Passion & sensualité : 736 poèmes d’amour brûlant qui font vibrer l’âme
Chimène chante
Sommaire :
Belle,
émouvante,
C’est le paradis !
La jeune Camille
Au soleil cille,
Graine d’amante !
Gousse de vanille,
Un rien l’habille,
Toujours décente !
Jeu de manille,
Son corps guenille,
Toute frémissante !
Seul dans son nid,
L’oiseau s’ennuie,
Longue est l’attente.
L’amour fleurit,
Baiser hardi,
Elle est confiante.
Il lui a souri,
Elle lui a dit oui,
Déconcertante !
Désir grandit,
Soupirs puis cris,
Cordiale entente !
Chimène chante,
Belle, émouvante,
C’est le paradis !
L’amour est un poème
(poème publié le 06/04/06)
a part de mes yeux qui te regarde mûrir
estampe en ton âme un tatouage
d’amour.
Et tu me tends ton cœur entre deux rires
pour égayer les aubes de mes tristes jours.
Célébrons la poésie, pansant nos gerçures,
en baisers, en étreintes au flanc de l’abîme :
ces vertiges qui assemblent nos écornures,
une bien joyeuse idylle en éclats de rimes.
© Azeddine Moubtassim
Vers les nuages
Mon rêve s’achève.
Je le recherche dans tes yeux
Et m’y perds si je peux.
Si tu m’ouvres ton regard,
Je pourrais apercevoir
Ce que tu caches dans ton coeur,
Tes désirs et tes peurs.
Le soleil se couche
Ses rayons frôlent ta bouche
Puis ils disparaissent sous l’horizon,
Me laissant seul face à cette sensation
Qui se résumer par une attirance,
Ce qui me fait sourire cause mes souffrances,
Mais quand tu es là je les oublie
Je ne pense qu’à toi, à la folie.
La Lune apparrait
Les Etoiles ne cessent de briller,
C’est par leur reflet que je te vois,
Je t’en pris emporte moi,
Envolons-nous vers les nuages
Partons vers ce rivage.
Je n’ai plus peur d’aller là-bas
Puisque j’y vais avec toi…
Bain de minuit
Dort un grand lit de sable d’or
D’un chant d’amour la nuit
dévoile
Une guitare qui pleure encor.
L’eucalyptus au ciel cisèle
De ses doigts fins bagués de lune
Les arabesques de dentelle
D’une mantille en feuilles brunes.
La mer gourmande à coups de langue
S’en vient lécher plage et galets
La barque bleue balance et tangue
En clapotis d’argent, discrets..
Dans son halo baigne la lune
Nimbe le corps de deux amants
Blottis au creux d’un pli de dune
La peau poudrée de sable blanc.
Rêve sur la Toile
Je n’obéis ce soir qu’au vent de tes pensées,
En cette fin de jour,
Qu’aux pulsions de nos âmes par nos âmes embrasées,
Qui nimbent nos regards
D’un halo près duquel pâlissent les étoiles,
Ces soleils de hasard.
Comme un rêve de jour
Après une longue nuit à tisser une toile
Sur laquelle l’amour
Habillera les mots, fera que tu dévoiles
Sublimée par mes yeux
Une grand œuvre brûlante de désir et de feu,
Une splendide fournaise.
Comme des lèvres qu’on baise,
La caresse éludée des sentiments veufs,
Les souvenirs muets
A nouveau suscités qui sont remis à neuf ;
La tendresse est le lait
Auquel je vais nourrir jusqu’au bout de la nuit,
Connecté à ton cœur,
Le rêve qui me poursuit d’une vie qui s’enfuit,
Le bonheur.
J’ai rêvé d’un amour
M’enveloppant
Comme la nuit enveloppe doucement le jour,
Comme, l’aurore se dépose langoureusement au petit jour,
Comme le vent caresse la plaine endormie,
Faisant sortir chaque bruit de son lit.
