205 poèmes d’amour éternel : promesses de fidélité et mots pour aimer toute la vie

L'amour éternel en 205 poèmes lyriques : promesses et émotions sans fin

Sommaire :

Accorde-moi : un poème d’amour en notes de musique pour trouver l’harmonie à deux

Tonique, tierce, quinte, majeur, mineur : un solfège amoureux qui cherche le seul accord qui compte.

Accorde-moi

La vie se désaccorde,
Du diapason modèle,
Jouer de toutes ses cordes,
Sur partition virtuelle.

Tonique, tierce et quinte,
Défilent sous mes doigts,
Sans qu’aucune ne feinte,
Le bémol du désarroi.

Clé des songes tu me guides,
Symphonies inachevées,
Tu fais de moi ce druide,
Aux figures imposées.

Sans aucune demi-mesure,
Mes amours se pianotent,
Sur ces gammes obscures,
Où mes croches dénotent.

Majeur ou bien mineur,
Il en existe un suprême,
Je le composerai sur nos cœurs,
Être en Accord avec soi-même.

— Alexein

Pour s’accorder, il faut être deux. Le poème suivant le dit tel quel : une chanson qui attend sa réponse.

Chanson à répondre : un poème d’amour à chanter en duo

L’amour comme une chanson qu’on chante chacun à sa façon, mais qu’on doit jouer sur le même accord.

Chanson à répondre

L’amour c’est une sorte de chanson,
Chacun la chante à sa façon,
Pour chacune il y a un refrain,
Et plus d’une fois il revient.

Encore une fois je veux chanter,
J’ai seulement besoin de ta parole,
Pour que notre chanson prenne son envol,
Pour que notre amour soit exprimé.

C’est une ballade qu’on doit jouer,
La même, nous devons aimer,
Si nous voulons gaiement danser,
Du début à la fin sans trébucher.

C’est une chanson chantée en duo,
Nous devons donc chanter sur le même accord,
Pas un plus bas ni l’autre plus haut,
Si l’on veut vivre l’amour encore.

Il faudrait commencer à l’écrire,
Mais les bons mots nous devons choisir,
Surtout celui que jamais l’amour ne me contourne,
Si l’on veut qu’un jour elle tourne.

Une chanson peut aussi dire qu’on vieillira ensemble. Voici la plus belle de ce recueil, avec ses refrains et ses cheveux gris.

La plus belle chanson d’amour : un poème pour ceux qui s’aimeront les cheveux gris

Des yeux marrons, des rides caressées, un goéland qui rejoint sa colombe : une chanson d’amour tendre et simple.

La plus belle chanson d’amour

Voir tes yeux marrons
Découvrir ton visage
Entendre ta voix
Mettre nos cœurs en émoi
Planer sur un p’tit nuage
Au rythme d’une chanson

Oui, de mes mains
Je caresserais tes rides
Toucherais ta peau
Tairais en toi le chagrin
Adieu tes maux
De toi, je suis avide

Refrain I : La plus belle chanson d’amour
C’est nous deux,
Les yeux dans les yeux
C’est ta voix me disant « je t’aime »
C’est toi et moi formant un tandem
Au rythme du vent
Au rythme du temps
La plus belle chanson d’amour
C’est nous deux
Pour toujours

Ouvre-moi tes bras
Que j’m’blottisse contre toi
Emporte-moi
Envole-moi
Faisons plus qu’un
Sur l’même chemin

Les cheveux grisonnants
Nous serons les amants
Du nouvel an
Voit le goéland
Il vole vers sa colombe
Qui déjà succombe

Refrain I : La plus belle chanson d’amour
C’est nous deux,
Les yeux dans les yeux
C’est ta voix me disant « je t’aime »
C’est toi et moi formant un tandem
Au rythme du vent
Au rythme du temps
La plus belle chanson d’amour
C’est nous deux
Pour toujours

Refrain II : La plus belle chanson d’amour
C’est une rose
Une prose
Un parchemin
Que je dépose
À pas de velours
Dans ta main
La plus belle chanson d’amour
C’est nous deux
Les yeux dans les yeux
Pour toujours

— Jenny Marty

Une chanson, un poème, un parchemin : et si le plus long d’entre eux était celui qu’on écrit ensemble ?

