Passion & sensualité : 736 poèmes d’amour brûlant qui font vibrer l’âme

Couple enlacé dans une ambiance romantique avec roses et bougies, symbole de passion et de sensualité

Corail

Sommaire :

Depuis le creux foncé de l’océan
Là où s’engourdissent nos cheveux
J’ai fouillé le clair-obscur du néant

Sur mes lèvres, de la buée bleue

J’ai filtré mon âme dans le translucide
Sous ce ventre gonflé de pleurs laiteux
J’ai plongé mes yeux dans ce sein avide
Surface pleine d’enfance, au regard vieux

Tel un marin solitaire à l’âme burinée
Le sang opalin bondissant sur le rivage
Me revenait sur la langue sa mélopée
Ma bouche s’est tue contre son langage

Le ciel a fossilisé son visage sur l’onde
Mes mains ont soulevé le sable immortel
Je me suis dessiné sous sa peau blonde
Et ses veines ont recueilli mon appel

Un nuage sous l’eau volait tel un papillon
J’ai placé mon cœur dans sa jarre d’abysse
Et entre les éclaboussures salées de son sillon
Je suis devenu sculpture de corail que la mer tisse


Aube troublante

Le jour ouvre les yeux et s’étire en baillant
A ses pieds est tombé, son voile de tulle blanc
Les tentacules du soleil accrochent l’horizon

Ils avancent peu à peu, pour atteindre les maisons
Qui s’animent alors, à la chaleur naissante
En soupirs langoureux, comme ceux d’une amante

Le matin engourdi rejette ses couvertures
Milles gouttes de rosée qui couvrent la nature
S’éparpillent dans les airs, en reflets irisés
Délicatement se posent sur les herbes des près
Comme des pierres précieuses qu’on aurait mises là
Une offrande de Dieu, offerte au monde d’en bas

Une brise légère pénêtre dans la chambre
Pour caresser mon corps qui aussitôt se cambre
Par la fenêtre ouverte, mon regard s’émeut
De toute cette beauté, éclairée par les cieux
Mes mains alors te cherchent, sous les draps froissés
Et toi tout contre moi, tu dors comme un bébé


Je vivrai dans ton âme

Je vivrai dans ton âme
En écho de ta voix
Sur l’été qui se pâme

De caresses d’émois.
Volutes de pensées,
Garderont sur ta peau
Les douceurs insensées
De péchés capitaux.

Caché en larmes d’or,
Je vivrai dans ton âme
Évaporant ton corps,
Ressuscitant sa flamme.
Sur un nouveau tempo
Recadençant ton cœur,
De péchés capitaux
En nuance douceur.

Pour toi la jolie dame
J’invente un univers,
Je vivrai dans ton âme
Exauçant tes prières,
Décorant tes silences
De péchés capitaux
Aux frontières des sens ;
La ligne iMaginot.

Sur la vague d’encore,
Laisse tomber tes rames !
Je glisse sur tes pores,
Je vivrai dans ton âme
De péchés capitaux,
Au sucré de ma langue,
Voguerai sur tes eaux
Liquoreuses de mangue.

Pascal – Le 23/11/05


Intact

Écouter
la grenaille rouler et tinter sous ton pas
dans la nuit qui approche

Respirer
les échos du bonheur qui m’étire vers toi
jusqu’au bout de mes doigts

Retrouver
le vertige ébahi de la première fois
des regards qui s’accrochent

Sourire
à la flambée de joie qui m’illumine toute
au timbre de ta voix

Recouvrer
dans l’ombre de tes bras la poignante douceur
de l’herbe balancée

Murmurer
à l’orée de ta bouche en un cri silencieux
ma tremblante impatience

Traverser
le tourbillon brûlant qui me prend et m’emporte
à tes flancs arrimée

Et garder
Intact au fond de moi cet amour de la vie
qui fête ta présence


Divertissement

Petits désirs captifs
Aux creux de mes mains,
Ta voix chaude et grave

Me mènera où tu voudras,
J’imagine tes tendres baisers
Jusqu’au bout de mes envies,
Je te louange douce espérance
Comme un rêve d’amour idéal,
Tu me portes et m’emportes,
Me couches tout près des étoiles,
Ressuscites en moi chaque frémissement
A ta bouche gourmande,
Mange ma pudeur retenue
Et libère ce feu en moi
Que nous consumerons ensemble,
Célébrons à la coupe offerte
De nos corps impatients et fiévreux
Nos émois fauves et turbulents,
Icone-moi au sentiment sacré,
Porte-moi en croix, ma douleur d’amour
Pour mieux saisir l’intime croyance
de réinventer le monde dans nos étreintes.


