Poèmes de Noël : 38 beaux textes à lire en famille ou à offrir
Un poème de Noël se lit à voix haute devant le sapin, se glisse dans une carte de vœux ou s’envoie à quelqu’un qui est loin. Voici 38 poèmes de Noël classés par ambiance : la famille et la maman, les souvenirs d’enfance, la nuit étoilée, la neige, les enfants et le Père Noël, la paix et le pardon, puis des textes courts et des acrostiches faciles à recopier. La majorité est signée par ses auteurs. Nous avons seulement corrigé l’orthographe et la ponctuation, pour que vous puissiez les partager sans hésiter.
Pour lire à table, les poèmes de douze à seize vers fonctionnent bien. Pour les enfants, allez directement à la partie sur le Père Noël et la bonne humeur. Pour une carte, tournez-vous vers les textes courts de la dernière partie. Pour un moment plus calme, prenez ceux sur les souvenirs et la nuit de Noël.

Poèmes de Noël pour la famille et la maman
Noël rassemble tout le monde autour de la même table, et c’est souvent le moment de dire à sa mère ou à ses proches ce qu’on garde pour soi le reste de l’année. Trois poèmes pour commencer. Si vous voulez quelque chose de plus rapide à envoyer, voyez aussi nos messages et vœux de Noël pour vos proches.
Poème de Noël pour maman : des mots d’enfant pour dire « je t’aime »
Le premier s’adresse à une mère, avec le regret de ne pas lui avoir dit assez souvent les mots qu’on garde pour Noël.
Joyeux Noël ma chère maman
J’aurais aimé que ce Noël
Soit pour toi une trêve,
Que de tendres douceurs
Illuminent ton cœur
Illuminent tes rêvesQu’enfin soit effacée
La trace de toute épreuve
Et que nous repartions
Avec une âme nouvelleJ’aurais aimé te dire
Avec mes mots d’enfant
Des mots que je n’ai pu te dire souvent
Cet amour merveilleux
Quand nous étions toutes les deuxPour Noël le plus beau des cadeaux
Juste des mots que je n’entends
« JE T’AIME, MA MAMAN » !
Poème de Noël drôle : le Père Noël en vacances et un vœu pour l’année
Après l’émotion, un sourire : le Père Noël a fini sa tournée et la fête continue chez ses amis les ours. Pour les plus jeunes, nos lettres au Père Noël prolongent le jeu.
Mon message pour Noël
Aujourd’hui c’est Noël
Le Père Noël fait la fête
Sa mission annuelle
Est à son terme, saperlipopette
Il a regagné son ciel
Oublié aucune de vos chaussettes
Père Noël c’est officiel
S’en va en goguette !Il file tout droit
Chez ses amis les ours
Dansent ensemble dans la joie
Courent à la rescousse
Des animaux timides ou pantois
Mais très vite, le banquet, comme toujours
Regorge de mets, bien succulents, ma foi
L’amitié est là… Elle ouvre les discours…Père Noël est repu
Ses sujets sont joyeux
Le bonhomme rouge, c’est un peu comme Jésus
Si l’on sait y croire, nous sommes heureuxAlors, ouvrons nos esprits obtus
Faisons simplement un vœu
Un, qui toute l’année, continue
Il faut jouer ce jeuDe simples vœux pieux
Sans désaveu
Rien de bien cérémonieux
Vivre nos vies, sans ambitieux
Vouloir le mieux
Pour nos amis, les merveilleux
Notre bien, le plus précieux !
Poème de Isabelle B.
Poème de Noël sur le pardon en famille : se réconcilier avant la fin de l’année
On redevient grave avec un long texte sur ce que Noël demande à chacun : pardonner et se rapprocher de ceux qu’on a laissés de côté.
Noël, un temps d’amour et de pardon
Noël,
Nos cœurs devraient être en éveil,
À donner, à partager.
À aimer et pardonner.
C’est un moment privilégié.
C’est le mois de l’amour vrai.
C’est le moment de pardonner.
De reconstruire vraiment.Ne laissons pas ce temps passer.
Ne laissons pas nos oubliés.
Sachons dans nos cœurs effacer
Toutes ces peines, ces douleurs du passé.
Une nouvelle année,
Un nouveau livre va être ouvert.
Ne restons pas trop fiers.
