Poème sur un amour perdu : 21 textes pour mettre des mots sur le manque

Couple amoureux triste au coucher du soleil, symbole d’un amour perdu et de l’absence, illustrant 22 poèmes sur la fin d’une relation et l’amour impossible.

Quand un amour se termine, les mots manquent souvent au moment où on en aurait le plus besoin. Ces 21 poèmes sur l’amour perdu les prêtent à celles et ceux qui ont été quittés, à celles et ceux qui ont quitté, et à ceux qui aiment encore quelqu’un qui n’est plus là.

Ils suivent l’ordre dans lequel la perte se vit : le choc de la rupture, le silence qui s’installe dans le couple, la trahison, les regrets, les amours impossibles, puis l’oubli qui vient peu à peu. Lisez-les d’une traite ou gardez celui qui vous ressemble, copiez quelques vers pour un message ou une légende, ou gardez-les pour vous. Les poèmes signés gardent le nom de leur auteur.

Sommaire :

Poème sur un amour perdu : quand les étoiles ne valent plus ses yeux

Le texte le plus bref de la sélection dit la perte le plus simplement : on est seul dans le noir et on pense à l’autre.

Mon amour à jamais perdu

Que valent les étoiles à côté de tes yeux ?
Seule dans le noir,
Je ne pense qu’à te revoir

Je me souviens de cette soirée
Où nous nous sommes embrassés
Mais tu as préféré me quitter
J’ai pleuré pour t’oublier
Rien n’y fait…
Tu hantes mes pensées, mes rêves
Pour moi, la cible de l’amour, c’est toi

Rien n’y fait, dit la voix du poème. Le texte suivant donne une image de ce qui s’éteint : une bougie que le moindre souffle peut faire vaciller.

Un amour éphémère : le poème de la bougie qui s’éteint

Quelques lignes et une image que tout le monde connaît. L’amour a la fragilité d’une flamme, et le poème est dédié à un amour perdu.

L’amour éphémère

L’amour fait le bonheur des uns, mais le malheur des autres.
L’amour, c’est comme une bougie :
Elle s’allume mais peut s’éteindre à tout moment

Mais c’est le destin de la vie.

À un amour que j’ai perdu…

Une flamme peut baisser doucement ou s’éteindre d’un coup. Le poème suivant raconte la seconde version, celle où la rupture tombe sans préavis.

« Tout est fini » : le poème d’une rupture qui arrive sans prévenir

Huit mois d’amour, puis une rupture la veille d’un anniversaire. La voix du poème dit adieu en continuant de dire je t’aime.

Tout est fini

Croire en l’espoir, c’est une illusion

Durant tout ce temps,
J’ignorais que tu cachais tes sentiments…
Moi qui croyais en l’amour entre nous,
Je n’ai pris que des coups !

Tes gestes n’étaient pas réels…
Toi-même tu me l’as dit ;
Est-ce un au revoir, ma belle ?
Est-ce vraiment fini ?

Durant ces 8 mois auprès de toi,
J’ai connu un amour passionné,
Avec toi, j’étais vraiment moi !
Je t’ai pourtant tant donné…

Demain, c’est mon anniversaire,
Ce n’est malheureusement pas le bon moment,
Mais j’ai perdu ce que j’avais de plus précieux…
Merci pour ton cadeau, il est merveilleux.

Pourquoi tout arrêter si brutalement ?
Tu n’as pas du tout de sentiments ?
Je regrette tellement,
Si tu savais à quel point je m’en veux de t’avoir fait souffrir autant !

J’ai donné mon cœur au diable,
C’est à lui désormais qu’il appartient.
Telle est sa place méritée !

Adieu mon amour.

L’unique et le seul que j’ai connu.

Je t’aime

Quand l’autre part d’un coup, on a au moins une date. Quand l’amour se retire peu à peu, il n’y a que des gestes qui changent, un par un.

Quand l’amour s’en va sans bruit : un poème sur un couple qui s’éloigne

Aucune dispute dans ce texte. Le parfum, la peau, la voix sont encore là, mais plus rien ne se touche.

