206 poèmes pour avouer son amour : aveux tendres et timides

Femme rêveuse au coucher du soleil, une rose rouge et des lettres d’amour symbolisant l’aveu des sentiments et le doute amoureux.

Sommaire :

La non-déclaration : un cœur verrouillé que l’amour rouvre malgré lui

Deux tours de clef sur le cœur, et pourtant un souffle suffit à tout faire vaciller.

La Non Déclaration

J’avais à la porte
De mes années
mortes

Fait deux tours de clef
Remisé ce cœur
Refoulé l’ardeur
Au coffre à boulets

Finies les casseroles
D’amours un peu folles
Autant d’illusions
J’m’achète une conduite
J’me range des petites
Adieu mes passions

J’allais le pied léger
Parmi les déchets
De mes souvenirs
Mordre à belles dents
Le joyeux néant
De mon avenir

Plus de sentiments
Ni plus d’emportements
Rien que du vital
Manger et dormir
S’ront mes seuls délires
Mon grand carnaval

Mais contre toute attente
Et par quelque fente
À mon bouclier
Un souffle hypocrite
Une bouffée, une fuite
Me fit vaciller

L’insidieuse étreinte
La maligne plainte
La fourbe douceur
L’image et l’orage
Impossible partage
La belle douleur

La frêle carapace
Se fêle et se casse
Me voilà à nu
Tremblant d’épouvante
À l’appel qui hante
Mes désirs reclus

Je sombre, je résiste
Je fuis et j’insiste
Ah ! trouble beauté
Un mot, un baiser
Suffirent à éveiller
Amour… ou amitié

J’avais à la porte
De mes années mortes
Fait deux tours de clef
Tu as trouvé mon cœur
Réchauffé cette ardeur…
J’ai tout à r’commencer…

L’amour, lui, arrive parfois dans l’orage, quand on s’y attend le moins.

Un baiser sous l’orage : l’amour qui surprend celui qui le craint

Un homme qui hait l’orage, et un baiser qui l’emporte avec elle.

Orage

Que je hais ces moments où le ciel courroucé
Me déverse en grondant son ondée diluvienne
Que j’admire abrité derrière une persienne
Où l’orage inquiétant m’a soudain repoussé.

Et pourtant, quelquefois, je rêve, certain soir,
Que l’amour m’est venu sous la douche céleste
En jetant dans mes bras, ô destinée funeste,
Quelque gueuse affolée au regard triste et noir.

Ce soir-là, rapprochés, j’admirais son visage
Découvrant la beauté de son teint basané.
J’étais là indécis, maladroit et gêné,
Effrayé par l’amour bien plus que par l’orage.

C’est alors que soudain, vision éternelle,
L’orage cessa et elle vint me surprendre
Me donnant un baiser que je ne sus reprendre
Et partit emportant tout mon cœur avec elle.

Aimer en secret est un jeu que le cœur ne peut pas refuser.

Aimer quelqu’un en secret : le rondeau du chanceux malheureux

Un rondeau joyeux et résigné, pour qui aime sans le dire.

À aimer quelqu’un

Aimer quelqu’un en secret
Voilà le passe-temps discret
Du chançard, direz-vous, en chœur
Hélas, mes amis, pour mon cœur
Un dilemme avec ses regrets

Car l’Amour fait fi des décrets
Tout cœur à ce jeu se soumet
Sans penser, presque sans rancœur
À aimer quelqu’un (en secret)

Souhaitant un pardon discret
Faites grâce à ce Pierre Crasset
Porté par l’élan de son cœur
Sa conduite, il le sait, écœure
Car toujours, il est encor prêt
À aimer quelqu’un (en secret)

© CéPYGé

Quand l’autre est ailleurs, on le hante la nuit, faute de pouvoir l’approcher le jour.

Celui qui hante mes nuits : l’aveu d’une amoureuse éconduite

Un homme aimé qui ignore, et un cœur qui s’invente des raisons.

Celui qui hante mes nuits

Tu es celui qui hante mes nuits
Celui dont je rêve et jamais je n’oublie.
Tu as pris mon âme et je ne me lasse pas

De te voir chaque jour, plus le temps passe plus j’y crois !