Que cet amour, nous sachions le redonner.Ne restons pas chacun de notre côté.
Pensons à tous ces moments, ces fêtes délaissées.
On ne pourra jamais les rattraper.
Mais qu’avec celui-ci on puisse tout recommencer.Ne restons pas dans notre désespoir.
Sachons toujours garder espoir.
Pour qu’un nouveau monde s’ouvre à nous.
Et qu’au futur Noël, nous soyons réunis tous.
Ne restons pas dans la colère.
Étouffons cette guerre.
Pour ne garder dans nos vies,
Que la paix, l’amour, l’amitié aujourd’hui.Noël est un moment d’amour.
Noël est un temps d’espoir.
Chassons en nos cœurs le recevoir.
Accueillons, et aimons pour toujours.
Réunissons-nous entre personnes isolées.
Chassons entre nous partagés, s’aider.
Pour que Noël puisse vivre toute l’année.
C’est cela vraiment faire vivre l’amitié.Noël,
Où nos cœurs s’émerveillent.
Où l’on offre simplement.
Où l’on doit aimer vraiment.
Je vous souhaite le meilleur des Noëls.
Noël, c’est offrir des dons de soi.
C’est partager, écouter l’autre et entendre ses maux.
C’est ne pas penser qu’à moi.Aujourd’hui, à vous tous qui lisez ceci,
Je vous souhaite le meilleur des Noëls.
Que l’Amour du prochain, dans vos cœurs soit fidèle.
Que dans le nouveau livre, le pardon y soit aussi.
Poème de Isabelle Gonet
Poèmes de Noël sur l’enfance et les souvenirs d’antan
Un sapin décoré à la main, un vélo trop grand pour le salon, une orange au pied de la cheminée : Noël ramène vers l’enfance. Voici cinq poèmes pour retrouver les fêtes d’autrefois, ici et ailleurs.
Poème nostalgique sur les Noëls d’antan : le sapin, les cheveux d’ange et le vieux grimoire
Le premier ouvre le grimoire des souvenirs, avec les décors en papier à paillettes et un cadeau trouvé dans une chaussure.
Nostalgie des Noëls d’antan
À quatre mains
Des souvenirs d’enfants mordillent ma mémoire
Et c’est en feuilletant hier le vieux grimoire
Que me sont revenus les souvenirs d’antan
Mais que sont devenues les fêtes que j’aimais tant ?Je me souviens, enfant, mes yeux écarquillés
Devant ce Noël blanc, j’étais émerveillée
Préparer le sapin, c’était déjà la fête
Décors faits à la main, en papier à paillettesAvec un Père Noël, des rennes et un traîneau
L’étoile de Bethléem que nous placions en haut
Et puis des cheveux d’ange avec de longs fils blancs
Qui simulaient la neige et c’était ressemblantJe me rappelle encore ces nuits sans sommeil
D’avoir rêvé si fort jusqu’à l’heure du réveil
De mon vélo si grand au milieu du salon
L’année de mes douze ans, toute en admirationEt moi dès le matin je criais eurêka
Trouvant dans mes chaussures, le bel harmonica
Offert par mon grand-père qui était militaire
Et qui sorti du rang portait la fourragèreIl y a eu bien sûr, des années de désespoir
Quand la vie se fait dure, adieu rêve de guitare
Et cette année encore, où n’ayant pas le sou
Un coup du mauvais sort, un parapluie, c’est toutMordillent nos mémoires les souvenirs d’enfants
Qui restent encore présents quand sonne l’oliphant
Alors dans le grenier, on sort le vieux grimoire
Mais parfois il vaut mieux le laisser dans l’armoireOn a toute une vie, pour faire vivre nos rêves
Parfois on réussit, avant qu’elle ne s’achève
Et les étoiles scintillent, nous rendant l’innocence
Faisons que nos yeux brillent, en moments d’insouciance
Poème de Soazic Ourabah
Texte de Noël nostalgique : un Noël d’enfance sous le soleil de l’hémisphère sud
Même enfance, autre décor : ici, pas de neige mais des flamboyants, un filaos décoré et une mère qui compte ses sous pour offrir quelques jouets.
