Passion & sensualité : 736 poèmes d’amour brûlant qui font vibrer l’âme

Couple enlacé dans une ambiance romantique avec roses et bougies, symbole de passion et de sensualité

Quand les anges n’ont plus de saveurs

Sommaire :

Quand les anges n’ont plus de saveurs
(poème publié le 17/10/05)

et amour à ce teint
S’accroche comme un diable à ce sein
Je t’aime tant et pourtant tout est sain

Il n’y a rien d’autain dans mes hauteurs
Si tu laisses le temps autant
S’épanouir sur des accords majeurs
J’ai atteint ce pti con de Cupidon en plein coeur
Sur des rimes bidons, des rimes sans saveurs
Attentat de sentiments pour atteindre à ma pudeur
A chaque heures je l’ai attendu mille ans,
De Rome à Venise en passant par Milan
Délicieuse rose aux creux des mains de titan
Précieuse salve de mots distillées aux ptits anges
J’ai fait couler le sang des saints, sans fin
Afin d’entrevoir l’once d’une esquisse enfin
Je leur envoie ce sucre qui s’enfuie
Cette volupté enfouie, hanté par l’ennuie
Cette suie à recouvert mon coeur puis l’a enduit
Car je sais ensuite
Que les anges s’évanouissent quand vient la nuit…

© Lino


Vive la vie, vivre l’amour

Vive la vie , vivre l’amour !
(poème publié le 15/03/06)

ette envie de mettre les voiles
En voyant tes si beaux yeux
bleus,

En profilant sur notre étoile
La douceur de l’amour fiévreux !

Il nous entraîne dans cet espace
Qui nous enferme sans nous fermer
De nos activités qui tassent
Nos énergies sans nous déprimer !

Cette vie remplie d’espérance
Nous procure cet immense bonheur
De vivre à deux cette existence
Dans l’osmose du corps et du cœur !

J’aime les baisers de tes lèvres
Qui savent doucement embrasser
Mettant tout notre être en fièvre
Pour le plaisir de nous aimer !

Tu es la vie, tu me rassures,
Je suis ta muse, tu me réjouis,
En moi ,plus trace de blessure,
Je t’aime chéri, toi aussi ?

© Michèle Hurdequint


La petite recette

La petite recette
(poème publié le 24/10/03)

‘est une petite recette
Cachée depuis bien trop
longtemps

Au tréfonds sanguin de ma tête
La voici avant le néant

Faut prendre une marionnette
Regarde-la bien dans les yeux
Faut surtout être très honnête
Sinon c’est la colère des dieux

Pose-la sur une bicyclette
Coupe tous ces fils qui te gênent
Donne-lui l’amour, des allumettes
Pour qu’elle consume zone érogène !

Laisse-la partir sur ta planète
L’ensemencer d’un p’tit virus
Un truc qui pique, qui fait la fête
Qui t’fera parler rien qu’en lapsus

C’est ça ma petite recette
Cachée depuis bien trop longtemps
Mourir d’amour sous la couette
Et en renaître, tel un enfant.

Tchad le 03/12/02

© Thierry Bauby


L’Ombre qui Brûle

Pour à tour ridicule
Et puis fort comme un
lion

Je m’assieds dans la bulle
De soufre et de savon
Je glisse et je bascule
Je cours à reculons
vers cette Ombre qui brûle
Nos âmes et nos raisons
J’entends ta peine lune
Comme on entends le son
De la pluie sous la brume
Au temps de la mousson

Qui sait pourquoi j’ai peur
Qui sait pourquoi je jouis
Qui sait pourquoi je meurs
De haine et puis d’envie ?

