Passion & sensualité : 736 poèmes d’amour brûlant qui font vibrer l’âme

Couple enlacé dans une ambiance romantique avec roses et bougies, symbole de passion et de sensualité

Le bourgeon et l’arbre

Sommaire :

Le bourgeon et l’arbre
(poème publié le 26/05/05)

oi tu es ce bourgeon sur l’arbre de ma vie
Qui doucement prend forme sur une branche
d’amour

J’aime cette façon lorsque tu me souris
Et déposes sur mes lèvres tes baisers de velours

Tu es si délicat que j’en ai le cœur qui fond
Lorsque ta voix m’effleure comme le souffle du vent
Et fait bruisser les feuilles qui recouvre mon tronc
Sur lequel des frissons voyagent allègrement

Dans nos tendres ébats tellement sensuels
Recouverte du feuillage de tes nombreux rameaux
Profitant pleinement de ces moments charnels
Je reçois cette sève que tu m’offres en cadeau

© Laudith 2


Petite Coccinelle

Petite Coccinelle
(poème publié le 31/01/03)

omme une petite coccinelle,
J’ai volé à tire-d’aile,
Sur tes lèvres me suis posée,

Pour y déposer, un doux baiser.

J’ai senti ton souffle chaud,
J’ai eu des frissons sur ma peau.
Quand tes lèvres se sont fermées,
M’emprisonnant à tout jamais.

J’aurais voulu, à cet instant,
Mourir là, entre tes dents.
Quoi de plus merveilleux comme couche,
Que la sensualité de ta bouche.

Mais vivre encore je me devais,
Alors gentiment je t’ai chatouillé.
Et quand tes lèvres se sont ouvertes,
Je suis sortie de ma cachette.

Rassure toi, tu n’as pas rêvé,
J’étais bien là, à tes côtés.
Petite coccinelle s’en est allée,
De ton amour, toute imprégnée…

© Marie-Rose Porte


Cousin, Cousine

Cousin, Cousine
(poème publié le 23/05/05)

ssoufflés nous courrions à travers le bocage
L’air était parfumé, bouquet de fleurs
sauvages

Nous en cueillîmes un peu pour ôter les pétales
Ivres et amoureux, symphonie pastorale

L’air était parfumé, bouquet de fleurs sauvages
Nos sons entremêlés faisaient fuir les nuages
Ivres et amoureux, symphonie pastorale
Rien ne nous arrêtait pas même la fringale

Nos sons entremêlés faisaient fuir les nuages
Tant et plus que trempés nous rentions à la nage
Rien ne nous arrêtait pas même la fringale
Nos cœurs à l’unisson des lueurs vespérales

Tant et plus que trempés nous rentions à la nage
Une traînée de boue suivait notre sillage
Nos cœurs à l’unisson des lueurs vespérales
Recalés à l’écrit, passaient mieux à l’oral.

2005

© Erdrek


Blizzard Amour

Blizzard Amour
(poème publié le 09/04/02)

u creux de tes yeux
Se profile une détresse
Issus d’un passé

Couleur de nuit
À la froideur du marbre
Lisse, sculpté à même
Le grain de ta peau.
Souffle chaud
Se dégageant de ton
Âme, annonçant, pourtant,
Une passion aride, fluide.
Le tout brimé par les souvenirs
Des heures abusées, abusives.
Le temps, prenant son temps,
Perdre conscience,
Solution, illusion.
Se mouvoir en évitant
Sur son chemin, destin,
Les ombres vides
De tout sens, Saint-Sens…
Permission non accordée
Se nourrir du pain
De l’espoir, mince
Consolation, sentir une main
Une main, assurant le pas
Vers un demain
Transpirant de joie
Un bonheur de bonbon,
Au goût de vie plus sure
Abandon de tes doigts
Sur ce sable croulant sous tes pieds,
Vent chaud, enveloppe invisible
Mais combien de douceur
Dans cette espace de bonheur
Créé à même tes rêves…
Petit soulagement, tu souffles,
Ce vent de blizzard amour.