Texte de Noël nostalgique et émouvant
Je me souviens de mon Noël d’autrefois,
Dès que l’été austral laissait traîner ses brises
Sur les falaises, et, quand le Père Noël là-bas,
Semblait heureux, chantant sur sa banquise.Les flamboyants illuminés de rouges orangés,
S’offraient en spectacle aux yeux des badauds,
Qui paressaient sur les bancs, dans des allées
En pensant tout bas, en rêvant tout haut.Mon premier cadeau déposé sous le sapin,
Comme un joyau rare dans un écrin doré,
Scintillait, me pressant d’arriver au matin,
Telle une énergumène assez troublée.Le premier Noël avec un vrai arbre décoré.
Un filaos rempli de guirlandes, de bonbons,
À faire palpiter les p’tites bouches affamées
Et gourmandes de ce décor qui sentait bon.Le souvenir de ma mère y déposant dessous,
La nuit du réveillon, des précieuses étrennes,
Achetées au chinois du coin, avec les quelques sous
Qu’elle avait mis de côté, fière et non sans peine.Je l’avais accompagnée le matin, pour aider
Dans l’achat des jouets de mes frères et sœurs.
Aussi pour compter argent et crédit chez l’épicier,
Afin d’éviter une trop lourde ardoise à notre demeure.Ne croyant plus au Père Noël à mes dix ans,
Je fus quand même éblouie par toute cette magie,
Cette ambiance qui encensait l’air et le temps,
Par diverses odeurs d’aromates et de sucre du pays.L’hiver, la neige n’était pas au rendez-vous,
Sur l’île remplie de couleurs chatoyantes, de vents chauds.
Et, ce fut avec une imagination débordante que nous
Faisions apparaître le bonhomme au rouge manteau.Nous n’avions presque pas grand-chose,
Une simple pièce, un vêtement, un fruit
Suffisaient pour que notre joie éclose
Devant notre bel arbre qui n’eût pas de prix.Et, je contemplais au matin les yeux de m’man,
Heureuse de voir la joie ravir sur nos visages,
S’époustouflant de rires et d’émerveillement,
Pour quelques heures d’oublis et sans tristes nuages.Je me souviens de mes Noëls d’autrefois,
Comme si c’était hier. Et lorsque mes pensées
Me ramènent à mon enfance, ma mémoire
Me berce, me sourit pareils aux souffles d’Alizé.
Poème de Isabelle Glenac
Poème de Noël nostalgique : l’odeur des épices et le chant des vagues de l’île
On reste sur une île, mais regardée depuis Lyon : les lumières de la ville font remonter les arômes de miel et d’épices, et le murmure des vagues de Madère.
Noël (Quand mille feux)
Quand mille feux, mille lumières
Éclairent Lyon, sa ville
Quand flotte dans l’air
Une légère odeur de fête
Mon cœur perd la tête
Se fait tout petit
Pleure au souvenir
Des Noëls de mon île !Arôme de miel, arômes d’épices
De cire encaustique
Inondant la maison !
La douceur du temps et le bleu du ciel.La gaieté des enfants
Leurs éclats de rire
Leurs chuchotements !Guirlandes d’argent, boules de couleur
Font la fierté de l’altier sapin au coin du salon.
La crèche à côté ne l’envie en beauté
Ne l’envie en rien !Et une année se mourait
Dans la joie tranquille
De qui se sent bien
D’un Noël en familleBercé par le chant
Le murmure des vagues
Qui sans cesse caressent
Madère, mon île.
Poème sur Noël d’enfance : « J’aimais Noël »
Un texte plus bref, écrit au passé, comme un regard en arrière sur le blanc, les rires au réveil et les chaussettes accrochées à la cheminée.
J’aimais Noël
La blancheur mêlée au vermeille,
Les rires des enfants au réveil,
Toute cette magie qui étincelle…
J’aimais ces fêtes ;Le rapprochement de tous les êtres,
Comme mille sujets accrochés au sapin,
Comme mille rêves dansants de séraphins…J’aimais Noël tout blanc,
À la chaleur de la cheminée pourtant,
Comme les chaussettes accrochées gaiement,
Comme les chapeaux rouges aux pompons balançants …J’aimais ces fêtes et ces décors,
Qui sonnaient leurs clochettes à mon aurore,
Comme mille braises à mon cœur,
Retrouver une nuit toute ma candeur…
Poème de Noël pour une personne âgée : les souvenirs comme seul cadeau
Ce dernier poème passe de l’enfant à la personne aux cheveux blancs, seule devant sa flamme, qui n’a plus que ses souvenirs pour cadeau. Si ce Noël vous pèse, lisez aussi la page Seul pour Noël.
