206 poèmes pour avouer son amour : aveux tendres et timides
Sommaire :
Lui : le poème de celui qu’on appelle amour
Un amour qu’on attend, qu’on imagine et qu’on appelle de toutes ses forces.
Lui
Peut-être, un jour, le trouverai-je ?
Lui, si pur comme la neige
Pur comme un tendre enfantLui, qui semble à mes yeux si indifférent.
Lui, qu’on prétend fidèle
Nos sentiments se mêlent
S’envolent, s’égarent
Sans que l’on puisse les retenir.J’ai beau, en moi, hurler
Le fond de mes pensées
Personne ne m’entend
Et je souffre violemment.Existe-t-il ? M’attend-il ?
Me voit-il ? M’entend-il ?
Lui qui vit au fil des jours
Lui qu’on appelle… amour.
Parfois, l’amour a déjà un visage, mais la différence entre eux deux fait tout le poids.
La différence entre nous s’appelle l’amour
Une étudiante, un voile, un bonjour, et un sentiment qui ne trouve pas sa place.
La différence
Je rêve souvent du clair de tes yeux
marron au bord doré, bénis des dieux
et je me parle parfois de toi.Je me dis que je t’aime bien
plus que je ne crois.
Ça me fait peur, ça me fait pleurer parfois.
Tout… tout part de moi
tout va à toi et rien ne vient.
Et le temps passe et rien ne change.
Oui, tout demeure et plus j’espère.À l’aube tu heurteras encore l’entrée
de cette salle d’étudiants, innocente
et j’oublierai même jusqu’au goût du vent.
Pour m’enfermer au fond du néant,
tu seras belle comme toujours.
Tu auras encore ton voile
et tu diras « bonjour »
quand je te tendrai la main.Tout… tout s’efface.
Tu restes là et rien ne passe.
Tu m’aimes bien, je t’aime tout court.
La différence s’appelle l’amour.Même si entre nous les différences
ne nous offrent qu’une moite tige de tolérance
où fleurit une étincelle d’amitié ;
tes choix sont bien plus forts que moi.
Ça me fait peur, ça me fait pleurer parfois.Le ciel ne souffre pas
tu restes là et rien ne passe.
Tu m’aimes bien, tu m’aimes tout court
La différence s’appelle l’amour…
Même si je sais…
je t’aime…© Carmel
Face à tant de barrières, deux êtres peuvent se tendre la main, sans défense.
Comme des enfants blessés : l’amour qui fait peur
Deux êtres sans cuirasse, effrayés par la flamme qu’ils désirent pourtant.
Comme des enfants blessés
Sans défense devant l’autre, dénudés de nos cuirasses
Agités par une flamme à laquelle nous désirons faire place
Nous nous tournons l’un vers l’autre comme des enfants blessésSi terrifiés à la simple idée qu’un être puisse nous approcher…
Savoir dominer cette passion, ce feu dangereux
Avant que celui-ci nous brûle et ne laisse rien de « nous deux »
Viendrait-il vraiment soulager notre existence tourmentée
Où nous nous sentons si vulnérables devant l’autre si grand ?
Impuissants devant la vie, nous vivons comme des enfants blessés
Risquant de crever leur cœur en s’attachantComment exprimer à l’autre que sa présence ravive les blessures du passé ?
Oublions-nous que nous voulons nous dévoiler à l’autre… sans savoir comment ?
Manifestons-nous clairement l’intensité de nos sentiments ?
Montrons-nous que l’amour que nous recherchons depuis la nuit des temps
Est aussi celui dont nous nous méfions pourtant ?
Nous sommes effrayés, effarouchés, comme des enfants blessés
Tentant malgré tout d’aimer et d’être aimés !© Jean Ruest
Et il y a ceux qui avouent, avec leurs mots d’adolescent, un amour qu’ils savent impossible.
« Je t’aime mais c’est impossible » : l’aveu d’une différence d’âge
Un sourire, une heure de bonheur, et la résignation de respecter la décision de l’autre.
