205 poèmes d’amour éternel : promesses de fidélité et mots pour aimer toute la vie

L'amour éternel en 205 poèmes lyriques : promesses et émotions sans fin

Sommaire :

L’art d’aimer : un poème pour s’inventer mille et une raisons d’aimer

Être sa Joconde, son musée, son oasis : l’amour comme œuvre qu’on fait ensemble.

L’art d’aimer

De s’inventer mille et une raisons d’aimer
De saisir son ultime chance de rêver

De s’offrir des ailes à sa vie terre à terre
De se mirer dans ses yeux, son rêve étoilé
Être sa Joconde, sa Muse, son Artiste,
Son tableau préféré, son Louvre, son musée
Son chef-d’œuvre aux parfums colorés de sa terre.

L’art d’aimer
De se libérer de ses chaînes de solitaire,
De déguster la vie à travers deux regards,
De se fondre sans se confondre ; d’exister
Pleinement, illuminer sa vie comme un phare,
Bouleverser ses habitudes de sédentaire.
Être sa rivière, son oasis, sa mer,
Son voyage sans bateau ni rames, sa charmante,
Sensuelle, insolente, unique croisière.

Aimer est un art. Aimer est aussi un voyage, comme le dit le poème suivant, strophe après strophe.

Aimer, c’est s’en aller pour un long voyage : un poème sur l’art de partager sa vie

Un voyage, un partage, un ouvrage, un alpage : chaque strophe avance d’un cran vers la paix à deux.

Aimer

Aimer, c’est s’en aller pour un très long voyage.
Aimer, c’est découvrir, par-delà les nuages,
Un monde insoupçonné, étrange et fascinant,
L’autre qu’on connaissait à peine, intuitivement.

Aimer, c’est s’embarquer pour un très long partage.
Aimer, c’est se choisir un charmant voisinage,
Un monde où déverser tout ce que l’on ressent,
L’autre qu’on veut combler jusqu’à le voir content.

Aimer, c’est commencer un impossible ouvrage,
Aimer, c’est composer, au prix d’un long courage,
Un monde d’harmonies où se mêlent les chants
De l’autre et de soi, toujours se répondant.

Aimer, c’est parvenir à la paix des alpages.
Aimer, c’est voir où va la voie où l’on s’engage,
Un monde où l’on danse ensemble en décrivant
Une chorégraphie dont nos cœurs font le chant.

Aimer sans condition est plus difficile à faire qu’à écrire. Le poème suivant le dit à la première personne du pluriel.

Aimer pour aimer : un poème pour redonner son sens au verbe « aimer »

Un poème presque militant : aimer, ce n’est pas posséder, c’est laisser l’autre exister tel qu’il est.

Aimer pour aimer

L’amour pour l’amour est bafoué de tous côtés,
Les gens ne savent plus que signifie aimer !
L’amour, ce don de soi, cette réalité,
Fait que l’autre existe, simplement, tel qu’il est.

Le monde changera lorsqu’on aura compris
Que l’homme évoluera en s’affirmant lui-même ;
Ce n’est pas du pouvoir que germera la vie,
Mais du cœur de chaque être et du seul mot : « Je t’aime ».

Ton cœur étant esprit, ouvre-le à la vie ;
Ne sois plus possessif, offre-le mon ami.
Alors se révélant à ton âme meurtrie,
Apparaîtront enfin ces songes d’une nuit,
Ces songes si lointains que tu faisais en rêve
Et qui étaient déjà le début d’une trêve ;
Voilà pourquoi l’amour percera le mystère
Entourant d’une brume étrange cette terre.

Oui, si tu veux changer, ouvre ton cœur au monde,
Accepte frère et sœur, leur entité profonde ;
Respectant dans l’amour qualités et défauts,
Alors tu connaîtras vraiment ce que tu vaux !

