Quand l’amour fait mal : 176 poèmes sur la douleur du cœur
Sommaire :
Je suis là : un poème sur le besoin d’être écouté
Une jeune femme assise dans un coin, qui demande une chose simple : qu’on l’écoute enfin.
Je suis là
Je suis là,
assise seule dans un coin,
essayant de ne penser à rien,essayant juste d’imaginer mon destin.
Je suis là.
Je ne suis pas celle que tu crois,
je ne suis que moi,
je ne suis pas celle-là.Je suis là.
J’ai envie de crier, de pleurer,
de partir, de m’en aller.Je suis là.
Je ne sais pourquoi.
S’il te plaît, juste une fois,
je t’en prie, écoute-moi.Je suis là.
— Marie-Ange
Laisse-moi partir
pour ne plus souffrir,
laisse-moi m’en aller
pour ne plus pleurer.
Ce « laisse-moi partir » appelle une image plus noire, celle d’une arme dont les mots restent troubles.
L’arme rouge : un poème noir sur l’héritage d’une violence
Un texte dense et sombre, dédié à ceux qui souffrent, où le mot d’amour côtoie celui de la violence.
L’arme rouge
En langage sélène
l’ombre est rune,
mouvance d’éclairs.Dans l’errance de ma nuit,
les décombres d’une reine
et ses lèvres zélées.Sous les bris de miracle
lumine son enfer.C’est pas moi, c’est la main de mon père,
affolée dans le vide,
terrassait au hasard,
achevé par mes yeux.Pauvre chère réfugiée
dans la lumière poudroyée,viens t’échauffer
à notre amour désincarné.À tous les « protestitué(e)s » en souffrance, de ce siècle qui naît à reculons.
— Virgil Wrad
De cette nuit hermétique on passe à la peur pure, celle de marcher seul dans le noir.
Peur : un poème sur le froid et le silence d’un cœur seul
Marcher dans l’obscurité, appeler, ne recevoir aucune réponse : le texte dit la panique de manière très directe.
Peur
J’erre, je me traîne dans ce sombre paysage,
cherchant une quelconque lumière de passage,une étincelle dans cette nuit bien trop obscure,
une bougie qui puisse faire cesser cette torture.Les battements irréguliers de mon cœur
seuls rythment mes pas et mon heure.
Ici règne un silence bien trop inquiétant ;
j’appelle, je crie, mais l’on ne m’entend.J’ai froid… si froid… tellement froid…
Je ne peux plus avancer, je n’ai plus foi.
Ma chair se gèle, ma course s’est arrêtée.
Une chaleur humaine pourrait me sauver.Je ne parviens plus à marcher ni à réfléchir,
— Boba Morane
je panique seul, je vais sous peu en mourir.
La folie, l’amour, la haine, tout se confond !
J’ai peur, j’ai peur ! Je souffre à la déraison !
Sur le même thème de la douleur du corps, le poème suivant joue avec les mots, presque avec cruauté.
Peau tache : un poème sur la douleur qui ronge jusqu’aux os
Un jeu de mots sur la peau et les vers, où la douleur devient un animal qui ronge.
Peau tache…
J’amoncelle les vers pour qu’ils rongent ma peine,
comme ils savent le faire au cadavre sous terre.C’est une catin strophe et vous pûtes sans peine
arracher ses habits et les jeter par terre.Le ver dans la peau aime éroder le squelette
— Brice Bornier
de la douleur féroce à l’instinct carnassier.
Tout ce que la peau strophe, aussitôt obsolète,
est le reflet précis de la vie qui me sied.
Ce jeu sur les mots cède la place à quelque chose de plus simple : des bleus au cœur.
Douleur : un poème sur les bleus que l’amour laisse au cœur
Un refrain qui revient comme un battement : l’amour à sens unique fait un bruit que personne ne coupe.