J’entrouvre les serrures
Des portes de mes nuits
Comme autant de blessures
Pas tout à fait guéries
J’aspire à la capture
De ton ombre qui luit
Je crie puis je murmure
Mes aveux, mes non-dits
J’effraie puis je rassure
Je te livre ma vie
L’Amour et la Brûlure
Quand nos yeux s’incendient


Lettre à toi

e t’écris cette lettre
Juste pour te dire
Que depuis tes yeux

Je n’aime plus le ciel
Il a beau se mettre
Un astre pour luire
Il n’a plus de feu
Il n’est plus pareil.
Je ne parlerai pas
De ton grand sourire
Qui fait que mon coeur
Depuis bat trop vite
Comme un doux trépas
Après un grand délire
Tu es ma lueur
Contre toi j’habite.
Je pense souvent
A tes bras tendresse
Qui me serrent fort
Qui me manquent tant
Il n’y a plus d’avant
Quand tu me caresses
Quand tu prends mon corps
Dehors et dedans.
Car tu as des mains
Qui sont magiciennes
Et quand elles me touchent
Je ne suis plus sage
Je perds mes moyens
Tu brises mes chaines
Et là sur ta couche
Tu m’emmenes en voyage.

Cette correspondance
Juste pour te dire
Que depuis ton nom
J’ai réappris à aimer
Mais quelle importance
Tu ne pourras la lire
Car cette déclaration
Je ne l’enverrai jamais.


Pour mon bébé d’amour

coute ce que je te raconte,
ce sont mes sentiments les plus
profonds,

toi mon brin de lumière,
ton amour m’éclair,

J’attends que le jour se lève,
te réveiller du bout de mes lèvres,

je ne perdrais jamais ta trace,
dans mon coeur tout prend toute la place,

Tous les jours, une espérance
De vivre encore ta présence,

depuis ton absence,
mon coeur ressent un vide immense,

Cet amour éternel brille au firmament,
je voulais te le dire vraiment,
C’est toi que j’aime a tout les temps !

Tu m’obsèdes à tout jamais,
jamais je ne te laisserais,

souviens toi de ces heures enivrantes,
le désirs de nos corps brûlants,

De ma flamme,
j’ai brûlé ton corps sage,
comme l’amour dans sa rage,

rage de t’aimer,
rage de te combler,
Tout ça pour toi mon bébé. . .


Les yeux de Sandra

uand elle apparut, belle et fragile,
Il fut séduit par la grâce de ses yeux.
C’était au printemps, un de ces beaux jours
d’avril
Où l’amour, dans les cœurs, allume ses feux.

Le garçon s’approcha de la princesse.
Son parfum de femme bientôt le grisa.
Tendrement, il embrassa la déesse,
Une beauté divine, nommée Sandra.

Un sourire d’elle et tout devint Eden.
Le prince charmant rêva de douces nuits,
D’un carrosse blanc tiré par des rennes,
D’une odyssée sur les chemins de la vie.

Les yeux de la nymphe semblaient des diamants,
Regard profond qui attisent les désirs,
Doux joyaux qui déchaînent les sentiments,
Témoins vivants de l’amour et des plaisirs.

Sa peau claire sentait bon la jeunesse,
Telle une rose qui naît dans le jardin.
Les baisers se mêlèrent aux caresses,
Instants sacrés à vivre jusqu’au matin.

C’était un de ces beaux jours d’avril
Quand il croisa le doux regard de Sandra.
Elle lui apparut, belle et fragile
Et son doux parfum de femme le grisa.


Le tango

llez danser avec les tangueros
Vos douleurs argentines.
Abandonnez vous en duo

Aux accords biologiques
Aux déchirements du violon
Aux plaintes du bandonéon.
Rompez vos corps nerveusement
Comme solidaires magnétiquement,
Figez-les l’espace d’un instant
Et faites-les glisser dangereusement
Dans la fluidité frénétique de courbes exquises
Jusqu’à la prochaine syncope.
Alors s’accomplira le miracle du tango.
Des corps synchronisés,
Se retireront les désordres de l’âme
Pour une métaphysique de l’art.
Rien que la plastique en mouvement
De l’harmonie charnelle,
Les regards subjugués
Perdus dans l’unité intime
D’une transe esthétique,
La déroute des peines
Dansées en délices.


Les petits lolos

Les petits lolos
(poème publié le 30/06/05)

uel dommage que ces forts jolis petits lots
Complexent devant les si aguichants bimbos
Qui exhibent à qui veut leurs jolis cadeaux.