L’amour pour l’amour est bafoué de tous côtés,
Les gens ne savent plus que signifie aimer !
L’amour, ce don de soi, cette réalité,
Fait que l’autre existe, simplement, tel qu’il est !

Et si l’on réinventait le verbe, tout simplement ? C’est le projet du poème suivant, offert « rien que pour nous ».

Aimer : un poème pour réinventer le verbe et le conjuguer à deux

Habiller « aimer » d’étoiles, de fleurs, de papillons, et le réserver à un seul couple.

Aimer

Je voudrais réinventer le verbe aimer.
Rien que pour toi !
Rien que pour nous !

L’habiller d’étoiles,
Le décorer de fleurs,
Lui donner des couleurs de papillons,
L’enrober de musique.
Que ce soit le plus beau verbe au monde,
Qu’il devienne unique,
Que dans cette nouvelle version,
Il nous soit entièrement réservé
Et que nous soyons les seuls à savoir le conjuguer !
Je t’ai aimé…
Je t’aime…
Je t’aimerai !

— Yanne Le Corre

Ce « je t’aimerai » peut se dire plus intimement encore, comme un aveu d’une jeune amoureuse dans le poème suivant.

Aimer plus que tout : un poème d’amour pour dire « je ferais n’importe quoi pour toi »

Un poème d’adolescence amoureuse, direct : l’envie de l’autre, les larmes, la promesse d’aller jusqu’au bout.

Aimer

À mes yeux tu es le plus beau
À mon cœur tu es ce qu’il me faut
Personne ne peut comprendre
Ce que je ressens ; cette envie si grande.

Parfois c’est tellement dur
J’ai peine à croire ne pas frapper un mur.
J’aimerais que le passé s’amène à moi,
Car dans le présent je pense toujours à toi.

Tu ne peux pas t’imaginer
Le nombre de larmes que j’ai versées
Car pour t’avoir tout près de moi
Je pourrais faire n’importe quoi…

Pour toi j’irai n’importe où,
Pour toi j’irai jusqu’au bout,
Car je sais que je t’aime plus que tout.

Mais c’est ainsi que va ma vie
Le temps reste mon pire ennemi.
Pour aujourd’hui et pour toujours
À toi sont dédiées ma confiance et mon amour.

— Catherine R.

Parfois, aimer, c’est aussi continuer à vivre après avoir perdu quelqu’un. Le poème suivant raconte comment on y arrive.

Aimer malgré la perte : un poème sur ce qui nous retient de vivre et d’aimer

Après une disparition, deux voies : la suivre ou rester. Ici, l’amour de quelqu’un d’autre et l’enfant à venir décident.

Aimer

Aimer tel était son destin
Vivre signifiait demain
Elle a grandi

Et est morte d’ennui.

Moi j’aurais voulu la suivre
Et m’éteindre avec elle
Mais j’ai réfléchi
Et j’ai pensé à lui

Il m’aimait et me protégeait
De plus, grandissait en moi
Un petit être qui deviendrait roi

Je n’étais ni reine ni princesse
Il n’était ni prince ni roi
Mais de nous deux allait naître
Ce que j’appelle enfin
Ma source de joie et de chaleur

Ce fut toi, mon cœur.

— Djinie Spard

Que reste-t-il de l’amour quand on n’a plus rien d’autre ? Le texte suivant essaie d’y répondre en prose, sans prétention.

De l’utilité de l’amour : un texte pour répondre à « à quoi sert l’amour ? »

Une réponse à une question posée par un ami : peut-être que l’amour ne sert à rien, mais il guide.

De l’utilité de l’amour (réponse)

À quoi sert l’amour, te demandais-tu ?
Je ne sais pas s’il a une utilité, je ne sais pas quelle est sa finalité, mais moi je sais ce qu’il m’apporte…

Il m’aide à m’accepter, à mûrir, à donner le meilleur de moi et à montrer le pire…
L’amour me sert de guide, de ligne directrice, je ne déambule plus sans avenir…
L’amour est mon seul appui véritable aujourd’hui, il n’était qu’un rêve, désormais je sais qui il est…
L’amour me donne l’espoir, la force nécessaire à ma survie.
À quoi sert l’amour ? C’est à chacun d’en juger..