Douleur
J’ai des bleus au cœur,
des douleurs dans ma tête,
ça tape dans mon cerveau
comme un refrain qui ne s’arrête plus
et qui chante l’amour qui fait mal.Je n’y vois plus clair,
je parle seul à voix haute,
mes mains tremblent,
mes yeux pleurent,
je frissonne de ce mal-être.J’ai des bleus au cœur,
des douleurs dans ma tête,
ça tape dans mon cerveau
comme un refrain qui ne s’arrête plus
et qui chante l’amour qui fait mal.La passion me tue à petit feu,
la confiance n’existe plus,
je fredonne l’amour sur un ton triste,
mes paupières sont lourdes
de cette douleur qui me tiraille.J’ai des bleus au cœur,
des douleurs dans ma tête,
ça tape dans mon cerveau
comme un refrain qui ne s’arrête plus
et qui chante l’amour qui fait mal.Sur de fausses notes de musique,
sur une guitare dont les cordes sont coupées,
sur un piano mal accordé,
le « la » résonne, le « sol » s’écroule,
la voix se tait, le présent se trouble.J’ai des bleus au cœur,
des douleurs dans ma tête,
ça tape dans mon cerveau
comme un refrain qui ne s’arrête plus
et qui chante l’amour qui fait mal.Faites taire ce refrain
qui chante l’amour à sens unique
et qui m’assomme et qui me brise,
passion foudroyante qui m’a condamné.
Apprends-lui à aimer, à m’aimer.Le 7/11/2002 (les yeux dans le brouillard)
— Niky
Après ce refrain, un seul mot résonne : mémoire, avec ce qu’elle garde et ce qu’elle déforme.
Mémoire : un poème sur les souvenirs qui trompent
Un souvenir d’été, de foins et de courses dans les champs, que la mémoire garde en le déformant.
Mémoire
Mémoire, mot sur le secret, la perte,
le silence, la déroute,
l’embrouillamini des jours, des heures,des instants immergés dans un magma
qui s’énonce comme mal de mots,
fausses vérités, vrais mensonges…
Vrais mensonges, ces collines, ces fontaines,
la lumière d’une aube prometteuse,
l’odeur acide des foins dans le bourdonnement
d’un été écrasé de soleil.
Mémoire éprise de musiques, de petites notes
sur fond de désirs, de rêves
et de courses à travers champs.
Petites notes, ces refrains, ces images
qui dansent et jalonnent un chemin creux
où je me vois de dos, fuyant à grandes enjambées
l’emblématique faux, le quartier blême de la lune
qui voulait me couper les jambes.
Du souvenir nostalgique, on passe à la peur qui s’habille de noir.
Je m’habille de noir : un poème sur l’angoisse et la peur de l’abandon
Un texte sur les peurs qui n’ont pas de cause précise, mais qui serrent la gorge tout autant.
Je m’habille de noir…
J’ai peur.
Je craque.
Tremble et me recroqueville.
J’attends sans bouger dans l’ombre
que cesse la peur qui m’étrangle au fond de la gorge.Je me perds
dans mes angoisses qui n’ont de base
que des soupçons, des envolées imaginaires, des vagues de présomption
qui s’enracinent dans le réel, dans ma folie.J’ai peur.
Trapéziste
d’un délire fébrile, d’un sentiment de rejet, de vertige,
je ne peux m’agripper à un raisonnement logique,
une lueur d’espoir, une main tendue en moi, vers moi.Je m’habille de noir pour ressembler à la mort.
L’angoisse prend ensuite la forme d’un cycle, dans un poème à la langue volontairement ancienne.
Cyclicité dolente : une plainte médiévale sur la douleur qui revient
Un petit texte qui parle comme dans les vieux livres : une plainte, adressée à tous les hommes.
Cyclicité dolente
Hommes, entendez ma Peine ;
voyez, c’est un être craintif
que des Blessures dans l’aine
savent rendre tout entier Chétif.Aussi, écoutez ma Douleur.
Qu’aux prises à l’Angoisse
je ne saurais cacher : stupeur.