L’amour s’envole

Un parfum inodore dans un cou absent
Des caresses poudrées au goût révolu

Une peau stérile qui ne papillonne plus
Des souvenirs engourdis aux tristes accents

Un orgasme abandonné au vide grandissant
Des baisers lointains sur une bouche exclue
Une affinité tarie concédée au traître absolu
Des gestes alourdis par le néant indécent

Des yeux ternes colorés d’invisible
Un sourire devenu indisponible
Sans bruit une relation devient frivole

Des mains froides se tenant éloignées
Une voix existante pour des banalités
Sans bruit l’amour s’envole

Le poème suivant dresse l’inventaire de ces glissements : les caresses devenues poignées de mains, les mots passionnés devenus propos d’usage.

« Impossible… » : le poème de la tendresse devenue poignée de main

Une longue litanie de choses que la voix du poème refuse d’admettre, puis un dernier vers qu’on a envie de recopier : les mots ne doivent pas devenir des maux.

Impossible… que tes yeux ne brillent plus

Que tes yeux ne brillent plus de cette étincelle magique
Que ta bouche reste close se refusant à mes visites
Que tes mains à mon contact deviennent de marbre

Que ton cou si doux ne puisse accueillir mes baisers
Que ton corps si invitant ferme la porte à mes caresses
Que ta tendresse ne serve plus qu’à calmer mes peines
Que nos rencontres se soient transformées en celles du 3e type
Que la magie du désir se soit changée en salutations discrètes
Que cette intimité unique ait pu s’éteindre entre nous deux
Que tes caresses chaudes soient devenues des poignées de mains
Que mes mots passionnés ne soient plus que des propos usuels
Que tu ne voies plus qu’en moi un fabricant d’images écrites.

LE MOT AMITIÉ NE DOIT PAS RIMER AVEC PITIÉ
LE MOT PASSION NE DOIT PAS RIMER AVEC RAISON
LE MOT TENDRESSE DOIT SE CONJUGUER AVEC CARESSE
LE MOT DÉSIR DOIT SE CONJUGUER AVEC SOUPIR
MAIS LES MOTS NE DOIVENT PAS DEVENIR DES MAUX.

Ce poème refuse que l’amour s’éteigne. Le suivant arrive après : l’amour est mort, et il laisse un requiem.

« Notre amour est mort » : un requiem pour tous les « je t’aime »

Le texte le plus travaillé de la sélection, avec ses rimes, ses images de sang et de flammes et une dernière strophe sur les cicatrices qui resteront.

Notre amour est mort

Passe, passe le temps.
Se lassent et trépassent les sentiments.

Ceux que l’on croyait durer pour toujours,
Meurent, mutilés, un jour.

Le sang se glace dans mes veines.
La dépouille de notre passion me rend livide.
Mes larmes, symboles de mes peines,
Composent un requiem
Pour tous ces « je t’aime »
Que je trouve, maintenant, bien insipides.

La flamme de l’amour qui brûlait en nos cœurs
S’éteint, mouillée, par de tristes pleurs.
Et les instants de tendre bonheur
Font place aux moments de douleur.

Ton absence refroidit mon cœur et mon âme.
Dans ma vie il y a un trou béant,
Que tes photos n’arrivent pas à combler.
Et les mots, les lettres partent en flammes
Pour, à jamais oublié, que je t’ai aimé
Que c’était bien, que c’était il y a longtemps.

Passera le temps, l’été et l’hiver,
Les cicatrices se refermeront.
Mais elles marqueront,
Pour toujours, ma chair.

© Martin Codron

Ce poème parle de cicatrices. Le suivant parle encore de la blessure, celle d’une trahison. Si la douleur est plus vive que ce que vous lisez ici, nos poèmes d’amour douloureux la disent plus crûment.

« L’amour est mort » : le poème d’un cœur trahi qui appelle à l’aide

Un poème de trahison, simple et direct, qui se termine par une prière adressée à un petit ange : donne-moi la force de croire en l’amour.

