Célébration et Mélancolie : Le Mardi Gras en Poésie
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| Mardi Gras : Fête païenne et chrétienne |
Mardigrelle
Dis, m’man, c’est quand le mardi gras ?
C’est quand qu’on se déguise
Qu’on en fait qu’à sa guise
Qu’on fait sauter les crêpes
Et les boutons d’braguette ?
C’est quand qu’on met les masques
Qu’on joue les p’tites pétasses
Qu’on envoie valdinguer
Tout ce qu’on a appris
Toutes les bonnes manières
Et les gardes-barrière ?
Et qu’on s’envoie valser
Là où faut pas danser ?
C’est quand qu’on chante partout
C’est quand qu’on fait les fous ?
Zut ! C’est déjà passé ?
Et j’l’ai encor’ raté!
Dis m’man , c’est quand qu’on le retire ?
Et qu’on s’paie un délire
Que l’on s’en taille une tranche
Quand on quitte les planches
Et qu’on met bas les masques !
C’est quand qu’on va au bal
Sans montrer patte blanche
Au bal des Fleurs du mal ?
Avant qu’on ne nous cloue
Qu’on nous cloue ent’quat’ planches
Un jour au fond d’un trou !
© Marjolaine
Le Mardi Gras, avec sa joie éphémère et sa mélancolie sous-jacente, nous rappelle la beauté de l’expression libre et la fugacité de ces instants d’insouciance. Que ce poème nous inspire à célébrer la vie tout en reconnaissant sa fragilité, tout comme le Mardi Gras lui-même


Est-ce pour mieux se cacher, conspirer, comploter
Que d’un bout de carton, cet objet fut créé ?
Amène-t-il les rires, ou la peur ou les cris ?
Ou bien est-il là juste pour que chacun s’oublie ?
Ne sache plus qui il est, prenne la place d’un autre.
D’un mendiant ou d’un roi, ou ma vie ou la votre
Mais enfin ! Ca suffit ! Qu’ont-ils donc tous ces grands
A vouloir, sans arrêt, prendre la place des enfants !
Ce n’est pas fait pour vous ! C’est fait pour les petits !
Pour qu’ils crient et s’amusent. Pour qu’ils chantent et qu’ils rient.
Et enfin nous pourrons, tous en cœur, pour la rime
Allez-y, avec moi : Un pour tous, tous Pourim (*) !
(* Fête juive équivalente à mardi-gras)