Je t’aime mais c’est impossible
Toi qui m’attires
Toi qui par un sourire
M’as plu dès la première foisEt m’as fait espérer qu’il y aurait d’autres fois
J’aimerais te dire que tu me plais
Te faire savoir que je suis moi
Dès que je suis près de toi
Et que j’aimerais que tu restes là.Un soir, mon rêve s’est réalisé
Et j’ai commencé à y croire pour de vrai
J’ai passé une heure de ma vie à être heureuse
Maintenant je pense rester la fin de ma vie malheureuse.Mon cœur est en émoi
À chaque fois que je te vois
Je rêve à chaque instant de revivre cela
Que tu m’embrasses tendrement et de me sentir près de toi.Je ne fais que rêver car mon âge gâche tout
Ou peut-être le tien après tout
Jamais je n’ai autant rêvé d’avoir vingt ans
Et de pouvoir rester avec toi très longtempsSache que je t’aime énormément
Mais je respecte ta décision
Quant à mon cœur, il attend fortement
Qu’il y ait de nouveau un changementEt que tu décides de m’aimer
Sans écouter tous ces gens qui ont le don de tout gâcher…JE T’AIME
Mais pour d’autres, le tout premier amour reste une brûlure dont on garde la cicatrice.
Premier amour : les balbutiements d’un cœur qui apprend à brûler
La première prière, le premier feu, la première séparation.
Balbutiements
Tout premier amour, sa toute première prière !
De tâtonnements en balbutiements, cherchant sa lumière !
Le nouveau-né, préposé à l’adoration, s’émeut !Il vient de ressentir la brûlure que peut faire un vrai feu !
Cicatrice lucide aux contours incendiaires,
Retrouvant sa platitude, délirante chimère !
Il replonge avec recul au tout début de cette aventure,
À l’affût de ce point qui le rendit plus pur !Une rencontre au moment opportun,
Qui change le cours des désirs incertains,
Confiant à l’âme son auréole virginale,
La rendant si belle qu’elle en devint pâle !Brusquement mêlés, obligés de reconnaître ce qui est,
Nous avons eu le plaisir de nous réveiller,
Dans les bras l’un de l’autre en totale sécurité !Aucune question, pas l’ombre d’un projet,
Tout ce qui peut faire peur dans la notion de s’engager,
Nous l’avons relégué à plus tard, il serait toujours temps de s’en soucier !Cette légère incohérence,
À porter aux nues les délices de nos exubérances,
Provoquant ainsi l’arrêt prématuré de toutes nos chances !Tout s’est arrêté quand nous avons compris,
Que le plus beau de nous deux était déjà fini.
Mais dans un souci de préséance,
Nous avons laissé le plaisir de la séparation à la distance !© Nayra Cimper
Quand tout s’arrête, il reste la lettre d’un homme prêt à mourir comme une note de piano.
Une lettre d’amour pour dire : je suis prêt à tout
Un poème-lettre où l’amoureux s’efface pour que l’autre existe.
Lettre
Je suis prêt à te faire une folie
Je suis prêt à mourir
Comme une note de pianoÀ la fin d’une saison
Je suis prêt à m’exiler
Dans le royaume de tes désirs
Et devenir insignifiant
Et n’être sublime
Que quand les bougies s’allument
Pour éclairer un instant
Les années sans toi
Les années où je fus roi
Je suis prêt à te faire une folie
Je suis prêt à ne plus être
Pour que tu sois
Et que tu envahisses mon esprit
Qui vit de ses autrefois
Je suis prêt à m’oublier
Comme une lettre de soldat
Parti au combat
Sans savoir s’il fera beau
À la saison des lilasLaisse ta main éphémère
Sur mon cœur
Il n’est plus doux
Que des doigts
Qui ne savent compter l’AmourTu vois
Mes vers ont les pieds usés
Mes mots ferment les yeux
Et meurent sans rimer.
Entre deux interrogations, le cœur hésite : voici sa carte, point par point.
Entre deux points d’interrogation : l’anatomie d’un cœur hésitant
Un cœur coupé en deux par les questions, à gauche, à droite, au centre.
Cœur
À droite de mon cœur est un point d’interrogation :
Une question en suspens limite ses battements.
Le flot des maux de l’inconnu provoque des tourments
Qui inhibent toute effusion d’évasion de passion.À gauche de mon cœur, une autre interrogation,
Renversante, excitante, haletante et saisissante,
C’est l’inverse de la première, qui sans cesse me hante,
Pourquoi fermer la porte vers la grande émotion ?Au centre de mon cœur, le siège de l’exclamation,
Pourquoi de rancœur et envies de rêves en fleurs,
La peur de l’erreur emmêlée à l’horreur des douleurs,
La soif des eaux de l’amour coupée par l’appréhension.Les sentiments se perdent, de l’oreillette au ventricule,
Le temps d’un souffle c’est une idylle entière qui brûle
Par phobie du ridicule ou pire, de réussir.Entre deux interrogations, c’est un vide écarlate,
Une zone rouge expirant qui du chagrin se dilate,
Et, faute de rugir, il s’inspire à n’en plus finir.