Le poème le plus long : un poème qui dit que l’amour n’a pas de fin

Un poème qui chante le matin et danse le soir, et qui finit par donner sa réponse : le plus long, c’est la femme qu’on aime.

Le poème le plus long

Il chante le matin, et il danse le soir,
Il emplit des volumes, il raconte une histoire,
Courent sur son chemin, légendes et merveilles,
Comme une jolie plume, l’entraînant au sommeil.

Il discoure de beauté, il encense les dieux,
Lançant une fragrance, en nos cœurs amoureux,
Un rayon dans l’été, une lumière de vie,
Enveloppant nos sens, stimulant nos envies.

Ses mots sont la douceur, caressant nos passions,
Ses paroles de miel, suscitant nos pulsions,
Nous ressentons la peur, du jour où se termine,
Emportant dans le ciel, ses envolées mutines.

Mais il dure des années, il perdure des éons,
Si ce n’est dans la vie, s’il n’y a plus de son,
Dans nos cœurs attaché, on l’entendra encore,
En souvenir de lui, palpiter bien plus fort.

Enchanteur et chagrin, il n’est point de souffrance,
Qu’il ne sache causer, cet arrogant silence,
Son chant comme un écrin, réchauffe la langueur,
Et très vite oubliée, cette vive douleur.

Lorsqu’il se sera tu, lorsqu’il sera fini,
Faisant tant de bonheur, de plaisir infini,
Ce qu’il est, ce qu’il fut, rivière de nos larmes,
La raison de nos pleurs, le regret de son charme.

Mais fi de ce destin, ce verbe embrasant l’air,
Ces vers qui se font, cette ode, ce concert,
Il a bien une fin, est un doute qu’on sème,
Le poème le plus long, est la femme qu’on aime.

Si la femme qu’on aime est un poème, le cœur est un bateau. Le poème suivant embarque pour une longue traversée.

Le bateau du cœur : un poème d’amour sur la mer des sentiments

Calme ou en furie, ce cœur vogue de porte en porte, et finit par s’amarrer dans un ciel d’éternité.

Le Bateau du Cœur

Le bateau de mon cœur
Vogue sur une mer de sentiments
Tantôt calme, tantôt en furie
En paix ou en beau maudit
Les sentiments le portent
De portes en portes

Il se laisse bercer
Par une voix charmée
Mais peut aussi couler
Pour un amour délaissé
Il passe par toutes les couleurs
De l’arc-en-ciel à la noirceur

Un jour il ira s’amarrer
Dans un ciel d’éternité
Mais pourra dire : « J’ai voyagé
Que de gens j’ai rencontrés
Pleins de tempêtes j’ai essuyées
Et je n’ai jamais cessé d’aimer »

Avant que ce jour n’arrive
Avant de débarquer sur la rive
Venez me rencontrer
Ensemble naviguer
Sur des sensations variées
Que vous aimerez partager.

— Georgette Lacasse

La navigation mène parfois à une réunion de tout ce qui paraissait séparé : c’est ce que fait le poème suivant.

Réunion : un poème de paix où tout ce qui est séparé s’unit

La paille et le grain, la fleur et l’océan, les poissons et les dauphins. Un souhait de réconciliation.

Réunion

Que la Paille et le Grain
S’unissent sans partage
Dans le feu du Destin.

Que la Fleur du Rivage
Parfume l’Océan
Et la Lune en hommage.

Que les Poissons d’Argent
Escortent les Dauphins
Au regard souriant.

Que la Joie du Festin
Inonde d’espérance
Les plus secrets desseins.

Dans un Vent d’Innocence
Ils se courbent humblement
Les Yeux pleins de Silence.

