206 poèmes pour avouer son amour : aveux tendres et timides
Sommaire :
Je rêve d’un regard qui ne soit pas cruel
Le besoin d’un regard doux, qui ne juge pas et qui guide.
Regards
Je rêve d’un regard qui ne soit pas cruel
D’un regard qui ne soit pas l’arme d’un duelD’une infinie douceur, comme des yeux d’enfants
Qui vous rend aussitôt serein et confiant.Loin de ces regards froids, de ces regards qui tuent,
Empoisonnant nos cœurs de leurs flèches pointues,Je rêve d’un regard qui ne vous juge pas
Un regard qui construit et qui guide vos pas.Je cherche dans tes yeux cette lueur infime,
La chaleur de ton âme comblant mon abîmeTon regard me renvoie à moi comme un miroir
Et je plonge souvent au cœur de sa mémoireC’est là que je grandis, que je puise mes forces
Que rejaillit ma vie, la sève sous l’écorce.© Juliette
Mais quand on n’ose pas, la musique continue sans nous : voici le regret d’un timide de village.
Résignation : l’amour d’un village qu’on n’a pas osé aborder
Une fille aux cheveux blonds, un jour de mai, et un départ pour la ville.
Résignation
Jouez violons, jouez guitares,
Faites chanter les jours heureux,
Jouez violons, jouez guitares,Faites danser les amoureux.
J’avais trouvé dans mon village
Une fille aux longs cheveux blonds
Elle était belle, elle était sage,
Elle portait de longs jupons.J’étais timide, elle craintive,
Et je n’osais pas l’aborder,
De mon regard, belle captive
J’aurais voulu la conserver.Un jour de mai, un jour tranquille,
La fois où je l’ai saluée
Je la vis partir pour la ville
Et je ne l’ai pas retrouvée.Jouez violons, jouez guitares,
Faites chanter les jours heureux,
Jouez violons, jouez guitares,
Faites danser les amoureux.© Jack Harris
Heureusement, d’autres rencontres se concluent mieux : parfois dès le deuxième verre.
Dès le deuxième verre : une rencontre qui commence par un thé
Une première impression mitigée, et un homme qui devient fascinant.
Rencontre
Au premier instant, je ne voyais que tes dents,
mais dès le deuxième verre, tu as commencé à me plaire.Intriguée de te rencontrer, tu as su réveiller ma curiosité,
j’avais raison de croire en mon intuition,
j’ai trouvé devant moi un homme que l’on écoute avec passion.Tu m’as emmenée chez toi prendre un thé et on s’est embrassés,
je me souviens, c’est comme si c’était hier,
et aujourd’hui, j’aimerais que tu m’ouvres ton cœur
aussi facilement que j’ai ouvert ta portière.© Jennie
Et si l’on osait enfin écrire à l’inconnu rencontré sur un navire ?
À vous, Monsieur : une lettre d’amour à l’homme du navire
Un soir de juillet, un œillet jeté comme un soufflet, et une réponse attendue.
À vous, Monsieur
J’ose enfin vous écrire,
maintenant que je sais
qui vous êtes. Sur ce navire,un soir de juillet,
avec votre sourire
sur un air de Bizet
qui voulait me séduire
à la main un œillet,
me l’offrant ! Plutôt dire
le jetant comme un soufflet
pour me dire
que vous me désiriez ?
Je ne voulais pas capter votre sourire
tellement vous aviez
cette envie qui déchire.
Aujourd’hui, je vous transmets
ce secret. Sur ce beau navire…
Un soir de juillet…
Je presse mon cœur qui chavire.
Auriez-vous compris mon intérêt
pour vous, Monsieur ? Pourriez-vous dire
que cette femme de juillet
toujours vous attire ?
Si c’est le cas, dites-le-moi sans délai !Demain vous aurez la réponse de la dame
© Michèle Hurdequint
Quand la réponse tarde, il reste les rêves, où l’on se demande s’il faut retenir ou libérer.
Dans mes rêves, tu me hantes : retenir ou laisser partir ?
Quatre vers pour dire le doute de celle qui hésite à s’accrocher.
Rêve
Dans mes rêves, tu me hantes
Et je ne savais quoi penser
Devais-je encore
m’accrocher
Ou te laisser ta liberté ?© Lolotte
Il y a aussi ceux qui rient de leur propre trouble, et en font une chanson d’argot.