Parmi toutes ces questions, certaines tournent autour d’une fille qu’on croit ne jamais avoir.
La fille que je n’aurai jamais : timidité et amour fou
Trop jeune, trop belle, trop loin : l’éternel complexe du timide.
La fille que je n’aurai jamais
Est-elle trop jeune, trop belle ?
Suis-je trop vieux ou trop banal ?Guérissez-moi de ma timidité
À n’oser lui dire mon amour.
La fille que je n’aurai jamais.Elle a quelque chose de spécial
Qui a attiré mon regard.
Elle a cette immense richesse
D’être commune aux yeux des gens
Mais si précieuse dans mon cœur.
La fille que je n’aurai jamais.Quelle valeur pour l’amour ?
Je ne retiens que celle du cœur.
Mais qu’en est-il de l’amour-propre ?
Avant même que d’avoir essayé
Je pense ne pas valoir le coup
Pour qu’elle me porte de l’intérêt.
La fille que je n’aurai jamais.Qui dit : peut-être m’aime-t-elle aussi ?
Peut-être n’ose-t-elle m’aborder ?
Pour que naisse une histoire d’amour,
Il faut oser se dépasser.
Alors un jour,
Peut-être me ferai-je connaître,
Peut-être pourra-t-elle m’apprécier,
Peut-être même pourra-t-elle m’aimer,
La fille que je n’aurai jamais.© Cédric Faure
Pour dire l’amour autrement, on peut emprunter à Ronsard sa rose, et lui préférer le jasmin.
Ronsard chantait la rose, moi je chante le jasmin
Un hommage galant et mélancolique à une belle dame confiée à d’autres mains.
Chanson pour une fleur
Mon Dieu ! que vous êtes belle,
Que plaisant est le souvenir
De la jeune fille rebelleQui s’opposait à mon désir,
Ronsard nous a chanté la rose,
Épanouie dans le matin,
Mais qui se meurt à peine éclose,
Moi, je chanterai le jasmin.Ou bien le lys, fleur qui s’accorde
À la fraîcheur de votre teint,
Et dont le velouté concorde
Avec votre peau de satin.
Vos yeux ont cette douce chose,
Qui les rend joyeux et câlins,
Ronsard nous a chanté la rose,
Moi, je chanterai le jasmin.Madame, que je suis morose,
Et que la vie me fait chagrin,
Car l’Amour qui toujours dispose,
Vous a confiée à d’autres mains,
Si bien que certains jours je n’ose
Belle, croiser votre chemin,
Ronsard nous a chanté la rose,
Moi, je chanterai le jasmin.Votre fidélité s’oppose
Que je rêve à un lendemain,
Qu’il fredonne en vers ou en prose,
Mon cœur restera orphelin,
Souffrez, Madame, que je pose
Sur vos doigts un doux baisemain,
Ronsard avait chanté la rose,
J’ai voulu chanter le jasmin.
Et quand le cœur balance entre amour et amitié, il ne sait plus à quel saint se vouer.
Entre l’ami et le bien-aimé, mon cœur balance
Un cœur qui hésite à dire « oui » par peur de tout perdre.
Mon cœur balance
Entre la peur et l’amour, mon cœur balance.
Entre l’ami et le bien-aimé, mon cœur balance.
Je ne sais que faire, je suis perdue.Je voudrais t’aimer, devenir ta dulcinée,
Mais la peur de te perdre me fait reculer.
L’amour se termine toujours mal, c’est bien connu.
Mais je crois que je t’aime malgré tout,
Je ne sais si c’est comme un frère ou plus.
Tout ce que je veux, c’est être avec toi,
Quand tu n’es pas là, je pense à toi,
Tu me manques, je voudrais te voir.
Mais quel est ce sentiment que je ressens malgré moi ?
D’où vient-il ?
Il ne se passe une journée sans qu’il n’apparaisse.
Mon cœur balance, mais que craint-il ?
Pourquoi ai-je aussi peur que tu me laisses ?
Est-ce de l’amour, ou une forte amitié ?
Je sais que tu m’aimes et qu’il suffirait,
Que mon cœur dise « oui » pour me retrouver,
Dans tes bras enlacés.
Mais mon cœur balance…
Parfois, c’est le hasard qui décide : un regard, une averse, et tout bascule.