La paix a un secret : elle naît du chaos. Le poème suivant en fait un fil logique, jusqu’au « je t’aime ».

Nemoland for ever : un poème sur la paix qui naît du chaos et mène à l’amour

Une chaîne de causes : le chaos fait la paix, la paix l’espoir, l’espoir demain, demain l’amour, l’amour « je t’aime ».

Nemoland for ever

La paix naît du chaos, du chaos naît le calme.
De la violence naît la douceur,
De la douceur naît la paix,
De la paix naît l’émoi,
De l’émoi naît la vie …

Il est un sanctuaire quelque part en Absurdie,
Une Fée au cœur d’or y accueille les damnés,
Les fils et filles du chaos, des maudits.
Son arme, un sourire, une larme, un regard,
Mais aussi et surtout, dans le creux de sa paume, un espoir…

Du chaos naît la paix, de la paix naît l’espoir,
De l’espoir naît demain,
De demain naît l’amour,
De l’amour naît ma Fée,
De ma Fée naît je t’aime …

Une fée, un ange, des âmes qui se reconnaissent : voici le poème qui rassemble ces deux figures.

Mon double : un poème sur l’ange et la fée qui se reconnaissent

Un ange aux ailes noires, une fée qui partage ses pleurs. Un duo cabossé et complice.

Mon double

Avez-vous déjà rencontré votre double ?
Une personne qui pense comme vous
Un être qui ressent les mêmes émotions
Un p’tit bout qui est triste quand vous pleurez
Votre miroir, votre image . . .

Le mien est un ange,
Et ses ailes sont noires !

C’est moi en lui,
C’est moi dans le sexe opposé
On pourrait glisser un miroir entre leurs deux corps
Leur pensée serait identique !

Il en a marre de souffrir
Et pour échapper à ses problèmes,
Il console les âmes perdues
Et il rencontre sa fée

Alors il se raconte leurs soucis
Se comprennent et s’entraident pour ainsi
Ne plus se passer de l’autre . . .

Comment définir ce qu’il partage ?
De toute façon, il s’agit d’Amour
Mais à quel degré,
À quelle force,
À quelle puissance ?
Ils l’ignorent encore . . .

Lui, son ange, il brûlerait ses ailes
Tellement il la trouve belle
Elle, la fée, elle partagerait ses pleurs
Pour le soulager de ses souffrances et de ses peurs . . .

À eux deux, l’ange et la fée
Tentent de trouver
La nature exacte de leur mission, leur venue sur terre
Un jour peut-être résoudront-ils ce mystère
En attendant chacun tente de survivre
Elle en pensant à son ange,
Lui en rêvant de sa fée . . .

— Lolotte

Avec ou sans ailes, on veille l’un sur l’autre. Le poème suivant décrit cette protection quotidienne.

Ombres chinoises : un poème d’amour qui veille dans le noir

Une main dans l’obscurité qui retient la colère, une lueur qui accourt : l’amour comme remède.

Ombres chinoises

Ombres chinoises, jeux de lumières
Malgré le feu, le sang et la pierre
Nous veillons l’un sur l’autre
Comme d’amoureux apôtres
Invincibles en cas de danger
Nous nous aimons avec fierté
Cette main qui me touche dans le noir
Est celle qui retient ma colère, le désespoir
Bienveillante et aimante, toujours là
Quand je ris, pleure ou quand je suis las
Tu es la lumière dans mes ténèbres obscures
Chaque fois que j’ai mal, tu es ma cure
Tu accours telle la lueur de l’amour
Pour me faire croire aux beaux jours.

Veiller, c’est aussi laisser de l’espace. Le poème suivant le rappelle, avec la douceur d’une liberté partagée.

Libre : un poème d’amour pour aimer sans enfermer

Une femme libre d’aimer un homme, et le monde avec lui. Elle ne demande rien, sinon la liberté d’être goûtée.

Libre

Je me sens libre de t’aimer,
D’aimer l’homme grave, léger,
D’aimer sa spécificité.