J’entends la musique

J’entends la musique
(poème publié le 01/12/02)

ux creux de tes bras j’entends la musique,
Un accord magique, un air romantique.
Elle fait fondre mon coeur ,

Dans sa plus grande douceur.
Dans tes bras la musique me berce,
Ta voix douce me caresse.
Ô! douce voix de mon coeur,
Berce-moi encore de ta douceur.
Fredonne-moi ces beaux refrains d’amour,
Rechante-moi ces couplets pour toujours.
Aux creux de tes bras, je deviens musicien,
La musique me retient,
Je suis le rythme ,tes beaux refrains.
Ta musique m’emporte,
De ma voix sonore je suis la note.
Ô! douce voix de mon coeur,
Rechante-moi ce bonheur.
Dans tes bras monte en moi l’allégresse,
Doucement je me berce,je me berce.

© Macha


À l’Encre de tes yeux

Tu as dessiné mon cœur à l’encre de l’amour

Amour tendresse, aux si jolis atours

Empreinte indélébile, oh combien sympathique

Qui fit de moi un être absolument unique.

Tu as caressé mon corps à l’encre du plaisir

Celle qui par un sourire nous conduit au désir.

Regards appuyés, me laissant frissonner,

Et dans un même élan nous avons fusionné.

L’encre de douceur a frolé mon visage,

A coulé sur les plis, là, juste aux coins des yeux,

A dessiné mes lèvres aux contours si soyeux,

Petites vaguelettes s’échouant sur la plage…

Tu as caressé mon âme à l’encre de l’espoir,

M’obligeant à sortir enfin de l’isoloir,

En quête de sentiments alors inassouvis…

Je plonge mon regard et m’encre à la vie


La Rose

Douce rose aux couleurs de l’arc-en-ciel,
Douce rose au reflet de miel,
Que ta dorure éternelle, tel l’écho de ta voix,
Me berce d’un amour aux milles voix.
Laisse-moi goûter tes pétales rougies,
Le reflet de leur Lumière, sur moi, m’étourdit,
Laisse-moi m’ennivrer de ton arôme si délicat,
Laisses-moi humer ton parfum de roi.
Fusionnons en un corps naturel,
Qui révèle en moi l’Amour Eternel.

Les ballons rouges

Les ballons noirs du désespoir,
Ont tous crevé dans mon
cauchemar,

Ils explosaient dans cet enfer,
En effrayants coups de tonnerre.

Les ballons roses de notre osmose,
Viennent souffler l’apothéose,
Sur tous les plaisirs exquis,
Se moquent des effronteries.

Les ballons verts si volontaires,
Espèrent encore dans l’atmosphère,
A pouvoir voler toujours plus haut,
Vers la constellation des gémeaux.

Les ballons bleus si mystérieux,
Confondent l’azur insoucieux,
D’excuses et d’indulgences,
Ils planent en turbulence.

Ils s’élèvent l’un après l’autre,
Egrènent le temps qui se fait nôtre,
Les ballons rouges décollent vers l’Amour,
Filent dans notre ciel, sans aucun détour…


Bonne heure

‘écho en bride perdu
Se répercute en fine pluie
Dans l’espace de ma mémoire

Mouillant le pavé de mon âme

De tous ces moments tendresses,
Vécus dans cette volupté. Suave
Moment d’éternité, s’unissant
À la brise chaude d’été, couvrant

Nos caresses passées d’un parfum
D’Orient. Dragée, douce sucrerie
S’amalgamant à notre salive,
Ce fluide vaporeux pétillant,

Nous invitant à de délicieuses
Variations sur notre ferveur,
Cousues avec un fil sensible,
Calfeutrant nos anciennes querelles.