Un caprice du hasard : une rencontre sous la pluie
Deux inconnus, un arrêt de bus, et une averse qui change tout.
Hasards
Ce fut sans te chercher
caprice du hasard
sans même t’espérersoudain tu étais là
sans tenir à y être
et moi, je suis passéPassé sans chercher à passer
et tu m’as vu, et je t’ai vue
parmi toutes ces formes
qui allaient et venaient
pressées par un ciel gris
qui annonçait l’orageCe fut sans me chercher
caprice du hasard
sans même m’espérer
mais soudain j’étais là
sans tenir à y être
et toi, tu es venueAlors tu étais là
sans chercher à paraître
mais j’ai tenté ma chance
à l’arrêt d’autobus
sans même un parapluie
je sortis dans l’averseafin que tu me voies
comme ça sous la pluie
ce fut sans espérer
caprice du hasard
vraiment sans le chercher
ce fut sans le vouloir…© Franz Seguin
Le hasard fait aussi vivre à la lune et au soleil un amour qui n’a pas le droit d’être.
Un amour interdit entre la lune et le soleil : les surprises du cœur
La lune attend, le soleil se couche : deux amoureux qui ne se touchent jamais.
Les surprises du cœur
Parée de sa brume céleste
Reine des nuits depuis longtemps,
Des étoiles se meurent mais elle resteComme une amoureuse qui attend.
La rumeur voudrait qu’elle soit éprise
Du seul qu’elle ne devrait pas aimer
Mais le cœur parfois fait des surprises
Tout devient alors très compliqué.Elle sait qu’ils se croiseront sans cesse
Mais sans jamais même se toucher,
Peut-être quelques mots, mais pas de caresses
Quand elle se lève, lui va se coucher.Comment pourraient-ils construire un jour
Même s’ils en rêvent, un avenir,
Un semblant de vie, semblant d’amour,
Ou juste une histoire qui fait souffrir.Mais peu importe comment ils s’aiment
Tant que leur amour leur fait du bien,
Tant que leur histoire est un poème
Souffrir ? Ils verront ça demain.© Saladella
Pour aimer, il faut d’abord se connaître : ce « drôle de type » attend qu’on le révèle.
« Je suis un drôle de type » : celui qui se découvre dans le regard de l’autre
Un homme qui ne se connaît pas et attend de celle qu’il aime la clé de lui-même.
Moi
Je suis un drôle de type, je ne me connais pas
Je pourrais me croiser sans savoir que c’est moi.Toi seule auras la clé qui transperce mes murs
Et en nous construisant tu me révéleras.Toi seule pourras me dire d’où viennent les murmures
Qui chuchotent que l’amour habite quelque part,
Au sud d’une ligne qui est celle des départs.Je suis un drôle de type qui aime à tous les vents
Et qui oublie son cœur un beau jour sur un banc ;
Le banc où tu t’assieds sous un rayon de lune,
Qui mettra de l’acier dans ta chevelure brune.Je suis un drôle de type et j’irai me noyer
Dans l’eau de ton regard pour mieux me rencontrer,
Apprendre de tes yeux le nom que tu me donnes,
Comme un jour, paraît-il, Dieu a créé un homme.© Jean-Marin Serre
Et quand on n’a plus qu’une envie, c’est de dire à l’autre le respect qu’on lui porte.
Je voulais te dire mon admiration : l’aveu d’une amoureuse
Des mots trop difficiles à prononcer, et la promesse de les dire un jour.
Je te dirai
Je voulais te dire
Mon admiration
Ce profond respectQue je t’ai voué.
Mais trop difficile
Était cette action
J’ai bien essayé
Mais j’ai échoué.Et vois dans mes yeux
Toute cette tristesse
Ces yeux d’amoureuse
Oui, que je te laisse.Je n’veux que du bonheur
De la joie, dans mon cœur
Et te faire comprendre
Ce que je ressens.Quel que soit le sort
Quel que soit notre chance
Même après la mort
Je garderai confiance.Car je sais qu’un jour,
Au prix de grands efforts
Je te dirai tout l’amour
Que je te porte.© Kaoru_Fara Jie
Il y a ceux qui remercient Cupidon, et ceux qui lui disent adieu.
Merci Cupidon, adieu Cupidon : un amour qui arrive et qui s’en va
Une rencontre au bout des mots, qui finit comme elle a commencé : par un serment.