Je me sens libre de t’aimer,
D’aimer le monde entier,
D’aimer sa multiplicité.

Je me sens libre de t’aimer,
De me nourrir d’Amour à deux,
D’attention aussi pour eux.

Je sens nos rêves concordés.
L’esprit affranchi, délié,
Libre tu es, de me goûter…

Libres, ils peuvent voler. Le poème suivant imagine l’envol, même avec des ailes abîmées.

Voir l’or de ton âme : un poème pour voler ensemble, malgré les ailes abîmées

Deux oiseaux dans une cage, des ailes abîmées, une porte qui finira par s’ouvrir.

Voir l’or de ton âme

Redescendre des limbes
De cet inconscient qui me dévore.

Ne lâche pas ma main.
Je veux voler avec toi
Et voir l’or de ton âme
Sans cesse plus scintillante, m’entourer.

Continuer à rêver
Blottis dans notre cage
Qu’un jour la porte s’ouvrira
Que nos ailes abîmées se déploieront
Pour voler réellement, librement
L’un contre l’autre…

Voler, c’est aussi suivre une voie sacrée. Le poème suivant la trace en étoiles filantes.

La voie sacrée : un poème d’amour spirituel, aux chemins d’étoiles

Un chemin d’étoiles filantes, un homme-oiseau, des mots sacrés. Un poème qui avance comme une prière.

La voie sacrée

Avec des volées de nuées bleues et duveteuses,
J’ai tracé pour lui un chemin d’étoiles filantes,
Rien ne sera retenu dans les pans opaques du vide,

Le vent du sud me soufflera toujours
Ses messages de paix profonde et lointaine,
Invincible et tendre trait d’union tel l’écharpe d’Isis.

Croyant de nos rêves respirer tous deux l’instant magique,
Nos cœurs se frôleront avec la douceur des anges,
Nos bruissements retentiront dans leurs volières de songes,
Geôle ouverte sur nos échappées gracieuses
Où chacun de nous détiendra son jeu de clés
Pour libérer ses ailes sous un miroir de plein soleil.

Comme un homme-oiseau aux battements fragiles,
Il me dessinera encore son vol éthéré
Pour tromper mes crépuscules de lune blafarde,
Virevoltant au souffle pur, il suspendra
Sa traversée de déserteur qui se repose,
Alors en silence je respirerai sa poésie.

Lui dérobant une plume, j’écrirai pour lui,
Comme un écho à son chant mélancolique,
Tous les mots sacrés aux portants de mon âme,
Éperdus d’absolu et vibrants de même sensibilité,
Nous consumerons tous deux nos regards jusqu’au flamboiement,
Dans la sublimation divine de nos envolées lyriques.

— Christine Normand

Du sacré au poignant : le poème suivant retrouve un amour qui avait fait souffrir, et lui pardonne.

Dans de vagues lointains : un poème d’amour pour deux cœurs meurtris qui se retrouvent

Un voyage sans fin pour vivre l’histoire de l’autre, jusqu’à ce que les blessures cessent de saigner.

Dans de vagues lointains

Dans de vagues lointains, vivant de tes espoirs,
Je voyage sans fin pour vivre ton histoire ;
Tu es pour mon regard cette source d’eau pure
Qu’un doux ruissellement vient bercer dans l’azur…

Toi qui as en ton cœur l’éclat de l’infini
Toi qui d’un simple geste as fait vibrer ma vie,
Garde-moi dans tes bras bien au-delà du temps
Et d’un tendre partage accepte cet amant.

Il sera ton printemps, il sera ton image
Symbole de l’amour, reflet d’un doux voyage
Et, découvrant en nous la fusion éternelle,
Saura que nos deux cœurs deviendront immortels.

Oracle de nos vies, voyage de nos cœurs,
Sentez-vous le printemps qui redevient bonheur,
Par notre amour vivant, enlacés tendrement
Dans les méandres clairs de nos doux sentiments.