Noël nouveau monde
Les Noëls d’autrefois dans la neige
Ou la pluie, vent du nord
Vent d’ouest, messagers de paix,
T’en souviens-tu,
Ne les as-tu point oubliés ?Dans la flamme qui danse
Devant tes cheveux blancs
Éclaire ton visage ridé,
Ne reconnais-tu point l’enfant
Que jadis tu fus ?Le chemin forestier qui mène au bois
Où tu coupais le sapin,
Le sentier qui conduit aux branches de houx,
Le vieux pommier rempli de gui,
T’attendent, va, suis-les de mémoire
Ton vieux copain est là,
Rappelle-toi vos rires.Le sapin est coupé, installé dans la salle commune.
Maman a confectionné des guirlandes de papier
Placé une étoile au sommet.
Le soir de Noël elle allumera ces petites bougies
Que tu aimes tant et qu’on économise chaque année.
Dans la cheminée brûlera la bûche de Noël.
On mangera le bouilli et puis nous irons à la messe de minuit.Dans le petit village, les familles sont réunies.
Des aïeux aux enfants ils sont tous là
Et tout le monde se regarde en s’aimant.
Le pays est en paix, elle est finie la guerre.
Le Père Noël peut passer
… des bonbons, une orange
Un livre, un jouet en carton peut-être.
L’argent ne compte pas, le bonheur est simple.Ce soir c’est à nouveau Noël, celui de ta vieillesse
De ta solitude sans tristesse.
Le seul cadeau que tu recevras sera celui de tes souvenirs.Partout règne la violence et la haine,
L’injustice et la loi du plus fort.
Tu ne reconnais plus la terre qui te vit naître.
Parfois un îlot d’amour, une âme restée pure,
Jaillit des ténèbres
Oui,
ce soir c’est à nouveau Noël,
dans un nouveau siècle.Des pauvres par milliers dans le froid, la misère, la faim
Laisseront passer la sainte nuit
Ils offriront une chose simple à leurs enfants
Enveloppée d’amour.
Ça ne coûte rien l’amour, ça se donne.Tous en rêveront la nuit, pensant que demain peut-être
Une autre aube de paix comme jadis se lèvera,
Sur un monde nouveau.
Il s’allume déjà dans la flamme du foyer.
Poème de J-P Meynard
Poèmes sur la nuit de Noël : étoiles, cloches et attente
Quand la maison se calme, la nuit de Noël a son propre silence : des cloches au loin, des étoiles, un sapin qui brille. Six poèmes pour suivre l’attente, du début de décembre jusqu’au réveil des enfants.
Poème sur la magie de Noël : quand décembre arrive et que les yeux brillent
On commence à l’entrée de décembre, quand les rues s’illuminent et que chacun retrouve un peu de l’enfant qu’il a été. Pour savoir d’où viennent ces images, lisez les origines et les symboles de la fête.
La magie de Noël
Quand à la fin novembre,
Aux derniers feux d’automne,
On voit poindre décembre
Que la neige couronne.Quand les grands sapins verts
Quitteront la Finlande
Pour un autre univers
De contes, de légendes.Quand s’illumineront
Les rues de nos villages,
Quand s’émerveilleront
Les yeux des enfants sagesDevant tous les trésors
Étalés en vitrines,
Que mille étoiles d’or
Vers le rêve acheminent,Alors tout habités
De ce petit bonhomme,
Que nous avons été
Avant d’être des hommes,La magie de Noël
Nous redonne la foi
Vers un surnaturel
D’amour, d’espoir, de joie.Joyeux Noël à tous !
Poème de Ophélia
Poème sur l’attente de Noël : les vitrines, la messe et la lueur d’espoir
L’attente se précise : les vitrines brillent, les chœurs s’installent dans les églises et l’auteur pense à ceux qui n’ont plus rien.
Dans l’attente de Noël
Bientôt viendra Noël
Les arbres se parent pour la dernière fois,
Avant que l’âpre hiver ne fige leur sève,
D’une avalanche d’or, myriades de rêves,
Féerie d’une nuit dont ils seront les rois.Les vitrines, les rues s’illuminent aussi.
