Poème pour maman : 8 textes touchants qui font pleurer de tendresse
Un poème pour maman, c’est parfois tout ce qu’il faut pour dire ce qu’on n’a jamais su dire en face. Avant même de comprendre le monde, elle était là : ses bras, sa voix, son parfum. Et pourtant, combien de jours avons-nous laissés passer sans lui dire vraiment ce qu’elle représente ?
Ces huit poèmes pour maman viennent de lecteurs et d’auteurs qui ont fini par écrire ce silence. Certains sourient, d’autres pleurent, plusieurs font les deux. Que votre mère soit assise en face de vous ou qu’elle vous regarde depuis les étoiles, vous y trouverez peut-être les mots que vous cherchiez pour une fête des mères, un anniversaire, ou un simple soir où elle vous manque.
Sommaire :
Poème pour maman « reine de toute une vie » : un texte tendre pour la remercier
Pour ouvrir, un poème lumineux qui voit dans la mère un cadeau du ciel. Simple, sincère, et facile à offrir.
À toutes les mères du monde !
Mon cadeau du ciel
ses baisers doux comme le miel
ma maman chérie
reine de toutes les féeries.Tu es toujours dans ma vie
et depuis toujours tu m’as suivie
tu embellis mon existence
de ta présence !Aucun cadeau ne peut égaler
les soins faits pendant toutes ces années
mais ce modeste poème est pour te dire
que je t’aime
même si je ne le montre pas tout le temps
tu seras toujours ma petite maman
mon trésor qui règne dans mon cœur
qui a une inestimable valeur.— V. Limniati
Ce poème touche parce qu’il avoue une chose que beaucoup d’enfants gardent pour eux : on aime sa mère sans toujours le montrer. L’amour pour maman se loge dans les gestes ordinaires, les soins, la présence qui veille sans bruit. Le poème suivant pose le même amour, mais cette fois dans un jardin, avec les yeux d’une petite fille.
« J’aime ma maman » : un poème d’enfant qui touche droit au cœur
Un bouquet de fleurs, une maman qui pleure, et une enfant qui se dépêche pour la rejoindre. Un texte court et d’une tendresse désarmante.
J’aime ma maman
Je me dépêche, car elle m’attend,
elle est assise là-bas, dans le fond du jardin,
et je ne veux point lui faire de peine,
j’aime ma maman.Ce bouquet de fleurs est très important,
elle est malade et pleure souvent.
Mon papa est parti avec une autre dame,
et depuis, maman est toujours en larmes.Sur ces mots, le monsieur lui prit la main
et marcha dans le petit chemin.
Arrivés devant la maison,
elle était là, les larmes coulaient le long de ses joues.Alors il lui tendit son mouchoir,
et sans s’en apercevoir
une lueur d’espoir se mit à briller.
Ils se sont juré de s’aimer pour l’éternité.La petite fille a retrouvé son sourire :
« Allez petite, va cueillir des fleurs,
tu es belle comme un cœur. »— M. Tanesie
Ici, c’est l’enfant qui console. Le poème rappelle que les mères souffrent elles aussi, et qu’un regard d’enfant suffit parfois à les relever. Cette fidélité qui dure toute une vie, l’auteure du texte suivant la raconte sur plus de soixante ans.
Poème pour ma mère : soixante ans d’amour, de courage et de fierté
Une lettre en vers écrite par une fille à sa mère, qui a élevé huit enfants malgré la guerre et les années dures.
À maman !
Maman chérie, voilà presque 61 ans que tu m’as donné le jour,
c’était en novembre 1944. Un novembre triste, mais j’étais le fruit d’un amour.Malgré les événements, cette guerre qui ne devait pas tarder à finir,
dans ton cœur, tu espérais très fort ce que serait l’avenir.Petite maman, durant ces années passées, la vie a, pour toi, continué de tourner.
Tu sais, et crois-le, que du plus profond de mon cœur je ne cesse de t’aimer.Tu es ma maman, et pour toi j’aurai toujours beaucoup de gratitude.
Oui maman, je te le dis du fond de moi-même, avec certitude.Tu es digne, maman, et tu sais ce que c’est d’être une vraie mère,
puisque malgré des années dures, tu m’as donné une sœur et sept frères.Toute cette grande famille s’est construite en très peu de temps,
en presque 14 ans, et Dieu sait combien tu as souffert pourtant.Combien de mal, de souffrance as-tu eu pour nous élever avec dignité.