Quand je suis à tes côtés, tu sembles m’ignorer,
J’attends toute ta tendresse
Mais tu ne peux me la donner.
Alors j’abandonne et c’est le mot tristesse qui naît.
J’espère un jour le voir partir.
Pour enfin voir le mot désir,
Mais tout est si compliqué
Et je m’invente des raisons inexpliquées.

Pour moi c’est presque impossible
Qu’entre toi et moi ça puisse marcher,
Puisque ton cœur semble attaché
À cette autre fille qui t’a volé.

Mais je n’y peux rien si je t’aime
Ça ne s’explique pas.
C’est pour ça que je t’écris ce poème…
Car j’espère un jour trouver quelqu’un comme toi !…

Il y a des admirations plus naïves encore, adressées à celle qu’on voit comme une fée.

Petite fille aux yeux malins : des lettres sur un brin de rosée

Une admiratrice de l’ombre qui offre des mots comme des fleurs.

Petite fille

Petite fille aux yeux malins
Petite fille qui sourit pour un rien
C’est dans la rosée du matin

Que je dépose pour vous mes lettres sur un brin

Petite fille affamée
Petite fille qui ressemble à une fée
C’est dans le ciel que mes mots se sont envolés
Que dois-je faire pour que vous les regardiez ?

Petite fille au joli cœur
Petite fille à la bonne humeur
C’est une valse de mots et une ronde de fleurs
Que je souhaite pour qu’aucun de vos sourires ne meure.

Mais la timidité empêche parfois de dire même cela.

Que dire, que faire : quand l’amie devient plus qu’une amie

Un « je t’aime » qui n’ose pas, de peur de perdre l’amitié.

Que dire, que faire

Je t’aime et je n’ose te le dire
Si au moins je pouvais tout prédire
Quand tu es là, tu fais battre mon cœur

Et si tu n’es pas là, les minutes deviennent des heures
J’ai besoin de toi
De te sentir contre moi
Comment faire pour quitter cet enfer
Tu m’es tellement chère
J’ai peur de me planter
Et d’en perdre même ton amitié
Il y a peu tu n’étais qu’une amie
Aujourd’hui tout manque tellement à ma vie
Je sais que je devrais foncer, essayer
Mais j’ai si peur de ce qui pourrait arriver
Quand j’aime je suis timide
Et tout s’envole, je reste vide.

Entre deux garçons, le cœur de celle-ci ne sait plus qui choisir.

Air de « s’il suffisait d’aimer » : quand on aime celui qui ne nous aime pas

Un refrain simple pour une peine commune : aimer un garçon qui n’aime pas.

Air de s’il suffisait d’aimer

Je voulais seulement dire, seulement lui répéter
Je voulais juste dire combien je l’aimais
C’est sûr ça le ferait fuir, il m’aurait rejetée

Mais la vie est ainsi, j’peux pas m’en empêcher

Mais l’on m’a dit une fois qu’il faut tout arrêter
Et que le mieux pour moi c’est de laisser tomber
Même si lui est gentil et qu’aussi il te plaît
Si lui ne t’aime pas, autant laisser tomber

Dès que je ferme les yeux je vois deux beaux garçons
Celui qui me fait rêver, celui qui me fait pleurer
Celui qui est le plus mignon, bien sûr c’est le tout premier
Mais celui qui me rend heureuse, c’est mon désespéré.

L’amour a aussi son ombre, qu’on fuit en marchant à reculons.

L’ombre de l’amour : ne pas pouvoir lutter contre son destin

Marcher à reculons de peur d’avancer, jusqu’à ouvrir enfin les yeux.

L’ombre de l’amour

Tu marches à reculons de peur d’avancer
Sachant que de quelque part il va arriver
Regarde devant toi les paupières baissées

Car de toutes tes forces tu veux le repousser

Tout doucement son ombre recouvre ta vie
Ne pouvant l’affronter, aussitôt tu t’enfuis
Comme le fait ton sommeil quand arrive la nuit
Et c’est dans tes chimères que tu te réfugies

Pourtant tu sais très bien que tu ne peux lutter
Car c’est dans ton destin, il te faut l’accepter
Tu résistes encore même si tu as gravé
Au milieu de ton cœur : interdiction d’entrer

Alors timidement tu pousses tout bas un cri
Tu ouvres grands les yeux, regardes enfin ta vie
Pour cueillir à pleine main le plus beau de ses fruits
Celui qu’on nomme amour, qu’on voudrait infini.