Partout c’est la joie, partout c’est la fête !
Vieux bonhomme Noël, qu’aucun vent n’arrête,
Dépose les cadeaux dans les souliers vernis.Pendant ce temps-là, dans toutes les églises
Les chœurs entameront le « Veni Créator »
Des odeurs d’encens les envoûtent, les grisent
Et leur font oublier qu’il fait si froid dehors.Je ne suis pas venue emprunter vos mouchoirs,
Pas de lamentation, ni révolte, ni pleur,
Je voudrais simplement, simplement pour ce soir,
À ceux qui n’ont plus rien offrir cette lueur
Qui jamais ne s’éteint : l’emblème de l’espoir.
Poème de Ophélia
Poème de Noël sur les guirlandes et les illuminations
À la tombée du jour, les guirlandes s’allument dans les jardins et la campagne ressemble à un ciel plein d’étoiles.
Noël, joie et bonheur
Vœux de bonheur pour un joyeux Noël
NoëlDans tous les jardins alentour
Les guirlandes sont allumées
Aussitôt que s’éteint le jour
La campagne est illuminéeCe sont de belles galaxies
Clignotant comme les étoiles
Le ciel est empli d’incendies
Enfermées dans de belles toilesPour la joie de tous les enfants
Dont les yeux sont écarquillés
Et le bonheur de leurs parents
Qui ont si bien enguirlandé
Poème de Austin Jack
Poème sur le sapin de Noël : de la forêt au salon, avec beaucoup d’humour
Après les guirlandes des jardins, un poème plein d’humour suit le sapin de la forêt jusqu’au salon, puis jusqu’au trottoir.
Le beau sapin
Ils ont déjà revêtu leurs longs manteaux de brume, de neige, de gel et de silence.
Tels des philosophes prétentieux ils s’exhibent en entités démentes.
Ils défilent en sarabandes sur le versant des pentes
Pourquoi demeurez-vous si majestueux, si épineux, si verts ?
La réponse va assurément vous déplaire.Pourquoi finir dans la cheminée lorsque l’on possède autant de heaumes ?
Sûrement que la nature vous reproche l’éloquence de vos dômes
Les si minutieuses aiguilles, que vous affichez.
Votre arrogance suspendue jusqu’au bout de vos branches…Les chênes centenaires se désespèrent de votre persistance.
Lorsqu’ils perdent avec mansuétude leurs parures hivernales.
Des essences séculaires qui doivent baisser leur faîte.
Pour que sur les adrets vous puissiez faire la fête.Un mois durant vous recueillerez les regards et les faveurs
Des adultes et de leurs petits chéris farceurs.
On vous implante artificiellement dans le salon.
Vous retiendrez en ces lieux toute l’attention,
Pour les quinze jours de faste et d’abnégation.Tout près du foyer de la cheminée,
Entre le grand-oncle Eugène, lointain ancêtre
Dont vous cacherez momentanément la hideuse tête.Puis viennent les moments les plus beaux,
Votre harnachement de lourds fardeaux
Où le houx dans votre parure éclate ses joyaux
On crée l’apothéose de la splendeur avec les étincelles mutines.
En faisant resplendir la magie des clignotantes insignes.On dispose avec Art d’interminables écheveaux de guirlandes scintillantes
Pour subjuguer le Père Noël et sa hotte pesante.
Dégoulinante de somptueux paquets enrubannés
Parés de brocard et de papiers dorés.
Faveurs de nœuds-papillons, surmontés de sujets judicieusement élaborés.
Près des étoiles filantes, friandises alléchantes et neige duveteuse immaculée.À vos pieds sur du papier on déposera la crèche et tellement vous êtes humbles
Vous la protégerez sous vos feuillages d’absinthe,
Votre pied tapi dans un amas de sable.
C’est ainsi que vous pérorez avec la grande table
Protégeant la famille de Judée jusqu’au premier janvier !Après ça, débrouillez-vous, téléphonez à l’abbé Pierre,
Il égrènera en votre honneur son chapelet de prière !
Ce sera tôt fini du règne de fastes et dorures.
Vous galvaudiez vos effets dans un havre de luxure…
Votre tâche étant en cessation d’amusements,On vous délestera de toutes enluminures tambour battant
On vous allègera de tous ces artifices encombrants.
Soulageant ainsi votre parure défunte.
