Nuit d’amour
Lorsqu’à la nuit, les esprits se livrent
Aux plaisirs des saturnales
Quand la lune est ronde et pâle
Et que nos deux corps, d’amour, sont ivres.
C’est une plage noire, au ciel étoilé
Une mer étale, au murmure incessant
Et c’est son corps à présent dévoilé
Qui me susurre son chant caressant.
Et lorsque l’aube nous surprend
Revêtant sa robe de vestale
Aux magnifiques tons d’argent
Et que nos deux corps, d’amour, s’emballent.
C’est une rivière, aux eaux riantes
Une clairière, aux ombres mouvantes.
Et c’est nos corps enlacés maintenant
Qui chantent l’hymne à notre amour si grand.
Aussi, peu m’importe, du temps ou du lieu,
Pour t’aimer, mon amour, il me suffit de te voir
Et de savoir notre amour au beau milieu
De ton cœur, protégé contre le désespoir.
©️ Yves Le Guern – 28 août 1992
Le fantôme de mes nuits
Je voudrais te dire « je t’aime »
comme j’écris un poème.
Le laisser s’écouler de mon âme en peine,
de ne te connaître qu’ à peine.
Je voudrais dans le lac de tes yeux
pouvoir espérer des jours heureux.
Et rêver de tes mains, de ton corps,
à pouvoir vivre encore.
Mais tu viens dès minuit
comme le fantôme de mes nuits.
Tu harcèles mon sommeil,
en attendant le soleil.
Tu arpentes mes rêves
chaque soir sans trêve.
Et même si j’en crève,
j’attends ta lueur brève.
Je voudrais te dire « je t’aime »
comme j’écris un poème.
Le laisser s’écouler de mon âme en peine
de te connaître qu’ à peine.
Mais toi tu avives mon tourment,
dans ces couloirs du temps.
Tu te hasardes et tu prétends,
que l’amour de toi me méprend.
Tu n’es qu’un spectre, une fumée
une folie que je dois abandonner.
Mais tu marches en mon esprit,
tel un chevalier ravi.
Oublie-moi,
délivre-moi,
mes amours sont à moi,
retourne-t’en chez toi.
Mais tu viens dès minuit
comme le fantôme de mes nuits.
Tu harcèles mon sommeil
en attendant le soleil.
Qui saura me délivrer,
qui saura m’aimer,
me forcer à oublier,
qu’un fantôme a cru m’aimer.
© Morine
Échos de l’amour dans la nuit éternelle
Dans la nuit refleurit le souvenir qui bouge
La fenêtre est ouverte aux songes du passé,
Tes yeux sont toujours bleus et ma chemise est rouge
Du sang de ton cœur tendre au fil du Temps blessé.
Et notre vie défile au rythme des horloges
Dans l’opaque cité encombrée de dormeurs –
Au spectacle du Temps et aux premières loges
Nous attendons la fin et ses grandes clameurs.
Notre train est parti et en rase campagne
Il salue en passant, de sa trompe à vapeur,
Le ciel, le vent, la mer – L’amour nous accompagne
Aux confins du désert où commence la peur.
Et c’est là, maintenant, la minute éternelle
Où les coeurs absorbés à l’écoute des coeurs
Voient se lever le jour, comme la sentinelle
Qui guette fixement les premières lueurs.
© Denis Lefèvre
Une Nuit Romantique
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| Nuit d’Amour – Nuit Romantique |
Romantique est la nuit
Éclairée d’une bougie
Parfumée par les fleurs
Les prémices du bonheur
Mon cœur est en émoi
Quand tu me prends dans tes bras
Pour une étreinte passionnée
Pour un baiser insensé
Quand la danse de l’amour
Commence son premier tour
Rien n’a plus d’importance
Que ce moment de transe
Un moment de magie
Ou tout est féerie
Tout est beau à nos yeux
En cet instant merveilleux
Puis retour au calme
Avec un « je t’aime »
Chuchoté à l’oreille
Au bord du sommeil
L’amour est si beau
C’est un divin cadeau
Quand on le vit à deux
Alors on est heureux
©️ Rym
Une nuit sans lune
Je contemple longuement le ciel
Je deviens un peu dingue, cinglé
Sans ma belle lune c’est cruel
Je ne me sens plus, suis fâché.
Le sublime art des symphonies
Je trouve l’obscurité un sacrilège
Une nuit sans étoiles n’est jolie
Comme musique sans solfège.
Je me sens si faible, jamais à l’aise
Franchement ses absences me troublent
La nuit sans elle, c’est déjà le malaise
La solitude pour moi devient double.
Prendre un cocktail à mes côtés
Parce qu’elle représente la lumière
Quand est présente l’étoile du berger
Je crois qu’elle m’aide à faire ma prière.
Suis-je devenu sans doute anormal
Qu’importe, je m’en fiche après tout
L’amour devrait être une pure morale
Et c’est ce que vraiment me rend fou.