Chacun de nous a pour toi des sentiments profonds, surtout celui de la fierté.Cette fierté, nous la garderons toujours, elle restera gravée en nous.
Tu savais sécher nos larmes, nous prenant sur tes genoux.Il arrivait que nous te fatiguions, mais notre innocence ne nous faisait pas comprendre.
Dans nos petites têtes, nous ne savions pas ce que voulait dire attendre.Malgré les soucis que l’on te causait, ton cœur restait chaleureux.
Tu es à présent, pour ta progéniture, une des mamans les plus exemplaires.Grâce à tes conseils, à ta façon d’être, je vois combien j’ai de savoir-faire
pour être à mon tour une maman, et… mon Dieu, quelle joie d’être mère !!— Nicole Suat
Ce texte garde ensemble la mémoire d’une famille et celle d’une femme. La mère y apparaît comme une femme qui a tenu bon pendant la guerre, et la fille devient mère à son tour : le geste se transmet. Dans le poème suivant, un fils retourne le cadeau le jour de son anniversaire.
Poème d’anniversaire pour maman : quand c’est l’enfant qui rend hommage
Et si le jour de l’anniversaire était d’abord celui de la mère ? Ce poème renverse les rôles avec douceur.
Poème écrit pour ma mère
À l’occasion de mon anniversaire
Voici le mois de juin,
avant le dix-huit de ce mois
j’attendrai mon destin
pour te dire : Maman, c’est moi !Je suis venu d’un monde que j’ignore,
en criant, une fois, j’ouvre mes pores.
Peut-être ai-je senti une douleur
ou bien ai-je senti ton parfum de fleur !Maman, tu étais faible et heureuse
de me mettre à côté de toi,
de me serrer dans tes bras.
Ô ma chère maman, la plus courageuse !Et depuis, j’ai grandi,
je ne suis plus bébé de ton nid,
mais notre cage est toujours solide
malgré cette séparation et ce vide !Bientôt c’est mon anniversaire,
je t’offre le meilleur diamant de la terre.
Maman, j’aime bien éteindre avec toi ma bougie
et allumer une nouvelle lumière de notre vie !— Jamal B.
La bougie que l’on souffle à deux dit l’essentiel : l’enfant grandit, le lien reste. Mais la vie finit parfois par séparer, et pas seulement le temps d’une distance. Les poèmes qui suivent parlent de cet amour qui continue de brûler quand maman n’est plus là.
À lire aussi : pour les mamans qui nous regardent depuis les étoiles, une sélection entièrement consacrée à celles qui sont parties.
Poème pour une maman partie : les mots qu’on n’a pas eu le temps de dire
Une lettre adressée à une mère disparue. L’absence n’y efface rien de l’amour.
Pour toi ma mère que j’aime plus que tout
De tout cœur et chaque matin,
joyeuse fête, adorable amour.
Malgré les larmes et l’accent de mes jours,
malgré l’absence de notre sacré discourset malgré ton départ sans retour,
là se commençait notre belle histoire
aux pieds de cette forêt immense.
J’étais gamin, nu de telle potence.J’ai vécu le véritable bonheur de ta puissance
et l’aspect de maternité avec forte excellence.
Joyeuse fête à toi, mon seul abri,
l’amour qui m’avait toujours apprisque la fortune ne vaut rien sans un géant esprit.
Aujourd’hui, rien que ton ombre me séduit,
avec tes belles paroles qui avertissaient l’oubli.
Tu partais au monde lointainsans m’avouer un tel besoin.
— Anonyme
Ce poème parle de ce qui reste inachevé : un départ sans vrai adieu, des mots jamais échangés. Il parle aussi de ce qui demeure, l’ombre d’une mère et ses paroles qui résonnent longtemps après elle. Si vous traversez ce deuil, vous trouverez d’autres textes dans notre sélection des poèmes pour maman décédée. Dans le suivant, l’absence prend la forme d’une étoile.
Poème pour maman devenue étoile : « tu es mon ange gardien »
Elle n’a pas disparu, elle brille. Un poème qui fait du deuil une lumière que l’on regarde chaque soir.
À maman Joselle
Joselle ma belle, mon hirondelle,
je dirais de toi : grande demoiselle.
Ne plus avoir de nouvelles
me fait peine.Un ange est venu te prendre sous ses ailes
pour t’accompagner tranquillement vers le ciel.
Tu ne verras plus jamais le soleil,
mais pour moi tu es mon étoileque je regarde tous les soirs.