( À mon amie Lyne que j’aime…)

© Jean-François Pageau


Cadeau

Cadeau
(poème publié le 04/04/02)

e veux m’offrir à toi
Comme un cadeau ,
Que tu découvriras du bout de tes doigts,

Car pour toi, rien n’est trop beau,
Fébrilement, tu ouvres le paquet
Mes yeux sont fermés,
Comme la Belle aux Bois dormant,
J’attends le baiser de mon amant,
Je me délecte en silence de ton émoi,
Tu es là,
La bouche entr’ ouverte,
Surpris malgré toi,
Par tant de volupté offerte,
Tu me saisis à bout de bras,
Et me transporte sur les draps,
A peine froissés,
Par ta nuit seul passée,
Et tu t’approches de moi,
Tu oses tout juste respirer,
De peur de troubler,
Ce corps allongé,
Emerveillé,
Tu me regardes longuement,
Comme se regardent les amants,
Avide d’amour,
A travers les persiennes pointe le jour,
Bien assez tamisée,
La clarté laisse entrevoir ce corps endormi,
Tu t’approches lentement de lui,
En effleurant ses dentelles rouges pâles,
Pour que, délicatement sa pudeur se dévoile,
Tu me découvres alors,
Troublantes, caressantes, tes mains hésitent encore,
Puis un à un , tu m’effeuilles le corps,
Comme une marguerite, déposant mon corsage,
A tes pieds, soudain tes mains refusent d’être sages,
Se délectant de la moindre parcelle de mon corps sur leur passage,
Tout ton corps est en émoi,
Tes lèvres désirent bien plus que ça,
Et suivent tes mains ,
Sur le même chemin,
Déposant à leur tour,
Un geste d’amour,
Un baiser,
Effleuré,
Tendre volupté,
Mon corps assoiffé,
Se réveille doucement,
Au contact de tes lèvres affamées,
Qui poursuivent leur destin goulûment,
Et qui remontent enfin à mes lèvres entr’ouvertes,
Offertes,
Résolument,
Alors la Belle endormie,
Reçoit enfin le baiser tant promis,
Faisant chavirer tout son corps,
Découvrant ses plus beaux trésors,
S’offrant comme un cadeau,
Car pour lui, rien n’est trop beau !

(jeudi 4 avril 2002)

© Françoise Bexiga


Aux feux de ton Amour

Aux feux de ton Amour… (Muzain)
(poème publié le 13/03/05)

oute ma nuit s’éclaire aux feux de ton amour,
Dont l’ardeur sait donner cet éclat féerique
Aux couleurs de mon ciel quand tu m’aimes,

lyrique,
Fort de tous ces émois maîtrisés par le jour.

Des tréfonds de mon âme, à cette heure bénie,
Ton amour fait jaillir des frissons fous, joyeux,
En sublime concert de tendre symphonie
Transformant mon bonheur en ferveur infinie
Lorsque mon firmament s’étoile sous tes yeux !

(7 juillet 2004)

© Johanne HAUBER-BIETH


Le grain de sel

Le grain de sel
(poème publié le 30/03/06)

t tu fonds
Pour évaporer ton existence
Au feu de mes sens

Mot d’humour
Explorant les vagues
Pour arroser notre aimance
D’un goût
Trop délicieux pour être amer.
Et tu fonds
En parcourant mon corps
Eau de mer
Sueur aux soleils ardents de la vie
Caressant le sable des rives lointaines
Souvenir qu’efface l’écume des rivières
Sur la surface des eaux.
Tu répands nos désirs
Qui fondent pour chatouiller nos humeurs
Arc-en-ciel aux couleurs enlaçant les aires
Tu sais comment ranimer les amours
Quand l’obscurité,
Au passage des vents,
Se ramasse sur son ombre,
Intimidée par la lueur du jour.
Et tu fonds
Oeil pleurant l’absence
Larme dégoulinant le charme
De nos corps flétris
De nos corps ridés
De nos corps vidés
Sauf d’un mot salé
Saupoudré sur la face
Des moments d’éternels silences.

© Mohamed Agoujil


Pour toi…

Pour toi…
(poème publié le 27/03/03)

on coeur contre mon coeur
Je les sens battre si fort
Mon corps contre ton corps

Ruiselants de désirs,en apesenteur
Tes bras qui s’enroulent autour de moi
Mes mains qui glissent sur toi
C’est tellement beau l’amour avec toi
Que je ne pourrai vivre sans toi
Et lorsque tu me quitteras
Que pour un autre tu m’abandonneras
Notre amour aura cessé de vivre
J’aurai beaucoup de mal à survivre
Je verserai pour toi
Toutes les larmes de mon corps
Je verserai sur toi
Des larmes en perles d’or.

© Romanticfan


Amen…

Amen…
(poème publié le 22/09/03)

ous m’estes arrivée, à l’oeil frappé, au coeur choqué,
Sur la pointe des pieds tel un sacré du Siam seal
point.