Un guide, une ligne directrice, un diamant : le poème suivant continue dans l’image, en lui donnant du prix.

L’amour sans prix : un poème sur l’amour comme un diamant à protéger

Rare, facetté, impossible à remplacer : huit lignes pour dire pourquoi on ne perd pas un amour.

L’Amour sans prix

L’amour est comme un superbe diamant
Il ne se trouve qu’après l’avoir cherché passionnément
Son prix ne peut être réellement évalué
Il est fait de multiples facettes qui le font briller
Il se donne toujours à la personne que l’on aime
Son éclat ne ternit jamais quand on en prend soin
Lorsqu’on le perd, on ne réussit jamais à le remplacer.

— Mario Lemaire

Un amour précieux se prépare comme un plat délicat. Avec le bon dosage, voici la recette.

La recette : un poème d’amour en forme de recette de cuisine

Un instant, un soupçon de bonheur, une pincée de joie : les ingrédients sont connus, mais personne ne dit jamais les proportions.

La recette

Vous prenez un instant,
Et prenez bien le temps,
Un soupçon de bonheur,
Une pointe de tendresse,
Un pétale de fleur,
Une once de sagesse,
Mélangez bien le tout,
Cela doit être doux.

Laissez tout reposer,
Et puis si vous l’osez,
Une pincée de joie,
Une larme d’espoir,
Un bel éclat de foi,
Et un souffle du soir,
À délayer lentement,
Et goûtez tendrement.

Puis dans un autre plat,
Bien avant d’être las,
Adjoindre la patience,
Une bulle de passion,
Écarter la défiance,
Ajouter l’émotion,
Saupoudrez d’aventure,
Et bercez de nature.

Et l’on obtient ce mets,
Délicat et parfait,
Nappé d’un peu d’humour,
Servi dans un cocon,
Ce mets s’appelle amour,
Veillez à en faire don,
Veillez avec gaieté,
À le faire goûter.

— Lendraste

Après la recette, la bénédiction. Le poème suivant célèbre tous les cœurs qui n’ont pas peur d’aimer.

Aimer et être aimé : un poème d’amour en forme de béatitudes

« Heureux ceux… » : une litanie qui bénit les cœurs offerts, les poètes, les oiseaux et ceux qui osent aimer.

Aimer et être aimé

Heureux qui comme cet homme a fait un beau voyage
Et vécu à rebours, cueillant les fleurs de l’âme ;
Heureux les cœurs toujours offerts nus et sans arme…
Heureux ceux qui déposent des roses sur la page
Écrite au sang des hommes, qui achève le Livre
Et qui signent : un poète, mendiant d’amour et ivre
D’aimer et d’être aimé…

Heureux celui dont brûle le cœur sous ses haillons,
Celui qui crie « je t’aime » de derrière son bâillon ;
Heureux ceux dont la main réchauffe un oisillon…
Heureuses les âmes en peine, heureuses les légions
D’amour azuréennes qui peuplent l’horizon ;
Heureux les cœurs sans rides, heureux les cœurs avides
D’aimer et d’être aimés…

Heureux ceux dont le souffle façonne les nuages
Réveillant les lutins cachés dans les bocages,
Engrossant en sifflant les voiles des bateaux
Et rattrapent le soleil qui marche sur les eaux
Avant que de coucher des ombres sur nos rivages ;
Heureux qui ne se lasse jamais du doux voyage
D’aimer et d’être aimé…

Heureux les étonnés, heureux les singuliers
Heureux les écoliers qui ouvrent des sentiers
D’aventure et de soufre, heureux l’amour qui souffre,
Heureuse es-tu mon âme dans ta prison de chair,
Heureux ce cœur qui bat dans sa cage de fer ;

Car tous s’envolent un jour,
Grands oiseaux sur la mer de nos armes amères,
Escadrille de l’amour qui ne vole que pour

Aimer et être aimé.

