Quand l’amour fait mal : 176 poèmes sur la douleur du cœur

Poésie sur la douleur du cœur : une femme mélancolique face à la mer au coucher du soleil, symbole d’un amour qui fait mal.

Sommaire :

L’amour et la mer : un poème qui compare l’amour à une vague

Une comparaison classique, bien menée : l’amour attire comme la mer, nous porte, puis nous laisse sur le sable.

L’amour et la mer

L’amour est comme une vague déferlante :
elle nous touche par sa beauté stupéfiante,
mais peut nous écraser sans aucune culpabilité.

Elle nous laisse surfer sur la mince ligne de l’amitié
sans jamais savoir où elle voudra bien nous faire échouer.
Elle nous laisse croire que l’on peut s’y abreuver
et, quand nous sommes rassasiés, le goût nous reste souvent amer.
Mais, encore et toujours, elle nous attire par son mystère.
Ne reste qu’à prendre ce bateau pour le grand voyage du désir.

— Mario Lemaire

Si l’amour est une vague, il peut aussi être un incendie, comme dans le poème qui suit.

Catastrophe sentimentale : un poème sur la passion qui part en fumée

Icare, Merlin et Brocéliande : un poème qui convoque la légende pour dire la fin d’une passion trop brûlante.

Catastrophe sentimentale

Par le soleil de mes délires
j’ai brûlé tes désirs,
immolé par le feu

ce qu’il y avait entre nous deux.
Détruire cette passion
faite de désillusions :
Brocéliande est partie en fumée,
même Merlin n’a pu la sauver.
Toi, maître des forêts et magicien de mes nuits,
moi, Diane et soumise jusqu’à la folie,
tout comme Icare, nous avons fait trop d’écarts,
brûlé nos ailes dans un simple courant d’air,
et l’amour est retourné poussière.
Nos âmes gisent dans la vallée de la haine,
là où les anciennes passions effacent les peines…

— Nadine Nadeau

Après la catastrophe, un poème qui dit « n’en parlons plus », mais n’arrive pas à se taire.

N’en parlons plus : un sonnet sur le lendemain d’une rupture

Un sonnet joueur, aux rimes intérieures, qui parle du matin d’après : on se lève, on relit, on s’agace.

N’en parlons plus

Le jour se lève sur ma peine,
péniblement je sors du lit,
livide et froid comme un zombi,

bizarrement j’ai de la haine.

Énième fois, je te relis,
reliant chaque phénomène.
Ô mène-moi aux mornes plaines
pleines de tout ce qui s’ensuit.

Suivant le même stratagème,
j’aime tes bras quand, sous la pluie,
luit ton regard, beauté suprême.

Émerge en moi, petit problème,
blême, je prends le mauvais pli,
plis qui déplaisent en théorie…

2005

— Erdrek

Même auteur, même jeu, dans le « faux sonnet » qui suit.

Mes yeux… : un poème sur l’amour qu’on n’ose pas avouer à son ami

Un poème de la timidité : on crie son amour dans sa tête, mais on n’arrive pas à parler, de peur de perdre une amitié.

Mes yeux…

Mes yeux s’embrument,
mon cœur s’enflamme,
tes yeux sont vides,

ton cœur de glace.
Je cherche à te parler,
tu ne veux pas m’écouter.
Je te crie à quel point je t’aime,
tu refuses de voir la vérité,
de voir à quel point j’ai de la peine.
Tu en refuses la responsabilité.
J’ai beau crier, hurler toujours plus fort,
mais les mots semblent se perdre…
Tu t’éloignes toujours un peu, encore.
Tu disparais derrière un voile de larmes,
pourtant tu es si près de moi.
Et là, j’ai réalisé que je n’avais pas parlé,
que ce combat était intérieur,
j’ai tout intériorisé, de peur
de perdre les liens tout juste créés,
de perdre cette fois ton amitié.

— Liloo

Pour parler d’un amour qu’on cache, le poème suivant joue sur les noms de super-héros et d’araignées.

Décryptage : un faux sonnet sur l’amour qui se déguise en héros

Superman, Spiderman, fil d’Ariane et colonnes Trajane : un faux sonnet qui mélange les références pour dire un amour sans réponse.

Décryptage

Je ferai de mes os de simples sarbacanes
pour envoyer en l’air les restes de ma moelle,
quand, pudique sur nous, je jetterai le voile,

en sillonnant le ciel ainsi qu’un Superman.