Par Cupidon
Je ne voyais plus la lumière dans ces yeux,
Je ne voyais plus la petite étoile dans les cieux
Quand tu es arrivé, Petit Serment d’Amour,Quand tu es arrivé, merci à Cupidon comme toujours.
Du bout des mots on s’est touché
Et c’est tout ému qu’on s’est arrêté.
L’un vers l’autre on s’est tourné
J’étais trop perdu, m’aurais-tu seulement accepté ?
Quand tu es arrivé, Petit Serment d’Amour,
Quand tu es arrivé, merci à Cupidon comme toujours.Ce soir, au clair de lune
Les étoiles ont perdu leurs plumes,
Ne s’envolent plus les Serments d’Amour,
Cupidon s’en est retourné comme toujours.
On ne se connaîtra pas la première ride
On ne se verra pas les premiers cheveux blancs,
On ne connaîtra pas la solitude du vide
On ne se verra pas faire les valises du chemin blanc.Puisque s’en sont allés les Petits Serments d’Amour,
Puisque chacun s’en est allé, adieu à Cupidon, comme toujours….© Philou
Entre le rêve et la réalité, il y a toute une saison d’espoir.
Un petit flocon, un bourgeon d’amour : le rêve d’un jour de te rencontrer
Neige, bourgeon, rayon de soleil : l’amour comparé à ce qu’il y a de plus fragile.
Pour toi…
Un espoir dans un rêve,
Le songe d’une nuit
Mais qui hélas s’achèveLà où commence la vie
Un petit flocon de neige
Porté par le vent
Tournant comme un manège
Du froid d’un paysage blanc…Un petit bourgeon d’amour
Fleurissant comme un cœur
Les oiseaux sont de retour
Les jours deviennent meilleurs…Un petit rayon de soleil
Sur une terre brûlante
Les nuits à regarder le ciel
Et ses étoiles filantes…Une goutte de pluie
Ne faisant que couler
Sur les jours d’une vie
Qui ne fait que commencer…Et toi parmi tout ça
Le temps s’écoule mais ne te change pas
Tu es belle comme toujours
Je t’aime comme au premier jourToi, belle comme le flocon
Fragile comme le bourgeon
Éternelle comme l’étoile de la nuit
Douce comme la goutte de pluieTu es à la fois partout
Et nulle part
Dans les rêves les plus doux
Et le pire des cauchemarsUn jour je te verrai
Tu seras dans les yeux
Dans lesquels je me noierai
Ceux de celle dont mon cœur est amoureuxJe ne souffrirai plus de rêver
Car le rêve sera vrai
Je caresserai ta joue
Et embrasserai ton cou
Je prendrai ta main
Pour ne la lâcher que le lendemainMais pour l’instant
Tout ça n’est qu’un souhait
Le rêve ne dure jamais
La vie c’est compliqué…« Un jour je te recroiserai
On prendra le temps de parler
Le temps ne nous aura pas,
L’amitié durera… »© Ange aux ailes noires
Et lorsque l’amoureuse ne connaît même pas le prénom, elle s’adresse à un garçon appelé Guillaume.
À celui qu’on aime sans le connaître : l’amour d’une jeune fille timide
Une adolescente éprise d’un garçon qu’elle n’ose pas aborder.
À Guillaume que je ne connais pas
Pourquoi je ne te connais pas ?
Je suis tombée amoureuse de toi,
Dans mon cœur quelque chose me frappaDès que j’ai posé les yeux sur toi.
Tu me regardes comme si tu me connaissais
Mais en fait tu ne m’as jamais vue,
Dans ma vie tu es apparu,
Qu’est-ce que tu as fait ?Pourquoi es-tu venu habiter ici ?
Je ne suis plus moi-même depuis quelque temps,
Tout cela à cause de toi, et pourtant,
J’ai l’impression que tu fais partie de ma vie.Tu es beau, tu as l’air gentil,
Je sais que tu es timide,
Mais tu as l’air sali, vide
Par quelque chose de vieilli.Je ne sais pas ce que tu ressens
Quand tu me vois devant toi,
Mais ce n’est sans doute pas comme moi
C’est vraiment dégoûtant.C’est trop beau pour être vrai,
Tu ne peux pas m’aimer comme je t’aime,
Ce serait vraiment quelque chose de bien,
Mais c’est vraiment parler pour rien.Pourquoi ne nous connaissons-nous pas ?