Celle-ci scintille tous les jours, tous les mois,
mais pour moi il ne fera jamais noir :
ton regard veille sur moi.Tu seras à jamais mon ange gardien,
je n’ai plus peur, ni pour moi ni pour les miens.Maman, je t’aime !
— Cerise
L’hirondelle, l’étoile qui scintille : Cerise ne pleure pas seulement sa mère, elle la regarde. Ce regard levé vers le ciel, on le retrouve dans le poème suivant, où une autre voix cherche maman dans la nuit.
« Tu me manques maman » : un poème pour lui parler quand le soir tombe
Quand le ciel se peuple d’étoiles, le manque s’installe. Ce texte dit le vide d’une mère absente, et l’amour qui tient quand même.
Tu me manques maman
À toi, maman chérie,
je pense tellement à toi.
Je voudrais tant que tu me parles.
Dis-moi, maman, parle-moi.Quand vient le soir
et que je regarde dans le ciel,
et que je vois une étoile briller,
est-ce toi, maman, qui me regardes
avec tes yeux doux et brillants ?
Dis-moi, maman, parle-moi.Quand je ferme les yeux dans la nuit
et que je vois un bel ange qui chante,
est-ce toi, maman, qui viens me chanter
cette douce berceuse dans la nuit ?
Dis-moi, maman, parle-moi.Les jours où le ciel est gris
et que les nuages pleurent des larmes,
est-ce toi, maman, qui pleures
toute la peine de ton cœur ?Écoute, maman, moi je te parle.
Moi, maman, j’ai beaucoup de peine
dans mon petit cœur.
Tu me manques, maman.
Je voudrais tant être avec toi
pour te serrer dans mes bras,
pour te murmurer tout bas :JE T’AIME MAMAN
— Macha
Ce « JE T’AIME MAMAN » en capitales est un cri que chacun a peut-être retenu trop longtemps. Pour les mamans encore là, il n’est jamais trop tard pour le dire. Le dernier poème embrasse les deux : celles qu’on serre dans les bras et celles qu’on garde dans le cœur.
Bonne fête maman : un poème tendre pour toutes les mamans, présentes ou parties
Pour finir doucement, un bisou, quelques fleurs et des mots pensés pour la fête des mères.
Bonne fête maman
J’aimerais que tu sois toujours là
pour te prendre dans mes bras
et déposer tendrement sur ta joue
le plus doux des bisous,
en te murmurant :
je t’aime, maman.En ce jour de fête des mères,
je veux dire à toutes les mamans
de la terre entière
que je leur souhaite une bonne fête.
Que ces quelques fleurs
leur apportent un immense bonheur.Bien sûr, je n’oublie pas
celles qui sont dans l’au-delà,
auprès de toi, maman,
toi qui me manques tellement…— Jeannine Mourier
Poèmes pour maman en images à partager
Si vous préférez envoyer un message tout fait par SMS ou sur les réseaux, voici deux poèmes pour maman en image, à enregistrer et à partager.


Questions fréquentes sur les poèmes pour maman
Comment écrire un poème pour sa maman ?
Partez d’un souvenir précis plutôt que de grandes phrases : un parfum, une berceuse, un geste du quotidien. Les poèmes de cette page marchent précisément parce qu’ils racontent une scène (le bouquet dans le jardin, la bougie soufflée à deux). Ajoutez un « je t’aime » simple à la fin, des rimes si vous en avez envie, et n’ayez pas peur des mots courts.
Quel poème offrir à sa mère pour la fête des mères ?
« À toutes les mères du monde ! » et « Bonne fête maman » sont les plus adaptés : courts, lumineux, faciles à recopier dans une carte. Pour une maman qui n’est plus là, « Maman devenue étoile » ou « Tu me manques maman » diront ce qu’une carte ordinaire ne dit pas.
Quels poèmes pour maman font pleurer d’émotion ?
Ceux qui parlent de ce qu’on n’a pas dit ou plus pu dire : « Pour toi ma mère que j’aime plus que tout » et « Tu me manques maman » arrivent en tête. « J’aime ma maman » émeut autrement, par la voix d’une enfant qui voit sa mère pleurer.
Quel poème dire à une maman décédée ?
Choisissez un texte qui vous parle directement à elle, à la deuxième personne, comme « Tu me manques maman ». Vous pouvez le lire à voix haute lors d’un hommage, le déposer au cimetière ou simplement le garder pour vous. D’autres poèmes sont réunis dans notre page sur les poèmes pour maman décédée.