Alors prêchons pour ma paroisse.Agissez selon ma plainte,
car ce cycle douloureux
me fait requérir votre étreinte
que j’entends entre mille feux.
Les mots d’avant laissent la place à un poème plus large, plein de questions sans réponse.
Pourquoi : un poème sur les questions qui restent sans réponse
Un oiseau écrit le poème à notre place, et les images se succèdent comme dans un rêve.
Pourquoi
En cet instant même, un oiseau
écrit le poème à notre place
sur le jujubier du vent nouveau.Pourquoi la rose revêt-elle sur la glace
de nouvelles feuilles ? Maintenant,
un enfant jette des fleurs au fond
du fleuve, toujours plus profond
que les sourires des femmes
au front veuf et au regard blême.
Pourquoi notre forêt pleut-elle
des flocons de neige autour de la margelle
de notre cœur ? Un quelconque papillon
porte une missive vers le dernier bastion
de notre rêve, mais pourquoi le chasseur
de prime interfère-t-il dans l’image ? Est-ce pour
déployer ses mains couleur de bitume
et voler le cœur de ce qui reste de la vierge
du village ? Il précipite dans les abîmes
notre bien-aimée dans la boue d’airain.
Et moi, je reste là à laver une nouvelle lune
et je marche sur le cristal du désert.
Pourquoi suis-je si nu ce jour-là ?
Est-ce d’avoir profané la reine
et bu l’amertume du sein couleur de marbre ?!
Après tant de questions, le poème suivant s’intéresse à ce qui reste quand l’amour disparaît.
Lorsque l’amour se meurt au passé : un poème sur la fin d’une histoire
Une liste de tout ce qui s’éteint quand l’amour s’en va : les yeux, les oreilles, la bouche, les idées.
Lorsque l’amour se meurt au passé…
On a le cœur qui se questionne,
le corps qui ne comprend plus rien,
la vie ne nous a plus à la bonne.On se souvient des idées d’avant,
— Mélisse
en se disant qu’à présent,
rien ne sera plus comme hier…
Que, dans ce vide, tout est à faire !
On a les yeux qui ne voient plus,
les oreilles où les murmures se sont tus,
la bouche scellée, toute scotchée par l’amertume,
les idées qui se font la malle, une à une,
les espoirs qui sont aux désespoirs,
le soleil qui devient lune noire,
les mots qui deviennent des sanglots,
les pleurs qui s’enflent en ruisseaux,
tout ça pour laver l’eau de l’âme.
Une catastrophe sentimentologique
qui extrait du cerveau toute logique,
tout ce qu’il y a eu de beau !
Et la vie devient un tombeau,
un sarcophage du quotidien
avec bandelettes et accrocs malsains.
Il faut taire ce qui fut beau !
Oublier, la vie cadeau…
Le compte à rebours de l’amour qui s’éteint se fait ensuite plus précis, presque mécanique.
Le compte à rebours : un poème sur l’attente d’un amour qui s’épuise
Un tic-tac qui devient le cœur d’un poème, où chaque heure qui passe use un peu plus la confiance.
Le compte à rebours
Tu t’es déclenché il y a quelques années
et consumes mes attentes en éparse fumée,
tu grignotes âprement mes miettes de vie,incises mon cœur d’amours inassouvies.
Tu offres tes tics et tacs pour unique promesse,
mais je tique et traque tes rares caresses,
tu me bing-bang dans ta pure insouciance,
chaque heure qui passe ébranle ma confiance.Tu me comptes à rebours dans cette spirale infernale,
du temps qui s’écoule comme ce sang anormal
qui voudrait vraiment te rougir de honte
pour avoir dégoupillé mon cœur de fonte.J’ai devant moi ma dernière échéance,
l’ultime passage aux mille défiances,
mes yeux sont déjà fermés et écoutent ta danse
à deux temps qui cognent sans aucune complaisance.Tu n’affiches plus qu’un tout petit score
— Alexein
à ton jeu préféré, partisan du moindre effort,
mon souffle s’arrête, ma tête flanche,
j’ai perdu ici même ma dernière manche…
Jusqu’au bout du compte à rebours, un poème plus bref et plus sec : « Je meurs ».