La nuit c’est toi et moi
La nuit c’est une chanson
qui se chante tout bas
La nuit c’est toi et moi
endrapés dans nos bras.
Pour faire tourner le monde
au bout de nos dix doigts
je danse avec toi
une valse rebelle.
Et pour que ton cœur gronde
d’un souffle de tendresse
je serre tout contre moi
ton corps et ta détresse.
La nuit tu vas chercher
la raison dans ta voix
et tu me dis tout bas
viens danser avec moi.
La nuit les pas de deux
se multiplient par quatre
et les hanches se courbent
dans un rythme endiablé.
Les mains se frôlent à peine
jouant de la magie
des corps qui se retiennent
l’un vers l’autre reviennent.
Et les yeux dans les yeux
s’attachant, amoureux
équilibrant leur geste
élégance du monde.
Ils reculent d’un pas
pour bientôt se rejoindre
fusionnant en leur chair
l’émouvante cadence.
La main guidant le sens
de la robe qui lève
pour donner la couleur
rougeoyante de ses lèvres.
Tourbillonnant en flots
env’loppé par le ciel
immaculé d’étoiles
la nuit les ensorcelle.
La nuit c’est une chanson
qui se chante tout bas
La nuit c’est une chanson
la nuit c’est toi et moi…
© Pierre Tronc
Les plus beaux textes sur la nuit, les étoiles et la lune :
Plongez dans la magie de la nuit avec les plus beaux textes qui lui sont dédiés. Des mots envoûtants, des émotions intenses et des paysages poétiques se mêlent pour célébrer la beauté mystérieuse de l’obscurité. Découvrez ces joyaux littéraires qui illuminent les heures nocturnes et captivent nos âmes dans un voyage au cœur de la nuit.
Le coucher du soleil romantique de Baudelaire
 |
| Le coucher du soleil romantique de Charles BAUDELAIRE |
La nuit
Mystérieuse contrée
Que j’aime observer
Profondeur de l’oubli
Amie ou ennemie?
A certain elle conduit à l’ennui
D’autres à la vie
J’aime la nuit
Pour ses secrets
Elle réunit les âmes égarées
Torturées par le silence
Dans des rêves oubliés
Loin de la souffrance
© Estel Fogo
Éclats célestes : Quand la nuit révèle ses secrets
La nuit resplendit comme le jour
Des ombres de son palais surgissent des lueurs
Celles des constellations éclairant tour à tour
Les trésors de la terre où dort le vrai bonheur
Elle descend chaque jour et obscurcit la terre
Mais les étoiles brillent à leur poste de veille
Eloignant les ténèbres, redonnant la lumière
Aux malheureux qui souffrent et perdent le sommeil
Au loin dans l’horizon, dans l’enfer des prisons
Des hommes gémissent dans les bras de la nuit
Blessés dans leur chair, ils attendent l’exécution
La honte couvre leur visage, leur condition dépérie
La nuit épouvante et rend folles les âmes
Nos yeux sont aveugles et des fauves nous cernent
L’ombre de la mort rôde autour des femmes
Les frôlants dans leur course et cherchant à les perdre
La lune délicieuse, fidèle servante du ciel
Laisse couler sur la terre le miel de ses rayons
Eclairant tout à tour les doux anges qui veillent
Pour que nos nuits soient douces et nos rêves de coton
C’était par une nuit de clair de lune
Elle n’était pas de celle qui joue les importunes
Mais elle faisait ma bonne fortune
En guidant la pointe de ma plume
Je lui étais reconnaissant de sa veillée
Et sur sa demande, je me mis à scintiller
Brillant comme l’étoile accrochée au lustre
J’écrivais sous sa lumière qui s’incruste
J’avais les idées farfelues
Et j’étais comme perdu
Dans les méandres des mots à chercher
Dans la pioche de mes pensées haut perchées
J’étais aux aguets dans mon esprit fardé
J’épiais la moindre parcelle de mes idées
Mais elle ne venait pas
Mon cerveau était devenu stérile comme un trépas
Mais j’eu une illumination vers l’aube
Et je me mis à écrire que la lune était claire comme un globe
Et source inspiratrice de tant de nuits
Que je m’émerveillais à chaque tic tac de l’horloge qui s’ennuie
J’étais à la porte de mon texte
Et j’écrivais sous son prétexte
Je n’avais plus de complexe
Mais j’avais écris une fin perplexe
Et ma plume tomba sur le sol
le soleil monta dans un horizon qui me désole
Car je m’étais endormi sous le grand saule
C’était l’aspirine de mes nuits
L’aspirine qui guérit
Aspirine que l’on nomme aussi reine des prés
Je dormis sans maux de tête, comme un nouveau né
Donnant l’amitié au clair de lune
Pour rester dans mon intimité sous une couette de plumes
© Jean-Marc Avril
Le coin des poètes
Oh! Dieu, que n’as tu fais plus longues les nuits
Sur l’île de mes rêves, s’exiler ils sont venus
Penseurs sacrés qui d’une empreinte indélébile
Ont encrés un à un mes sens de poésies subtiles
De leurs suaves murmures ils embaument mon âme
Imprégnant mes pensées de mille et une rimes
Chevauchant mes nuits comme des princes en armes
Inondant mon esprit de poésies sublimes
Sur la toile de ma couche, tout engourdit mon corps
De leur présence enivré, le dur réveille fuit
Oh! anges divins et pâles qui chahutez mes nuits
De vos splendides poésies jaillit lumière de vie
De mes songes, au clair matin vous partirez
Mais, oh! combien déjà, de nuits prochaines je me languis
D’un long tunnel lumineux, vers moi bientôt vous reviendrez
Fantômes blancs et froids, d’étoiles d’idoles tout droit sortis
Pour ne jamais de vous, une nuit m’éloigner
A la lune éternelle, l’impossible j’ai demandé
Pour que vous appartiennent jusqu’à l’aube mes nuits
Au royaume des cieux, des prières j’accomplis
Que mes yeux alourdis par un profond sommeil
A jamais restent clos, là-haut sont les merveilles
D’où fleurissent les poésies de penseurs mystérieux
Dans un coin de ma nuit, ma main transcrit pour eux
© Gisèle Guibert
La nuit, lune et le poète
Il doit être trois heures, dans cette nuit tout dort.