Que symbolise l’étoile dans les poèmes pour une maman disparue ?
L’étoile est l’image la plus courante du deuil d’une mère : elle brille de loin, revient chaque soir et donne le sentiment d’être regardé. Dans « À maman Joselle », elle s’accompagne d’un ange gardien et d’une hirondelle, symbole de légèreté. Dans « Tu me manques maman », la question « est-ce toi ? » transforme le ciel en lieu de conversation.
Peut-on offrir un poème écrit par quelqu’un d’autre ?
Oui, à condition de citer son auteur et de ne pas le présenter comme le vôtre. Chaque poème de cette page est signé. Si vous voulez lui donner un ton plus personnel, ajoutez deux ou trois phrases de vous avant ou après les vers.
Gardez-les, partagez-les, offrez-les
Maman ne demande jamais grand-chose : un regard, un mot vrai, un « je t’aime » dit à voix haute. Ces poèmes sont là pour vous aider à le dire, pour la fête des mères, un anniversaire ou un soir ordinaire. Partagez cette page avec quelqu’un qui aime sa maman, ou revenez la relire quand les mots manquent.
Pour aller plus loin, vous pouvez lire la lettre d’une maman à son fils, parcourir nos citations sur maman, relire « Pour toi maman » ou « Auprès de toi maman ». Et si vous cherchez un cadeau, voici des idées originales pour tous les budgets.
Vous avez écrit un texte pour votre maman ? Envoyez-le en commentaire : nous serons heureux de le publier sur le site, avec votre accord.
Mes pensées sont pour toi
Tes souvenirs vivent en moi
Tu me manques tellement
Ta présence m'est si importante
Toi que j'aime tant
Je pense à toi tout le temps
De ton monde où tu vis maintenant
J'espère que tu nous entend
Et que tu comprend quand nous te parlons
Au moins que tu te rende compte que nous sommes tous la
Tu es mon cadeau de la vie
Je veux te dire MERCI
Je t'aime pour la vie.
Je t'aime maman.
* Ma mère a subi un anévrisme en avril 2002. Au moment où j'ai écrit ce poème, elle était toujours en vie, mais son cerveau étant touché, elle n'était plus en contact avec notre monde.
Ce qu'il manque à ma vie
C'est l'ombre de ta présence
je la cherche la nuit
Dans le noir du silence
Je crois t'apercevoir
Quand je ferme les yeux
Mais il n'y a que le noir
Mon coeur est malheureux
N'est-ce pas ton sourire
Que je vois dans la lune
Ou seulement mon désir
D'une visite posthume ?
Et j'entends un appel
Un mot qui m'enchante
Une voix qui me hèle
Mon espoir ,lui,déchante
Ce qui embrume mes jours
C'est l'absence de toi
Et rien aux alentours
Ne m'apporte de la joie
Et tu manques à ma vie
Comme manque le soleil
Quand les jours sont gris
Que se meurt l'arc-en-ciel
Et je pleure dans mes jours
Comme je pleure les nuits
En recherche de l'amour
Dans le manque de ta vie
Joyeuse fête des Mères à toutes les mères du Canada, du Burundi et de partout dans le monde. mariées, célibataires, divorcées, séparées, veuves, mères adoptives, peu importe votre situation.
Ma mère, sœurs, amies … Le monde est fait de vous les mamans Vous donnez la vie.…
BON DIMANCHE ET BONNE FETE DES MERES 🌷⚘🌹❤🧡💛💚💙💜🤎
C'est un poème que j'enverrai à ma maman, au mois de mai 2004, pour ses 80 ans. J'ai voulu vous en donner la primeure. Amitiés. Marc GANRY du Cantal.
🧡 Rien que pour toi, maman 🧡
Sous le soleil radieux d’un beau jour de mai
Coloré de rose dans le vert printemps,
Mille feux dans les cœurs tu as allumés,
Quand tu apparus, voici quatre vingts ans.
Enfant, t’as connu le dur labeur des champs,
La longue route pour la communale
Où tu appris la lecture et le chant,
Le calcul, la dictée et la morale.
Les ailes de la liberté t’ont poussé,
L’âge des plaisirs, des désirs, des passions.
Moments intenses pour deux jeunes fiancés,
Promesses d’amour pour fortifier l’union.