Et quand l’ombre se dissipe, l’amour éclate comme un orage d’été, mais à distance.

Quel avenir pour un coup de foudre sur internet ?

Un coup de foudre en plein été, des écrans, et un amour qui s’écrit à distance.

Quel avenir

Envie de parler… de jeter
À la face de la terre entière
Que cet homme je veux

L’aimer
Mais il y a trop de barrières

Un coup de foudre en plein été
Comme un orage éclaté
Où cela va-t-il nous mener
Quelle sera notre destinée

Je suis prête à tout lui donner
Toutes mes pensées, mes voluptés
Il pourrait bien tout accepter
Sans en être jamais rassasié

Sommes-nous pourtant condamnés
À vivre notre amour effréné
Au rythme de notre clavier
Sur notre écran les yeux rivés

© Véronique Beramelo

Il y a les amours d’écran, et celles du fond de la classe.

Amour innocent : le premier amour au fond de la classe

Deux regards qui s’espionnent, et une confidence qui n’arrivera jamais.

Amour innocent

Au fond de la classe
Se trouve une jeune fille
Qui semble lasse

Mais ses yeux brillent

Puis elle sourit
En face ce garçon lui répond
Elle parle à son amie
Qui lui répond non

Elle, ravie
Repart dans ses rêves
Où il n’y a que lui
Mais pas de trêve

Dans la cour, en classe, partout
Ils s’espionnent
Ils se donnent
Tous leurs regards, tous

Aucun n’ose le premier pas
Car ils ne se connaissent pas
Ou à peine.
Ils s’aiment sans haine

Cette fille, c’était moi
J’aurais dû me confier à toi
Mais j’ai tout perdu
Et tu ne l’as jamais su

Elle ne voit que lui
Il ne voit qu’elle

Un souffle de brise vient parfois réveiller les sens, le temps d’une danse.

Brise n°2 : l’invitation d’un artiste à danser

Une chanson, une danse, et un artiste lourd de ses sanglots.

Brise n°2

Mes sens s’éveillent en silence
Accepterais-tu de m’accompagner
Le temps d’une chanson, d’une danse

Sur les rivages d’un rêve oublié ?
Les étoiles brillent en mes nuits
Les tiennes semblent vides, comme éteintes
Combien de larmes comblent ton ennui ?
Combien de plaintes crois-tu avoir peintes ?
Mes souvenirs sont une brise, aux contours si fins
Respire et ouvre tes yeux sur ces mots
Je ne suis ni un ange ni un vautour
Seulement un artiste lourd de ses sanglots

Et pour celui qu’on prend pour un ange, voici l’aveu de celle qui ne sait même pas lui parler.

L’ange d’à côté : aimer à en mourir sans l’avoir jamais touché

Un ange qu’elle voudrait voir habiter la porte d’à côté.

L’ange

Aujourd’hui, je me suis levée
Et je me suis dit une autre fois
Encore le vide, encore le froid

C’est difficile d’aimer

Aimer à en mourir
Je te vois en double
C’est peut-être l’amour ou bien juste la distance qui te dédouble
Aimer jusqu’au délire

J’ai déjà cru voir un ange
Mais quand je t’ai vu
J’ai tout de suite su
Que toi tu étais un vrai ange

J’en suis pas sûre
Parce que je n’ai jamais eu la chance de te toucher
Ni, en vrai, te parler
Mais j’en suis presque sûre !

Pourquoi Dieu ne t’a-t-il pas localisé
À la porte d’à côté
Pourquoi il m’a autorisée à t’aimer
Et de ne pas m’avoir fait habiter la porte d’à côté

De chez vous.

Mais il y a aussi les rendez-vous qui se concrétisent : l’attente avant de lever les yeux.