Faire vibrer cette céleste harmonie,
Se baigner dans cette mer de griseries,
Humectant notre peau d’étoiles,
Guide astral de nos lendemains,

Ravissement total, se perdre
Dans cet imaginaire sans fard
Se réveiller dans les yeux placides
Gracieuse peinture de bonne heure,
Douce gratitude dans ce bain de solitude…


Les deux amants

Dans la nuit noire
Scintille le blanc
Des draps de deux

amants
C’est une fusion d’un jour
Ou celle pour toujours ?
Qui s’ébauche ce soir.

Leur étreinte amoureuse
Cette symbiose fiévreuse
Baignée dans la sueur
Est l’union de deux cœurs
Est l’union de deux corps
Valant plus que tout or

Dans ces draps en satin
Jusqu’au petit matin
Au son d’une douce musique
A la lumière des bougies
S’égraine cet instant féerique
De réalité et de magie

Tous les deux savourent
Cet instant passionné
Ils rendent hommage à l’amour
Dans leurs caresses
Et leurs baisés
Et cette voluptueuse tendresse

Leur dualité
Se transforme en homogénéité
Dans une sublime harmonie
Une douce frénésie
une corporelle symphonie
symbolise la fusion de leurs vies

Et quand l’aube se lève
A la venue du petit matin
Les corps épuisés
Côte à côte se sont couchés
Main dans la main
un sourire sur leurs lèvres


Inspiration marine

cume citoyenne
du pays de tes
mains,

liquides aériens
de caresses salines,
déposés tout autour
de tes cristaux d’étoiles,
je me fond sur ton sable,
et douce et malléable.

Ton sel change mon eau.
Mes vagues sur tes dunes
et les embruns marins,
et nos courants intimes,
ramènent la marée
de ces instants sublimes
au delà de la mer
maîtresse de la lune…

Nos atomes se lient,
nos matières se croisent,
l’écume se fait sable,
le sable boit l’écume
créant magiquement,
toi et moi, un et une,
une plage dorée,
firmament sous la lune.


Rêveries douces

Bien que quelques gouttes de ton sourire
Et les rêves aux gouttières d’eau
tranquille

Vident leur sucre tendre en rouges alkyles:
Entre tes parfums, descendre et courir;

Rouler sur tes lèvres blondes de rire,
Immerger ma fièvre dans tes cheveux
Et mielleusement rêver des nerveux
Silences d’Amants, des tendres soupirs!

Dis-moi quelques mots, Ô mon doux fantôme!
On entend le murmure des atomes,
Un cri d’étourneau, au pays aquatique

C’est que je prends les murs blancs de ton cœur
En colorant de mes songes tes briques
Saoûlantes de mensonges et de douceur


Lui

el un gamin espiègle il joue à cache-cache
Dans les longs plis du drap par endroits soulevé,
Mais lorsque, très-bientôt — hou ! —, tu l’as retrouvé,
Il se laisse choyer, prenant son air bravache.

Tu goûtes, yeux fermés, un peu de sa moustache
Frisée, afin d’offrir la caresse, en privé,
De ton visage chaud — oh ! il a salivé…
Prends bien garde, Mignonne, à l’écumeuse tâche ;

Car il aime vraiment quand il est ressassé
Entre tes souples doigts. Et maintenant… il ose ?…
Trop tard ! le mal est fait. Mais il est affaissé !

Tu domines alors cet… innommable chose
— Et pour bien mieux encor subjuguer l’insensé,
Tu voudrais le garnir d’un joli ruban rose.


L’abreuvoir des baisers

uprès de la fontaine,
Immergeant mes larmes sous le
jet,

J’ai découvert une plaine,
Que l’on nomme l’abreuvoir des baisers !

C’est le parvis de l’amour tendre,
Le couloir des parfums de cendre,
Fumée d’encens, élixir de renaissance !
Jardin d’orchidées et de trèfle de chance.