Et quand tu as dit oui pour l’éternité,
Le oui à la vie limpide et féconde,
T’étais belle dans ta robe de mariée,
Dansant et chantant dans la grande ronde.
Tu devins une maman merveilleuse,
Veillant tendrement sur tes trois chérubins.
Ils t’ont comblée et rendue très heureuse,
Beaucoup d’azur pour atténuer les chagrins.
Tu as eu ton lot de peines et de larmes.
La vie qui court n’est pas toujours un roman.
Dans le combat, jamais tu ne désarmes,
Pourtant les maux de ton corps sont bien présents.
Si le temps qui passe laisse des traces,
Tu aimes toujours le soleil qui brille.
Et quand les rides te parlent dans la glace,
C’est que tu n’es plus une jeune fille.
La plume glisse avec l’encre du cœur,
Des mots magiques, rien que pour toi, maman.
Aujourd’hui, je suis empli de bonheur,
Et souffle avec toi tes quatre vingts printemps.
Voici les plus beaux poèmes pour mamans que j'apprécie
“Maman” par Victor Hugo
“À ma mère” par Théodore de Banville
“À ma mère” par Alfred de Musset
“Adieu Maman” par Jerome Jolly
“Cantique des Mères” par Marceline
Histoire d'une maman, nommée Lélette 🧡:
Telle une rose qui naît au printemps,
Paule embrassa la vie un jour de mai.
Les cloches sonnèrent à tous les vents,
Une enfant est née, allons l’acclamer.
Tout le village fêta la fillette,
Bonheur dans les années mil neuf cent vingt.
Très tôt, on la surnomma Lélette,
Bouquet nature aux mille parfums.
A la ferme, dès son plus jeune âge,
Elle connut le labeur, moins les poupées.
Fallait travailler, place à l’ouvrage,
Pas de répit, du lever au souper.
La jeunette alla de l’école aux champs,
Façonnée par l’amour et la rigueur.
Le cœur attisé par quelques galants,
Elle voguait sur des rêves de bonheur.
Un jour, Léo envoûta la belle.
Lélette fut demandée en mariage.
Et quand elle dit « oui » devant l’Eternel,
L’amour illumina son visage.
Tout un programme pour la fermière,
Indépendance, tendresse et passion.
Rien que du soleil dans la chaumière
Pour élever ses trois petits garçons.
Les années passèrent au gré du temps,
Moments de bonheur, instants moins heureux.
La vie était rude, faute d’argent.
Lélette s’adaptait, oeuvrant au mieux.
Un matin de juin, tout devint néant.
La mort frappa quand le jour se leva.
Léo ne supportant plus les tourments,
Pour un monde meilleur, il s’en alla.
Il fallut faire face dans la douleur,
Refuser la faiblesse, simplement,
Aller de l’avant, être à la hauteur.
Lélette le fit pour ses trois enfants.
Sa vie mérite plus qu’un poème.
Mais quel honneur d’écrire, pour un enfant,
De dire à sa mère plein de « je t’aime »,
Des mots simples d’un fils à sa maman.
Lélette, je sais que tu vas pleurer.
Mais ce seront des larmes de bonheur.
Un peu plus tard, à nouveau j’écrirai,
Pour toi, maman, avec l’encre du cœur.
Merci Marc GANRY pour ce beau Poème 💌
magnifique très émouvant merci
Comme ces mots font du bien! C'est la puissance de la poésie. Merci!
merci pour ces mots .
C est très beau j adore
Qui a écrit cette poésie pour les maman parce-que c'est trop jolie cette poésie que vous avait écrit je vous remercie monsieur ou madame
À la fin de juillet , toute la famille fêta mon troisième anniversaire. Le chaud été d’enfance qui avait duré selon moi toute une éternité, s’achevait en beauté. Bientôt tout le monde retourna à l’école, sauf ma sœur immédiate par l'âge, mon petit frère âgé d’à peine un an et moi-même. Avec septembre et octobre revinrent les matins frisquets. Drôle de sensation que de grelotter le matin au sortir du lit en attendant que les mains maternelles viennent m'aider à m'habiller. On avait déjà commencé à me vêtir d'un petit chandail en laine légère et d'un pantalon, car il ne fallait surtout pas que je prenne froid. J’étais désormais beaucoup moins pressé d’aller jouer dehors dans ce début d’automne, sauf pour attendre à la barrière, le retour de l’école de mes autres frères et sœurs qui me manquaient énormément dans cette maison soudainement devenue presque vide.