Je t’envelopperai d’une toile d’étoiles ;
ainsi qu’une araignée, devenu Spiderman,
je tisse entre nous deux comme ce fil d’Ariane
sur nos cœurs plus brûlants que flammèches d’un poêle.

Certains s’ouvrent les veines, et moi, c’est mon cerveau
qui cherche en vain pour toi chaque goutte de mot,
quelque part dans la nuit, accrochée à la lune.

S’élèvent devant moi des colonnes Trajane
qui émanent d’un corps jusqu’aux portes d’Amman.
Musulmane, tes pleurs masquent mon infortune.

Faux sonnet, 2005

— Erdrek

Après le jeu des références, un poème sur la confiance trahie, dont le titre dit la violence.

Le viol de mon âme : un poème sur la confiance brisée après avoir tout donné

Un poème difficile, qui parle de la douleur d’avoir cru les mots tendres d’un homme et de s’être donnée à lui.

Le viol de mon âme

Tu es revenu, ta bouche remplie de mots tendres,
tes yeux étincelants tels une étoile merveilleuse.
J’ai passé mon temps à t’écouter, à tout entendre

et à te regarder inlassablement comme une « loveuse ».

J’ai cru à chacune de tes paroles, j’ai recommencé à espérer.
Tu es l’homme que j’aime, comment aurais-je pu douter ?
Mais depuis deux semaines, le doute en moi s’est installé :
m’as-tu vraiment dit la vérité telle qu’elle est ?

La nuit où tu es revenu, je t’ai offert une chose précieuse :
mon corps t’appartenait et je restais là, si heureuse
de t’offrir ce doux et tendre « moi » pour te prouver que je t’aime.
J’ai passé la plus fabuleuse des nuits en pensant que, pour toi, c’était idem.

M’as-tu un jour réellement dit la vraie vérité ?
Moi, aveuglée par l’amour, je t’ai tout donné…
Tu as violé mon âme, ma foi, ma confiance en toi.
Plus jamais je ne pourrai espérer redevenir « moi ».

Tu as volé mon cœur
et m’as laissée mourir de douleur.

Adieu.

20 avril 2004

— Shannia

Il faut parfois l’écrire pour se relever. Le poème suivant prend la forme d’une prière.

Oraison : un poème sur la nuit qui prie à la place de l’amour mort

Une suite d’images, comme une litanie : un océan sans marée, une fleur fanée trop tôt, un amour qui s’éteint.

Oraison

Une main qui me retient
au carrefour du
chagrin,

un signe du destin,
une lumière dans le lointain.

Un océan sans marée,
une faille dans mon passé,
un poisson sur le dos,
une fleur fanée trop tôt.

Mes yeux qui se consument,
du sang au bout de ma plume
pour écrire « Liberté »
dans le ciel rouillé.

Un arbre qui souffre,
un vertige sans gouffre,
sur un fil tendu
au-dessus de la rue.

Et le soleil sous la terre,
défunt sans prière,
une lune sans teint,
un amour qui s’éteint.

Il ne reste que la nuit,
craintive, qui s’enfuit
et qui prend l’horizon
pour faire son oraison…

— Philippe Herrmann

Après la prière, une écriture qui se fait en pleurant, goutte d’encre après goutte d’encre.

Larme d’encre : un poème sur l’écriture qui pleure

Écrire comme on pleure, avec des larmes qui ont la couleur de l’encre, pour dire ce qu’on ne peut pas pardonner.

Larme d’encre

La plume glisse sur le papier sans cesser de trembler
et les larmes versées ont la couleur de l’encre.
La douceur du crissement semble pour moi crier

comme un amour que la pointe d’or échancre.

Chaque petit reflet du noir encore humide
est un grain de sa peau soupirant sur la tienne,
se pressant de combler cette impression de vide
là où ma seule chaleur n’est pas encore ancienne.

Le mouvement régulier de mes lettres posées
est le tendre va-et-vient de sa main dans ta main,
chaque point, chaque virgule tracée,
et ses yeux pleins d’extase se plongent dans les tiens.

J’efface mes écrits, je hais ce que je dis,
mais toujours cette image se grave dans ma nuit,
et la main que tu poses sur ma tête emmêlée
me semble appartenir à un être étranger.

Tu veux que je pardonne, que j’oublie cette erreur.
Encore une fois, je vois ce qui fait ma douleur,
je ne supporte pas ce regain de souffrance :
prie seulement pour qu’un jour je retrouve confiance !

— Aelys

L’écriture qui pleure s’adresse ensuite à l’autre, dans un poème qui parle de la fragilité de leur amour.