On traînera dehors votre dépouille éteinte.
Sur le trottoir vous serez abandonné
Au beau milieu du reste des agapes oubliées.Regrettant les sourires bienfaisants des enfants
découvrant à votre pied leurs merveilleux présents
Vous réaliserez que tout ceci était idiot !
Que sur les pentes là-haut,
Vous étiez sûrement encore le plus beau !
Poème de Lissounette Desgranges
Poème « La nuit de Noël » : douce nuit, cloches et étoile de la paix
La nuit tombe pour de bon : les cloches carillonnent au loin, le feu crépite et tout le monde attend la même étoile.
La nuit de Noël
Oh douce nuit, merveilleuse nuit,
C’est la nuit de Noël,
Les étoiles brillent au firmament,
Les clochers heureux carillonnent au loin,Sous les toits des maisons,
Les rires des enfants retentissent,
Le feu crépite dans les cheminées,
Les cœurs s’ouvrent de bonheur,
Le sapin étincelle,
De lumières multicolores,
De boules de couleurs,
De guirlandes magiques.Noël apporte la joie, le bonheur,
la paix,Pendant ce temps,
Au milieu de la nuit,
Nous t’attendons,
Au loin dans les nuages,
Tu attends pour nous donner du rêve,
Un moment de paradis,
Un moment de joie,C’est la belle nuit de Noël,
Tous heureux sous une même étoile,
L’étoile de la paix,
L’étoile de l’espérance,
L’étoile de l’amour,
L’étoile du bonheur,Oh douce nuit, merveilleuse nuit,
C’est la nuit de Noël,
La nuit de tous les rêves,
Aujourd’hui plus rien n’existe,
Que toi, Noël,
Le paradis de tous.
Poème de D. Elvira
Poème de Noël en rimes : cantiques, étoiles et réveil des enfants
On finit sur l’aube du 25, quand les enfants courent vers leurs souliers ou vers le sapin dressé sur le palier.
Voici Noël : étoiles, amour et éternité
Voici Noël qui vient dans les étoiles d’or,
Dans les rêves bénis que fait l’enfant qui dort.
Noël des chants divins qui caressent notre âme,
Qui embrase nos cœurs telle une douce flamme.Cantiques de Noël aux nuits si merveilleuses,
Irruption de l’amour, naissance mystérieuse
De douceur, de tendresse, tel un petit enfant
Approchant un vieillard du haut de ses cinq ansLui murmurant « je t’aime » dans le creux de son cœur.
Le vieil homme à ces mots tressaillant de bonheur.
Cet être tant chéri, ce petit revenu,
C’est le plus beau Noël que l’aïeul ait connu.Noël des doux cantiques aux chants d’éternité
Qui chantent dans nos cœurs l’amour ressuscité
Noël des sapins verts, Noël des sapins blancs
Tout clinquant de lumière, de grelots, de brillants.Voici Noël qui vient à l’aube de lumière
Quand les petits enfants entrouvent leurs paupières,
Vont d’un pas tout joyeux vers leurs petits souliers
Ou vers le beau sapin dressé sur le palier,Leurs erreurs oubliées, leurs fautes pardonnées
Cueillir les beaux jouets que Noël a donnés.
Voici Noël qui vient aux cloches de la joie.
Douce et tendre lumière qui nous montre la voie.Cœurs tressaillant de joie au son des carillons,
Au son des chants divins s’envolant vers les cieux.
Joie pour les tout-petits, les jeunes et les vieux,
Tous autour de la table en vue du réveillon.Nuit de paix et de joie, de lumière et d’amour,
Dans les âmes enchantées par une nuit si belle,
Dans les cœurs inondés de douceur éternelle,
C’est Noël aujourd’hui, c’est Noël tous les jours.
Poème de Robert Brouat
Poèmes sur la neige et le Noël blanc
Un Noël blanc ne se commande pas, mais la neige reste le décor qu’on imagine pour la fête. Quatre poèmes : la première neige, la neige sur la route, le Noël blanc du village et celui d’une enfance modeste.
Poème sur la première neige : l’émerveillement des enfants
On commence par une surprise : la neige tombe sans prévenir et les batailles de boules de neige démarrent aussitôt.
Première neige
La neige est apparue,
Et ça n’était pas prévu !