C’est un endroit infini,
Qui choque, forte crise d’épilepsie !
Il n’en existe pas deux,
Rien d’aussi doux et de soyeux !

C’est par une nuit de forte fièvre,
Délirant ! fragile petite chose,
Qu’involontairement je quitte le mièvre,
Pour plaider une autre cause !

Ce que tu me refuses là-bas ,
Je l’ai ici !
Et tout tourne et tout va,
Plus de jeu de toupie !


Vert

e suis un vers de vair dans le vert de tes verres,
Ver solitaire perdu dans un gazon noir,
Absorbé, tourbillonnant dans un entonnoir,

Je suis piégé à cet endroit, tête à l’envers.

Cherchant l’orée d’une forêt à ciel ouvert,
Fuyant l’odeur des pins qui, dans un encensoir
Me délaisse sous son emprise du matin au soir,
Il me faut prendre la situation de revers.

Je ne sais vers où m’en aller pour me sortir
De ces globes de verre qui me tiennent otage,
Gardé tel solitaire vert serti de saphire.

Perdu dans le coeur de forêts sauvages,
Je sens ton coeur prêt à tout pour m’engloutir
Et je glisse comme pour mieux y parvenir.


Bulle

e soupesais de mes yeux
Des bulles de savon
J’entourais ta taille de mes
voeux
Et embrassais ton sourire de coton

De la mousse sur nous se promenait
Je naviguais dans un aquarium
Tu pleurais des flocons de jais
Notre vie ne fût jamais un péplum

Si je pouvais dessiner encore
Colorier de bleu, d’orange
Ton si fragile corps
Et lisser ta peau d’ange

Sous des draps de galaxie
Nous nous sommes aimés
Nous avons joui, nous avons ri
Nos regards étaient des champs de blé

Ton baiser est l’apesanteur
Tes caresses sont des nuages
Ton souffle est la douceur
Ton rire est mon paysage


Ce bout de ciel que tu portes en toi

Ce bout de ciel que tu portes en toi

Le ciel s’embusquait sous la terre
Des embruns de toi me revenaient
Sous la peau brune de nos caractères

Nos parfums dans les nuages se croisaient

Le sel de la pluie embaumait tes lèvres
Ton échine était parcourue de picotements
Ton baiser, granuleux et mouillé de fièvre
Me faisait entrevoir les contours de ton firmament

J’ai enterré mon corps sous le sol humide
Je naviguais parmi tes racines, tes fondements
Je cherchais dans quel espace vide
Tu avais caché cette parcelle du Temps

Puis mes yeux se sont aveuglés face à lui
Il était là, qui doucement reposait, lumineux
Le veilleur de nos jours, le silence de nos nuits
Dans le creux de ton être, ce morceau de ciel bleu


Aimer

Aimer,
c’est s’oublier
Aimer,

c’est avoir peur
Aimer,
c’est livrer son coeur
Aimer,
c’est ce donner
Aimer,
c’est se détruire
Aimer,
c’est mourir…


Landes

e vent d’avril qui ourlait ton sourire
Dans l’intimité des nuits célestes
Le vase creux de ton corps comme une lyre

Pour s’aimer dans le fracas des jours lestes

Les herbes folles au confinement crépusculaire
Où nos rires se perdaient dans le fusain des salives
Nos bouches réveillaient une aurore musculaire
Dans la nudité sépia de nos spectres en dérive

Ces dentelles fines aux persiennes bleutées
Entrouvertes sur le paravent des dunes
Lorsque nos paumes cheminaient les allées
Avec sur nos langues les salaisons brunes

Sous l’auvent des mystères de la brise océane
Tes lèvres de caramel esquissaient leurs traces
Sur l’ombre chinoise de nos tièdes membranes
Nous redonnions tout son sens à l’espace

Au creux de nos murmures tatoués sur le firmament
La vie cosmique de nos doigts en sarabande
Un léger frisson sous le porche des rêves blancs
Quand nos étoiles s’unissaient dans le sein des landes


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