Me rêveillant,
Comme le bourgeon qui s’éveille au printemps,
Comme une rose qui s’entrouvre au petit matin naissant,
Comme un enfant s’éveillant à la vie,
S’exposant au monde par un merveilleux cri.
Me découvrant
Dans tes yeux, tendrement amoureux,
Pétillant de bonheur, enivrés et heureux,
Dévoilant devant moi jusqu’au lever du jour
Le doux visage de l’amour
M’apprenant
A aimer simplement les délices de la vie,
A hurler de bonheur sous tes caresses assouvies,
Ta bouche est un calice où je m’abreuve par plaisir,
Mon corps est ton refuge inondé de désirs.
Dans tes yeux
Quand tu cueilles le jour au bord de mon
sommeil,
Que d’un doigt caressant, de mon front à mon cou,
Tu dessines la vie aux couleurs du soleil.
Dans tes yeux océan paisibles et limpides,
Je jette mes doutes et mes illusions
Perdues dans l’eau grise du temps des amours vides
Et des pluies de rêves aux mortes passions.
Quand ivres sont tes yeux, tes mots brûlent ma peau
Et je pars en voyage au pays du désir
Et nos corps, enlacés, fêtent le jour nouveau,
Une aube nouvelle aux accords de plaisir.
Un éclat dans tes yeux et l’imparfait se noie ;
Les souvenirs heureux, écumes de délices
Aux arômes d’amour et aux pensées de soie,
Ces héros morts-vivants, ressurgissent… complices.
Aux rêves de lune, aux lueurs éphémères,
Aux voiles de la nuit, j’ai fait mes adieux ;
Egarée dans le noir, j’ai su ta lumière
Quand mon coeur s’est baigné dans tes yeux amoureux.
J’ai vu des océans aux vagues de l’envie
Mais ils étaient petits et leurs ondes troublées
C’est dans ton océan, celui où j’ai grandi,
Que je voudrais vivre, vivre et mourir d’aimer.
Je t’invente
(poème publié le 06/12/02)
ecto – verso
Verso à toute vapeur
Et coeur artichaut.
Je t’invente en oiseau
Comme hirondelle vole
Bec en biseau
Tel l’aigle qui survole.
Je t’invente en caresses
Lisses en pure soie
Paume chasseresse
Doigts en S.
Je t’invente en montagne
Que j’arpente
En verte campagne
Assise sur tes pentes.
Je t’invente en Ciel
Nuages derrière soleil
S’écoule le miel
A la poursuite de l’abeille…
Pont d’étoiles
arc-en-ciel d’ombres effleurant les
songes
venus mourir
au fond de tes yeux.
Courtisan de délires
que je cherche encore
aux ports des amours oubliés.
Rêves enchâssés de cheveux de lunes
m’enroulant à ta vague captive.
nos coeurs entremêlés d’ivresse
s’enivent d’étoiles rouges
sur des passerelles d’encens.
amour—amour
je m’endors à tes bras d’onde amoureux
je n’ai plus qu’à tes lèvres
des parfums de vagues noires
et du vague à l’âme.
seuls les mots du silence
affleurent nos voix.
Juste un moment de tendresse
Couchés l’un contre l’autre leurs regards eaux
mêlées
Oasis attendait qu’alors s’efface le jour
Avec un beau sourire lui doucement s’endormait
Elle aimait ce moment lorsqu’il s’abandonnait
Paraissant si fragile et puissant à la fois
Tout contre lui serrée l’émotion la gagnait
Derrière ses longs cils étaient des larmes de joie
Les heures s’égrenaient au cadran des envies
L’instant était magique tout empli de tendresse
Sa bouche se posait en papillon de nuit
Sur ses lèvres offertes tout en délicatesse
Le manteau des ténèbres recouvrait leurs corps nus
Serrés l’un contre l’autre en poses sensuelles
Les rêves les guidaient dans un monde inconnu
Et à l’instant présent elle se sentait très belle
Dérive océane
la lumière niche dans un camaïeu de bleus, la plus fragile des aquarelles.