L’amour est mort

Tu m’as volé mon amour
Tu m’as joué un vilain tour

Je suis toujours triste
Que tu m’aies trahi
Tout est fini

N’appelle pas ça rêve
Ou fantaisie
Tu as brisé ma vie

Personne ne sait
Que mon âme brûle
Comme du feu

Pourquoi mon cœur
Doit-il être brisé
Si violemment
Pourquoi ce châtiment

Tu devais savoir
Ce que mon amour
Était pour toi
Un amour énorme
Sincère, je n’avais
D’yeux que pour toi

Sans toi je suis perdu
Le seul à m’aimer et
À me donner, c’est l’ange
Merveilleux

Que l’ange m’offre
La protection
Beaucoup d’amour
Et d’affection

Déploie tes ailes, petit
Ange
Les pensées fusent
Dans ma tête

Je lève les yeux au ciel
Petit ange de mes rêves
Donne-moi la force de croire
En l’amour, aide-moi
Aime-moi, je suis à toi

© Jordanne-forever

On passe de la prière à la promesse. Le poème suivant garde la colère, mais il s’adresse à celle qu’on a perdue, avec un serment qu’on sait difficile à tenir.

Poème pour celle qu’on a perdue : la promesse de ne jamais l’oublier

Entre colère et peur de la retrouver, la voix du poème choisit de ne pas faire le premier pas et de tenir une promesse : l’aimer jusqu’à la fin de sa vie.

Perdue à jamais

Depuis que je t’ai perdue
Je ne fais plus que souffrir
Tu veux me faire du mal

Erreur fatale
Mon cœur est brisé
M’imaginer sans toi
C’est trop insensé

Pour te montrer
Que ma colère
Est telle que les feux de l’enfer
J’ai voulu essayer de te retrouver
Mais je n’ai pas osé
Par peur de ne pas te récupérer

Alors pour te soulager
Je te confie cette promesse
De ne jamais t’oublier
Et de t’aimer
Jusqu’à la fin de ma vie
Tant que je serai sur cette Terre
Avec mon cœur en pierre

Certains ne font jamais le premier pas. D’autres voient revenir celui ou celle qui est parti, des années plus tard, comme dans le poème suivant.

Poème pour un ex qui revient : « on ne meurt pas d’amour deux fois »

Trois ans d’absence, puis un retour. La voix du poème ferme la porte, et sa dernière phrase pourrait répondre à bien des messages reçus trop tard.

Impossible : on ne meurt pas d’amour deux fois

Trois ans d’absence et tu rejaillis,
Effacer tes erreurs d’un coup de pleurs,
Victorieux à l’époque, honteux aujourd’hui,
Retrouver mon cœur si protecteur.

Mais moi j’avais troqué nos belles heures,
Contre nos années d’errance,
Tu jouais sur la harpe des souffrances,
Comme un virtuose imposteur.

Ton sourire d’ange heureux,
Ton sang aux veines haineuses,
Ont rendu mon être silencieux,
Je buvais ta considération odieuse.

Apprends donc à faire seul tes armes,
Au lieu de suicider ces larmes,
Sur ce sol infertile,
Tes racines sont hostiles.

Peut-être un jour tu guériras,
Lorsque tu comprendras pourquoi,
Je ne souhaite plus te voir, crois-moi,
On ne meurt pas d’amour deux fois…

Fermer la porte demande du courage. La rouvrir en pensée, pour se demander ce qu’on aurait pu faire autrement, c’est le sujet des trois poèmes suivants.

« J’aurais dû m’arrêter » : le poème des regrets amoureux

Courir trop vite, ne penser qu’à soi, s’éloigner en croyant trouver mieux : le narrateur énumère ce qu’il n’a pas fait quand il en était encore temps. L’image finale du bateau qui tangue est l’une des plus belles de la sélection.

Amour perdu : j’aurais dû m’arrêter

J’aurais dû m’arrêter un instant
Pour voir briller l’amour dans tes yeux
Mais j’ai couru tout le temps

Et maintenant je ne peux
Même si je le voulais en profiter un peu.

J’aurais dû chanter avec toi
Le cantique des amoureux
Je ne me suis préoccupé que de moi
Aujourd’hui tu es partie loin de mes yeux

J’aurais dû accepter que la flamme de l’amour
Ensemble nous consume
Pour une fin noble et heureuse
Je me suis éloigné croyant trouver mieux

Des rivages de ton cœur
J’ai éloigné la barque de mes sentiments
Dans les flots de la vie
Aujourd’hui tangue le bateau de mes rêves.

© Louis-Martial Ndoumbe

Ce narrateur regrette de ne pas avoir regardé l’autre. Dans le poème suivant, c’est l’inverse : on a vu, on a su, et on ne sait toujours pas quoi faire de la vérité.

Poème sur l’infidélité et le cœur perdu : fallait-il vouloir savoir ?