Ameureux : l’aveu d’un jeune homme qui se rend con
Une chanson d’argot et de jeux de mots pour dire un amour qui chamboule tout.
Ameureux
J’suis ameureux
Et je m’rends con
Que ça m’rend compteC’est malhoureux
J’me trouvais place d’Évian
J’buvais pas trop du vieux
Quand j’ai saisi que seize ans
Qu’avaient à peine ses yeuxJ’étais pas ingénu
Elle était un génie
Elle s’est sentie « salut ! »
Quand j’lui ai dit salieJ’dois avouer qu’dans ma honte
J’en oubliais ma hâte
D’boire de la bière en punk
D’traîner avec les packsMoi, j’l’avais un peu dit
Et c’était pas peu dur
Ben quoi ? C’est ça m’attire
Toute entière qui natureC’est qu’elle s’attendait, p’tite
À m’attendrir la p’t-êt’
Au lieu d’ça, c’est trop bête
Ça m’a durci la bêteAu début elle se fiche
Puis ensuite elle s’en fâche
Final’ment elle s’attiche
Tout autant que j’m’entacheJ’suis ameureux
Et je m’rends con
Que ça m’rend compte
C’est malhoureuxElle ne m’a pas dessous
Mais sans dessus déçu
Mes sentiments remous
Mettent mon âme en émusPrudent, j’reste en des feintes
Essayant d’faire défense
Mais pendant son absinthe
Je me noie dans l’absenceElle est dev’nue ma comme
Mon héro ou tout came
Comme un vague vague-à-l’homme
Entre la femme et l’âmePauv’ chevalier cervelle
Dont s’emmêle la servante
Je deviens mal voyelles
Et confonds les voyantesJe mélange les consignes
Et n’suis plus les consonnes
Bien que ma tête résigne
Mon cœur ne s’y raisonne…© Jérôme Abderrahmane
Et quand l’humour ne suffit plus, on finit par supplier : donne-moi une chance.
Donne-moi une chance : la supplique d’une amoureuse éconduite
Une femme qui devient folle de silence, et demande une dernière chance.
Donne-moi une chance
Je deviens folle, dans les premiers silences qui passent.
Et tu t’en tapes. Tu t’imagines, je suis à la masse ?
Tant mieux, c’est la vérité…J’aimais mieux tes baisers velours,
Attends, je t’appelle : « Au secours ».
Daignerais-tu encore m’accorder l’écho de tes lèvres,
À cause de toi, j’ai attrapé la fièvre,
Tu t’en fiches si j’en crève ?
J’ai peur de ta réponse…
Ne dis rien ! Mais avant que je renonce,
Donne-moi une chance !
Je ne mérite pas une telle sentence…© Lissounette Desgranges
Les « peut-être » et les « un jour » épuisent ceux qui attendent.
Un jour, peut-être : quand l’amitié devient trop dure à vivre
Les « peut-être » qui usent, et l’envie d’essayer d’oublier.
Je rêve d’un jour peut-être
Je rêve d’un monde
Où les peut-être
N’auraient pas lieu d’être.C’est facile de dire
Tu seras heureuse « un jour »,
Mais quand ?
« Un jour », « peut-être ».
Finalement ce bonheur tant promis
Devient vite plus incertain.Je t’aime.
Mais toi ?
Que penses-tu de moi ?
Tu m’aimeras « peut-être » ou « peut-être » pas,
« Un jour » ou « peut-être » pas.J’étais à tes pieds
Partout où tu allais
Et où je pouvais t’accompagner, j’y étais.
Je voulais passer un maximum de temps à tes côtés.Maintenant j’ai compris.
J’en ai assez de ramer.
J’aimerais essayer de t’oublier
Mais tu ne peux quitter ma vie !L’amitié, c’est dur quand on est amoureux !!
© Lolotte
Alors, au cas où il ne saurait rien, autant tout lui dire d’un trait.
Au cas où vous ne le sauriez pas : un aveu direct
Une main tendue, un chemin à parcourir ensemble, et une peur avouée.