Le museau de gerboise et le regard espiègle, vous fûtes!

Songez à tous ces gens, à tous ces regards vides,
Qui guère plus qu’au-delà, ne voient guère en deçà,
Hors que moi en ce jour, je sais n’aimer que vous !

Et pourtant rien n’est simple, pas même le fait d’aimer,
Nos vies qui s’entremeslent sans se mesler pourtant,
Donnent à nos rendez-vous ce goût de doux amer !

Reculant au prochain l’étreinte que nous savons,
Craignant de briser rêve ou du moins le ternir,
Nos yeux se font l’amour sans aucune protection !

Et nos doigts qui s’effleurent, nos lèvres qui s’épousent,
Ne sont que le reflet de la magie d’amour et d’émoi,
De celle qui ordonne, à qui l’on obéit sans pouvoir s’opposer!

Et si tu me demandes, de quoi demain est fait,
Je serai bien en peine d’éclairer ton esprit,
Sauf te dire Inch’Allah qui seul sait le Mektoub !

© Méphistophélès Nobili Germani


Ivre de toi…

Ivre de toi…
(poème publié le 28/06/05)

mbibé du nectar de ta folle tendresse
Mon cœur, ivre de toi, bat ses élans d’amour
Venant rythmer les nuits et les heures du

jour,
Pour donner tout leur sens aux astres d’allégresse
Nimbant mes horizons.

Pleine des transports fous, vibrants, de tes pensées
Ma tête, ivre de toi, prolonge leurs échos
Venant rythmer le chœur d’émois sans quiproquos
Pour les sentir éclore en ferveurs insensées…
A perdre la raison !

Pénétré par le feu de ton ardente flamme
Mon corps, ivre de toi, chancelle du plaisir
Venant rythmer, fervent, mon bonheur à loisir
Pour frissonner d’extase aux tréfonds de mon âme,
Jusqu’à la pâmoison…

Investi par le tien qui tant le fait renaître
Mon être, ivre de toi, palpite du bienfait
Venant rythmer mon souffle avec un soin parfait,
Pour s’accorder, heureux, dans un divin bien-être,
A ton diapason !

© (27 juin 2005)

© Johanne HAUBER-BIETH


Persévèrance

Persévèrance
(poème publié le 15/12/05)

esterons-nous muets
Au triomphe assuré?
Succède à la nuit noire

Un jour éblouissant
Puissance de la vie,
Dans l’écho de ta voix.
Enflamme nos désirs
Cessons donc de souffrir.
Le silence a grandi…
Témoin de notre amour
Harmonieux et doux.
La douce récompense,
Réchauffant jusqu’au corps
Où s’abreuvent les sens.
Un long soupir d’amour
Léger comme des ailes.
Des fruits suant le miel.
Sens, nos corps qui tanguent,
Goûtons à ce vin doux.
Délirant, le frisson
Dans un excès d’amour
En offrant à nos coeurs
De vivre un nouveau jour.

15/12/05

© Marie-France Pavard


Rivages

Rivages
(poème publié le 08/11/04)

ur la plage, que des empreintes de vagues,
Que le souffle des galets sous mes pas
Que des entrailles de sable berçant l’écume.

Que de souvenirs endormis au seuil d’un naufrage
De tes rêves à mes rêves ployant de l’aile dans mon sommeil.
De ta vie à ma vie, mendiant d’amour échoué sur mes berges.

Et dans la mêlée, je redeviens ermite cherchant
Des montagnes qu’inondent le ciel de ces dunes d’or
Que soulevaient les rêves dans le cœur des amants.

Mon royaume c’est la mer et la terre, ces huttes souterraines
Où s’épanouit la nuit dans des bras d’étoiles et de lune.
Où dans ma grotte, tu t’éternises toujours un peu plus chaque fois.

Comme une offrande sous tes mains, tu me moules,
Tu me façonnes à l’argile de tes désirs et de tes envies
Tantôt reine, tantôt soumise au chant de tes caprices.

Et d’une caresse sur mon ventre, tu ouvres mon ciel en floraison
Le passage des étoiles glisse en mes yeux sifflant ses rêves
Mes rivages en tes mains ont le goût salés des langueurs.