Je meurs : un poème sur le chagrin qui épuise tout
Un refrain qui revient comme une complainte : « je meurs » de désir, de malheur, de chagrin, d’ennui.
Je meurs
Je meurs aux battements des tombeurs,
au galop des chevaux sauvages,
au claquement des portes des jours.Je meurs des désirs,
du malheur,
du temps qui consume ma douleur
et m’emmène au bout du délire.Je meurs…
du chagrin qui m’entraîne,
par mes mains, à la cour suprême
où l’on me condamne à mourir de peine.Je meurs…
aux saisons des désespoirs,
à chaque matin et soir,
quand j’essaie de te suivre
pour obtenir de toi de quoi survivre,
toi, vie d’ennui,
une vie qui n’est pas la mienne, c’est celle d’autrui.Je meurs, je meurs,
et vous savez : tant pis si je crève,
— Meraghe Sana
car j’ai passé cette vie en espérant un seul rêve,
celui de la paix et de la tolérance.
Ça, c’était mon unique espérance,
et je meurs.
La mort, cette fois, vient de l’extérieur : le poème suivant raconte un drame d’amour, presque comme une chanson.
On est quitte : un poème sur le sacrifice d’un amour tragique
Une histoire racontée en couplets, presque une chanson, où l’amour se paie au prix du sang.
On est quitte
Ah ! Il s’est écroulé,
là, juste devant elle.
Une balle l’a pénétré
et a coupé ses ailes.La vie de son amour s’écoule
et les larmes de sa belle s’enfuient.
Elle qui vivait par cet amour,
elle se retrouve à genoux et supplie.Elle supplie tous les dieux
d’être endormie, de vivre un rêve ;
oh, elle supplie ses yeux
de la tromper, d’avoir la fièvre.Non, mon amour, tu ne rêves pas,
c’est bien mon sang qui coule.
Je sais, tu ne comprendras pas,
mais ma vie est comme cette douille :explosive, éphémère, puis vide.
Elle existait pour toi,
tu l’as remplie par ton sourire.
Si je meurs, c’est pour toi.Pardonne-moi, mon amour,
mais mon enfer ne m’a pas quitté.
Pardonne-moi, mon amour,
mais je n’ai jamais su oublier.Je te quitte, mais je t’aime ;
oh oui, je t’aime car je te quitte.
Je te libère de ma peine :
ton amour, ma mort… on est quitte !!!25/03/06
— David
Cette mort violente laisse place à un poème plus feutré, sur la douleur du temps qui passe.
Y a-t-il un chagrin : un court poème sur le désespoir partagé
Cinq phrases, un cri : y a-t-il un chagrin plus profond que le nôtre ?
Y a-t-il un chagrin
Y a-t-il un chagrin plus profond que le nôtre
aujourd’hui, mon amour,
étrangers parmi nos frères ?Une eau fade coule dans notre bouche,
une eau mêlée de fiel et d’un poison violent.Enfonce dans ma tête
les épines de tes cheveux.À moi ! À moi !
— Charles Gagnon
Le souffle du temps me manque et j’en meurs.
Après ce cri, une question sur les amours qui disparaissent avant même d’avoir vécu.
Méprise : un poème sur l’amour qui n’a pas été vu
Écho et Narcisse en quelques vers : l’histoire d’un amour qui s’adresse à quelqu’un qui ne regarde que lui-même.
Méprise
Où vont les défuntes amours
avant d’avoir vu le jour ?Pulsions de mort, pulsions de vie
qui disparaissent dans l’infini.Comme la nymphe Écho
confinée dans un quiproquo,
condamnée à répéter le langage
de Narcisse, prisonnier de sa propre image.Écholalie désespérée
— Géorgie
d’un amour ignoré.