Au cas où vous ne le sauriez pas
Au cas où vous ne le sauriez pas
je voudrais vous avouer celaje veux vous tendre la main
et qu’ensemble chaque matin
nous parcourions le même cheminje ne peux vous oublier
vous qui avez ranimé mon âme
vous qui l’avez enflammée
vous qui l’avez déshabilléej’ai peur de vous, je vous l’avoue
peur de ce destin, peur de ce chemin
pourtant sans vous il n’est rien
je sais que tournera la roue
de l’inexorable et implacable destin© L’inconnue Anon
Dans la foule, un regard peut tout transformer, même quand on l’interprète de travers.
Le regard d’une inconnue : l’espion qui m’aimait ?
Un regard à la sortie du train, et le doute délicieux : et si elle m’aimait ?
L’espion qui m’aimait ?
À peine sorti du train et en ligne de mire,
Je l’ai vue me capturer dans une étreinte,
L’étreinte d’un œil vigilant que rien n’éreinte,
Il me dévisageait afin de mieux m’occire.L’œil se montrait d’autant plus inquiétant
Qu’elle se retournait sans cesse pour m’épier,
Peut-être était-elle tout juste émerveillée,
Mais c’est rare donc je reste prudent.Dans le train elle m’avait perdu de vue,
Mon esprit descendit déjà de ses nues,
Que me voulait-elle, cette belle inconnue ?À ma sortie j’ai vu ses yeux qui flânaient…
Le fond de sa pensée, je ne l’aurai jamais,
Si ça se trouve l’espiègle, elle m’aimait.© Schtroumpf Poète
Le doute est le même chez tous : que ressent l’autre, vraiment ?
Quels sont tes sentiments pour moi ? Les questions de celle qui aime en silence
Un visage illuminé, des yeux qui scintillent, et une seule question.
Quels sont tes sentiments ?
C’est mon visage que tu illumines
Et mes yeux qui scintillent
À chaque fois que tu entres dans une pièceOu que tu es près de moi
C’est mon cœur qui saigne
Et mes yeux qui se baignent dans un océan de larmes
Lorsque tu dois partir
Ou que tu t’éloignes de moiMais quels sont tes sentiments pour moi ?
Est-ce que tu t’es aperçu de ma présence ?
Est-ce que tu voudrais qu’il y ait quelque chose entre toi et moi ?
Ou est-ce que je te laisse indifférent ?© Isabelle
Et s’il y avait, au bout du doute, un nouvel amour pour deux cœurs déçus ?
À la frontière des peines : quand deux cœurs déçus se croisent enfin
Deux désillusions qui se rencontrent et osent croire à de nouveaux lendemains.
À la frontière des peines
À l’heure où s’achève le dernier rêve
Quand j’enterre mes sentiments au loinPlus jamais ne souffrirai du glaive
Baigné de chagrin
Voici que tu m’apparais enfinÀ l’heure où meurt la dernière étoile
Que je jure aux nues, oh non, jamais
Je ne retomberai dans sa toile
Déçu, jamais plus
Voici que soudain tu m’apparaisÀ la frontière des peines
Se croisent enfin nos déçus destins
Nos illusions anciennes
Trouveraient-elles enfin leur chemin ?
Puisque tu es, je ne suis pas fou,
Qui sait, peut-être est-ce toi ce Quelqu’un ?
Toutes mes chances résonnent en nous
Je veux de nos heureux lendemains.Comme moi jadis tu t’es juré
De trouver ce grand A tant clamé
Mais las de ces illusions fanées
Vois, tu t’es noyé
Dans ce leurre que l’on appelle aimerAvant toi le diamant s’était tu
Dans ma poitrine au fil suspendu
Mais je choisis la vie, ta main tendue
Et me mets à nu
Oublions, ami, les illusions perduesÀ la frontière des peines
Se croisent enfin nos déçus destins
Nos illusions anciennes
Trouveraient-elles enfin leur chemin ?
Puisque tu es, je ne suis pas fou
Qui sait, peut-être est-ce toi mon Chacun ?
Toutes mes chances résonnent en nous
Je veux de nos heureux lendemains.© Halcyon
Il faut parfois écrire sur les murs, pour apprendre à dire.
Quelques mots inconnus : écrire, effacer, recommencer
Les mots qu’on n’ose pas dire, écrits puis effacés d’un revers de main.