Notre amour : un poème sur la fragilité d’un couple qui s’accroche

Un couple qui se tient à la rampe d’un escalier de secours, en espérant que ce ne soit qu’un passage.

Notre amour

Je songe à la lumière qui ne s’éteint jamais
au milieu de la pièce,
à peine un coup de sang sur des lèvres

perdues.
Tu traques mes faux pas,
glissés, giclés
comme une goutte de sueur,
en ombres sales sur le dos.
Je songe à ces instants de morgue
qui ne se disent pas,
dévisagés,
sans un silence épais, massif et de bois mort,
et l’on s’y reconnaît parmi les effarés,
et l’on s’en sort encore
par la sortie de secours,
en espérant qu’il ne s’agisse que
d’escaliers de transit.

L’on se tient à la rampe,
fragile.
Notre amour tiendrait donc à si peu de choses ?

— Thierry Roquet

L’espoir fait ensuite place à une longue complainte, celle de celle qui a trop espéré.

Longtemps : un poème sur l’espoir qui se transforme en culpabilité

Longtemps cherché, longtemps espéré, longtemps pleuré : un poème qui a la simplicité d’une comptine triste.

Longtemps

Longtemps je l’ai cherché,
longtemps j’ai espéré,
j’y ai cru, j’en ai rêvé,

mais mon cœur s’est déchiré.

J’ai trop cherché,
j’ai trop espéré,
j’y ai trop cru, j’en ai trop rêvé :
en moi s’élève désormais une plaie.

La blessure d’un amour perdu,
tous mes espoirs disparus,
ceux d’un amour retrouvé,
tous mes espoirs envolés.

Plus de rêves, plus d’espoirs,
et j’en pleure chaque soir ;
plus de rires, plus de vie,
et j’en pleure chaque nuit ;
plus d’étreintes, plus d’amour,
et j’en pleure chaque jour.

Longtemps, j’en ai pleuré,
versant des larmes éplorées,
et peu à peu en moi est né
un sentiment de culpabilité.

Et longtemps j’ai pensé
être la fautive désespérée,
celle qui n’a jamais voulu
conquérir l’inconnu.

— Jennyfer Le Bosco

Un autre amour utopique, plus tourné vers l’avenir, vient ensuite.

Amour utopique : un poème sur l’espoir de recommencer

Un acrostiche discret : les premières lettres de chaque vers composent un message caché.

Amour utopique

T’aimeras-tu à nouveau,
avec tendresse et passion ?
Te laisseras-tu aimer, ou bien

haïras-tu te faire adorer,
incapable de te laisser aller ?
Éprouveras-tu ce sentiment
utopique à mon égard ?

Blesseras-tu mon cœur,
ouvriras-tu encore mes blessures
usées par le temps et les erreurs ?
Chercheras-tu l’azur,
havre de paix et d’amour pur,
avec toi comme unique désir ?
Rêver est parfois magnifique, mais
de toute manière tu ne m’apprécies plus.

– J’aime te détester et je déteste t’aimer, mais voilà les caprices de l’amour…

— Annie Claude

L’amour utopique cède la place à un amour fuyant, que le poète poursuit comme une flamme.

Bruits sourds des troubadours : un poème sur la fuite et la flamme

Une course vers une petite flamme, un refrain qui revient, et un cœur qui s’use à force de courir.

Bruits sourds des troubadours

Je cours,
je brûle toujours
vers cette petite flamme vacillante,

vers elle, je tente
une approche pleine d’un passé lourd
de non-sens, de bruits sourds.

Mon amour,
je cours toujours
pour fuir les vers de ma tourmente,
de mon âme pesante,
deux faces présentent mes jours,
l’hiver est mon parcours.

Mon amour,
ma torture d’amour,
à l’intérieur, je plante
des lames blessantes,
je ne peux laisser chanter les troubadours,
vois dans quoi la vie nous fourre.

Je cours,
je brûle toujours
vers cette minuscule flamme vacillante,
seule lumière au fond de cette saleté de tente,
je ne vois pas comment sortir de cette tour,
faire taire ces bruits sourds.

Magali, 22.09.00

Après la course, un cœur qui ne court plus : il raconte ses blessures à quelqu’un d’imaginaire.

Cœur blessé : un poème sur ce que dirait un cœur s’il pouvait parler

« Si mon cœur pouvait te parler » : un poème qui fait parler le cœur pour dire ce que l’homme n’ose pas dire.