Des rimes croisées sur le choc d’apprendre qu’on a été trompé, puis la question qui suit : fallait-il fermer les yeux pour garder l’autre ?

Cœur perdu

Que n’ai-je su à cette époque
Ouvrir mon cœur à tes amants,

Que n’ai-je su sans équivoque
Minimiser tous ces tourments.
Aurais-je dû rester de marbre,
Fermer les yeux et accepter,
Rester accroché à mon arbre,
Tout en ravalant ma fierté.

Vouloir savoir la vérité,
Lorsque le cœur se sent perdu,
Pouvoir conserver l’être aimé,
Quand il nous dit « Je t’aime plus ».

Perdu au milieu de mes rêves
Je n’ai pas vu l’intrus venir,
Et lorsqu’un grand amour s’achève
Il ne nous reste qu’à souffrir.
On dit bien que le temps efface,
Les plaies profondes du bonheur,
Mais nous reste-t-il une place,
Lorsqu’il nous faut vivre sans cœur.

À quoi peut servir de savoir,
Pourquoi faut-il ouvrir les yeux,
Si la vie devient un mouroir,
Lorsque l’on cesse d’être deux.

Ô vous qui voyez ma détresse,
Faut-il aimer la trahison,
Et retenir la pécheresse,
Oubliant honneur et raison.
Je sens mon esprit qui dérive
De n’avoir pas su mon amour,
Te pardonner d’être fautive,
De t’avoir perdu pour toujours.

Mais qui un jour pourra me dire,
Où est le bien où est le mal,
Discerner le meilleur du pire,
Dans cette vie de carnaval.

Certains amours finissent parce qu’on a menti. D’autres finissent parce qu’on s’est tu, comme dans le poème suivant, où il faudra deux ans pour apprendre à croiser quelqu’un au bout d’un couloir.

Aimer en silence un amour perdu : deux ans pour tourner la page

Le plus long poème de la sélection raconte un amour caché, quelqu’un croisé chaque jour au travail et l’art de feindre l’indifférence.

Amour perdu : je t’avais dit que je saurais t’attendre

Je t’avais dit pourtant que je saurais t’attendre
Mais mon cœur a failli, et pour quelques mots tendres

J’ai trahi la parole que je t’avais donnée,
Dont tu ne voulais pas, préférant Liberté.

Je t’en prie souviens-toi, tu le sais je t’aimais
Plus qu’aucun autre avant, qu’aucun autre jamais.
Tu repris tes errances et moi je me cachai
Et de toi, et des autres, qu’on ne sache jamais
Et combien je t’aimais, et combien je souffrais,
Et que pour ton bonheur je te laissais aller,
Sans plus te retenir et sans vouloir te dire
Qu’à vivre loin de toi j’eusse préféré mourir.
Le destin, facétieux, me joua un étrange tour,
Nous mettant en présence ainsi jour après jour ;
Là, nulle échappatoire, obligée de te voir
Parler, rire, travailler au bout de ce couloir
Qui pour moi devenait frontière infranchissable,
Tout rempli d’émotions, de tensions implacables.
Sentir jusqu’à ton souffle au travers de l’espace
Mais masquer mon regard afin qu’il soit de glace,
Trembler à chaque mot, à chacun de tes gestes
Mais jouer l’indifférence aux yeux des indiscrètes,
Vertigineux à-pic où je me laissais choir
N’ayant plus de repères, ayant perdu l’espoir.
Il me fallut deux ans, non pas pour oublier,
Simplement m’habituer et la page tourner.

Oui, je dois l’avouer, je t’avais rêvé,
Passionnément aimé, adoré, désiré,
Élevé jusqu’en haut de la plus haute étoile,
Mon âme sœur, mon jumeau, mon amour idéal
Qui encore aujourd’hui reste enfant de la balle.

Tout n’est pas perdu par trahison. Parfois on a donné tout ce qu’on pouvait et ça ne suffit pas, comme dans le poème suivant.

L’amour tombé en ruine : quand on a tout donné et que ça ne suffit pas

Des montagnes traversées, une armée vaincue, et pourtant un cœur qu’on n’a pas su combler. Il ne reste que des débris de coquillages sur le rivage.

L’amour tombé en ruine

J’ai traversé des montagnes entières,
Contourné chaque sentier.
J’ai affronté ciel et terre,

Et vaincu toute une armée.