La beauté ne s’arrête pas à ces flambeaux.

Ils peuvent être petits mais appétissants
Quand les gros deviennent pesants, lourds, tombants,
A quoi bon avoir la poitrine bien en chair
Si ils deviennent des oreilles de cocker.

Les vallons me séduisent comme les montagnes,
Nul besoin de ballons pour ouvrir le champagne,
C’est un plus. Certes, mais est-ce vraiment important
De les mettre en avant pour séduire vos Don Juan.

Le sex-appeal n’a pas besoin de tant de coffre,
Ce n’est pas à cela que je juge votre offre,
Le coeur est un bijou, peu importe l’écrin.
Je préfère le charme, regards coquins,
Sourires divins, caractère angevin,
La chaleur de son cou, la douceur de ses mains,
La tendresse des calins, le rire, l’entrain,
Même dessein pour tous les bonnets, tous les seins.

Et n’en déplaise à ces extravagantes fleurs
Aux balconnets généreux sur des seins fournis,
Quand je serai là, sur ta poitrine endormi,
Epris d’amour, j’entendrai mieux battre ton coeur.

Schtroumpf Poète – 13.6.2005


Rédemption

ertige aux tombants
de mon cœur
abjurant

sa douceur

Infamie de nos nuits
conjurée dans un cri
premier pleur

Refusant le déni
du souvenir anobli
de nos mœurs

une pluie passagère
de lumière salutaire
sans pudeur

me libère.


Les échos de la nuit

mour quand vous viendrez éveiller mes ardeurs
Dans un vase en cristal j’aurai glissé deux roses
Lovés dans notre chambre aux tentures mi-closes
Nous attendrons la nuit qui entrouvre les coeurs

Dans un lit vieille France aux draps brodés de fleurs
Pas à pas je viendrai mes dentelles décloses
Ecrivant notre histoire et fleurant mille choses
Vos doux bras sous mes reins calmeront mes frayeurs

Amour si vous venez éblouir mon été
Sous le grand disque d’or ivres de volupté
Alanguis nous irons danser sous la tonnelle

Et vos mots parfumés allumeront mes feux
Valseront nos élans à la fête charnelle
Aux échos de la nuit se mêleront nos jeux


Le jour chasse la nuit

Le jour chasse la nuit…
(poème publié le 31/03/05)

oux frémissement des formes que dessine le jour
Pénètre dans la chambre te trouve endormie
Tes longues mèches éparses sur la taie d’oreiller

Tu t’étires longuement ouvre enfin les yeux
Un sourire sur les lèvres que tes rêves ont posé

Ton corps à peine vêtu est un appel d’amour
Tes pensées sont encore toutes remplies de lui
Son odeur dans les draps est restée imprégnée
Ton regard peu à peu apprivoise les lieux
Et recherche sur ta peau la trace des ses baisers

Soupir de bien-être qui s’échappe de ton coeur
Lorsque tu aperçois ton amant près de toi
Qui doucement essaie de sortir du sommeil
Dans la vague satinée des draps tout emmêlés
Et se colle contre toi éveillant tes envies

La passion vous submerge redouble vos ardeurs
Dans cet immense lit où vous faites vos lois
Désir vous emporte vers le septième ciel
Tel un brasier ardent de nouveau attisé
Qui s’éteint doucement lorsque alors tu gémis

© Laudith 2


Quand on carillonne

Quand on carillonne
(poème publié le 23/05/04)

uand on carillonne au clocher, il y a feste à la paroisse…

Amen ! ! !

Hors donc ma Mie, mon baiser aura l’ardeur du soleil
Et ce, afin que ta rose me donne ses fragrances,
Ses sucs et ses arômes tel nectar d’abeilles
Pour jouir dans l’étreinte moult intempérances….