Coeur blessé

Si mon cœur pouvait te parler,
il te dirait toute sa sensibilité,
ses émotions qui l’ont traversé

pendant toutes ces années écoulées.
Il te conterait ses aventures amoureuses,
celles qui n’ont pas eu une fin heureuse.
Il te montrerait ses blessures
qui n’ont jamais cicatrisé
et aussi ses morsures
qui l’ont souvent agressé.
Tu pourrais voir encore cette plaie béante
que vient de lui infliger cette dernière amante,
la terrible sentence de cette femme fatale
qui a déchiré d’un coup brutal
l’histoire de cette belle relation
devenue un amour passion.
Il te dirait toute sa douleur
d’avoir perdu ce coin de bonheur
et ce mal qui torture mon esprit,
m’arrache des pleurs aussi,
noue mon ventre et tord mes os
et parfois me fait éclater en sanglots.
Alors mes larmes se transforment en mots,
se déversant en chapelets saccadés
sur ma feuille encore mouillée
pour crier tout l’amour que j’ai pour elle
et que je suis encore fou d’elle.

Au cœur blessé répond le doute excessif, celui qui s’inquiète de tout.

Doutes en excès : un poème sur la peur de ne pas être aimée

Un poème aux images dispersées : cheveux noués, désir, diamant, peur qui grince, jappement d’un chien.

Doutes en excès

Cheveux noués, sentiment parlant
d’amour et de paix sous fine perlant
la couleur d’un désir aux contours de

diamants,
la chaleur rougeoie d’un plaisir hardant
et la peur, cet effroi, se fait bien grinçant.
Quand viendrez-vous conter ce qui fait lentement
paraître que vous m’aimez sans doutes,
sans ce qui nous fait parfois perdre la route ?
Y aurait-il un destin plus clément
pour ceux qui poursuivent les quêtes d’antan ?
Je crains que ce dos qui s’affaisse et se voûte
n’efface pas les regrets qui parsèment mes soutes.
Le jappement d’un chien aux aguets,
la pluie sans l’ombre du paysage,
charme et déception, regrets,
sans doute bien trop sage :
soupir,
dormir,
se languir
d’instants bien loin des plaisirs.

Après le doute, des histoires d’amour qui pleurent, qui chantent, qui dansent.

Des histoires d’amour : un poème sur tous les amours qui nous habitent

Des amours qui pleurent, qui chantent, qui dansent, qui rêvent, qui font mal : un poème qui dresse un inventaire tendre.

Des histoires d’amour

J’ai des histoires d’amour qui pleurent :
ils m’ont mal aimé et oublié.
J’ai des histoires d’amour qui

chantent :
celles qui restent dans mon cœur
et qu’ils continuent à m’aimer.

J’ai des histoires d’amour qui dansent
jour et nuit, jour et nuit,
qu’elles valsent et s’envolent,
celles que j’entends dans la nuit
et qui volent et s’envolent en riant.

J’ai des histoires d’amour qui rêvent,
des histoires heureuses que je quitte
et que j’oublie très vite.
J’ai des histoires d’amour qui font mal,
celles qui me déchirent et m’enchaînent.

J’ai des histoires d’amour secrètes et discrètes
que personne n’a vues ni entendues,
profondes en moi, je les garde.
Ce sont des trésors enfouis dans ma pensée
qui n’appartient qu’à moi.

Après l’inventaire, une simple phrase sur ce qui reste quand on a trop donné.

Ressentiment : un poème sur la peur de ne plus ressentir d’amour

Se satisfaire de peu, se sentir ignoré, et craindre le jour où l’on ne ressentira plus rien.

Ressentiment

Je me satisfais de peu,
car tout est devant mes yeux,
au milieu de cette effervescence.

Le vrai bonheur,
c’est de pouvoir utiliser tous ses sens.
Mais, dans ces moments-là
et par je ne sais quels fracas,
je me sens ignoré, désavoué
lorsque je tente d’apprivoiser
l’infime partie de mes gènes
qui illuminent le devant de la scène.
Il faut pourtant les surpasser
pour concevoir comment aimer.
Et si, par malheur,
un jour, je dois ne plus ressentir cet amour,
ma vie ne sera plus que chair à vautours.

Au ressentiment, le poème suivant oppose une météo : le vent s’essouffle, mais la tempête vient.

Jour à jour : un poème sur la tempête qui revient

Un poème qui prend le temps pour décor : le vent s’essouffle, la tempête vient, le ciel est gris.

Jour à Jour

Quand le vent s’essouffle,
mais que la tempête semble venir,
oublier le beau temps,

et revivre l’enfer d’autrefois.