Présence de nos vies, présence en devenir,
Laisse nos cœurs meurtris s’éclater et sourire ;
Cela soulagera nos blessures lointaines
Qui d’un sang incertain se glaçaient dans nos veines.

Dans de vagues lointains, vivant de tes espoirs,
Je voyage sans fin pour vivre ton histoire ;
Tu es pour mon regard cette source d’eau pure
Qu’un doux ruissellement vient bercer dans l’azur…

— Serge Lainé

Au bout de ce voyage, il y a une fleur, la plus rare de toutes, cueillie à l’aube de la quête.

La fleur rare : un poème d’amour pour celle qui s’épanouit dans les silences

Pétales, sépales, gynécée, androcée : le vocabulaire de la botanique au service d’un cœur qui bat.

La fleur rare

Elle est cette fleur rare
Que j’ai cueillie
À l’aube de ma quête

À chaque joyeux moment
De ma vie terne
Elle s’épanouit

Dans les silences
De mon cœur
Je sens délicieusement
La douceur
De ses pétales
Et la fraîcheur
De ses sépales

Dans les battements
De mon cœur
J’entends fébrilement
Les frémissements
De son gynécée
Et les bruissements
De son androcée

Elle est cette fleur rare
Qui m’est destinée
Pour l’éternité

— Azeddine Moubtassim

Une fleur se cueille. Une pâte, elle, se laisse lever. Le poème suivant parle d’un amour qui demande de la patience.

Notre pain : un poème d’amour qui lève comme une pâte

Une pâte, une levure d’amour, une odeur de croûte brûlante : l’amour qui se prépare à la maison.

Notre pain

On y a cru un jour, à notre pain
On a attendu qu’il se lève
Patiemment,
Enivrant les sens
De notre levure d’amour,
On y a cru toujours..
Se dopant les sens,
Se souciant peu d’attendre,
Se réveillant la nuit sur
Cette odeur de croûte brûlante,
Le parfum de cette mie ensorcelante.

On y a cru un jour à notre pain,
Un pain brûlant de générosité et de partage !

Il faut parfois des épreuves pour construire quelque chose. Le poème suivant prend pour modèle les douze travaux d’Hercule.

Les Douze Travaux : un poème d’amour pour se retrouver après des années

Hercule défie le couple avec douze épreuves. Il en restera, promet le poème, des cœurs plus confiants.

Les Douze Travaux

On s’est souvent croisés
Mais jamais vraiment rencontrés
Nous étions sur la liste d’attente de Cupidon
Il suffira d’un voyage, d’un don
Pour que notre amour tant espéré
Puisse vivre de son plein gré
Maintenant Hercule nous défie
Avec ses douze travaux de folie :
Nos deux petits cœurs ont froid
Depuis que le temps les a séparés
Rien n’y fait, nous ne pouvons nous consoler
Mais notre retrouvaille se fera avec émoi
Très bientôt une des épreuves sera accomplie non sans peines
Nos cœurs en seront sortis plus confiants,
Presque étonnés de cette puissance qui sera de tout instant
D’ici la nuit des temps, sache que je t’aime.

Un roman d’amour s’écrit en plusieurs saisons. Le poème suivant en donne un résumé tendre et sans honte.

Mon roman : un poème d’amour qui traverse toutes les saisons

D’un côté la haine et la veulerie, de l’autre un sourire et des yeux rieurs : le poème choisit son camp.

Mon roman

Il est des mères stériles
Qui ont plus d’amour
Que celles qui accouchent.

Il est des pères cocus
Qui pardonnent aux bâtards
Les fautes de leurs mères.
Pour chaque haine naît un amour,
Après chaque faux pas
Quelqu’un se relève.
C’est le cycle infernal
De l’héroïsme et de la veulerie,
L’oscillation du désespoir
Vers l’espérance d’un renouveau.
Mai fleuri s’oppose à la tristesse
De décembre aux pluies froides
En attente de neiges floconneuses
Qui couvriront la laideur des boues,
Et les branches mortes des arbres épuisés.
Mais moi, j’ai ton sourire,
J’ai tes yeux rieurs,
Et toutes les saisons
Caressent mon roman d’amour.