Tes rives aux moissons de pluie abreuvent mes rêves,
Au loin j’entend le murmure des vagues ceinte de moutons
Comme si ta voix enrouée ne me parlait que d’amour…

© Jane dEau


Vidéo

Vidéo…
(poème publié le 10/02/04)

idéo…
Play.
Une légère brise, le pavé illuminé, les arbres citadins, point de passants.

Un piano joue au loin une sonate oubliée.
L’automne invite à la romance.
Vidéo…
Il est là, il attend sous le réverbère solitaire, immobile.
Bel homme, lin pâle et chapeau fier.
L’instant file.
Vieille pierre voûtée, porte cochère poussée sans hâte d’une main légère.
Vidéo…
C’est elle, beauté épanouie, gracile apparition, tourterelle et pinson.
Petits talons pressés, sourire aux lèvres, elle vole à sa rencontre.
Taille enlacée, baiser poudré.
Emoi.
Vidéo…
La joue s’empourpre à cœur comblé.
Piano polka, joue, joue encore et encore, pour eux, pour moi pour l’amour d’aimer.
Vidéo…
Ils sont passés.
Les heures nostalgiques perlent au front de l’attente. Encore un peu.
Les revoici.
Alcool badin, rose à la main, tête fanée sur l’épaule capitaine, baiser fougueux, caresse folle expirant sous les étoiles.
Vidéo…
Emoi.
Le temps est court.
Féline allure, fragile assurance, Cendrillon rassérénée repousse la porte cochère dans l’adieu lourd, infini.
Vidéo. ..
FIN.
Rewind.
Baiser fougueux.
Emoi.
Caresse folle.
Pause. Rewind.
Baiser long, baiser bon.
Emoi.
Pause.
Rewind.
Caresse molle.
Cœur battant.
Stop.
Et moi ?


Mon cri d’amour

Je suis en émoi
Loin, si loin de toi
Ô écoute mon coeur

Il bat sans cesse
Pour une déesse
Mes yeux la pleurent

Il s’font caresse
Quand ils la voient
Deviennent ivresse
Devant son corps nu
Sans elle, j’suis perdu
Sans elle, j’me noie

( refrain )
A la tombée du jour
Mon cri d’amour
Résonne comme un tombour
Ô je n’suis qu’un troubadour
Qui t’aime d’amour
T’aimer, t’aimer toujours
Mon cri d’amour
S’fait entendre à chaque carrefour

Elle est ma reine
Mon Aphrodite
Qu’elle se souvienne
De nos promesses
Comme d’nos prouesses
Sans elle, j’suis triste

L’aimer avec tendresse
Lui parler avec finesse
Me mettre à genoux
L’aimer comme un fou
L’aimer toujours
L’aimer sans détour

( refrain )
A la tombée du jour
Mon cri d’amour
Résonne comme un tombour
Ô je n’suis qu’un troubadour
Qui t’aime d’amour
T’aimer, t’aimer toujours
Mon cri d’amour
S’voit dans mon regard velours
S’fait entendre du haut de ma tour
Il vole à chaque carrefour

( Paroles parlées )
Il est écrit dans un livre
De toi, j’deviens ivre
Mon cri d’amour
Se perdurera pour toujours

Pour toujours…


A nous deux

A nous deux
(poème publié le 26/01/03)

nous deux
l’ivresse senation de baisers
qui frôle la peau

comme des étoiles brodées de lames d’ors
qui se déhanchent
sous un ciel d’orage…
A nous deux
rivage de neige entravés d’écumes
enchâssant nos ombres diffuses
sous l’étreinte amoureuse
des vagues cristalisées de larmes.
A nous deux
bercement de nos voix
qui succombent d’illusions
comme la cadence du ressac
lorsqu’il fait l’amour.

© Jane dEau


Aimer d’amour

Aimer d’amour de tout coeur
d’insolence et de belle
ardeur

le coeur sens dessus dessous
de tu et de vous.

Aimer d’amour et d’ivresse
d’envies enchanteresses
de corps et d’esprit
de bonheur infini.

Aimer d’amour et de force
de mains et de torse
de près et de face
de bouche qui embrasse.

Aimer d’amour et de oui
sur les nuits embellies
s’emparer de votre désir
pour mieux m’en étourdir

Aimer d’amour et de feu
dans le ciel de vos yeux
me bercer tendrement
mon bel amant.

Aimer d’amour et en jouir
de volupté et de soupirs
de fièvre et de joie
de flancs et de doigts.

Aimer d’amour et de beau
D’intimité de peau
de plaisir empreint
de va et de vient.