Me voilà, mon Océan, en filigrane de tes murmures. Où que mon oeil se pose, ta voix déferle en souplesse. D’une lame, tu libères mon
cerf-volant et l’enlaces. Et je m’effeuille, timide, tourmentée par ta vague soutenue qui me désagrège jusqu’à la cime.
Sans marées, il n’y aurait pas de sable fin, me dis-tu, notre île s’ensauvagerait. Peut-être as-tu raison.
Il est midi, l’air s’est dépouillé de ses ombres : ta silhouette est à réinventer lorsque les mirages plombent l’horizon. Je ferme les doigts
sur quelques menus galets que j’ai disputés à l’écume. Cliquetis moiré, des ronds dans la paume où tes lèvres ricochent.
Et je te suis comme un fleuve suit son lit, avec ma soif démesurée d’évasion et mes humeurs vagabondes. Sans cesse, je reviens
m’ensabler les genoux sur la plage qui naît sous tes doigts. Je ruisselle jusqu’à toi, cambrée par ta houle, sensible à l’avancée de ton
rire sur mes rives.
Nautile au lent puits de vertige, je m’ouvre… ta fluidité nocturne m’inonde. Corps consenti comme à l’origine, je succombe à ton
assaut symphonique, tanguée tant que ton chant s’élève des abysses. Au confluent de la ténacité et de l’abandon, tu te perds, je
m’égare ; nos eaux sont douces et salées, troubles, troublantes. Mouvantes.
Mais bientôt, le vent se lève et t’emporte. Je me recueille, silence essentiel pour mieux savourer la fraîcheur qui irrigue mes battures.
Je reviendrai à la prochaine lune m’éperdre de ta vague, toucher mon recommencement.
Immensité
Immensité mon regard se perd sur
l’horizon
Immensité je n’ose même pas parler
Immensité le temps est encore plus long
Immensité blanche de neige
Immensité beige de sable
Immensité bleue de mer piège
De montagnes incommensurables
Ta beauté est grandiose
Je suis estomaquée
J’en ai le souffle coupé
On est si peu de chose
En toi je veux me fondre
Mais pour mieux renaître
Ne pas disparaître
Et visiter le monde.
Le coeur en écume
Un vent d’août, en chemise de chanvre, dépose
Un souffle de sable chaud, porteur de
promesses,
Message froissé, sur ta bouche qui frissonne.
Et, allongée à l’ombre d’un chêne-kermès,
Ton âme se mêle aux embruns, qui, personne
Ne le sait, s’est échouée là, sur les rochers.
Les flots nocturnes emporteront tes sanglots
Fous, qui roulent sur tes épaules effilochées,
A l’aube de ton cou, laissant seul sur l’îlot,
Chavirer ton coeur qui sur l’écume repose,
Puis ébauche des rêves de roses écloses.
Pluie pleurs
Pleurs
Pluie dans mon coeur
Pleurs sur la mer
Pluie dorée dans le sable chaud
Pleurs salés dans des yeux verts
Symphonie sanglots
Sanglots de bonheur
Tout à l’envers
Je chavire à la mer
Corps et pleurs
Pleurs et pluie
Pluie de mon coeur
Autour de ton corps
Sable de vie
Mer d’espoir
Pluie en folie
Pluie dans mon coeur
Pleurs sur la mer
Soleil vermeil
Eclaboussant ma vie
Tourne la pluie
Dans le ciel clair
Pluie de fleurs
Pleurs d’amants
Rosée gelée sur ton corps brûlant
Tout tourne indéfiniment ….