De nos jours le baiser quelque peu galvaudé
Pour ne dire négligé, voir si souvent omis
Je souhaite par cette ode, noblesse redonner
Aux épousailles labiales, magiques alchimies…

Car pour bien festoyer au sein de son Aimée
L’amant très avisé embrasser bien saura
Nonobstant les périodes ou l’homme n’est agréé
Puisque trésors d’amante offrent tant d’alternas…

Mais de grâce Messieurs, ne prenez point vos aises
Ne dit-on point, qui trop embrasse, mal étreint ,
Qui trop étreint mal aime et qui mal aime, mal baise,
Quoiqu’en disent vilains et tant d’amants en vains…

© Méphistophélès Nobili Germani


On m’a dit

On m’a dit
(poème publié le 23/09/03)

e ciel m’a dit,
Qu’il n’avait vu de
bleu

Plus pur et plus brillant
Que le bleu de tes yeux
Quand le désir l’allume

L’océan m’a dit,
Que la force de la marée
N’avait d’égale
Que le roulis de tes hanches
Quand sur-moi tu t’agites

Le sable m’a dit,
Que la finesse de ta silice
Lui faisait penser
Sous tes doigts argentés
À un sablier de sensualité

L’eau douce m’a dit,
Qu’elle était jalouse
De l’humidité de ton ventre
Sous mes lèvres fiévreuses
A ta source buvant

Le vent m’a dit,
Au fort de la tempête
Que ton souffle impudique
Au moment de l’extase
Troublait sa puissance

Un jour tu m’as dit
Je t’aime…

2001

© Philippe Herrmann


Vers Toi

Vers toi
(poème publié le 31/01/05)

coutes près de l’eau qui tourne tel un disque
L’immortelle chanson des oiseaux
Ecoutes le siflet du serpent qui se risque

Sur le craquement des roseaux
C’est comme mes désirs s’en vont vers toi.

Regardez l’aigle qui s’envole dans les nuages
L’irrondelle qui se perd vers l’horizon.
Regardez les brouillards blanchissant les plages
Marquant l’éclat d’un nouveau saison
C’est comme mon amour se dechaine vers toi.

Touches enfin cette robe que tu portes
Ton corps velouteux.
Touches le vent qui t’emporte
Vers un coeur voluptueux
C’est comme ma passion s’enroule vers toi.

© Colly Youte


Automne couleur de feu

J’ai plongé mon regard dans un océan bleu
Effleuré de ma main l’ovale d’un visage
Repoussé doucement une mèche de cheveux

Qui un peu comme toi ne semblait pas très sage

Toi tu me contemplais de cette mine gourmande
Que je connaissais bien et qui me transcendait
Dans tes yeux il y avait une telle demande
Que nul autre que toi, ne pouvait exister

Alors j’ai capturé dans un très long baiser
Toutes ses phrases merveilleuses s’échappant de ton cœur
Tels des gants de velours tes mains me caressaient
Chaque partie de mon corps devenait île de bonheur

Nous nous sommes échoués comme la vague mourante
Sur cette plage d’amour épuisés et heureux
Le ciel qui rougissait à cette nuit naissante
Donnait à cet automne ses tons couleur de feu


Je t’aime

Pour ces heures qui nous voient ensemble
Pour le bonheur qui nous rassemble
Porte du moulin refermé

Pour le tremblement de ta bouche
Celui de ton corps que je touche
Tes mots d’amour murmurés
Pour cet ecran de blanche toile
Lorsque tombe ton dernier voile
Que tes bras vont m’emprisonner
Je t’aime…Ô oui je t’aime

Pour tes seins qui sous mes caresses
S’apprêtent à la divine ivresse
Et pointent sous mes lèvres sérrées
Pour ta peau qui soudain frisonne
Qui se libère qui s’abandonne
Et cesse d’être désenparée
Pour ce triangle de soie fauve
A s’y perdre qui peut se sauve
En venant s’y désaltérer
Je t’aime..Ô oui je t’aime

Pour tes reins qui soudain se jètent
Comme un navire à la tempette
Qui roulent tanguent veulent sombrer
Pour tes paroles en délires
Pour tes yeux qui soudain chavirent
Quand les larmes vont les noyer
Pour ce printemps qui va renaître
Pour ce qu’il nous fait apparaître
De nos corps qui vont se donner
Je t’aime…Ô oui je t’aime