Durant cette courte vie,
J’ai surmonté l’horreur.
Mais cela n’a pas suffi,
À combler ton cœur.

Il ne reste que des débris de coquillages,
De cet amour échoué sur le rivage.
La rivière s’est tarie,
L’espoir s’est enfui.

J’ai fait le deuil de mes souvenirs,
Oublié ce soleil qui nous a unis.
Entre le désir et l’envie,
De commencer une nouvelle vie.

© Marie-Ange

On peut aussi aimer quelqu’un sans que l’histoire ait pu commencer. Les poèmes suivants parlent de ces amours empêchés, partagés en secret ou jamais vécus.

Poème d’amour impossible : aimer quelqu’un qui doit rentrer chez lui

Une maîtresse propose de s’effacer, puis refuse, par respect pour l’autre et pour elle-même. Un poème sur la place qu’on accepte de prendre et celle qu’on ne prendra pas.

Notre amour impossible

Prête à tout pour te garder
Prête à m’effacer, à me faire oublier
Prête à accepter de ne plus exister

Autrement qu’en nos cœurs et dans nos pensées

Je pourrais disparaître
Te laisser m’oublier
Pour qu’enfin tout ton être
Retrouve sérénité

Je pourrais accepter
De n’être que virtuelle
Et te laisser m’aimer
D’un amour irréel

Mais par respect pour toi
Et par respect pour moi
Je ne le ferai pas
Notre amour vaut mieux que ça

Je veux tout te donner
De mon corps, de mon âme
Avec toi partager
Le bonheur et les larmes

J’ai même imaginé
N’être que ta maîtresse
Et alors partager
Seulement nos caresses

Mais quand tu dois rentrer
Retrouver ton foyer
Tu ne peux supporter
La dure réalité

Alors je vais partir
Pour ne plus revenir
Tu ne vas plus souffrir
C’est tout ce que je désire

Je t’aime, ça tu le sais
Jusqu’à te laisser vivre
Ta vie en pointillé…

Dans le poème suivant, la liaison n’existe même pas. Il reste un rêve écrit au conditionnel, avec tout ce qu’on aurait fait.

Poème sur un amour qui n’aura jamais lieu : « J’aurais voulu vous aimer »

Écrit au conditionnel passé, ce poème énumère tout ce que la narratrice aurait été pour l’homme qu’elle aime sans pouvoir le lui dire. Il est sensuel, et il finit sur une plainte adressée aux dieux jaloux.

Rêve impossible

Un jour je vous ai rencontré,
Et j’aurais voulu vous aimer !
Avec passion,

Avec déraison,
J’aurais voulu vous aimer,
D’un amour insensé !
Tout simplement vous aimer,
Sans vous priver de votre liberté,
Faire de vous mon amant,
Sans être votre maîtresse !
Partager avec vous des moments,
D’inoubliables ivresses !
Être celle qui aurait su tout comprendre !
Qui sans juger, aurait pu tout entendre !
Celle sur qui vous vous seriez appuyé,
Quand d’autres soutiens vous auraient manqué !
Celle qui avec tendresse vous aurait consolé,
Quand d’autres amours vous auraient blessé !
Celle qui jamais n’aurait cherché à vous retenir,
Certaine de toujours vous voir revenir !
En amour pour vous j’aurais été génie !
Artiste aux talents infinis !
Je vous aurais fait crier !
Je vous aurais fait hurler !
Je vous aurais fait pleurer et gémir,
Et souffrir et mourir de plaisir !
Je vous aurais conduit,
De l’enfer au paradis !
Tantôt douce, caressante et sensuelle,
Tantôt érotiquement cruelle,
J’aurais joué sur votre corps mille mélodies,
Des musiques passionnées, des opéras inédits !

Hélas ! Jamais je ne vous prendrai dans mes bras !
Hélas ! Jamais rien entre nous ne sera !
Jamais dans vos reins je n’allumerai de fièvre !
Jamais sur votre peau je ne poserai mes lèvres !

Les dieux jaloux m’ont interdit
De faire avec vous, si petit qu’il soit, un bout de vie

Un rêve très long, puis quelques lignes seulement. Le poème suivant tient en cinq vers.