Or ce matin-là, ce fut ma grande sœur adolescente qui vint m’habiller et m’emmener déjeuner. Elle m’expliqua que maman était très malade et qu’il me fallait être très sage, ne plus crier, ne plus faire de bruit et surtout ne plus l’appeler. Ne plus faire de bruit, peut-être, mais ne plus l’appeler… c’était presque impossible. Car à trois ans, on vit toujours à trois pas de sa mère et on s’y réfère à chaque instant, que se soit du regard ou par la parole.
Quand j’arrivai dans la cuisine, le poêle à bois chauffait déjà. Comme d'habitude, je cherchai celle qui était le centre de tout mon univers, mais elle n’y était pas. On m’informa qu’on lui avait installé un lit dans la salle à dîner parce qu’elle était trop faible pour monter à sa chambre. J’allais m’y introduire quand quelqu’un se précipita devant moi, ferma la porte et en rattacha le crochet. À cette époque, chaque ouverture de la maison possédait son crochet fixé à environ 1,80 m du plancher. Ceci permettait aux adultes d’interdire toute entrée ou sortie aux plus jeunes lorsque nécessaire. Je me mis à pleurer pour qu’on me la laissât voir, ce fut peine perdue. On m’expliqua à voix basse qu’elle était trop malade, d’être bien sage, de prier pour qu’elle guérisse et qu’elle reviendrait avec nous aussitôt qu’elle irait mieux. "Si nous étions sages évidemment!" ceci étant dit avec les meilleures intentions du monde en vue de nous faire tenir tranquilles: ce qui, dans mon esprit d’enfant, équivalait à remettre sur mes épaules la responsabilité de sa guérison.
De plus en plus las de l'attendre, je mis à épier par l’ouverture de la porte de la salle à dîner. À chaque fois qu’elle s’ouvrait pour laisser passer quelqu’un, il y avait une autre personne qui avait comme mission de m'empêcher d'y voir et de replacer le crochet. Au bout de quelques jours n’y tenant plus d’attente, ma petite sœur et moi, nous demandâmes la permission d'aller l’embrasser. Quelqu'un alla s’informer si cela était possible pendant que nous attendions avec impatience la réponse. La messagère revint nous dire que c'était accordé, mais que nous devions entrer en silence, sans faire de bruit et sans nous précipiter. Après un explosion de joie, ce fut sur la pointe des pieds que nous entrâmes tous deux dans les lieux, accompagnés et retenus chacun par une aînée.
Lise passa la première. Comme je ne pouvais voir le visage de maman étendue sur le côté, la tête sur l’oreiller en train de recevoir le baiser de ma sœur, je me mis à inspecter les alentours. Il faisait sombre, la toile de la fenêtre était baissée en plein après-midi. Mes yeux s’habituèrent. Pour la première fois, je vis le petit lit où elle gisait à la tête duquel, sur le sol, il y avait un bol à mains avec du sang qu’elle avait remis, surmonté de quelques monticules rouges formés par les tissus utilisés pour prévenir l’éclaboussement. D’instinct, j’eus peur de ce sang et je me tournai vers sa figure pour me faire rassurer.
Déjà, on me faisait avancer vers elle. Exténuée, elle avait les yeux fermés, le teint émacié, blafard et grisâtre. Je m’en approchai tout doucement. Debout, j’arrivais juste à la hauteur de son visage. Je posai mes lèvres sur sa joue have. Elle ouvrit les yeux avec peine, sourit très faiblement. Il y avait tout à la fois dans son regard déjà à demi éteint, tout l’amour d’une mère qui aurait voulu rassurer son enfant, et quelque chose comme le désespoir d'une insurmontable lassitude causée par une extrême faiblesse. Et moi sans trop comprendre, je sentis la joie m’envahir de l’avoir vue et embrassée après cette si longue privation, si bien que, lorsqu’on me redéposa dans la cuisine, je me mis à crier mon bonheur à tue-tête. On s’empressa de refermer la porte et j’entendis aussitôt un retentissant « Chhhuuuuuut! Maman est malade! »
Plein de remords de m’être laissé aller jusqu'à oublier les recommandations, je me mis à pleurer pendant que commençait pour moi, une longue, longue attente. Car, le médecin était venu la voir avant moi et elle devait bientôt partir pour l’hôpital.
«Dieu ne pouvant pas être partout, il inventa les mères». Proverbe Yiddish. Paix à ton âme maman. Tu es toujours avec moi.