Une rose, un fantôme, un aimant : le poème suivant définit l’amour en trois images seulement.

Je refais la Bible et le monde : un court poème sur l’amour qui unit un homme et une femme

Six vers à peine, pour dire que l’amour est ce fantôme qui fortifie les sentiments.

Je refais la BIBLE et LE MONDE

L’amour est ce fantôme
Qui fortifie vos sentiments
Unissant une femme et un homme

L’un avec l’autre comme un aimant
Extraira de votre cœur une rose
Qui marquera votre âme sœur éternellement

— Odry Kalisa

Mais que faire quand le cœur est en panne ? Le poème suivant prend l’image d’une voiture au point mort.

Neutre : un poème sur le cœur au point mort qui attend quelqu’un

Un cœur qui n’avance plus a besoin d’une essence particulière, que seule une personne peut donner.

Neutre

Tu n’es plus capable d’avancer,
Tu restes au neutre malgré toi,
Ton cœur ne peut plus avancer,

Il a besoin d’une essence spéciale,
Et cette essence, une seule personne peut te la donner,
Et c’est lui qui, en te donnant son cœur,
Te fera avancer,
Mais en échange tu dois lui donner, à ton tour, la même chose,
Lui faire confiance,
Être capable de faire face à des erreurs,
Et dans tout ceci trouver une source de bonheur…

Pour avancer, il faut du courage. Pour ne plus faire de mal aux autres, il en faut davantage encore. Voici l’avis d’un jeune homme qui y croit.

Ma vision : un poème engagé qui préfère l’amour à la guerre

Un texte au ton oral et direct, qui prend la parole contre la guerre et rappelle que « je t’aime » se dit pour que ça dure.

Ma vision

La vie, faut pas croire que c’est chiant, c’est pas cela le plus important
Car nous ne sommes pas vivants tant qu’on ne devient pas comme un aimant
Avec une personne qui pourra t’en rendre autant
Alors il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas nés
Pour gouverner, mais depuis la nuit des temps
Nous existons pour perpétuer la pérennité de l’humanité.
Sans penser une seconde à nous faire crier ou pleurer
À cause de la connerie humaine, de ces guerres qui ne font que tout le temps
Détruire et anéantir des vies, des familles qui n’avaient rien demandé.
Dites-vous cela et réfléchissez-y, est-ce que la terre vivrait plus longtemps
Si justement l’homme n’était plus le chevalier de la mort, et qu’il pense
Plutôt à faire l’amour et plus jamais la guerre, qu’il ne soit plus
L’esclave de ses pensées refoulées de mort et comme s’il n’avait plus de sens
Ne jamais oublier ce qu’est l’amour, car tout le monde dit « je t’aime »
Mais je pense que ce mot il ne faut pas le prendre à la légère car,
Pour moi si je le dis c’est pour que cela dure et que ça s’enchaîne
Avec une histoire intéressante car portée sur la longueur et par
Cela devenir l’honorateur d’une chose qui est plus vieille que
L’homme, même si sans cesse il essaye de la détruire.
Je te dis alors reste toi-même et ne tombe pas dans tes pulsions fanatiques
Qui ne t’avanceront à rien, moi je te dis aime et sois lunatique…

— Damien Alaux

Aimer pour de bon, c’est aussi accepter d’aimer quelqu’un qui change. Le poème suivant va jusqu’au bout de cette idée.

J’ai appris à t’aimer : un poème pour aimer quelqu’un qui s’éloigne dans l’oubli

Aimer plus fort quand le regard de l’autre se perd. Trois strophes sans pathos, et une vraie fidélité.