L’attente d’un premier rendez-vous : un saut dans l’inconnu

Les heures qui se comptent, un cœur qui se prépare, et un regard enfin posé.

Attente

Au lieu de rendez-vous que vous avez voulu
Tu vas les yeux fermés, un saut dans l’inconnu ;

Tu ne sais pas encore ce que tu trouveras
Amour ou amitié, l’avenir le dira.

Qu’elle est douce à ton âme, cette impatiente attente,
Le décompte des heures, fébrilité naissante,
Tu mets ton cœur en fête car tu l’aimes déjà
Et en pensée secrète tu chemines à son bras.

Qu’il est doux de rêver quand on a tout perdu,
Quand on a vraiment cru que l’on n’aimerait plus,
Se voir enfin revivre, sentir battre son cœur,
Et se dire qu’un jour, bientôt, viendra son heure.

Car la vie est bien là qui se rappelle à toi
Et te dit : « Va, avance, ne désespère pas,
Je ne te promets pas un amour éphémère
Qui te fera pleurer, mais amitié sincère ».

Mais toi, tu le sais bien, que tu attends l’amour,
Tu as rêvé de lui pendant de si longs jours,
Les mots qu’il t’a écrits tu les connais par cœur,
Et tu comptes en silence l’égrènement des heures.

Le moment est venu, encore un pas ou deux,
Il est là, tu le sais, n’oses lever les yeux,
Mais lui te reconnaît, pose un regard sur toi ;
La vie, feu d’artifice, tout à coup s’offre à toi.

© Magdalena

En attendant, certains font appel aux anges, pour demander le bonheur.

Connaissez-vous mes souhaits ? Une prière aux anges pour trouver son chevalier

Une demande tendre et espiègle, adressée aux anges du ciel.

Connaissez-vous mes souhaits ?

Anges irradiés de bonheur, connaissez-vous mes souhaits ?
Le bonheur et les rires, la vie en chapelets…
Le soleil magnifique rayonnant de mille feux

Lorsque sur la terre divine l’ombre s’installe, c’est tellement ennuyeux…
Angelots de rondeurs, de blondeurs enfantines,
Donnez-moi s’il vous plaît votre candeur lutine !
Légers, dans les prés, voletant au hasard vers des havres câlins.
Où il fait bon vivre, une maison en nougat avec toit de pralins.
Prêtez-moi s’il vous plaît vos transparentes moires
Pour que jamais en moi ne surgisse le sombre noir.
Transformez-moi en luciole débonnaire
Pour découvrir la vie, en percer les mystères.

Apprenez-moi comment on valse dans l’Éden
Accroché aux étoiles dans l’immensité sereine.
Soyez pitoyables et, pour que je ne m’ennuie pas,
Trouvez-moi un chevalier aux confins de la nuit.
Un homme demi-dieu blond tel un chérubin
Qui jamais dans les cieux ne lâchera ma main.
Qu’il me tienne contre lui lors des tempêtes sidérales
Qu’il soit gentil, aimant, valeureux, enfin idéal !
Si là-haut dans le ciel il en existe un seul, un unique
Je le veux pour moi seule, cet être fantastique
Sur terre, je n’ai trouvé qu’hommes de peu de foi
Aucun d’eux, j’en suis sûre, n’aurait voulu de moi !

Je demande pardon à la gent masculine, tout ceci est poème,
Un texte avec des rimes, il n’est en rien vrai.
Il est en mon cœur un doux chevalier
Avec toutes les qualités que plus haut j’ai citées…
Et voué (sourires)

© Lissounette Desgranges

Et parfois, le prince charmant arrive en train, dans les montagnes.

Un coup de foudre à la montagne : la bergère de Paris

Une étudiante parisienne, un berger, et un mariage qui change toute une vie.

Coup de foudre

Une épaisse fumée noire envahit la campagne.
La locomotive siffle sa joie en ce jour de juillet.
Au revoir, capitale de France. Destination, la montagne.
Vive les vacances pour s’évader et se reposer.

La jeune fille est heureuse. Son cœur est léger.
À Paris, elle étudie la médecine, fierté des parents.
Finis, boulot, métro, dodo. Bonjour, alpages et glaciers.
Chantez les clarines et dansez les torrents.