Quelques mots inconnus
Sur ce mur qui me fait face
Je veux écrire des mots perdus
Dont le sens m’est encore obscurPuis, d’un revers de la main
Les effacer
Et tout recommencer
Arrêter un passant
Lui voler un baiser
Lui dire ces mots
Puis, d’un revers de la main
Sur sa joue innocente
Les effacer
Croiser soudain ton regard
M’y noyer
Te crier ces mots
Dans ce maudit langage
Que tu ne comprends qu’à moitié
Puis, d’un revers de la main
En « au revoir »
Tout effacer
Ouvrir mon cœur,
Pudiquement, dans l’obscurité
Lui laisser dire ces mots qu’il connaît bien
Puis d’une main hésitante
Pour la première fois,
Et pour moi seule
Les y conserver.© Céline Clavé
Et lorsque le désir s’en mêle, on voudrait que l’autre cesse d’être soi.
Dis-moi pourquoi : tes bras, ta peau, et la peur du prochain baiser
Une jeune femme tiraillée entre son bonheur et la souffrance de l’attente.
Dis-moi pourquoi…
Pourquoi rien ne m’éloigne de toi ?
Je retombe dans ton piège dès que je te sais près de moi
Mon cœur se serre, et mes mains n’attendent que le moment où tu les frôlerasTa peau sucrée, tes lèvres que je sens encore sur moi, tes bras…
Hum, tes bras, sont-ils faits pour moi ?
Jamais tu ne prononces un mot, mais je connais tes bouilles par cœur
Je te déchiffre un peu plus chaque jour…
Je vide mes pensées
Je voudrais te faire sortir de ma tête, tu m’empêches d’avancer
Cesse d’être toi, repousse-moi, n’importe quoi
Mais ne me donne pas le bonheur qu’est celui que je ressens lorsque tu viens me prendre la main, arrête.
Hier, la tête posée sur ton épaule, tes bras autour de moi,
j’ai fermé les yeux et j’ai savouré ce moment,
je te disais tout bas, intérieurement : « je t’aime, reste près de moi ».
J’ai enfoui mes mains sous ton blouson, pour pouvoir réapprendre
les formes de ton corps, et je tremblais…
Tes caresses me tueront, l’attente d’un baiser me fera toujours souffrir…
Si tu m’en donnes un aujourd’hui, ou même demain… je souffrirai de ne pas savoir
quand sera le prochain et surtout s’il y aura un prochain.Je ne te dis pas je t’aime, je devrais te détester pour le mal que tu me fais.
Je ne te dis pas tu me manques, j’ai envie que tu restes loin de moi.
Juste… pourquoi ?© Claire TiTiZoLie
Ce besoin de tendresse, c’est celui d’un homme qui voudrait redevenir un enfant.
De l’enfant à l’homme : un cœur d’enfant dans un corps d’homme
Un homme qui voudrait redevenir un enfant, pour se blottir enfin dans les bras de l’autre.
De l’enfant à l’homme
À quoi ça sert de se cacher,
De se mentir, de s’aliéner ?
Si l’homme est fait pour aimerÀ quoi ça sert de le nier ?
Mais ça n’est pas si facile
D’être un homme aujourd’hui
Moi je voudrais être un enfant
Pas de soucis, pas de tourments.Juste pour toi, être un enfant
Pour me blottir dans tes bras
Me laisser aller doucement
Au bonheur d’être contre toi.Putain de temps, putain de vie
Qui a écrit mon histoire
Comment assouvir mes envies
Puisqu’il est déjà trop tard ?Un regard d’homme, un cœur d’enfant
Mélange de bonheur et de sang
Laisse l’homme se battre contre la vie
Mais sauve l’enfant, sauve-le malgré lui !
Et pourtant, il y a des peurs que l’amour n’apaise pas : celle de voir l’autre partir avec une autre.
Je doute : la peur de voir l’autre partir avec une autre
Un doute soudain qui s’installe, malgré un amour très fort.
Je doute
Soudain, le doute s’installe en moi,
Pourtant je t’aime et très très fort.
Mais souvent, c’est avec elle que je te vois,S’il te plaît pour moi, fais un effort.
Et j’ai peur, oui, peur que tu me laisses pour te diriger vers elle,
Je t’en prie, ne me fais jamais ça.