Je cherche un moyen pour te connaître,
Mais dès que devant moi je te vois apparaître
Eh bien je veux te parler, mais je n’y arrive pas.Peut-être un jour j’y arriverai
Et ce sera un merveilleux jour,
Je m’en souviendrai toujours,
J’étais la fille qui t’aimait.Je t’aime profondément,
Quelque chose d’intense, je ressens pour toi,
Je pense tout le temps à toi en ce moment,
J’ai envie de te voir, d’entendre ta voix.© La Lyly Lielou
De loin, on s’approche : voici deux cœurs qui se frôlent.
Deux cœurs qui s’approchent : l’amour en quatre couplets
Passer près, s’approcher, s’adosser, s’écorcher : la danse de deux cœurs.
Approche
Mon cœur est passé près du tien
Le frôlant de son souffle chaud,
Lui quémandant un entretienPar le hublot de son cachot.
Mon cœur s’est approché du tien,
Du pas effilé d’un félin,
Soucieux du secret qu’il détient,
Qu’il va livrer au châtelain.Mon cœur près du tien est passé,
S’est arrêté, l’a écouté.
Mon cœur au tien s’est adossé,
À son humeur s’est adapté.Mon cœur du tien s’est approché,
Croyant en franchir le portail.
Mon cœur au tien s’est écorché,
Il avait fait fi du détail.© Louise Rodrigue
Et celui dont l’amour est plus secret encore, c’est celui qui aime un garçon sans oser le dire.
L’aveu impossible d’un garçon qui en aime un autre
Un amour interdit aux yeux de tous, et un cœur qui pleure doucement.
Il ne veut qu’Il…
Dans l’écran blanc de ses nuits noires,
Il pense à lui, c’est merveilleux.
À ce garçon beau comme un dieu,Qui n’a pas quitté sa mémoire…
Il aimerait, mais n’ose pas,
Lui avouer son doux secret.
Il désirerait et pourquoi pas…
Aux yeux de tous, pouvoir l’aimer.Lui dire enfin ces mots d’amour,
Qui dans son cœur deviennent lourds.
Et enfin lui déclarer sa flamme,
Pour alléger enfin son âme.Mais il sait bien qu’il ne peut pas,
Son cœur le veut, sa bouche pas.
Alors doucement et sans rien dire,
Il va continuer de souffrir.Dans l’écran blanc de ses nuits noires,
Il va faire semblant encore d’y croire.
Mais son cœur pleurera doucement,
Des larmes d’amour, pour très longtemps.© Marie-Rose Porte
Et quand l’amour revient après un an de silence, il illumine tout, même un bus.
Quand il réapparaît : l’amour qui revient un an après son refus
Un bus vide, un visage connu, et un cœur qui n’a rien oublié.
Illumination et interrogation
Tu m’es apparu comme illuminé.
Tout à coup le bus était vide
Et tu te dirigeais vers une personne connue: moi.
Je n’en revenais toujours pas.Depuis une semaine j’avais perdu ton image.
Mon amour s’était-il estompé ?
Tu as ressurgi dans ma vie
Et ce que je ressens est toujours là aujourd’hui.Tu me sembles plus beau de jour en jour
Pourtant tu ne changes guère.
Mes yeux amoureux te voient resplendissant.
Tu illumines mon cœur de chaleur.Tu n’es pas rasé aujourd’hui
Ça me rend folle, crois-moi !
Je sens un homme viril en toi
Peut-être celui qui m’a séduite.Tu me parles
Mais je ne t’écoute pas.
Je ne te regarde pas.
Mes pensées te sont pourtant consacrées.Je n’arrive pas à soutenir un regard,
Encore moins le tien.
Tu n’es pas une personne quelconque,
Tu es le premier de qui je suis tombée amoureuse…Et demain tu auras 19 ans et ça fera
Un an que tu sais,
Un an que tu m’as dit non,
Un an que je me bats,
Un an que j’essaie de t’oublier,
Mais c’est plus fort que moi.Quand je te vois,
Les sentiments que je croyais effacés
Se dépêchent de revenir au galop.
Tous les défauts, je ne les vois plus
Et tes mauvaises actions sont oubliées.Je me suis remise à écrire.
Depuis quelques mois, l’inspiration
Et le temps surtout m’avaient manqué.
Inconsciemment me serais-je interdit d’écrire ?
Tu étais, je te rappelle, mon inspiration première.Et ne plus composer était une thérapie,
Je voulais me guérir de toi
Mais la vie ne veut pas.© Lolotte
La suite de ce voyage poétique vous réserve d’autres cœurs qui frémissent, hésitent et finissent par se confier.

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