C’est l’ivresse, le ravissement, presque le paradis.
Un univers de liberté où il fait bon se ressourcer.
Le village n’est que douceur. Il sent bon la vie.
Sur la place, les fontaines ne sont que pureté.

Les animaux broutent la pâture aux mille fleurs.
Le berger savoure sa jeunesse dans cet Éden béni.
Montagnard né, il n’ira nulle part ailleurs.
Un jour, une princesse viendra s’asseoir près de lui.

Les cimes blanches se détachent dans l’azur.
Les vertes vallées invitent à la détente et au bonheur.
Les chalets font bel effet dans le tableau nature.
Les ruisseaux rafraîchissent dans ce havre de chaleur.

Quand les deux regards dans le soir se croisèrent,
Toutes les fleurs se mirent à danser dans l’alpage.
Puis les cœurs s’unirent et les animaux chantèrent.
Le clocher sonna fort pour annoncer le mariage.

Les vallées aussitôt revêtirent leurs plus fastes habits.
Adieu rêves parisiens. Envolées les illusions de père et mère.
La belle étudiante quitta Panam pour le chalet fleuri.
Aujourd’hui elle est bergère et remercie la terre entière.

Elle garde son troupeau dans cet espace qui est le sien.
Des fois, elle pense à Paris et à sa tendre jeunesse.
Mais une chose est sûre, elle ne regrette rien.
Au côté de son berger, elle est une vraie déesse.

© Marc Ganry

D’autres, au contraire, avouent leur amour sans vouloir qu’on le sache : un cœur amoureux, une tête qui résiste.

Mon cœur est amoureux mais ma tête ne l’est pas : l’aveu regretté

Un aveu fait sans espoir, et le vœu d’un bonheur pour l’autre, avec ou sans soi.

Mon cœur…

Mon cœur est amoureux
mais ma tête ne l’est pas
mon cœur est malheureux

mais tu ne le vois pas

je t’ai avoué mon amour
mais je n’aurais jamais dû
car je savais très bien
que je n’aurais jamais le tien

je n’ai vraiment qu’une envie
c’est que tu vives ta vie
qu’elle se fasse avec ou sans moi
vis-la dans le bonheur et la joie

© Zara

Et quand les mots manquent encore, on les répète : je voudrais te dire je t’aime.

Je voudrais te dire « je t’aime » : l’aveu qui ne vient pas

Un amour qui apparaît chaque matin, et des mots qui manquent à la peine.

Je voudrais te dire je t’aime

Chaque matin tu apparais
Pour faire luire ma journée
Tu fais battre mon cœur.

Et mon âme vit de toi
Et je compte sur mon âme
Pour me conduire à toi.

Et ces rêves que je fais
Tous les mots que je pense
Que je garde pour moi

Et cette rose sur laquelle je pleure
Quand je prie chaque matin
Le ciel, pour pouvoir te l’offrir.

Je voudrais te dire « je t’aime »
C’est bête, les mots manquent à ma peine.
Je voudrais te parler
T’avouer comme tu me laisses terne
Mais à mon cœur, il manque les termes.

Nous serions deux beaux oiseaux
Des flamants au bord d’une eau
Avec une chanson des prés en écho

Dans le vent, tout l’amour
Dans le ciel, gravés les mots
Que je te dirai à genoux

Et j’y pense à chaque fois
Et j’y crois pour toi, pour moi
Que le jour viendra.
Mais j’ai ma vie, je t’attends
Je murmure dans le vent
Tout l’amour que tu m’apprends.

Je voudrais te dire « je t’aime »
Te dire ce que tu me laisses terne
Je voudrais prendre ta main
Pour nous lier à jamais
Je voudrais que tu sois mienne.

Je voudrais t’offrir le monde
Danser sous la pluie qui tombe
Et t’aimer dans une eau chaude
Tantôt claire, tantôt trouble.

Je voudrais te dire « je t’aime »…

© Carmel

Il faut parfois s’envoler pour oser dire ses craintes.

L’envol : quand on veut enfin tout dire sans se protéger

Parler de ses peurs, abattre le mur de béton, et décoller sans calcul.