J’ai appris à t’aimer

J’ai appris à t’aimer, ma jeunesse frivole
Est passée au tourbillon des jours…
J’ai appris à t’aimer en rêvant sous le saule
Jetant aux orties tous mes autres amours.

J’ai appris à t’aimer, sourire ou amertume
Dans la tristesse de tes yeux amoureux,
J’y trouvais l’or d’une immense fortune
Les joyaux d’un cœur et d’un amour heureux.

J’ai appris à t’aimer à travers la tendresse
Dont j’entoure chaque jour les souvenirs enfouis.
Je t’aime encore plus fort dans la sombre détresse
Où désormais tes yeux s’enfoncent dans l’oubli.

Apprendre à aimer, c’est aussi apprendre la grammaire du cœur. Le poème suivant la prend au pied de la lettre.

Âme se trame, gramme : un poème d’amour en vocabulaire de grammaire

Sujet, complément, préposition, article défini : une déclaration qui se conjugue.

Ame se trame, gramme

Âme se trame, gramme,
Je veux être Sujet
Veux être Complément

Je, Nous conjuguerais
En des temps si parfaits

Te ferais préposition
Non ! Pas impérative
Mais variable.

Je te ferais l’article
Défini non contracté
Et des effets de style
Proposition coordonnée.

Concordance
Dans le temps
Parfait futur de mon présent

Ton prénom sera possessif
Tout deviendra relatif

Et d’élision en conjonction
De complément circonstanciel
En joli complément de nom

Je te deviendrais essentielle

— Jocelyne Sallou

Une rhétorique, ça s’apprend. Le poème suivant va plus loin : il jongle avec les figures de style pour dire « je t’aime ».

Anacoluthe, mon amour : un poème d’amour en figures de style

Métaphore, hyperbole, ellipse, zeugma : un cours de rhétorique à usage des amoureux.

Anacoluthe, mon amour

Tu vois, j’ai retrouvé mes mots
Les vers, la rime, la prose
Mon épitrope, mon anadiplose

Tu vois, j’ai retrouvé mes phrases
Le temps qu’éclose la rose
Comme je thème antanaclase

Tu vois, j’ai retrouvé l’automne
Vent, brume, ambiance syntone
Anacoluthe, mon amour

Tu vois, j’ai retrouvé ton ciel
La lune, le soleil, et l’éclipse
Enthymème, toi mon ellipse

Tu vois, j’ai retrouvé ton monde
Sourire, tendresse, caresse
Métonymie, my love

Tu vois, j’ai retrouvé l’espace
Légèreté du temps, du corps
Comme une tendre métaphore

Tu vois, j’ai retrouvé une île
J’emmêle, mel, mail, poème
Apocope et toi paréchème

Tu vois, j’ai retrouvé l’envol
En écoutant la nuit les étoiles
Toi ma douce hyperbole

Tu vois, j’ai retrouvé le chemin
Moi l’allophone, spacien de Vega
Prends ton envol et ma main, zeugma

— Charles Gauthier

Un « je » et un « tu » : les deux pronoms qui disent tout d’un couple. Le poème suivant leur donne chacun leur voix.

Le Je et le Tu : un poème sur les deux voix d’un couple

Le « je » imprévisible, le « tu » étrange : deux rôles sur la même scène qui finissent par s’épouser.

Le Je et le Tu

À Moun

… J’achève le cheminement du Je
Imprévisible
Quand l’étrange Tu s’imbrique dans le Jeu
En une ligne imaginaire de démarcation
Je trouve dans ce sosie les traits
D’un visage basané par la canicule…

Le Je sort de l’arène des mots
Transi par la cadence d’une autre musique
Le Tu investit l’autre cadre
Avec le convoi des couleurs
Toile où s’imbibent des esquisses
Puisées à l’orée d’une mer boréale
Et des chants des vents des alizés
De l’archipel des eaux profondes
Le monde de corail change le climat
Donne un aspect édénique aux îles
Et nous ne faisons que délirer de l’espace…