Poème court pour un garçon qu’on aime encore

Cinq vers sur le trouble d’avoir été attirée, dominée, ébahie, apprivoisée, et une dédicace dont le dernier verbe est au présent : que j’aime.

Amour perdu : à un garçon que j’aimais

Intensément attirée par ta sensualité
Dominée par ta bouche finement dessinée

Ébahie par ta beauté sans cesse renouvelée
Apprivoisée par ta voix enjouée
Logée dans tes bras, extrêmement intimidée

À un garçon que j’aimais et que j’aime…

Aimer toujours quelqu’un qu’on a perdu est aussi le sujet du poème suivant, plus sombre, où la tristesse empêche de dormir.

« Te perdre une seconde fois » : un poème de tristesse et d’espoir

Une insomnie, une lune qui éclaire l’autre à distance, et la décision de ne pas abandonner ses sentiments.

Amour perdu : ne me demande pas la raison de ma tristesse

Ne me demande pas la vraie raison
De ma tristesse.
J’ai tant enlacé

La lumière de la lune
Qui t’éclaire maintenant.
Et je laisse juste
Mes sentiments s’aggraver.
La douleur est telle que je ne dors plus,
Plus je t’aime et plus j’en souffre.
Alors je peux devenir gentil et fort.
La tristesse aussi devient un souvenir…
Je veux y croire,
Car je ne veux pas abandonner
Mes sentiments pour toi.
Car je ne veux pas…
Te perdre une seconde fois…

Il reste parfois de l’amour un objet, un morceau de papier, comme dans le poème suivant.

Le mot perdu : un bout de papier, un amour qu’on ne sait plus lire

Un mot griffonné à la hâte et oublié au fond d’une poche. En le dépliant, la narratrice ne se reconnaît plus.

Le mot perdu

Quelques mots de trop :
Un bout de papier blanc griffonné en vitesse

Presque collé au fond de ma poche.
Cette dentelle déformée avait trahi ma pensée.

Je le déplie en silence sans me reconnaître,
Je me replie dans l’enfance du fond de mon être
Et je reste pensive à déchiffrer ces lignes
Qu’hier j’osais amoureusement dédier.

Un tout petit bout de papier blanc taché,
Une pièce de puzzle perdue et délavée
Et je ne connais plus le mot de la fin
De ce trop court roman réinventé.

Un rêve de trop :
Ce bout de vérité n’est plus qu’un faux songe
Presque collé au fond de ma voix
Et sur mon cœur froissé, je referme les bras.

Un papier froissé au fond d’une poche est une perte intime. Le poème suivant en raconte une autre, que personne n’a choisie.

L’amour tué par la guerre : le poème de Marie qui attend un enfant

Un poème-récit avec des personnages : Marie, Yvan parti sous les armes, et un enfant à venir. Ici, la perte vient de l’extérieur.

L’amour tué

C’était un jour de vent.
Marie allait droit devant
Elle, les yeux pleins de larmes,

Yvan était parti sous les armes

Pour une guerre de cent ans
Où tombent toujours des enfants
Pour que les profiteurs profitent
Et dégustent leurs délicieuses cerises confites.

Marie allait droit devant,
Son mouchoir blanc
Trempé de ses ruisseaux de pleurs,
Hagarde, tremblante de peur.

Marie attendait un enfant.

Qu’on perde quelqu’un par une rupture ou par la guerre, on finit par parler de deuil. Le poème suivant emploie ce mot.

La perte d’un être cher : quand la fin d’un amour ressemble à un deuil

Des vers courts qui comparent la fin d’un amour à un coup de tonnerre, puis à une mort particulière : celle d’un cœur qu’il faut cicatriser.

La perte d’un être cher

La perte d’un être cher
C’est un coup de tonnerre

L’amour n’a pas duré
Chagrin, il faut l’endurer

Un tournesol dans le foin
Un coucher de soleil au loin
Maintenant, le ciel a rougi
Ma journée est déjà finie

Partis, mes plus beaux jours
Comme s’ils n’avaient duré qu’un jour
Je descends vers la mer
Seul sur la rivière

La perte d’un être cher
C’est une mort particulière
Un cœur très déchiré
Qu’il faut donc cicatriser

Le dernier poème regarde l’amour perdu de loin, quand les visages s’effacent. Si c’est l’oubli que vous cherchez, nous avons aussi réuni des poèmes pour oublier quelqu’un.

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