Après les saisons difficiles, le poème suivant monte lentement vers le beau.

Vers le plus beau : un poème sur la douceur qui vient après les larmes

Des anges qui offrent leurs plumes pour protéger, un vent qui ouvre des portes : un chemin vers le repos.

Vers le plus beau

J’ai laissé le temps lentement s’écouler,
Offrant larmes de rage et sourires éthérés,
Et aux douces lueurs du soleil de nos matinées,
Je me laisse envahir par les rêveries de couleurs habillées.

Les anges m’ont offert les plumes de leurs âmes,
Pour me protéger de cruelles douleurs infâmes,
Me montrant le chemin qui me faisait être femme,
Sans avoir besoin pour me défendre de sortir moindre lame.

Le souffle du vent m’emmène tout contre toi,
Et ouvre les portes des rêves et de la foi,
Celle qui a fait que je suis simplement moi,
Et qui me laisse connaître entre tes bras de doux émois.

Je gravirai chaque marche qui me mènera au repos,
Celui qui est aussi doux et pur que le cristal de l’eau,
Pour rêver et oublier ce qui fut de ma vie les maux,
Et aller un peu plus vers ce qu’on dit être le beau.

Au bout du chemin, une pierre sur laquelle tout repose. Le poème suivant la décrit sans détour.

Pierre angulaire : un poème d’amour pour dire « tu es mon appui »

Un souffle, un bouclier de cendres de volcan, un sourire. L’amoureux construit tout sur une seule pierre.

Pierre angulaire

Dans l’immensité de ce monde
Où règne une mère de désirs
De possibilités, autant que d’étoiles,
Dans l’espoir de ravir ce bout
De lune, cette céleste lumière
Pour en jouir nuit et jour
Si possible…
Se gonfler la poitrine tel ces gros
Nuages, pour faire ombrage
À ces adversaires réels, imaginaires,
Se prémunir d’un bouclier
De cendres de volcan,
Esquiver cette lave brûlante
Afin de défendre cette passion
D’amour se révélant en moi
Se consumant avec le temps,
La douceur de ton sourire,
Se mélangeant à ma fièvre,
Ma folie, se faufilant dans tout
Mon être, ressentir le bout de tes doigts,
Créant ce frisson d’apaisement dans
Le ruisseau lavant mon âme
Des impuretés passées,
Toi ma pierre angulaire,
De mes jours à venir…

— Jean-François Pageau

Une pierre, une promesse, et une dernière demande : que tout ce chemin parcouru n’ait pas été vain.

Dis-moi que tout existe encore : un poème d’amour pour demander si l’on s’aime toujours

Les heures passées, les épreuves, les serments, les silences. À la fin, une seule demande : « dis-moi que tu m’aimes encore ».

Dis moi…

Dis-moi que toutes ces heures passées ensemble,
Que tout ce chemin parcouru toi et moi,
Que les épreuves que nous avons endurées,
Que les joies et les peines partagées si souvent,
Que nos confidences quotidiennes, intimes ou pas,
Que nos serments, nos promesses, nos silences…
Dis-moi Amour, dis-moi que tout ne fut pas vain…

Dis-moi que tu as gardé cette jeunesse retrouvée,
Que ton cœur chante à nouveau chaque jour,
Que ton haleine séchera à jamais mes pleurs,
Que tu graveras notre amour dans les ruelles sacrées,
Que le vent t’apportera l’odeur de ma peau,
Que le ciel se fera l’écho de mon regard…
Dis-moi Amour, dis-moi que tout existe encore…

Chante-moi tes espoirs, tes faiblesses,
Crie-moi ta détresse, tes douleurs,
Parle-moi de tes jours et tes nuits…
Dis-moi Amour, dis-moi que tu m’aimes encore…

— Alisa

Si la réponse est oui, il reste à regarder plus loin que le temps. Les dernières pages vont plus loin que le présent.

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