Le Je et le Tu ne sont que les rôles
Confrontés dans une même scène
Quand les acteurs déclament le texte
En dehors des spectateurs…
Et chacun s’accorde cette félicité
D’avoir touché le cœur de la foule…

Le Je et le Tu s’épousent dans la même voix
La voie où le verbe allonge les pas
Se met à courir derrière une image
Pour la rendre captive dans le filet de la page
Ainsi je remets ma plume dans sa soie
La parfume des parfums de rêves
Lui chante la plus belle berceuse
Pour lui rendre le sommeil des anges…

Nous frôlons de nos regards
L’horizon vermeil de l’éveil
Et au crépuscule, nous nous envolons
Pour atteindre les reflets du soleil
Le soir avide décide de tout envelopper
En nous laissant aux abois l’ébauche d’un poème
Qui nous éveillera la nuit de sa germination…

— Kacem Loubay

Du Je et du Tu naît un souffle commun, que le poème suivant décrit en pleine envolée.

Amour-Aimant : un poème d’amour qui se lit comme un souffle

Encouragée, protégée, portée : l’amour est un élan mutuel qui mène vers « mon seul océan ».

Amour-Aimant

Encouragée, encourageant,
Quand le souffle du vent,
S’en vient présentant,

Son regard flamboyant,
Insistant et entraînant,
Mon cœur resplendissant,
À ce sourire éclatant.

Protégée, protégeant,
Cet Être rayonnant,
Qui en s’approchant,
Sa main il me tend,
Et dans un bel élan,
Me porte doucement,
Vers mon seul océan.

Se laisser porter, c’est aussi suivre son étoile. Le poème suivant donne ce conseil, simplement.

L’étoile et le rêve : un poème qui encourage à suivre son étoile

Une suite de conseils tendres : suis ta voie, cueille les pétales, bois la rosée, garde l’arc-en-ciel.

L’étoile et le rêve

Suis ta voie, suis ton étoile
Ôte sur ton chemin tous ces voiles
Marche sur les sentiers de diamants
En tenant sa main tout en avançant.
Cueille les pétales d’amour
Que tu vois aux alentours
Pour les accrocher à ton cœur
Et atteindre le bonheur.
Bois de cette rosée matinale
Qui adoucira ta vie banale.
Mets dans tes pensées l’arc-en-ciel
Pour que par de beaux rêves tu te réveilles.
Laisse-toi envahir par la chaleur du soleil
Pour que de ta vie émane une douceur sans pareil
L’amour donne vraiment des ailes
Les étoiles donnent du rêve.

Et pour finir cette série sur le verbe aimer, un poème qui compare l’être aimé à un livre qu’on relit sans jamais s’en lasser.

Lecture : un poème qui compare l’être aimé à un livre qu’on relit sans jamais se lasser

Pages tendresse, pages cachées, tranche patinée : l’amour vu comme un livre qu’on connaît par cœur et qu’on rouvre pourtant.

Lecture

Elle, comme un livre juste sorti de presse
Aux pages intouchées par le coupe-papier,
Je ne lisais d’elle que les pages tendresse
Sans pouvoir déchiffrer celles qui restaient cachées.

Alors j’imaginais le reste de l’histoire,
Je me voyais déjà la lisant dans le noir,
Libérant une à une les pages attachées
Qui cédaient avec grâce, sans plus résister.

Je connais maintenant du livre les chapitres
Mais lorsque le mot fin vient clore les épîtres
Je reprends tout l’ouvrage avec un œil nouveau
Et les pages secrètes m’offrent leurs meilleurs mots.

Je n’ai au cours des ans connu rien que ce livre,
Sa tranche est patinée, quelques pages ont jauni,
Il y a par endroits des traces de brûlures
Mais toujours je relis cette belle aventure.

Après la définition, l’écriture : les poèmes qui suivent ont un goût de chanson, de musique et de poème dédié.

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