De l’amour ignoré, on passe à l’oubli de celui qui s’est tu, avec une série de questions adressées à l’autre.
Oubli : un poème sur le regard éteint après une rupture
Une suite de questions adressées à celle qui est restée, avec son regard éteint et son sourire figé.
Oubli
Regard éteint, est-ce là ton destin ?
Sourire figé, le soleil s’est-il couché
sur tes seins ? Son souvenir sur ta peaua-t-il laissé quelques traces ? Son si beau
visage te jurait-il d’être son espace ?
Sa maison ? Son refuge ? Son présent ? Son passé ?Et lui, amour de tes nuits, n’est-il plus, hélas,
— Ikrame Hasbi
qu’une larme, et puis viendra vite l’oubli ?
Et toi, te poseras-tu un jour sans regrets ?
Éternel rêveur ! Quand quittes-tu ces idées ?
Les questions laissent place à un constat plus sec, en quelques lignes : il est parti, et il a menti.
Mensonges : un poème sur le moment où l’on comprend qu’on a été trompée
Un constat bref, sans détour : celui qui ne vous aime plus ment depuis longtemps.
Mensonges
Mon ami m’a quittée.
Je m’en doutais,
même si je ne voulais pas ycroire.
Il n’y avait pas d’espoir.Il ne m’aimait plus,
même si je l’aimais.
Je l’ennuyais,
je l’ai vu.Ça n’aurait pu se passer autrement,
— Syllian
car ça fait longtemps qu’il me ment.
Même constat, mais cette fois sous la forme d’une seule phrase de lassitude.
Je ne veux plus souffrir : un poème sur la lassitude d’aimer sans retour
Quelques mots notés sur le moment, sans prétention de poème, et pourtant très justes.
Je ne veux plus souffrir
Quelques mots de souffrance, même pas un poème, mais le ressenti du moment.
Je ne veux plus souffrir,
j’en ai marre d’aimer
et de ne pas l’être en retour.Le 19/07/03 vers 12 h 30
— Lolotte
Et quand on espère quand même, il y a la déception, avec son goût de papier noir.
Déception : un poème sur l’amour qui trahit et la confiance qui s’effrite
Une lettre écrite le soir sur une feuille aux tons d’espérance, devenue noire en quelques lignes.
Déception
J’écris sur une feuille aux tons d’espérance ;
ce soir, le cœur gros et triste une fois de plus,
je pensais qu’avec lui j’aurais eu cette chancede trouver espoir en un amour qui s’est tu.
Mon cœur est amer sur ce papier si noir.
Ce soir, non, plus rien, même plus ce petit espoir…
Trahison, encore une, puis une autre, une encore.
Faire miroiter des choses… J’y croyais bien plus fort !Jusqu’au jour où plus rien ni nouvelles ne sont donnés…
On commence à s’inquiéter, à douter, à pleurer
pour finalement apprendre, pour finalement comprendreque ce fut, une fois de plus, une déception.
Confiance redevenue méfiance, c’est bon :
on a compris, encore une fois, qu’il faut attendre…
La déception se précise encore avec le poème qui suit, dont le titre dit tout : « Oubliée ».
Oubliée : un poème sur la trahison d’un amour qui promettait tout
Une adresse directe à celui qui a trompé, écrite dans l’urgence, avec des mots abrégés comme on les écrit sur un téléphone.
Oubliée
Oui, je te l’ai dit,
je le pensais,
mais il a fallu que tu gâches tout en me trompant.Tu n’as pas su tenir ta promesse,
— Jennifer
mais tu as eu le culot de venir te faire pardonner.
Fais ce qu’il te plaît maintenant, je te le dis : c’est pour toi que je pleure,
c’est pour toi que je pleure aujourd’hui.
Tu es libre,
tu n’auras plus à mentir.
Tu m’as fait croire que tu m’aimais
et tu as été voir une autre : j’étais si peu pour toi…
Après la trahison, le poème qui ouvre la page suivante parle de l’amour volé.
Magnifique et très émouvant