Chacun trouve sa fleur au bleu jardin des rêves,
Et lui las de subir ses vieux regrets sans trêve,
Il tord son âme pour qu’elle s’écoule en rimes d’or.
La nuit s’est installée pour endormir le cœur,
Du poète assoupi sur sa lyre pensive,
Et la lune a écrit de sa plume oisive,
Le rêve composé. Ô la douce faveur !
Il a fuit la chambrée abritant ses poèmes,
Loin de ce qu’il exècre et loin de ceux qu’il aime,
Sur une terre vierge et sous un ciel nouveau,
Il va dire à la nuit le texte que la lune,
A composé pour lui sur sa page nocturne,
Pour ne pas oublier ce sonnet en cadeau.
Tristesses de la lune, Charles BAUDELAIRE
 |
| Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal : Tristesses de la lune |
Mon âme erre au milieu de la nuit
En une chaude soirée, après mon repos
Ma fine plume a tenu à mettre par écrit
Mes fantasmes, mes rêves et mes mots
Et les idées de tout ce que j’avais envie.
Même si les forêts n’ont pas de frissons,
Chant d’oiseau, bruit de source au bois,
Rien ne peut rivaliser ses jolies chansons,
Et le rythme et la tinte de sa belle voix.
Mon esprit a fréquenté des gens d’honneur
En amis, en grands copains de près ou de loin
Et j’ai supplié le bon Dieu, le grand donneur,
De garder juste le nécessaire à mes besoins.
J’ai tenu à étaler mes pensées, dire et lire
Des strophes de quatrains et des poèmes
Pleins, pleins, de souvenirs et de délires.
Et de beaux matins inondés de « je t’aime »
Mon âme erre au milieu des souvenirs
Ainsi ton magnifique image me suit,
L’émeraude que rien ne peut ternir
Une sereine étoile polaire de la nuit.
© Riahi
Étreintes nocturnes : Entre passion et solitude
Ta caresse frissonne mon échine
Et se perd en mes nuits coquines
Au profond de l’absence, vague
Ultime, transcendant la dague
Et dans mes nuits, je pense, je vis,
Je vis ma solitude d’écrits
Je me hais à damner mon âme
De sulfureux, l’amour se pâme.
Et dans mes nuits je t’aime, j’oublie,
Je m’oublie en ton paradis…
A ta bouche fiévreuse, je rêve,
Morsure du temps, sans paix ni trêve.
Je bois à longs traits l’indécence
Au ciel de ton indifférence
Et je me ris de mes folies
A l’enfer de mes ennemis.
Et je meurs au petit matin
Où l’aurore fleurit le chemin
Ta caresse frissonne mon échine
Et se perd en mes nuits coquines
Etoiles filantes, poème de François Coppée
 |
| Poème Étoiles filantes – François Coppée |
Le secret de mes nuits
Silencieuse mémoire de porphyre alanguie
dans l’ombre cuivrée de nos anciennes gestes
exhalant inaudible un soupçon d’impatience
tu fermes les yeux aux souvenirs de nos liesses
et berces ton sommeil de désirs inassouvis
Sous les latitudes du tendre croise torpilleur
la carène bleutée de mon ventre qui glisse
au secret du sommet émouvant de ton anse
tes terres tremblent du soubresaut de tes cuisses
quand lentement je pénètre ta mer intérieure
Assis sur le bord du lit j’observe amusé
ton corps onduler sous la houle oubliée
et dans la solitude glacée de mes nuits,
je regrette de t’avoir négligée.
© Tambours
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