Aimer d’amour et de larmes
de gémissements pleins de charme
de trouble et d’orgasme
sur la soie de mon épiderme.

Aimer d’amour et de rime
à vos caprices ultimes
comme un défi que j’aime
vous offrir ces instants de poème.


Avance sur recettes

Avance sur recettes
(poème publié le 11/09/05)

‘ai envie d’un combat
A mains nues
Contre toi

Tu es l’absente
Je suis l’absurde
Qui se tour-de-Pise
sur des aubades à tes balcons
Amants de Vérone
Ou Place Saint Marc
Des clichés cucul la praline
Mais je m’en branle
C’est follement doux
Ca désquame ma carapace
Je t’offre mes érections matinales
Celles ou je me marinade de désir
Excitation de l’attente
Tu me pot-au-feu petit bouillon
Je t’apprendrai à m’attacher les mains
A te bander les yeux
Ludique
Mi fugue mi raison
Désertant les aujourd’hui
Deviner tes mers de corail
Que nos peaux pour horizon
Nos fatigues à remettre au lendemain
Nos écumes à moissonner
Que ton corps pour me condamner
A mourir quelque part
En toi
Et sous la pluie battante de nos caresses
Tu me goûtes à goutte
Je te ruisselle
L’amour comme un art osé
Dans la roseur
D’un jour
D’été


Jeu demain

os doigts s emmêlent et de démêlent
Petites caresses tout en finesse
Frôlements indécents, jeu de politesse
Nos mains collées s entremêlent

Mes doigts glissent
Comme des frissons
Avec ta malice
C est si bon !

Je dessine, joueur, l ébauche d un cœur
Ta main se ferme comme un écrin
Gardant mon œuvre à l intérieur
Bien à l abris des voleurs

Je scelle d un baiser ce secret bien gardé
Tes ongles nacrés en digne armée
Veillent a sa sécurité
Au creux de tes mains je me sens protégé


Dans sa robe de pluie

Le ciel dans sa robe de pluie survolait la mer.
Autour de nous s’agitaient nos vagues d’émoi.
Dans tes bras, j’étais si bien mon amour.

L’aube traçait sur ton corps l’éveil du désir.

Aime-moi encore jusqu’au brisant du soir
Quand sombrent au fond de tes yeux,
des épaves d’étoiles qui font naufrage.
Quand à mon cou, tes lèvres scellent l’ivresse.

Mon cœur en radeau ivre sur ton cœur, chavire.
Le ciel dans sa robe de pluie, délire.
Et dans tes bras, j’entre enfin au port de l’amour.
Notre quai de gare est notre seule bouée.

Mon amour enivre-moi de tes frissons d’eau.
Submerge moi par tes vagues de tendresses.
Immerge-moi complètement par cette marée de caresses
Qui soude nos deux corps enfiévrés de soleil.

Abreuves-moi de ses baisers d’ouragan et de tempêtes
Qui grondent en ta voix, cette douce musique de tes doigts
Qui font inlassablement vibrer l’archet des violons de mon âme.
Prens à ton souffle mes colliers de murmures.

Que l’heure arrêté au bas du chemin des berges
Trempe le temps dans l’oubli.
Que le vent qui ruisselle dans l’ennui
S’endorme et se grise de nos rêves.

© Jane dEau


Les bateaux de nos corps

Quand depuis les pavés nous remonte la plage
Notre chambre devient une rade éphémère
Et sous des plafonds bleus l’amour pour équipage
Les bateaux de nos corps prennent la haute mer

Emportés par le vent d’un souffle silencieux
Nous voguons envahis d’étranges sensations
Tout gonflés de parfums et de sons délicieux
Par-dessus les remous de tendres émotions

Tes longs cheveux de jais mouvants comme des algues
Eclaboussent la nuit de leur écume noire
Ils enroulent mes doigts et noient dans une vague
Une ombre de naufrage au fond de ton regard

Puis quand cesse le flot des dernières chansons
Ma bouche sur tes seins dessine le rivage
Et dans un tourbillon où meurent les frissons
Nous voyons s’achever ce merveilleux voyage

Les voiles de nos draps mouillés par la tempête
Descendent doucement de notre ciel ouvert
C’est le grand calme plat qui repose nos têtes
Le tranquille bonheur du retour à la terre

Alors un oiseau blanc s’envole sans un bruit
Il referme nos yeux et son aile soulève
Le phare de la lampe au port de notre lit
Pour nos sens endormis à la porte des rêves


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