Pouce !

e rapprocher d’l’amour d’avant
Et racoler l’amant d’antan
Se décalquer de cris d’enfants

S’émerveiller d’être maman
Se préserver la vie bonheur
Rafistoler bobos du cœur
Batifoler dans un ailleurs
S’expatrier vers la candeur
Pouce ! Pouce ! Frissons qui poussent
Papillons, fleurs de peau
Pouce ! Pouce ! J’aime ta bouche
La passion, rien qu’un mot

Un firmament sur fond de mer
Effluve d’encens qui plisse la terre
Un cri chantant la gloire d’une mère
Lestant les vents d’une prière
Tu es l’instant qui me détruit
Je suis l’amant qui te bénit
Tu es le sang qui me languit
Je suis l’enfant qui te sourit
Pouce ! Pouce ! Frissons qui poussent
Papillons, fleurs de peau
Pouce ! Pouce ! J’aime ta bouche
La passion, rien qu’un mot
Pouce ! Pouce ! Frissons qui poussent
Papillons, fleurs de peau
Pouce ! Pouce ! J’aime ta bouche
La passion, rien de trop


L’idylle

e t’ai attendu. Dans le souffle du vent.
Je t’ai attendu, à mes jeunes printemps,
Dans la tiédeur matinale,

Tu étais mon idéal, dans ce printemps presque estival !!!
Sous ton cœur de pierre mis à nu.
Tu m’as révélé sous la grange aux pailles, ton corps menu.
C’était une journée caniculaire,
Où il faisait bon sentir, nos deux âmes solitaires !!!
C’était la fusion d’une nouvelle idylle !!!
Et sous les tilleuls nous restions gentils.
Sous les regards des lavandes,
Nous étions à l’amende.
Ma flamme attisée, par le brasier,
Je vous avais embrassé,
Vous cette demoiselle, jamais domptée.
Cette fois, vous étiez pâmée.
Que vous ne reculiez pas, devant ma demande en mariage,
De mon être, à l’accostage, après abordage.
De cette prairie témoin, par l’herbe souillée par la rosée,
Ou nous avions épanouies et épanchées nos pensées,
Du textile devenu inutile,
Sous l’ardeur du corps à corps fertile.
De nos tibias et buste parvenu,
Que nous étions en pamoison et ému,
Sous le soleil levant,
Devant ces vêtements pantelants.
Gisants sur le sol,
C’étaient les porte-parole,
De notre nuit passée,
Les membres entrelacés.
Où nous prîmes plaisir à retarder,
L’heure de notre départ, vers la ville ensommeillée,
Et innocente de l’aube, de l’amour naissant.
Où naissent les amours reconnaissants,
De ce vent silencieux,
Complice de ces printemps radieux.
A la saison d’été,
Où les belles demoiselles cigales sont en gaîté….
Sous le soleil des serments d’amours.


Le poète inconnu

e te vois dans le noir, avec tes yeux de chat,
Quand ta voix me susurre cet écho d’autrefois,
Qui parle de la lande, de forêts et de froid,

De beauté, d’océans, de navires, de rats.

Je le sens, dans le vent, ton parfum de folie,
Quand tu chantes l’amour, la tendresse, la vie.
Tu embaumes l’espoir, la tristesse, la pluie,
Tu effeuilles les roses, les poèmes, le gui.

Je frissonne, tout bas, quand tes mains m’ensorcèlent,
Avec tes mots qui touchent, avec tes mots de soie,
Quand tu te fais velours et que tu me harcèles,
Flamboyant, peu fidèle, comme le feu de bois.

Je guette chaque accord d’un tendre tête-à-tête.
Le cristal de tes cordes fait couler les fontaines.
La source intarissable de tes doigts de phalène
Rafraîchit les violettes, abreuve mes défaites.

O poète inconnu, j’imagine tes drames,
La gaieté de ton encre, la douceur de ta plume.
Si tu le veux, amour, je sècherai mes larmes,
Retrouvons-nous, veux-tu, à minuit sous la brume ?


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