L’envol

C’est avec toi que je veux parler
De toutes mes craintes, de toutes mes peurs

Avec toute l’authenticité
Qu’il y a dans mon cœur
Je veux arrêter d’ignorer…
J’ai juste envie de me laisser aller
Ne pas construire un mur de béton armé
Autour de mon cœur effrayé…
De toi je n’ai pas envie de me protéger
Mais je ne sais pas comment ça va tourner
Si j’ose aborder ce sujet, vas-tu te pousser
Tout ce que je veux, c’est décoller
Et que ce ne soit pas compliqué
De pouvoir se regarder
Dans les yeux sans se détourner…

J’ai juste envie d’accepter,
D’accepter la vérité
De la confiance que tu m’as montrée
Dans ce regard de chevalier
Moi qui ne croyais plus qu’en la sincérité
C’est en toi que je l’ai retrouvée…
Je n’ai pas envie de la renier

Entre nous, peu importe l’immensité
De ce ciel dans lequel on pourrait voler…
En respectant notre liberté
Voilà tout ce que j’ai réalisé.
J’ai juste envie de m’envoler
Pour une destination indéterminée…
Avec confiance et réalité.

© Petite Soie

Mais quand l’amour est juste à côté, on ne le voit pas : voici l’histoire d’une femme qui n’a rien vu venir.

Juste à côté : celle qui n’a rien vu venir

Un collègue amoureux, une femme de glace, et un interdit.

Juste à côté

Je n’ai rien vu de ses sourires,
De ses désirs.
J’étais de glace, sérieuse

Ou bien songeuse ?
Un jour pourtant il me l’a dit,
Riant de lui !
De moi, il rêvait, enthousiasme,
Viol fantasme !
J’en restai visage béat,
Et dans de beaux draps !!
Je n’ai rien vu venir de lui,
Alors que dire !
Hé ! J’vois bien vos mines narquoises,
Un rien grivoises,
Croire que j’vais lui accorder.
Il est marié !!
Non non !! Je ne suis pas coincée
Un peu gênée,
Ou, juste à côté, amoureuse,
Silencieuse…

© Marie Goudmand

Pour clore cette page, un long aveu en vers où la peur parle plus fort que l’amour.

Quarante-sept : aimer et ne pas pouvoir le dire

Un poème-fleuve sur la peur de dire « je t’aime » et la douleur d’un amour qui hésite.

Quarante-sept

Qui aurait voulu croire le jour,
De la peine de vivre l’amour,
Comprendre le bien du mal,

Oublier la souffrance du mental.

Sans noircir la vue sur les étoiles,
Voir le soleil dans mon sourire,
Voir sur le miroir une joie de vivre,
Sans me dire pourquoi, Chantal ?

C’est quand on prend un verre,
Qu’on voit le fond de la bouteille,
C’est quand je me réveille,
Que j’arrive pas à mettre les pieds sur terre.

La peur saigne dans mes veines,
Chaque fois que je touche ton corps,
Car peut-être mon cœur a tort ?
Ou peur du tien qu’il me prenne.

N’être jamais sûr de son destin,
Justifie sûrement les larmes de demain,
Prévoir les souffrances de l’inconnu,
Prévoir un amour qui a disparu.

On dit toujours que l’amour est beau,
Mais j’ai pas su le dire tout haut,
Je croyais pourtant le vivre,
Mais j’arrive même pas à te le dire.

J’ai le cœur pris sur la croix,
Car j’ai le péché de toi,
Si notre amour était béni,
Dieu me l’aurait dit.

Si ton amour a des raisons,
Si tu veux faire revivre la mienne,
Accepte les questions qui viennent,
Si tu veux que mon cœur réponde.

Si tu veux que mes yeux te voient toujours,
Regarde au fond de toi,
Dis-moi ce que tu vois à ton tour,
Si l’amour est l’image de moi.

Alors l’amour viendra de naître,
Nos cœurs pourront se connaître,
Aimer nos êtres,
Voir la peur disparaître.

© Daniel Poirier

La page suivante prolonge ce voyage : des regards échangés, des mots murmurés, et d’autres aveux qui n’attendent que vous.

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