et je t’aime …
Varech
(poème publié le 19/05/06)
‘ai plissé tes paumes dans les miennes
En amont de nos regards épurés
La boutonnière des joies anciennes
Effrite la craie des lèvres enneigées
Des pelotes de nuages châtains
Gouachés de filaments d’aurore
Quand les épices de tes mains
Dorment au creux des filtres d’or
Le samovar qui rougit en ton centre
Sous les talus sauvages de ton corps
Mon baiser qui vit loin de ton ventre
La cire rouge pour cacheter nos torts
Le pavé secret des souvenirs feutrés
Qui s’endorment sous la chair alanguie
Quand l’hémisphère de ta verdure dénudée
S’invente dans les gravats de mes chuchotis
Les douces ratures de nos âmes complices
Nous griffonnons des couleurs à nos yeux secs
Lorsque je deviens le buvard de ton calice
Nos membres se mêlent dans les tresses du varech
© Thib Valéry
L’extase
(poème publié le 02/07/03)
‘ai vu briller maintes fois
Dans le bleu de ses
yeux
Des mondes merveilleux
J’en rêve encore, parfois
Des pensées un peu folles
M’inondent de plaisirs
Et ce sont ces souvenirs
Dont les humains raffolent
Et ressassent à l’envie
Tout au long d’une vie
Vivons, vivez vos rêves
Notre vie est si brève
Les Maissineries II.02
© X CéPYGé
L’île nue
dis-moi pourquoi j’aimerais tant mourir.
Cette fraîcheur parfumée sur ma bouche
est-ce ton souffle, ou bien l’alysé.?
Et cette langueur lorsque tu me touche,
est-ce ta main ou l’ardeur de l’été?
.
La caresse effleurant mon visage,
est-ce tes cheveux glissant sur ma joue. ?
Ou les ajoncs se ployant sur la plage
viennent tatouer des ombres à ton cou.
La poussière d’étoiles dans nos yeux
est-ce l’éclair du phare trouant le ciel ?
Livre les secrets de nos tendres jeux.
les paillettes du désir aux prunelles
Sur l’île nue dont ton corps est la grève,
dis-moi pourquoi j’aimerais tant mourir
Ces matins
Ont comme un charme étrange inondé de
lumière
Nos cheveux décoiffés témoins de ce délit
Boivent le point du jour où danse la poussière
La nuit jalousement nous regarde et relit
Les mots que notre amour sème en douce prière
Nos corps nus enlacés ont ouvert la barrière
D’un jardin merveilleux sans chagrin ni conflit
L’amour s’est enflammé enlaçant nos deux cœurs
Ton souffle sur mes seins dessine quelques fleurs
Alors que sur tes reins reposent tous mes rêves
Au soleil de nos yeux s’évapore une larme
C’est un cristal divin aux reflets de nos sèves
Est-ce le point du jour qui nous laisse sans arme…
Délices
Quand le soleil s’écarte et se dilue dans la nuit
Et que sur moi tu te penches
En berceuse, et parfum pervenche.
Délices soyeux aux cils des yeux suspendus
Souffles chauds, plaisirs, chairs à l’affût
Cannibalisme ravageur des prunelles
Goûtant la fraise en saveur d’éternel.
Délices parfumés, enivrantes fleurs de thé
Caresses des doigts au pistil de l’été
Quand la passion bien loin s’égare
Et que sur le quai s’envole un départ.
Oh ! mes belles et blanches tourterelles
Au féminin masculin dites moi l’amour bagatelle
Quand son corps blanc est sur nous tel un drap
Refermons, refermons fort les bras….
Coeur en dérive
à l’orée de ta voix
suspendu au rythme du désert
entre le déclin de chaque soleil
et les plissements du soir sournois
j’émigre dans le prolongement permis du désir
que la nuit est fragile
opaque
le silence aussi grave que mon sommeil
au détour du hasard généreux
sur ton visage se déploie mon rire
et se dresse l’océan dans l’ombre des souvenirs
j’aborde la vieillesse de l’aube
l’énigme des insomnies
dans le secret des impasses de ton coeur en dérive
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