Les flocons sont tombés abondamment,
Déposant très vite un joli manteau blanc.Les enfants ne s’y sont pas trompés,
Les premières batailles de neige ont éclaté !
Cela me fait penser à mon enfance,
Pleine de bonheur et d’innocence.Les années ont passé,
Mais rien n’a changé !
La neige fait toujours la joie des enfants,
Un peu moins celle de leurs parents !Noël approche à grands pas,
La neige sera-t-elle là ?
Le manteau blanc a à présent disparu,
Il est passé quasiment inaperçu…
Poème de Hubert Mordain
Poème sur la neige de Noël : l’hiver arrive et la route devient glissante
La neige revient, cette fois vue par quelqu’un qui rentre du travail sur une route glissante : la beauté du paysage et les petits tracas qui vont avec.
Neige de Noël
Elle n’a pas perdu de temps,
L’hiver officiellement arrivé,
Elle a étalé son manteau blanc,
Et n’a pas cessé de tomber.Depuis la fin d’après-midi,
La neige tombe dans la région,
Elle devrait tomber toute la nuit,
Contredisant ainsi les prévisions.Je suis rentré du boulot au pas,
La route était vraiment très glissante,
Inutile de faire l’idiot dans ces cas-là,
Car quand l’auto est cassée on déchante.Noël sous la neige est toujours très beau,
Mais quand on doit se déplacer,
On se passerait bien de ce caprice de la météo,
Inutile de s’énerver, cette fois l’hiver est arrivé.
Poème de Hubert Mordain
Poème de Noël sous la neige : messe de minuit, jouets et table garnie
Puis vient le Noël blanc du village : la messe de minuit, les cadeaux à découvrir et la table dressée.
Noël blanc
L’hiver fait frissonner les branches
Les feuilles se sont envolées,
Les cloches sonnent en ce dimanche,
À minuit un enfant est né.L’église peu à peu se vide,
La messe vient de s’achever,
Et les enfants d’un pas rapide,
Rentrent découvrir leurs jouets.Un manteau blanc couvre la lande,
Pendant que la froidure du temps,
Sur les sapins noue des guirlandes,
Qui se balancent au gré du vent.La porte s’ouvre sur un décor,
Qui fait s’écarquiller les yeux,
Boules brillantes rouge et or,
Ce soir tout le monde est heureux.La table garnie de bons mets,
Affriande tous les palais,
La dinde à la croûte dorée,
Régale gourmands et gourmets.Volets fermés et douce ambiance,
Beaucoup d’amour à se donner,
Mêlant tendresse et bienséance,
Ce pourquoi un enfant est né.
Poème de D. Labranche
Poème sur le Noël blanc de mon enfance : peu de cadeaux, beaucoup d’amour
Le dernier nous ramène dans une humble maison, où une orange près du feu et un verre de lait suffisent à faire un Noël.
Le Noël blanc
C’était le Noël blanc, celui de mon enfance,
Ô combien différent des Noëls d’aujourd’hui,
Il y avait malgré tout beaucoup d’effervescence,
Dans l’humble maisonnée qui nous servait de nid.Le grand poêle ronflait, cuisant la nourriture
Qui garnirait nos panses en ce jour si joyeux,
Délivrant des fumets qui encore perdurent,
Quand je pense à ce jour, que je ferme les yeux.Nous les petits savions que le Noël existe,
Mais jamais cependant ne posions de question,
Jamais non plus nos cœurs n’auraient pu être tristes,
Chez nous point de cadeau, mais l’amour à foison.Deux êtres merveilleux nous en faisaient l’offrande,
L’orange près du feu et le verre de lait,
Écarquillaient nos yeux car sans qu’on le demande,
Quelqu’un en cette nuit, à nous avait pensé.Et l’on remerciait Dieu, avec lui tous les anges,
Aussi l’enfant venu au monde en cette nuit,
Un sauveur était né, par quel hasard étrange,
Il était là aussi, dans la crèche endormi.On chantait ce Noël en ce lieu de misère,
Où jamais cependant on ne fut malheureux,
Merci à mes aïeux vers qui vont mes prières,
Pas besoin de cadeau pour rendre un être heureux !
Poème de Danièle Labranche


[…] mots pour accompagner un deuil à une autre période de l’année, voyez notre sélection de poèmes de Noël, où certains textes parlent aussi de ceux qui ne sont plus […]