Je ne peux pas te décrire ce que je ressentirais,
Ça me ferait mal, je serais triste, je penserais encore plus souvent à toi,
Et ce qui est sûr, c’est que moralement ça me tuerait,
Car je t’aime, je t’aime et je ne pourrais me passer de toi,
Je ne pourrais me passer de ces doux moments où je suis dans tes bras.
Je t’aime trop pour me passer de toi
Entre les deux, il y a un obstacle, que seul le courage peut franchir.
L’obstacle : un pas que je ne peux pas faire
Un seul pas à faire, et pourtant tout semble impossible.
L’obstacle
Entre nous deux se trouve une force étrange
Mais seul l’air pourrait encore nous séparer.
Et jusqu’à toi, aucun obstacle n’apparaîtMais tu parais venue du monde des anges.
Il y a un pas que je ne peux pas faire,
Des paroles que je ne peux pas prononcer,
Une nouvelle que je ne peux t’annoncer,
Un amour que je ne peux que vouer à l’enfer.Mais je n’ai qu’un petit obstacle à passer
Afin que je vienne te voir pour te parler
Devant ce regard que j’ai toujours adoréDu sentiment fort de mon cœur bouleversé
Ne comptant plus les larmes qu’il a pu verser
Tout en espérant que tu veuilles m’embrasser.
Si tout était facile, on enverrait des lucioles éclairer le cœur de l’autre.
Comme l’outremer : si tout était facile, je t’aimerais sans peur
Une suite de « si » pour imaginer un amour sans obstacle.
Comme l’outremer
Si le ciel couleur outremer
Pouvait me dire ce que je
dois faire.Si me plonger dans tes yeux
N’était qu’un jeu.Et si l’herbe verte
Emplissait la plaine déserte
Qui recouvre mon cœur,
Si elle la recouvrait de douceur.Si je pouvais me noyer
Dans le brouillard protecteur
Qui emplit d’une douce lueur
Mon âme égarée.Et si juste une fois
La lumière pouvait me guider.
Si tout comme toi
J’entendais les clochettes des fées.Si cultiver le bonheur
Se cultivait comme une fleur.
Et si le lac de mes pleurs
N’équivalait pas celui de tes peurs.Si tout était facile
J’enverrais des lucioles graciles
Éclairer l’obscurité de ton cœur,
T’égayer de l’intérieur.© Priscilla Guerra
Mais l’amour est aussi parfois un vagabondage, sous une nuit de sable.
Amoureux solitaire : à la recherche de l’autre
Des corps abandonnés, un regard qui plonge, un besoin de partager sa voix.
Amoureux solitaire
Sous la nuit du sable
Voguent les paumes
Corps abandonnésRecherchant l’autre
Je voudrais t’aimer
Mais je rêve trop
L’heure des bouches
Nous dira le tempsLe regard qui plonge
Dans un fœtus de soleil
Paroles indécises
Agrippées sur les cœursLa nuque fatiguée
De porter son stress
Les âmes raturées
Brisent leur horizonEt puis lorsque tout s’éteint
Les visages reposent
Leurs contracturesLe besoin de partager ma voix
Tout ce qui me fait aimer
Les femmes que je vois
Que j’aime tant écouter
Et pour conclure cette page, un aveu brisé : quand le sourire révèle trop.
L’aveu brisé : quand un sourire trahit l’amour
Un instant partagé, une main qui courtise, et un cœur qui vient d’avouer sans le vouloir.
L’Aveu brisé
La douceur d’un instant partagé,
Aussi furtive qu’une pluie en été,
Vient assécher l’ondée de ma peine,Ta main courtise l’âme incertaine.
Tu vois l’ombre et moi la lueur,
De la même futile seconde,
Deux rivales émotions s’apeurent,
L’affection devient vagabonde.Nos regards se font insondables,
Pour bien enfouir le véritable,
Chacun ne sait lire qu’en son prochain,
Ses égoïstes désirs souterrains.Voilà que mon sourire te rend triste,
Lui qui venait tant te dévoiler,
L’étoile de mer des amours utopistes,
Sur le rocher de tes peurs vient de sombrer.Est-ce le voile noir de la déception,
Qui fait de mon cœur ta conviction ?
Il résonne contre lui-même,
Ne vient-il pas d’avouer qu’il t’aime ?
La page suivante poursuit cette traversée : amis, muses, amours impossibles, et d’autres cœurs qui osent.

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