrait faire entendre au monde entier.

Tôt ce matin je me suis levée,
J’aime cette heure où tout dort encore,
Où à l’horizon une lueur rosée

Annonce la naissance de l’aurore!

Soudain une pluie d’or éveille la nature
Les grands arbres se dégagent de la couverture
De brume légère déposée par la nuit
Qui devant l’aube s’est enfuie!

Un merle est le chef d’un orchestre qui glorifie
L’arrivée du jour nouveau, le triomphe de la vie,
Quand dans un éclatement de lumière,
Le soleil semble sortir de terre!

Je me sens la cœur léger,
En contemplant l’azur du ciel
Et je laisse mon âme s’envoler,
Pour suivre tout là haut une hirondelle

Dans mes bras je voudrais serrer
Le monde tout entier
Mon Amour je voudrais partager
Avec tout ceux qui ne savent aimer
Ma joie de vivre je voudrais crier,
Afin que même les sourds puissent la capter

écrit au matin de mes 12 ans
c’était hier, c’était il y a si longtemps!

© Émie Magne

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