Succomber à l’espoir de survivre,
ou se battre pour le cœur,
l’empêcher de mourir,
simplement pour l’honneur.

Aujourd’hui mon cœur pleure,
car le ciel est gris,
s’éloigne le coup de foudre
pour le grondement du tonnerre.

Pour quand le jour nouveau,
celui où l’amour vivra de nouveau,
où personne n’aura peur du temps,
mais seulement convaincu de ce qui l’attend.

Fermer le parapluie de la haine,
en évitant la peine,
ouvrir l’amour qui compte,
pour pas que la nuit tombe.

— Daniel Poirier

Après la tempête, un oiseau de feu renaît de ses cendres, dans le poème suivant.

Phénix : un poème sur la renaissance après la douleur

Un cœur qui se consume pour renaître encore une fois : le poème le plus lumineux de cette page.

Phénix

Je n’ai plus envie de mettre à nu
mes états d’âme à jamais dépourvus.
Je n’ai plus beaucoup de temps pour aimer

et je jure de m’y consacrer malgré le passé.
Pas de contrepartie, je n’attendrai rien en retour,
je garderai pour moi, se morfondre, mon âme pour toujours.
Malgré leur indifférence, à ceux que j’aime je donnerai tout.
Je partirai seul, à l’insu de tous, noyé dans mes larmes,
sans préméditation, sans remords et sans vagues.
Oui, j’ai tout à donner et rien à entrevoir,
et pour eux je serai leur soleil, leur étoile,
briller afin de sublimer leur splendeur,
de mille éclats illuminer leur cœur.

Et pour toi
je me consumerai
et m’effondrerai en trou noir,
de lumière je renaîtrai
encore une fois…

Mais avant de renaître, il faut parfois se demander pourquoi tant de haine habite certains cœurs.

Malheur : un poème sur ceux qui font du mal aux autres

Une série de « pourquoi » adressée à ceux qui prennent plaisir à faire pleurer, et une promesse : eux aussi pleureront un jour.

Malheur

Pourquoi tant de haine
dans certains cœurs ?
Alors qu’en se donnant un peu de peine
on peut faire le bonheur !

Pourquoi faire pleurer
alors que l’on peut aimer ?
Pourtant, faire le mal autour de soi
peut, pour certains, procurer de la joie.

Pourquoi ne pas laisser les gens vivre en paix
et faire ce qui leur plaît ?
Il y a toujours des gens sans cœur
qui aiment détruire le bonheur !

Pourquoi éprouver du plaisir
de ne plus voir les autres sourire ?
Pour certaines personnes, c’est naturel
de faire le mal autour d’elles !

Il ne faut pas laisser ces gens
au cœur si méprisant !
Il faut pouvoir réagir,
pour pouvoir enfin les punir.

Vous ne valez pas la peine,
vous qui portez dans votre cœur la haine.
Êtes-vous seulement humains ?
Cela n’est vraiment pas certain.

Mais pour vous aussi le destin changera,
vous aussi, un jour, votre cœur pleurera,
et si ce jour arrive demain,
personne ne viendra vous tenir la main.

Après la colère, un poème qui rêve l’amour, avec ses promesses et ses pièges.

J’imagine : un poème qui compare l’amour à une fleur, à un vent, à un éclair

Quatre strophes, quatre images : la fleur, le vent, l’éclair, le tourment. L’amour est tout cela à la fois, et c’est ce qui le rend dangereux.

J’imagine

J’imagine l’amour comme une belle fleur,
naissant un beau matin suivant de près l’aurore,

aidée par le soleil la teintant couleur d’or,
mais qui, mourant un soir, entraîne les malheurs.

J’imagine l’amour comme ce coup de vent,
arrivant, s’emballant, mais un jour s’éloignant,
séparant deux êtres qui étaient liés pour la vie,
ne laissant derrière lui que la mort et l’ennui.

J’imagine l’amour comme un terrible éclair,
foudroyant notre vie, pastichant tout venin,
frappant puis s’oubliant, imitant le tonnerre,
détruisant l’existence, une douleur sans fin.

J’imagine l’amour comme tous les tourments,
consumant le bonheur, le mal lui succédant.
L’amour me fait partir, mais pourtant c’est la vie :
sans lui on ne peut vivre, ou sinon c’est l’ennui.

Cette page s’achève sur une vision de l’amour comme une naissance et une mort, et ouvre la suivante sur une déchirure.

1 commentaire

  1. Saly

    Magnifique et très émouvant

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